‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.33Chapitre 38 sur 58 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

Eilîot (Josef). Médecin suédois, né à Carlberg, le l"'' janvier 1799, fit ses études à Upsal, oh. il fut reçu docteur en philosophie en 1821, et docteur en médecine en 1827. Il se fit recevoir maître en chirurgie à Stockholm en 1850, et devint la même année médecin de l'hôpital général de la garnison de Stockholm, puis chirurgien provincial du district de Stockholm. En 1858, il devint professeur adjoint d'accouchement à l'Institut carolin de cette ville, et en 18-49 professeur titulaire à l'Institut des sages-femmes. Il mourut à Stockholm en 1855, laissant :

I. Angor fectoris idiopathicus ex aucta crassitudine et dilatations ventriculi sinistri oriundiis (praes. Romanson). Upsaliae, 1826, in-4°. — II. Om Puerperalfeberepidcniier aa Barnhôrdshus, deras orsaker och mcdleii att dem fôrekomma. Stockholm, 1844, in-S". — III. Bidrag till moderpolyperns kànnedom. Stocktiolm, 1846, in-S". — IV. Aaterblik paa fôrhaallandet i Stockliobns aUmânna Barnhôrdshus under de senare 15 Aaren 1835-1847, datisliskl, comparativt och kritiskt behandlat. Stockliolm, 1848, in-S". — V. Nombre considérable d'articles sur les accouchements et la médecine pratique dans les recueils périodiques suédois. L. Hn.

Elliot (Robert). Né vers 1810, reçu docteur à Edimbourg en 1836, licencié du Collège royal des médecins de Londres en 1859, enseigna de 1858 à 1846 la matière médicale à l'École de médecine de Newcastel-on-Tyne, puis se fixa à Garlisle, où il devint en 1850 membreduBoard of Health, et en 1875, croyonsnous. Médical officer. Il rendit d'éminents services à cette ville au point de vue de l'hygiène publique et mourut en 1881. Ses principaux mémoires, reproduits du Carlisle Patriot, du Garlisle Journal, etc., ont pour titres :

I. Appeal to the Public in behalf to the Carlisle Fever Hospital, or House of Recovenj. Carlisle, 1864, in-4°. — II. Our Water Supplij. Carlisle, 1875, in-4°. — III. The Water Supply of Carlisle. Carlisle, 1875, in-4°. — IV. Annual Reports an the Health of Carlisle during Ihe lears 1875-1880. Carlisle, 1876-1881, in-8». — V. Case of Univentricular or Tricoelian Ecart. Cambridge, 1877, in-8°. — VI. On the Seivage Question. Carlisle, 1879. — VU. A Rare Case of Bullet in the Brain for Sixty-five Years. Carlisle, 1881, in-8°. — VIII. Model of a Sleeping Room. Carlisle (sans date). — IX. Voy. : Testimonials in Favor of Robert Elliot as Médical Officer of Health of Carlisle. Carlisle, 1873 L. Un.

Eliîot (George-Thomson). Médecin américain, né à New-York le H mai 1827. 11 prit ses premiers grades au Columhia Collège en 1845, puis étudia la médecine sous Yalentine Mott; il fut reçu docteur à New-York en 1849 et servit pendant près de deux ans dans les hôpitaux de sa ville natale, puis au Ltjing-in Hospital de Dublin et au Dreadnaught Hospital de Londres, soit comme interne, soit comme résident pupil. Il visita les écoles et les hôpitaux les plus célèbres de l'Europe, et à son retour en Amérique devint médecin résident à la Maternité de New- York. Enfin, en 1853, il se fixa à New-York comme praticien, devint en 1854 médecin de l'hôpital Bellevue, puis médecin consultant à la Maternité, etc. Pendant deux ans il fut médecin des maladies delà peau et des maladies des femmes au Northern Dispensary ; en 1855, il fut professeur d'anatomie au collège médical de Vermont. Enfin, en 1861, il devint professeur d'accouchement et de maladies des femmes et des enfants au Collège annexé à l'hôpital Bellevue. Elliot a laissé la réputation d'un excellent clinicien et d'un professeur consciencieux. Il mourut d'apoplexie le 29 janvier 1871. On a de lui :

5U ELLIOTSON.

