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EL^IS

du fruit forme une couche pulpeuse, sucrée et acidulée, qui se mange, notamment dans lesÊ. orientalis L (variété (?) de VE. hortensis), ferruginea A. PacH., argentea Pdrsh, macrophylla Thcnb., pungens Thunb., salicifolia Loud., confusa Roxb., arborea Roxb. [Sheashong au Népaul). Les induvies de ÏE. Iiortensis type sont rafraîchissantes, antifébriles et très-analogues, dit-on, pour le goût, aux jujubes. Ces fruits portent en Perse le nom de Zinzeijd, comme ceux de VE. orientalis.

Dans nos jardins, on a remarqué depuis longtemps que l'odeur des fleurs de XE. angustifolia rappelle beaucoup celle des pommes ; son intensité peut même la rendre incommode. Ces Heurs, de même que celles de plusieurs autres espèces, sécrètent un nectar abondant qu'on a quelquefois recueilli pour traiter les fièvres malignes. H. Bn.

BiBLioGBAPHiE. — TouRNEFORT. Iiist. Rei Jierh., 55, t. 489. — L., Gen., n. ISQ. — Adans. Fam. des -pi., II, 80. — Jcss. Gen. plant., 75. — G^rtn. f. Fruct., III, 203, t. 216. — Lamk. Did., I, 689; Suppl., I, 186; lllustr., t. LXXIII. — Rich. (A.). Monographie des Elœagnées. In Mém. de laSoc. Hist. nat. Par., I, 375, t. XXIV. — Nées. Gen.pl. Germ., fasc. 3, t. XVIII. — Spach. Suit, à Buff., X, 454. — Meissn., in DC. Prodr., XIV, 608. — Mér. et de L. Dict- Mat. méd., III, 57. — Rosexth. Syn. pi. diaphor., 243. — II. Bn. Hist. des pi., II, 487 495, 496, fig. 279-284. — Benth et IIook. f., Gen.pl., III, 204. H. Bn.

ÉL^ÉRINE. Nom donné par Clievreul à un principe voisin de l'oléine, qui se trouve dans le suint de la laine de mouton (ëXatov, huile, et ïpio-j, laine). D.

ELJ<;iS. Genre de plantes monocotylédones, appartenant à la famille des Palmiers. Une espèce est seule intéressante dans ce genre, c'est ÏElœis guineensis Jacq, connu sous le nom A' Aouara ou Avoira ; c'est un arbre qui paraît originaire de la côte occidentale d'Afrique, dans la Guinée, où il est cultivé, mais il a été aussi introduit par la culture dans la Guyane et dans diverses parties de l'Amérique du Sud.

C'est un grand palmier à feuilles pinnées, dont le pétiole épineux persiste sur la tige. La plante est monoïque, les fleurs mâles et femelles placées par conséquent sur des régions et des pieds différents, dans l'intérieur d'une double spathe. Le périanthe est formé de 6 pièces, placées sur 2 rangs; les étamines sont au nombre de 6, et le pistil formé de 5 carpelles dont 2 avortent d'ordinaire, si bien qu'il n'y a généralement dans le fruit qu'une seule loge et une seule graine. Ce fruit, supporté à la base par les pièces du périanthe persistant, est de la grosseur d'une noix ou à peu près, ovoïde, aigu au sommet. Le sarcocarpe est fibreux et rempli d'une matière grasse, qu'on extrait par expression et qui constitue Vhuile de palme., jaune, odorante, rappelant un peu l'arorae de l'iris. L'endocarpe est ligneux et forme un noyau dans lequel est renfermée la semence unique du fruit. Cette graine, formée en majeure partie d'un gros albumen blanc, onctueux, enveloppant un petit embryon, contient, elle aussi, une matière grasse, mais de couleur blanche, qui, comme l'huile de palme, est solide à la température de nos climats et constitue une sorte de beurre.

L'huile de palme est le corps gras le plus important qu'on retire de VElœis; elle a de nombreux usages industriels [voy. Hoile de palme).

h'Elœis guineensis donne en outre, comme produit secondaire, un sue sucré, qui est susceptible de fermenter et de produire une sorte de vin de pahne. Pl.

58 ELiEOCOCCA.

Bibliographie. — Jacquin. Stirp. amer. — Kunth. Enumeratto Plant. — Endi-icher. Gênera Plant — Benth.vm et Hooker. Gênera... — Guibourt. Drogues simples, 7" édit., II, 132.

Pl.

ÉLAÈKE. Voy. NONYLÈNE.

ELiï:ocARPl'S. Genre de plantes dicotylédones, appartenant à la famille (les Tiliacées et qui forme le type d'une des tribus de la famille, celle des l']lseocarpées. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, ou plus rarement opposées, poussant parfois de petits stipules. Les fleurs, hermaphrodites on général, ont 4 ou 5 pièces au périanthe. Les sépales sont libres, les pétales alternes avec eux sont entiers, ou beaucoup phis souvent élégamment découpés sur le bord supérieur. Les étamines sont peu nombreuses ou disposées en faisceaux opposés aux pétales; le réceptacle se prolonge en une petite colonne courte ou dilatée en disque. Le fruit est un drupe, à noyau dur, contenant de l à 5 loges, et dans chaque loge en général une seule graine, à albumen charnu.

Les Elœocarpus habitent les régions chaudes de l'Asie, de l'Océanie et des îles orientales de l'Afrique tropicale. On en compte une soixantaine d'espèces, dont quelques-unes sont employées en médecine ou dans l'industrie.

