‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.33Chapitre 39 sur 58 · ELOY · texte numérisé non relu

ELOY

promenade des malades durant les jours de pluie. Il contient dix baignoires de marbre et de pierre, deux cabinets de bains de vapeur et deux cabinets de douches. Les bains nouveaux sont au lieu d'émergence de la source de Belerin. La bâtiment, entouré d'une promenade d'où on a une très-belle vue, e=.t mieux approprié, mais plus petit que celui d'Elorrio. On y a installé quatre baignoires de marbre et huit de pierre, qui sont chacune dans un cabinet séparé. On y trouve aussi des étuves et des cabinets de douches.

Mode d'admimstration et doses. Les sources de Telleche et de Cruz Nueva (croix nouvelle) sont exclusivement employées en boisson, et les sources du Bourg et de Belerin sont pour l'usage extérieur seulement. L'eau des deux premières s'ingère à la dose de l/'-i de verre à trois verres le matin, à jeun, de quart d'heure en quart d'heure, pure ou coupée de lait ou d'une infusion aromatique. La durée des bains du Bourg ou de Belerin varie d'une demi-heure à une heure. Le temps que l'on reste dans les étuves humides est d'un quart d'heure à une demiheure. L'administration des douches de l'eau sulfureuse d'Elorrio et de Belerin est en général de dix minutes. L'eau des bains et des douches a été préalablement chauffée à une température qui varie de 32 degrés à 36 degrés centigrade.

Emploi TiiÉRAPEDTiQaE. Les sources d'Elorrio sont employées en boisson, eu bains et en douches d'eau et de vapeur dans les maladies de la peau et aussi dans celles des voies aériennes qui ont un rapport direct avec une affection cutanée supposée ou manifeste. Les médecins qui ont pratiqué et pratiquent à la station d'Elorrio affirment que ces eaux en boisson, en bains et en douches, améliorent ou guérissent les affections cutanées, quelles que soient leur forme et leur durée antérieure ; mais ils signalent surtout comme étant celles qui retirent le plus de profit à Elorrio ou à Belerin les maladies de la peau accompagnées de sécrétion abondante et dans lesquelles on ne craint pas de provoquer un état inflammatoire consécutif à l'action d'une eau sulfureuse assez forte. Us regardent toutefois comme une indication secondaire l'application des eaux d'Elorrio, de Belerin, de Telleche et de Cruz Nueva eu boisson, en bains et en douches, mais surtout à l'intérieur, dans les affections des membranes muqueuses des voies aériennes, alors même qu'elles accompagnent ou suivent une affection cutanée parfaitement reconnaissable. Il est digne de remarque que l'eau de toutes les sources de cette station n'a jamais été reconnue efficace contre les affections tuberculeuses des parenchymes, du périoste ou des os.

La durée de la cure est de neuf à quinze jours.

On n'exporte l'eau d'aucune des sources d'Elorrio ou de Belerin.

A. ROTCREAU.

ÉLOT (Nicolas-Fra>"çois). Ce médecin est le premier auteur d'un Dicùonnaire historique de la médecine. Son premier essai en ce genre ne fut guère heureux ; son Dictionnaire historique de la médecine^ contenant son origine, ses progrès, ses révélations, ses sectes et son état chez différeiits peuples; ce qu'on a dit des dieux ou héros anciens de cette science, ïhi$toire des plus célèbres médecins, philosophes ou personnes savantes de toutes natures qui ont concouru à son avancement ; des fameux anatomistes, chirurgiens, botanistes et chimistes (Liège, 1755, 2 vol. in-8°), n'est qu'un faible essai compilé sans critique des histoires de Daniel Leclerc, Friend, Clifton, Legendre, Moreri, Yanderlinden , James, Manget, Ladvocat, Frappens, Astruc. Éloy fit beaucoup mieux en 1778, en refondant complètement cet ouvrage,

ELSACKER. 571

ou plutôt en en rédigeant un nouveau sous le titre : Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, ou Mémoires disposés en ordre alphabétique pour servir à l'histoire de cette science et de celle des médecins, anatomistes, botanistes, chirurgiens et chimistes de toutes les natures, Mons, 1778, 4 vol. in-i". Le plus grand éloge qu'on puisse faire de cet ouvrage, c'est de dire qu'il a été pillé par plusieurs écrivains peu scrupuleux et que, lorsqu'il pai'ut, peu de sciences en possédaient un meilleur. Il est encore aujourd'hui une source féconde d'informations, si l'on se tient en garde contre les nombreuses erreurs dont il fourmille. Éloy a saisi aussi sa plume pour s'élever contre l'abus que l'on faisait, de son temps, du thé; il ne l'a pas fait sans d'énergiques protestations de la part de ceux qui étaient enthousiastes de cette boisson. Aussi ses Réflexions sur l'usage du thé, publiées à Mons en 1750 (in-12 de 46 p.), furent-elles suivies d'une Apologie du thé, écrite par un anonyme (1750, in-12), à laquelle Éloy répondit par des Réflexions sur une brochure intitulée : Apologie du thé (1751, in-12). Le café n'a pas échappé non plus à la critique de notre médecin, qui a publié ce volume : Question médicopratique : Si l'usage du café est avantageux à la santé, et s'il peut se concilier avec le bien de l'État dans les provinces belgiques (Mons, 1781, in-8°). Tous ces pamphlets pour ou contre le thé et le café, qui ont passionné nos pères, ont abouti à la prodigieuse consommation qu'on fait aujourd'hui de ces deux plantes. Enfin, Eloy s'est encore fait connaître par les deux publications sui- \antes : Cours élémentaire des accouchements, distribué en 40 leçons (iMons, 1773, in-12); Mémoire sur la marche, la nature, les causes et le traitement de la dysenterie (Mons, 1780, in-S").