I. Observations on Injuries of the llead in Young Children, requiring tlie Trephine. New-York, 1854, ia-8°. — II- Obstetric Clinic : a Practical Contribution ta the Stiidy of Obstetrics and the Diseases of Wonien and Children. New- York, 1868, in-8°. — III. Description of a Neiv Midwifery Forceps, etc. (s. 1. n. d.), in-S». — IV. Address detivered before the Alumni of the Médical Department of the Vniversity of the City of New-York. New-York, 1868, in-8°. L. H».

ELLIOTSOj\ (John). Célèbre médecin anglais, l'un des professeurs les plus brillants et les plus populaires de Londres, l'un des praticiens les plus éminents et les plus répandus de la métropole, a tenu pendant plusieurs années le sceptre de sa profession en Angleterre, jusqu'au jour où, par une aberration d'esprit inconcevable, il sacrifia une position et une réputation sans égales à la défense des prétendues merveilles du mesmérisme, qu'avait colporté à Londres le baron Dupotet.

Elliotson naquit vers 1792 à Londres, oii son père était chimiste. Il se rendit à Edimbourg pour y étudier la médecine et trois ans après passa à Cambridge. Il prit, au bout de trois nouvelles années, en 1810, d'après Callisen, le degré de docteur en médecine, puis revint à Londres et suivit avec un zèle incomparable les services hospitaliers. Il fut nommé en 1817 médecin assistant au Saint- Thomas Hospital, puis en 1821 fit un cours de physiologie et de médecine légale à l'École de médecine de Grainger. En 1825, l'un des médecins de l'hôpital Saint-Thomas étant mort, Elliotson se mit sur les rangs pour le remplacer, mais il ne fut nommé que sur la promesse formelle de renoncer à tout enseignement hors de l'hôpital et même à l'hôpital Saint-Thomas, qui était entièrement entre les mains des directeurs du Gity's Hospital. Il accepta, mais fit une campagne heureuse pour faire lever l'interdit qui pesait sur lui, et du même coup affranchit l'hôpital Saint-Thomas et son école de la tutelle du Guy's Hospital. A partir de 1825, il enseigna la médecine pratique. Peu après, il publia une traduction de Blumenbach et un ouvrage sur les maladies du cœur (d'après sa biographie dans Med. Times, 1868, t. II, p. 164), enfin fit en 1829 un cours {Lumleian Lectures), au Collège des médecins, sur le diagnostic des maladies du cœur. En 1828, il commença, dans the Lancet, la publication de ses leçons cliniques, et c'est à partir de ce moment qu'il vit s'agrandir sa réputation et sa clientèle.

En 1851, Elliotson quitta l'école de médecine de Saint-Thomas et fut nommé professeur de médecine à l'Université de Londres, mais il conserva provisoirement ses fonctions de médecin de l'hôpital Saint-Thomas, car à cette époque l'Ecole de médecine de l'Université ne possédait pas d'hôpital, ses élèves se rendaient à l'hôpital de Middlesex. Grâce aux efforts d'Elliotson, VUniversity Collège Hospital fut créé en 1854, etl'éminent professeur y obtint un service de médecine et une chaire de clinique. Il était alors au summum de sa réputation et de sa gloire, lorsque le baron Dupotet vint, en 1857, lui demander l'autorisation de faire des essais dans son service sur les effets curatifs du magnétisme animal. Elliotson y consentit et devint lui-même un fervent adepte du mesmérisme. On peut lire dans les journaux anglais de médecine du temps et dans les articles biographiques qui ont été consacrés à ce savant l'histoire lamentable delà chute de cet esprit d'élite. Nous n'insisterons pas sur celte histoire. Il quitta son hôpital, son enseignement (28 décembre 1858), et se lança à corps perdu dans la pratique du magnétisme animal. Il fonda même un hôpital spécial pour l'applicalion de cette nouvelle méthode thérapeutique. La seule apparition qu'il fit à

ELLIS ;(Les). 565

partir de ce moment dans le monde médical, ce fut à roccasion des leçons dont il fut chargé en 1846, comme Harveian orator, par le Collège des médecins de Londres. Tout ce qu'il publia, depuis son départ de l'École de l'Université, se trouve dans le Zolst, journal mesmérien rédigé par lui, et dans les recueils analogues, de même que dans les annales de la Mesmeric Infirmary.

EUiolson avait été président de la Royal Médical and Chirurgical Society en 1855, président perpétuel de la Phrenological Society, felloiv de la Société royale de Londres et du Collège royal de médecine de cette ville. Il mourut à Londres le 27 juillet 1868.

