‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.33Chapitre 40 sur 58 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

11 ne faut pas confondre ces deux auteurs avec :

Elsàsser (HEI^p.ICH-FRIEDRlCH), Xé à Erlangen vers 1775, reçu docteur à Tubingue en 1800, et nommé médecin pensionné de Neustadt et de Mockiniiiil en 1804. Nous connaissons de lui :

I. Biss. inaug. de pigmenta oculi nigro, de atramentis aliis quibusdam animalibus, deque tapeto observaliunes exhibens nonnullas (praes. G.-C.-C. Storr). Tubingae, 1800, gr. in-8°.

— II. Ueber die Opération des grauen Staars. Stuttgart, 1805, in-8°. L. Hn.

ELSBERG (Louis). Célèbre laryngologiste américain, naquit à Iserlohn, en ^Yestphalie, vers 1857, et vint eu Amérique avec ses parents à l'âge de treize ans. Il sortit de l'École supérieure de Philadelphie eu 1852, avec les meilleurs diplômes, et après avoir rempli un emploi à l'Institut académique de Winchester,

ELSHOLTZ. 575

en Virginie, revint à Philadelpliie pour se livrer à la médecine au Jefferson Médical Collège. Il fut reçu docteur en 1857 et se rendit aussitôt après à New- York, où il servit pendant six mois comme résident physician à l'hôpilal du Mont-Sinaï. Après un voyage d'un an, il viiit se fixer définitivement à Xew-York en 1859, et choisit pour spe'cialité la laryngologie.

Elsberg fut l'un des fondateurs de V American Laryngological Association ; peu après la création de celle-ci, il publia, avec Cohen, Knight et Lefferts, les Archives of Laryngologij (1880-1882). Pendant plusieurs années, il professa au département médical de l'Université de la cité de New-York et fit des cours cliniques à l'hôpital de la Charité, dont il était médecin. 11 fut en outre professeur de laryngologie et de rhinologie à la policlinique deNew-Y'ork, au Dartmouth Collège, elc. 11 mourut à New-York, le 19 février 1885. Outre un grand nombre d'articles disséminés dans les recueils périodiques, on peut citer d'Elsberg :

I. Laryngoscopical Médication, or the Local Treatment of Diseuses of'ihe Thrcat, f.aryiix and yeighboring Orgaiis under Sight. !<ew-York, 1864, in-S". — II. Laryngoscopical Surgcry illustrated in the Treatment of Morbid Growths within the Larynx. Prize Essay Americ. Med. Associât., 1865. Pbiladelphia, 1863, in-S". — III. On the Connection of Throat and olher Diseuses. ?Jew-York, 1870, in-S». — IV. Syphilitic Memhranoid Occlusion of the Rima glottidis. New-York, 1874, in-S". — V. Pneumatometry ; the JSew Means of Diagnosis in Diseases of the Picspiratory Organs. New- York, 1875, in-8°. — VI. On Auscultation of the Oesophagus. Philadelphia, 1875, in-8°. — VII. The Structure and other Cliaracteristics of Colored Blood-Corpuscles. New-York, 1879, in-S", 1 pi. L. Hn.

ELSE (Joseph). Chirurgien anglais distingué, mort à Londres le 10 mars 1780. Il occupa longtemps la place de chirurgien de l'hôpital Saint-Thomas de Londres. Quelques-uns de ses biographes ont prétendu qu'il était membre de la Société de chirurgie de Paris; c'est une erreur. On a de lui :

I. Essay on the Cure of the Hydrocele of the Tunicae vaginalis testis. London, 1770, in-8°. — 11. Of Tiimours fonned by Paiptured Veins, sometimes Mistaken for Aneurism. In Med. Observations and Inquiries, t. III, p. 169, 1767. — III. An Account of a Successfull Method of trealing Sore Legs. Ibid., t. IV, p. 547. — IV. An Uncommon Case of Fatal Crural Hernia. Ibid., p. 555. — V. Of an Encysted Tumour in the Scrotum, etc. Ibid.. 1776. — VI. Hist. d'une carie interne de l'omoplate dans Med. Transact. publ. by the Collège of Physicians, t. III. — VII. Jos. Else whole Works. To which is addcd an Appendix byG. Vaux, Surg. London, 1782, in-8°. L. H.x.

EL§HOLTZ (Johaa-s-Sigissic.\d). Médecin et botaniste allemand, né à Francfort-su r-l'Oder, le 26 août 1625, commença ses études dans sa ville natale, les continua à ^Vittemberg et à Kônigsberg, puis visita la France, la Hollande et l'Italie, et fut reçu docteur à Padoue en 1655. De retour eu Allemagne, il se distingua à un tel point dans l'exercice de la médecine, qu'il fut nommé, en 1656, médecin et botaniste de l'électeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume. Il ne quitta plus Berlin et devint le directeur du jardin botanique qui venait d'y être fondé. Enfin, Elsholtz mourut à Berlin, le 28 février 1688. Il était membre de l'Académie Léopoldine. Willdenow lui a dédié le genre Ehholtzia de la famille des Labiées. Nous citerons de ce savant médecin :

I. Anthropometriu, sive de mutua membrorum corporis humuni proporlione et nervorum harmonia libellus. Accessit doctrina naevorum. Ticini, 1654, in-4°; Francof. ad Viadr., 1665, in-8°. — Chpmatica nova, sive ratio qua in venam sectam medicamenta immitti possint, ut eodem modo ac si per os asswnpta fuissent operentur, etc. Berolini, 1665, 1667, in-8°,

et dans le Collegium anatomicum ; Francfort, 1068, in-4"'. — Flora Marchica, sive

catalogus planlarum, etc. Bei-olini, 1665, in-8°. — IV. Neu angelegttr Gartenbau, etc. Berlin, 1666, 1072, 1684, in-4''; Leipzig, 1715, in-fol. — V. De phosphoris observalioncs.

