ELLER
tenté le genre sonnet. 11 avait un faible pour les évèques, car c'est encore à un évèque de Paris, Eustache du Bellay, qu'il adressa ses 90 sonnets publiés à Paris, et distribués en deux livres. Les Sonnets de Nicolas Ellain ont été réédités dans ces derniers temps par M. Acli. Genly. Paris, 1862, in-16. Nicolas Ellain est mort à Paris, le 50 avril 1621. 11 avait été le médecin de Pierre de l'Esberte, qui en parle en ces termes, au 15 septembre 1609 : « Je fus voir, ce jour, M. de Helin, mon médecin, tidllé pour la troisième fois, en l'aage de soixante-neuf ans, lequel je trouvay à table, tout vestu et habillé, faisant bonne chère, et achevant de disner avec trois ou quatre de ses amis... » A. G.
ELLAR. Nom hébreu qui se rapporte au chêne blanc [Quercus robur L.), de la famille des Cupulifères. Pl.
ELLÉBORE. VoiJ. HELLÉBORE.
ELLENBEBGER (Heinrich). Né à Homberg, dit-on, vers 1570. Il fut reçu docteur à Marbourg en 1600 et y devint professeur extraordinaire. 11 quitta cette ville pour Halle, appelé par le duc de Mecklembourg, qui le nomma son premier médecin. Il mourut à Halle en 1624. On cite de lui :
I. Dissertatio de purganlhun medicamentorum et purgandorum humorum natitra. Marbourg, 1600, in-4°. — IL Dissertatio de adipe. Ibid., 1602. — IIL. Dissertatio de calcula. Ibid-, 1605. — IV. Dissertatio de dyseiiteria. Ibid., 1004. — V. Dessertatio de periaptis et amidelis. Ibid., 1607. — YI. Kia-ze Beschreibung des Sauerhrunncn zu Wildungen. Marbourg, 1619, in-8». A. D.
ELLER (Joh.\.n>-Theodor). Médecin allemand, né le 29 novembre 1689, à Plôtzgau. dans le duché d'Anhalt, étudia le droit à Quedlimbourg et à léna, puis la médecine et les sciences naturelles à Halle, Leyde, Amsterdam et Paris. En 1721, il fut nommé médecin du duc d'Anhalt-Bernburg, et trois ans après fut appelé à Berlin, oiî il obtint une chaire au Collège médico-chirurgical fondé en 1724. C'est à Eller et à Stahl (de Halle) qu'est dû l'édit médical rendu le 27 septembre 1725, et qui fut le point de départ de l'organisation sanitaire actuelle de la Prusse. En 1727, il partagea avec Gabriel Senff, professeur de chirurgie et chirurgien de régiment, la direction de l'hôpital de la Charité récemment ouvert. Il fut nommé en 1755 médecin de Frédéric-Guillaume, roi de Prusse ; il conserva ce titre sous Frédéric le Grand, qui y joignit, vingt ans plus tard, ceux de conseiller privé et de directeur du Collège médico-chirurgical. Il était membre de l'Académie des sciences de Berlin. Eller mourut le 15 septembre 1760, laissant :
I. Gazophijlacium seu catalogus rentra miiieralium et metallicarum. Bernburgi, 172"», in-S". — II. yutzliche und auserlesene medicinische und chirurgische Anmerkungen sowohl von innerlic/ten als auch àusserlichen Krankheiten, etc., welche bishers in. ... der Charité zu Berlin vorgefallen. Berlin, 1750, in-8° (nous n'avons pas eu sous les yeux cet ouvrage qui d'après certains bibliograpties n'aurait vu le jour qu'en 1740j. — lll. Neue Versuche mit dem tnen-schlichen Blute. Dans la 22^ partie des Physicalischen Belustigungen. Berlin, 1741,
in-S" IV. Physiologia et pathologia medica, seu philosophia corporis humani sani et
morbosi; das ist grûmlliche, eic, in 2 Tiieilen herausgegeben und vermelirt von D-- Joli. Zimmermann. Schneeberg, 1748, 2 vol. in-8°; Altenburg, 1770, in-8°. Eller protesta contre la publication de cet ouvrage qui n'est qu'un résumé incorrect des leçons qu il avait faites au Collège médico-chirurgical de 1726 à 1754. — V. Observationes de cognoscendis et curandis morbis, praesertimacutis. Regiomont.etLipsiae, 1702, in-S»; Amstelodami (Genève), 1766, in-8\ Trad. en fi-ançais par Agathange Le Roi. Paiùs, 177i, in-12. — Yl. VoHslàndige