Nous citerons de lui :

I. Diss. inaug. de inflammatione communi. Edinburgi, 1810, gr. in-S" (d'après Callisen) — IL Numerous Cases illuslrative of the Efficacij of the Hijdrocijanic or Prussic Acid in Affections of the Stomach, etc. London, 1820, in-8''. — III. The Introductory Lecture of a Course upon State-Medicine, etc. London, 1821, in-8°. — IV. On the Récent Improvement s in the Art of Distinguishing the Various Diseuses of the Heart; being the Lumteijan Lectures, etc. London, 1850, in-foL — V. Human Physiology, ivith ivhich is incorporated much of the Elemenlary Part of the Institutiones physiologicae of J. F. Blumenbach, otc. Edit. 5. London, 1840, in-8°. — VI. Lectures on the Theory and Practice of Medicine, delivered at the University Collège. Edited by F.-C. Cookc and T.-G. Thompson. London, 1839, gr. in-8''. — VII. Numerous Cases of Surgical Opérations without Pain in the Mes7neric State, with Remarks, etc. London, 18 i5, in-8°. — YIII. The Principles and Practice of Medirine . . . With Notes and Illustrations by N. Rogers- London, 1859, gr. in-S", 2* édit. Edited by Nathaniel Rogers and Alexander Cooper Lee. London, 1846, in-S". — IX. Mesmerism in India. Reprinted froni « the Zoist », with Permission, etc. London 1850, in-S"; 2« edit., ibid., 1850, in-8°. L. Hn.

ELLK (Les).

Ellis (William). Malgré les recherches de Dezeimeris et les nôtres, il est impossible de dire si ce William Ellis est différent de son homonyme ; Watt, dans sa bibliographie anglaise, en fait deux personnages. Quoi qu'il en soit, le William Ellis que nous notons à cette place était contemporain de celui qui accompagna Cook dans un de ses voyages, et fut tout à la fois chirurgien et apothicaire à Londres. [1 est surtout connu par l'opinion qu'il a soutenue avec énergie et talent, à savoir que la gonorrhée est une maladie complètement différente de la vérole, et sans liaison avec elle. Ses idées sont consignées dans l'ouvrage suivant :

An Essay on the Cure of Venereal Gonorrhea in a New Method, with some Observations en Gteets. Londres, 1771, in-8°. A. C.

Ellis (William). Chirurgien de la marine anglaise, mort à Ostende en 1785. 11 fit ses études a l'Université de Cambridge, et demanda, en 1776, à faire partie de l'expédition que préparait Cook. Embarqué à Plymouth le 12 juillet 1776, il revint en Angleterre en 1780, et deux ans après il publia la relation de son voyage sous ce titre :

An Authcntic Narrative of a Voyage performed by Captains Cook and Clarke in the Years 1776-1780. London, 1782, 2 vol! A. C.

Ellis (John). Émineut naturaliste anglais, né à Londres vers 1710, mort le 5 octobre 1776. 11 se fit connaître par des recherches curieuses sur la nature des zoophytes, sur celle des corallines en particulier, et démontra, après Peyssonel, que les coraux n'étaient que des polypiers. Rien ne lui coûta pour par-

566 ELLIS (Les).

venir à résoudre la question, et c'est pour cela qu'il visita l'île de Shcppey, située à rembouchure de la Tamise, ainsi que le littoral de Chester. Ellis s'est encore fait connaître par des conseils judicieux qu'il donna aux voyageurs pour apporter des Indes jusqu'en Europe des plantes, non pas mortes, mais conservant encore, après de longs trajets, leur puissance végétative. Voici les titres des principaux ouvrages publiés par ce digne observateur de la nature ;

I. Essaij towards the Natural History of the Corallines and other Marine Productions of the Like Kind, commonly found on the Coast of Great Britain and Ireland. To which is added the Description of a Large Marine Polype taken near the North Pôle. London, 1755, gr. in-4°, trad. en franc. La Haye, 1756, in-4°. — II. De dionœa muscipula, planta irritahili nuper détecta. Lond., 1769. — III. Directions to Yoyagers for bringing over Plants... from the East Indies, and other Distant Coiaitries, in a State of Végétation. London, 1770, in-4°. — IV. Historical Account of Coffee. London, 1774, in-4'>. — V. description of the Mongostan and the Bread Fruit. London, 1775, in-4°. — VI. Trealise on Caille. London, 1776, in-8°. — VII. Natural History of many Curious and Uncommon Zoophytes. London, 1786, in-4°. — VIII. Observations on a Remarkable Coralline (Sertularia veretina). P/n7os. Trows., 1252; Abr. X, 545. — IX. On the Ctuster Polypi (Vorticella Encrinus). Ibid, 409. — X. Un grand nombre d'autres articles recueillis par les Transactions philosophiques ; Abrégé : 455, 490; XI, 46, 109, 507, 373, 508, 590, 674; XII, 41, 257 522, 355, 458, 468, 514, 612; XIII, 84, 85, 720. Ces mémoires ont été imprimés entre les années 1752 et 1770. A. G.