« N. F. J. Éloy était de Mons, où il naquit le 20 septembre 1714, d'un négociant de cette ville, Pierre-Joseph Éloy ; ayant perdu son père en 1724, et sa mère moins de trois mois après, il trouva des ressources dans ses oncles qui prirent soin de son éducation ; après avoir fait ses premières études dans sa ville natale, et sa philosophie à Louvain, il se livra à l'étude de la médecine dans cette dernière faculté, y prit le grade de licencié le o septembre 1756, et vint se perfectionner à Paris. Au bout d'un an, il fut de retour à Mon?, où il se livra à l'exercice de sa profession. La régence de la ville lui confia l'emploi de médecin pensionnaire, le 16 décembre 1752, et en 1754 la duchesse de Lorraine et de Bar le choisit pour médecin-consultant. Il mourut le 10 mars 1788 » (Dezeimeris). A. G.

ELPIDIUS ('E).7:t(îioç) . Médecin grec, était chrétien et diacre. Il fut l'un des médecins de Tliéodoric le Grand (493 à 526 après Jésus-Christ) et le soigna pendant sa dernière maladie. Une des lettres de ce prince et trois lettres d'Ermodius lui ont été adressées. L. His.

ELSACKER (PiERRE van). Savant médecin belge du dix-huitième siècle, né dans les environs d'Anvers. Il exerça son art dans celte ville. En 1772, Anvers fut désolé par une fièvre bilieuse putride; Elsacker en donna une description très-exacte, précédée de la topographie médicale de la ville. En 1779 et 1785, une épidémie de dysenterie vint porter ses ravages dans la contrée. Elsacker la décrit et discute ies indications du traitement. Voici, du reste, les titres des ouvrages de ce médecin belge :

I. Spécimen medico-praclicum febrem remittentem continuam bilioso-putridam, anno

572 ELSBERG.

1772, Antverpiae et per jylures Belgii civitates epidemico impetu grassatam, etc. Antverpiae. 1774, in-8°. — 11. Verklariiig ende raedgeving over de dysenteria ofte loopziekte, alsmede aengaende de gai en soogenae/îide rotkoortse aen de gemeyne menschen ende dorpelingen, etc. T'Antweipen, 1784, in-12. — III. Commentaire sur une ordonnance du gouvernement publiée en 1779. — lY. Berigt aen de Landslieden, ofte korte Y erhandeling over de hesmettelijke ziekte van t'hoornvee, etc. T'.^nlwerpen, 1769, iii-12. L. Ib.

ELSÂSSER (Les).

Eisâsser (Johakn-Adam) . Médecin allemand, né à Yaihingin (Wurtemberg) en 1784, fut reçu docteur à Tubingue en 1809, et se consacra particulièrement à la pratique des accouchements. 11 fut d'abord médecin pensionné à Môhringen, puis fut nommé en 1827 accoucheur à l'hôpital Sainte-Catherine de Stuttgard et devint le directeur de cet établissement par la suite. L'époque de sa mort nous est inconnue.

Elsàsser s'est distingué par un grand nombre de publications relatives à l'épidémiologie et à la gynécologie; il a en outre traduit divers ouvroges fraaçais. Nous nous bornerons à citer de lui :

I. Biss. inaug. de nature parotidum malignarum in morbis acutis (praes. J.Autenrieth). Tubingae, 1809, in-8°. — II. Beschi-eibung der Menschenpockenseuche welche 1814-1817 im Kônigreich Wurtemberg gehenscht hat. Stuttgart, 1820, gr. In-S". — III. Lelirbuch der Geburtshûlfe, etc. Stuttgart, 1856, jn-8°. — IV. Untersuchungen iiber die Verànderiingen un liôrper der Neugeborenen durch Athmen, etc. Stuttgart, 1855, in-8°. — Y. Bemerk. iiber cin bôsartiges Scharlachfieber in der yàlie von Stuttgart, im Frûhling 1812. In Harless Jahrb. der deutsch. Med. u. Chir., Bd. III, p. 76, 1813. — VI. Geschischte einer Familie von Blutern. In Hufeland's Journal der Heilk., Bd. LVIII-LIX, 1824. — Vil. Nombreux articles dans ces mêmes recueils et dans Heidelb. klin. Annalen, Med. Correspomlembiatl, Schmidt's Jahrbùcker, Henke's Zeitschrifl der Staatsarziieikunde, etc. L. Hn.

Elsàsser (Carl-Lodwig). Fils du précédent, né en 1808, mort en 1874, est connu par les recherches qu'il a faites, par ordre du gouvernement wurtembergeois, sur le choléra qui sévissait à Vienne et en Moravie. L'ouvrage publié à ce sujet : Die epidemische Choiera nach eigenen, auf Auftrag der k. Wiirtemb. Regieriing angestelîte Beobachtungen in Wien und Mâhren, besonders in Briïnn (Stuttgart, 1852, gr. in-8''), a été attribué par Callisen à son père. On a encore de lui :

I. Aewes practisches Spital-Becept-Taschenbuch, etc. Tùbingen, 1853. in-16. — II. der weiche Uinterkopf. Ein Beitrag zur Physiologie und Pathologie der ersten Kindhed. Stuttgart, 1845, in-8°, pi. — III. Die Magenerweichung der Sàuglinge. Stuttgart, 1846, in-8°.

— IV. Zur Théorie der Lebenserschcinungen in comprimirter Luft. Stuttgart, 1866, in-8°.

Page 1