‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.33Chapitre 10 sur 58 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

Ekstrum (JoHAN-IsRAEL af) ou Ekstrômer. Autre médecin suédois, né à St.-Pehr, dans l'Ostgothland, le 5 décembre 1775, commença ses études à Upsal en 1791, fut reçu maître en chirurgie en 1803, docteur en médecine à Upsal ^n 1804, et cette même année médecin de la ville de Christinehamm. Il était membre du Collège sanitaire depuis 1805, et devint le médecin de la princesse Sophie-Albertine et du régiment de la garde royale suédoise. En 1813 et 1814, il remplit les fonctions de médecin en chef de la garnison de Stockholm et de médecin de l'Institut Carolin médico-chirurgical; en 1824, il devint médecin en chef du lazaret des Séraphins et en 1827 obtint des lettres de noblesse. Il était chevalier de l'ordre de l'Étoile du Nord depuis 1825. Ekstrôm mourut d'une affection organique de l'intestin le 2 août 1831.

Nous ne connaissons de lui que sa dissertation inaugurale, fort intéressante du reste :

Sciagraphîa descriplio venaruni corporis humani et guident venae cavae superioris (praes. Murray). Upsaliac, 1802, in-4°. L. Hn.

ELA-CALLI. Nom indien donné à VEiiphorbia neriifoUa L. Pl.

Él^AG:\ACÉes (Elceagnacece). Famille de plantes établie en 1763 par Adanson {Hist. des pl., Il, 77), sous le nom de Elœagni. Elle renferme aujour-

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d'hui les genres Chalef {Elœagnus), Shepherdia, Hippophae, et (?) JExtoxicon. Ce sont toutes plantes ligneuses, charge'es de poils écailleux, peltés ou étoiles, souvent argentés ou brunâtres. Leurs feuilles sont sans stipules et leurs bourgeons nus. Leurs fleurs, de petite taille, ont 1, 2 verticilles d'étamines, un seul carpelle et des ovules anatropes. Le plus ' souvent leur réceptacle est concave et persiste ordinairement autour du fruit auquel il forme fréquemment une induvie charnue, drupacée. Les fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées. Les graines sont ordinairement presque dépourvues d'albumen. Ce sont souvent des plantes ornementales (Chalefs).

Les Aextoxicon et les Hippophae passent pour vénéneux (voy. Hist. des pL, II, 487). Les Elœagnus {voy. ce mot) sont le type de cette famille à laquelle ils ont donné leur nom. H. Bin.

ELifEAGXUS (T.). Nom latin des Chalefs, type de la famille des Élaeagnacées, dont les fleurs sont régulièi'es et hermaphrodites ou rarement polygames. Leur réceptacle a la forme d'un cornet creux, dont la concavité loge l'ovaire et est doublée d'un disque glanduleux, épaissi sur les bords. Là s'insère un périanthe simple, considéré comme un calice gamosépale, tubuleux ou campanule, partagé sur ses bords en un petit nombre de dents ou de lobes valvaires. Il y en a le plus souvent quatre, et plus rarement de cinq à huit. L'androcée est composé d'un pareil nombre d'étamines, alternes avec les divisions du périanthe, insérées un peu plus bas qu'elles, et formées chacune d'un filet court et d'une anthère biloculaire, introrse, déhiscente par deux fentes longitudinales. Le gynécée est libre, avec un ovaire uniloculaire, atténué supérieurement en un style grêle qui traverse l'ouverture étroite de la poche réceptaculaire, et qui est parcouru par un sillon longitudinal du côté du placenta. Vers le sommet du style, les bords de ce sillon s'épaississent, se renversent en dehors, et forment deux lèvres épaisses et allongées, chargées de papilles stigmatiques. Au fond de la loge ovarienne se trouve un placenta presque central, sur lequel s'insère un ovule à peu près dressé, anatrope, avec le micropyle ramené en bas du côté du placenta et souvent garni d'une sorte d'obturateur que lui forme sa base épaissie. Après la floraison, le réceptacle s'accroît et forme autour du fruit une induvie complète que surmontent pendant longtemps les restes du périanthe et de l'androcée. Les parois de cette induvie se comportent comme une véritable drupe. Ses couches profondes deviennent ligneuses et dures, simulant une sorte de noyau. En dehors de celui-ci, les tissus deviennent charnus comme un sarcocarpe, et sont recouverts en dehors par l'épiderme membraneux et chargé de poils peltés. Quant au véritable fruit, logé dans cette poche épaisse, c'est un achaine .î péricarpe membraneux, surmonté du reste du style. Il renferme une seule graine, qui, sous ses téguments très-minces, contient un gros embryon charnu, dépourvu (ou à peu près) d'albumen, et dont la radicule est infère. Les Elœagnus sont des arbres ou des arbustes de l'Asie moyenne, de l'Europe méridionale et de l'Amérique du Nord. Tous leurs organes sont chargés de poils peltés, écailleux ou étoiles. Leurs feuilles sont alternes, sans stipules, simples, entières. Leurs fleurs sont axillaires, solitaires, géminées, groupées en petites cymes triflores, ou disposées en courtes grappes feuillées. On en admet une vingtaine d'espèces.

La plupart sont assez riches en matières astringentes ; elles se rencontrent dans l'écorce, les bourgeons et les feuilles. Elles sont surtout connues dans VE. angustifolia ou Clialef-Olivier de Bohême. Dans bien des espèces, l'induvie

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