EUls (Daniel). Médecin distingué de la Grande-Bretagne, qui s'est fait surtout connaître par des recherches importantes touchant les modifications apportées dans l'atmosphère par la germination des graines, la végétation des plantes et la respiration des animaux. Né dans le comté de Glocester, il vint étudier la médecine à Londres et eut pour maîtres Babington, Cline, Ilaighton et Astley Cooper. Peu de temps après, il servit en qualité de médecin dans un régiment de cavalerie. Mais ce régiment ayant été dissous, Ellis vint résider en Ecosse, et vers l'année 1801 il assistait aux leçons médicales faites à l'Université de Glasgow, particulièrement celles du professeur Jeffray, sur l'anatomie et la physiologie. C'est à Glasgow qu'il se fit recevoir docteur en vue de faire de la pratique à Cheltenham, mais il abandonna bientôt ce dernier projet; il vint à Edimbourg, et élu entra dans la Société médicale de cette ville, dont il fut président en 1806. Ayant résolu d'abandonner la profession médicale, Ellis dirigea toute son attention du côté de l'agriculture, et fut ainsi conduit à mettre en relief l'économie du règne végétal, sujet qui l'occupa pendant tout le reste de sa vie. Il est mort à Edimbourg, dans sa maison d'Inverleith Row, le 17 janvier 1841, laissant les ouvi'ages suivants :

I. An inquiry into the Changes induced on Almospheric Air bythe Germination ofSeeds. the Végétation of Plants, and the Respiration of Animais. Edimbourg, 1811, in-8°. — II. Memoirs of the Life and Writings of John Gordon. Edimbourg, 1823, in-I2. — III. Considérations relating to Nuisance in Coal Gas Works, etc. Edimbourg, 1828, in-S". — IV. Reply to D' Bosock's Remarks on M. Ellis Treatise on Respiration, la Edinb. Med. and Surg. Journ., t. IV, n" 15, 1800, p. 320-528. — V. Observation on the Nature and Cause of Certain Accidents which sometimes Occur in Battle. and hâve been itsually ascribed to the c( Wind of a Dali ». Ibid., t. VIII, 1812, n" i9, p. 1-10. A. C

Ellis (BENJAMl^"). Médecin américain, né en Pennsylvanie, vers 1790, reçu docteur à Philadelphie en 1822, fut professeur de matière médicale et de pharmacie au Collège de pharmacie de cette ville, et publia de 1829 à 1851 le Journal of the Philadelphia Collège of Fharmacy. 11 mourut en 1851, laissant :

ELMEN (Eaux minérales d). 567

1. An Inaug. Dissert, on Marsh Effluvia. Philadeiphia, 1822. — IT. The Médical Formulary : being a Collection of Prescriptions derived froni the Writings and Praciice of Many of the most Eminent Physicians of Europe and America, etc. Philadeiphia, 1825^ iii-8'. Ce formulaire eut un immense succès; la onzième édition en a été publiée à Philadelphie en 1864. L. Hn.

EUis (William-Charles). Nous ne savons que peu de chose de ce savant aliéniste. Il se fit connaître tout d'abord par une lettre à Thomas Thompson sur

les réformes à introduire dans les asiles d'aliénés (1815) ; il fut ensuite attaché à l'asile de Wakefield et peu après devint médecin en chef résident du Pauper Lunatic Asijlum for the County of Mlddlesex. Mentionnons de lui :

I. A Lelter to Thomas Thompson containing Considérations on the Necessity of Proper places being provided by the Législature for the Picception of ail Insane Persans and on some of the Abuses which hâve been found to exist in Mad-Houses, wlth a Plan to Remedy tliem. Hall, 1815, in-8°. — II. A Trealise on the Nature, Symptômes, Causes and Trealment of Insanity, with Practical Observations on Lunatic Asylums, etc. London, 1838, in-b°. L. Hn.