DICT. ESC. XX.\IU. ôti
562 ELLIOT (Les).
Chirurgie oder griindliche Anweisung zur Erkennhiiss und Kitr aller àusserlichen Krankheiten des menschlichen Kôrpers. Berlin, 1765, in-8° (posthume). — VII. Ausiihende Arzneiwissenschaft oder Anweisung zur Erkenntniss und Kiir aller innerlichen Krankheiten des menschlichen Kôrpers. Berlin, 17G7, 1777, in-S" (posthume). — VIII. Physikalische, c/iemische, analomische und medicinische Ahhandlungen aus den Schriften der k. Akad. der Wissensch. gezogen. Aus dem Fi'anzosichen iibersetzt von C.-A. Gerhard, 2. Theil. Berlin, 1763, in-8° (c'est la collection de ses mémoires présentés à l'Académie de Berlin et traduits du français en allemand). L. Hn.
ELlilXGER (Andréas). Médecin allemand, né à Orlemunde, en Tliuringe, en 1526, fit ses humanités à Wittemberg, obtint en 1549 le titre de maîlre es ai"ts, puis s'appliqua à l'art de guérir et fut reçu docteur à Leipzig en 1557. Il lut appelé en 1569 à occuper la première chaire de médecine à léna et fut élu trois fois à la dignité de recteur. Ellinger mourut le 12 mars 1582, laissant plusieurs ouvrages écrits en vers latins :
I. Hippocratis aphorismorum, id est, selectariim maximeque rararum sententiarum paraphrasis poetica. Francofurti, 1579, in-S". — II. Hippocratis prognosticorum paraphrasis poetica cum C. Celsi aliquot Hippocratis prognosticorum versione latina. Francofurti, 1579, in-S". — III. Quelques consultations dans le recueil de Jean Wiltich. Leipzig, 1604, in-4'. L. Hn.
ELLIOT (Les).
Eiiiot ou Eliiott (John). Né en 1747 à Chard, dans le comté de Somerset, fut mis à quatorze ans en apprentissage chez un apothicaire à Londres. Il ouvrit lui-même une pharmacie vers 1777, et s'occupa de recherches scientifiques et d'expériences chimiques. Ayant cru reconnaître qu'une certaine préparation saline de magnésie était un remède contre quelques genres de fièvre, il répéta, pour s'en assurer, de nombreux essais sur des pauvres de son voisinage et, encouragé par ses succès, il se procura un diplôme de médecin et commença, vers 1780, k exercer la médecine dans un local particulier, en se bornant d'abord à l'administration de son remède et sans abandonner son premier état. Elliot s'était toujours fait remarquer par la douceur de son caractère et par son assiduité à l'étude des sciences, lorsque, à l'âge de quarante ans, une passion malheureuse vint détruire le repos dont il jouissait. Épris d'un amour insurmontable, dont l'aveu fut reçu avec dédain, il tomba dans une mélancolie profonde ; il résolut de metti'e fin à ses jours, après avoir arraché la vie à la cruelle qui faisait son malheur. Il lui tira un coup de pistolet qui ne fit que la blesser. Il fut arrêté avant d'avoir pu se frapper lui-même. Mis en prison, il refusa de prendre aucune nourriture, et mourut le 22 juillet 1787 (Dezeimeris) .
Les ouvrages d'Elliot renferment des expériences nouvelles, des vues ingénieuses, et sont écrits avec clarté et simplicité. En voici les litres :
I. Philosophical Observations on the Sensés of Vision and Hearing. To which is added a Treatise on Harmonie Sounds, and an Essay on Combustion and Aniinal Heat. London, 1780, in-8°. — II. Essays oti Physiological Subjects. London, 1780, in-8°. — III. Address to the Public on Subject of the utmost Importance to Health. London, 1780, in-8°. — IV. An Account of the Nature and Médicinal Yirtues of the Principal Minerai Waters in Great-Britain and Ireland, and those inost in Repute on the Continent, etc. London, 1781, in-8°. — V. Observations on the Treatment of Fever. London, 1782, in-8°. — VI. TAe Médical Pocket-Book, containing a Short but Plain Account of the Symploms, Causes and Methods of Cure of the Diseases Incident to the Human Body, etc. London, 1781, in-12. — VII. Eléments of the Branches of Natural Philosophy connected with Medicine, etc., 2° édit. London, 1782, in-8°. — VIII. Articles dans Philos. Transactions. — IX. Elliot a
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publié une édition des œuvres de Fothergill avec une vie de l'auteur et des notes. London, 1781, in-8°. — X. Une relation sur la vie et la mort d'EUiot a paru à Londres en 1787, in-4°.