Quelques-unes ont des fruits sucrés et acidulés, qui peuvent servir à la préparation de boissons rafraîchissantes : tels sont les £. ganitnis Roxb., £. serratus L., E . perino-kara D. C, E. lanceolalus Blume, E. tubercidatus Roxb., E. angustifolius Blume, E. cyaneiis Smit. D'autres sont remarquables par leurs noyaux très-durs, et fortement sillonnés, qu'on sculpte plus ou moins finement, qu'on enchâsse dans l'or, qu'on incruste de pierreries et qui servent à faire des bijoux, des colliers, des chapelets. VElœocarpiis ganitnis est le type de ces espèces. D'autres sont recherchés pour la teinte azurée et métallique de leurs fruits. Enfin, on en recherche un certain nombre dans les serres pour l'éclat de leurs fleurs blanches, rouges et jaunâtres, à pétales finement fimbriés.

Dans la plupart des Elœocarpus, les feuilles sont astringentes, et les écorces toniques, aromatiques ou amères, renferment une certaine proportion de tannin. VE. lanceolatus Dlume a ces propriétés et est en outre employé comme anthelmlnthique à Java. Enfin, quelques-unes donnent un bois utile à l'industrie.

V Elœocarpus copallinus Retz, n'appartient pas au groupe précédent; c'est le Vateria indica L. de la famille des Diptérocarpées. Pl.

Bibliographie. — LI^■^■É. Gênera, n° 6G5. — Jcssieu. Gênera, 258. — Casdolle (de). Prodromus, I, 519. — Endlicheb. Gênera, n° 5584. — Bentham et Hooker. Gênera, n°' 259-987. — Bâillon. Histoh-e des plantes, IV, 171. — Lemaout et Décaisse. Traité général de botanique, 354. Pl.

EL^OCOCCA. Genre de plantes dicotylédones appartenant à la famille des Euphorbiacées et que des botanistes actuels font entrer dans'^ le genre Aleurites. L'espèce intéressante dans les anciens Ekeococca est ïzileiirites cordataE. Bn [Dryrandra cordata Humb., D. vernicia Gon., Ekeococca verrucosa A. Juss. Elœococca vernicia Spreng.). Elle a été déjà décrite sous le nom de Dryandra cordata {voy. Dryandra). Pl.

ÉLAÎDIQUE. 59

EL.ï:0DENDR0\. On a donné ce nom à un genre de plantes dicotylédones, ■de la famille des Sapotées, que les botanistes font rentrer maintenant dans le genre Argania {voy. ce mot).

L'espèce intéressante est V Eîœodendron argan Retz., qui est V Argania sideroxylon, et qui fournit le joli bais, d'un gris jaunâtre, très-dur et susceptible d'un beau poli, qui vient de Maroc sous le nom àQ,Buis d'argan. Pl.

ÉLiUOLÉS. Voy. Éléolés.

ÉLA^OSACCHARUM. Voy. OlÉOSACCHARUM.

ÉLAH. Nom donné en hébreu au Houx [îlex aquifoUum L.). Pl.

ÉLAIAGXO^'. Nom donné par Théophraste, d'après Mérat et de Lens, au Titex agnus castus L., de la famille des Verbénacées, et, d'après Sprengel, au Salix babylonica ou Saule pleureur. Pl.

BiBLioGKAPHiE. — Mérat et DE Less. Dict. Mat. méd., III, 58. — Sprengel. Hi$t. Rei herbor., I, 105. Pl.

ÉLAÎDIIVE. L'élaïdine est un isomère de Y oléine. M. Poutet (de Marseille) l'a obtenue en traitant l'huile d'olive par de l'acide azotique chargé d'acide hypoazotique, ou par une dissolution récente de mercure dans l'acide azotique; l'huile d'olive se solidifie ainsi sans changement de composition. L'oléine traitée de la même manière se solidifie également. L'huile d'olive se sohdifie d'autant plus rapidement qu'elle est plus pure. M. Poutet a basé sur cette propriété un procédé pour reconnaître les falsifications de l'huile d'olive. M. Poutet a constaté aussi que la transformation était due à l'acide nitreux, et qu'on pouvait l'effectuer directement en mettant l'oléine en contact avec cet acide.

On n'a pas pu encore obtenir Pélaïdine à l'état de pureté parfaite, par la raison que l'oléine n'a pu encore être préparée à l'état de pureté; elle renferme notamment de la margarine et est colorée en jaune orangé par une matière huileuse qui se colore en rouge par la potasse. On purifie l'élaïdine brute en la faisant dissoudre dans l'éther, exposant la solution à une température au-dessous de 0, et lavant le dépôt qui se forme à l'éther.

Ainsi purifiée l'élaïdine constitue une matière grasse, solide, incolore, ressemblant beaucoup à la stéarine ; elle fond à 52 degrés, elle est presque insoluble dans l'alcool, mais très-soluble dans l'éther.

L'élaïdine est un éther de la glycérine : Vélaïdate de glycérine. Les alcalis caustiques la saponifient en produisant de la glycérine et de l'élaïdate alcalin. Soumise à la distillation sèche, elle donne de l'acroléine, de l'acide élaïdique et des hydrocarbures. Luxz.

ÉLAÏOIQL'E (Acide). Cet acide, isomère de l'acide oléique, peut être obtenu par la transformation de ce dernier sous l'influence d'un courant d'acide nitreux. Quand l'acide s'est solidifié, on le lave à l'eau bouillante pour enlever tout l'acide azoteux et azotique; on fait dissoudre ensuite la matière dans son volume d'alcool, et on abandonne la solution au repos. L'acide élaïdique cristallise en tables nacrées blanches.

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