ELLISEX (Johan>"-Georg-T)avid von). Médecin allemand, né dans le Hanovre, exerça son art d'abord à Hildesheim, puis à Hoya, devint médecin du gouvernement à Kiev (Russie), enfin successivement conseiller du Collège médical, membre du Conseil sanitaire et conseiller d'État à Pétersbourg. Il mourut dans cette ville le M novembre 1830, laissant :

I. Experientiae medicorum paradoxon, 1779, in-8°. — II. Der jetzige Arzt ist das nicht lias ehedem der alte war, ist nicht was er seyn soll ? Hildesheim, 1780, in-8°. — III. Medicinische Orlbeschreibung des Stâdtchens Hoya. Bremen, 1782, in-8°. — IV. Russisch- Kaiserl. Feld-Pharmakologie. Auf Befehl und mit Genehmigung des Reichs-medicinischen Cullegiums. Stendal, 1802, in-8". — V. Kurze Anweisung ziun Impfen der Schutzblatlern, ohne Bùlfe des Arztes. Petersburg, 180., in-8°. — VI. Medicinische Nachrichten von frûhzeitigem Begraben der Todten. Peteriburg, 180., in-8°. L. Hn.

ELLOOPEi-PtiTTAT. ]S'om tamoul donné au Bassia hngifolia L., delà famille des Sapotées. Pl.

ELLOL'-ELLU. Nom donué au Malabar au Sésame {Sesamvm orientale L.).

Pl.

ELMA!\X. On donne ce nom à un produit sucré, sorte de manne qui exsude d'une forme du Tamarix gallica, et qui peut bien être une des mannes des Hébreux. Pl.

Bibliographie. — Gdiboort. Drog. simples, 7* édit. , II. Pl.

ELMEX (Eaux minérales et eaux mères d'). Athermales, chlorurées sodiques fortes, sulfatées calciques moyennes, carboniques moyennes. En Allemagne, en Saxe, auprès de la saline de Schônebek à 4 kilomètres de Magdebourg. Un grand nombre de sources sortent à Elmen dont elles alimentent les moyens balnéothérapiques et sa saline. Ces sources diffèrent par la quantité de chlorures qu'elles renferment et par leur température. Nous nous contentons de parler des deux principales: la première se nomme : Trinkquelle, source de la boisson, la seconde Badquelle, source du bain. Les caractères physiques et chimiques des deux sources sont les mêmes à peu de chose près. Elle ne diffèrent guère que par leur goût plus ou moins salé et par leur température, qui varie de 12 à 13», 5 centigrade. Leur analyse chimique a été faite par Steinberg, qui a trouvé

568 ELMINTHOCORTON.

dans 1000 grammes de l'eau des deux sources d'Elmen les principes suivants :

SOURCE SOCRCE

DE LA BOISSON. BU BJl.N.

Chlorure de sodium 21,i54 39,860

— magnésium 0,297 0,5o5

— potassium 0,067 0.120

Bromure de magnésium 0,1.51 0,480

lodure de sodium traces. traces.

Sulfate de chaux 1,115 1,200

— majinésie 0,376 0,702

— soude 0,269 0,468

— potasse 0,078 0,140

Carbonate de potasse 0,036 0,234

— fer 0,022 0,035

Silice 0,001 0,003

Total des matières fi.xes 23.847 43,837

Gaz acide carbonique 57", 4 4o ce

Les eaux mères, qui s'obtiennent à Elmen de la même façon que dans toutes les stations oîi l'on fabrique du sel de cuisine, renferment dans 1000 grammes les principes qui suivent :

Bromure de magnésium 141,263

Chloiure de magnésium 157,.'>00

— soilium 7,123

— manganèse 0,316

— ier 0,122

lûdure de sodium 0,152

Sulfate de magnésie 11,248

Acide silicique 0,060

Bitume, matière exlractive 0,560

Résidu salin 0,063

Total des matières fixes 2J8,213

Nous avons rapporté avec soin l'analyse qu'a faite Steinberg de l'eau-mère d'Elmen, parce que ce chimiste a trouvé qu'elle contient une quantité trèsconsidérable de bromure et de chlorure de magnésium , ce qui lui donne une place exceptionnelle. Le médecin devra se souvenir de cette particularité quand il voudra obtenir sur ses malades les résultats des préparations naturelles, bromurées et chloi urées magnésiques.

Etablissement. La station d'Elmen n'a qu'une maison de bains, où se trouvent la buvette et les salles contenant les baignoires. Nous ne poiu'rions que répéter ici ce que nous avons dit des eaux de Nauheim, qui ont une minéralisation presque identique à celles d'Elmen, dont elles se dilfcrencient principalement parleur mésothermalité ou leur hyperthermalité. Les eaux de Kreuznach, de Hall et de plusieurs autres sources chlorurées fortes de l'Allemagne, ont un mode d'administration et une action physiologique et thérapeutique assez semblables : aussi ne croyons-nous pas nécessaire d'entrer dans plus de détails et nous contentonsnous de renvoyer aux articles consacrés aux stations dont nous venons de faire rénumération. L'eau mère de la saline d'Elmen se donne à l'intérieur et additionne l'eau des bains de baignoire, dont la vertu est appréciée comme fondante dans les engorgements glandulaires occasionnés par le lymphatisme ou la scrofule. La durée de la cure est de vingt à trente jours.

On exporte sur une assez vaste échelle l'eau de la source de la Buvette et l'eau-mère d'Elmen. A. Rotureau.

Ei.Mi]\THOC0BT0»f. Voy. Helmikthocorton.

ELORRIO. 569

ELMOCI. Nom donné à Taïti à une espèce de fougère dont la partie souterraine est comestible. Pl.

BiBUOGRAPniE. — I/ESSON'. Voyage iitédic., 41. Pl.

ELMSTEDT (Peter). Né le 15 mars 1779 à Stockholm. Après avoir fait ses premières études dans sa ville natale, il se rendit à Upsal en 1796. 11 y passa ses divers examens de candidat et de licencié en médecine, fut nommé docteur en 1804, membre du Collège de santé en 1805, médecin des pauvres en 1806, intendant des eaux minérales en 1807, et en 1816 deuxième vaccinaleur de la ville de Stockholm. Il est mort dans cette ville le 50 novembre 1848. On cite de lui :

I. De blaeria. Upsal, 1802, in-4°. — II. Glossitis casus. Upsal, 1804, iii-4"'. — 111. Baporler fraan 1818. In Svensk Làkare sàllskapet Handlingar, 1819, t. YI, 26, f. 1819. Ibid.., t. VII. 1820, p. 54, f. 1820. Ibid., t. YIII, 1882, p. 52. A. D.

EL-XEFIB. Un des noms donnés à la Pomme épineuse [Dattira stramonium L.), de la famille des Solanées. ' Pl.

ELODITE§. Voy. Tortue.

ELORRIO (Eâ.ux minérales de). Athermales, amétallites, sulfureuses moijennes. En Espagne, dans la province de Biscaye, dans la juridiction et à 8 kilomètres de Durango, au milieu d'une ])rofonde et belle vallée dominée par les collines de Campanzar, sur la route de Yittoriaà Bilbao, qui traverse cette station. La saison commence dans les premiers jours du mois de juin et finit au commencement d'octobre. L'air y est très-pur et le climat frais, en raison de la position topograpbique d'Elorrio. Quatre sources émergent d'un terrain calcaire : une est au milieu du bourg; les trois autres ont leur fontaine à Belerin, à Telleche et à la Croix-Nouvelle. Les quatre sources portent les noms du lieu où elles sortent de terre. Leur eau est claire et transparente; son odeur et sa saveur sont fortement sulfureuses, son goût est en même temps salé ; elle est traversée par des bulles nombreuses et fines; elle rougit très-légèrement les préparations de tournesol, qui reviennent bientôt à leur coloration première; sa température est de 15°, 4 centigrade et sa densité est à peu près la même que celle de l'eau distillée. E. Juan Higinio de Arenaza a fait l'analyse de la source du Bourg et a trouvé dans 1000 grammes d'eau les principes suivants :

Sulfate de soude 0,657

chaux 0,419

Chlorure de calcium 0,035

Carhoaate de magnésie 0,212

chaux 0312

- for 0,121

Bitume 0,050

Silice • 0,005

Total des siiiiÈBES fixes 1,"09

I hydrogène sulfuré 886",6

^^^' • ' \ acide carbonique 12",9

TOWL DES GAZ 899", 5

Établissemexts. Deux maisons de bains se trouvent à la station d'Elorrio. Le plus ancien de ces établissements est entouré d'arbres et a une galerie pour la

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