574 ELSTER (Eaux minérales d').

Berolini, 1671, in-fol. — VI. Distillatoria curiosa, seu 7'atio ducendi liquores coloratos per alambicum, etc. Berolini, 1674, in-fol. — VII. Diaeteticon, das ist neues Tischbuch von Erhallung guter Gesundheit, etc. Berlin, 1682, in-4°, fig. — VIII. Nombreux articles dans les recueils périodiques. L. Un.

ELSIVER (Les).

Elsner (Joachim). Médecin de Breslau, fit ses études en Italie et vint se fixer dans sa ville natale, où il termina sa carrière le 5 mai 1676. 11 était membre de l'Académie des Curieux de la Nature, dans les actes de laquelle il a publié plusieurs mémoires. Il a démontré le premier que le blanc de baleine existe dans la tête du cachalot. Witle, dans son Diarhim, lui attribue les opuscules suivants, sans en donner la date : De veronicae usu in calculo. — De restitutione humorum oculi. — De liene, veneris sede. — De scrofulorum remedio. — De mira secundinae humanae textura.

Eisner (Christoph-Friedrich). Autre médecin allemand, né à Konigsberg en 1749, mort le 19 avril 1820. Il fit ses études à l'Université de sa ville natale, y prit le bonnet doctoral en 1775, et fut nommé professeur ordinaire de médecine en 1785. Il fut pendant quelque temps médecin pensionné à Bartenstein. dans la Prusse orientale.

Elsner a laissé la réputation d'un professeur très-distingué. Les opuscules qu'on a de lui sont généralement bien conçus. Nous mentionnerons :

I. I)iss. de magnesia Edinburgensi. Regiomonti, 1773, in-4. — II. Diss. disquisitionem exhibens : nmn sulphur interne adhibitum jure medicamentum adhibeatur? Regiom., 1774, in^". — III. Abhandlung iiber die Brustbràune. Konigsberg, 1778, in-S". — IV. beitràge zur Fieberlehre. Konigsberg, 1782, in-8°. — V. Medicinisch-gerichtliche Bibliothek. Konigsberg, 1784-1786, 2 vol. in-8°. — VI. De dysenteriae differentiis commentarius. Regiom., 1786, in-4''. — VII. Spicilegium ad anginam maxillarem. Regiom., 1786, in-4°. — VIII. Ein Paar Worle ûber die Pocken und die Inokulation. Konigsberg, 1787, in-4''. — IX. Colli curvi atque inclinati historia, quae sit testulae meae suffragium de magnetismo aHiwa/i. Regiom., 1787, in-4°. — \. Programm. duo de lichene Islandico. Regiom., 1791, in-4°. — XI. Diss. de pneumonia pidrida. Regiom., 1791, in-4''. — XII. Progr. animadv. de morhis exanlhematicis. Regiom., 1795, m-i". — XIII. Ueber die Yerhàltnisse zwischen dem Arzt, dem Kranken und dessen Angehôrigen. Konigsberg, 1794, in-S". — XIV. Opuscula academica, Regiom., 1800, in-S». — XV. De novae pestis Americanae ortu. Regiom., 1804, in-8°, etc., etc. L-Hn.

Elsner (Christoph-Johann-Heinrich). Fils du précédent, naquit à Bartenstein, le 14 janvier 1777. Il étudia dans sa ville natale et à Berlin, où il servit neuf mois à l'hôpital de la Charité, enfin se fit recevoir docteur à Konigsberg en 1799. 11 fit alors un voyage à Paris et à Vienne et fut nommé, en 1802, médecin pensionné à Braunsberg. Il vint, en 1807, se fixer à Konigsberg, où il fut nommé, en 1815, professeur ordinaire de médecine et directeur de la clinique. En 1825, il renonça à l'enseignement et ne conserva que la direction de la clinique. 11 mourut le 27 avril 1834, laissant :

I. Animadversiones physico-medicae praesertim de acaro ricino, speciminis loco, ut beneficii Wildio-Ruebiani leges expleantur (praes. C.-G. Hagen). Regiomonti, 1794, in-S". — II. Diss. inaug. de incerli in artc medica fonte. Regiom., 1799, in-S". — III. Ueber die Choiera, ein Versuch dieselbe zu deulen. Konigsberg, 1831, pet. in-S". — lY. Articles dans les recueils périodiques. L. Hn.

EliSTER (Eaux minérales, bodes et cures de petit lait d'). Athermales, sulfatées sodiques moyennes ou fortes, chlorurées sadiques moyennes, ferni-

ELSTER (Eaux minérales d'). 57b

gineuses faibles, carboniques fortes. En Allemagne, dans la province de Saxe, dans le cercle de Zwickau, dans la vallée de l'Elster blanc, dans le voisinage des frontières de Bohême, entre Plauen et Franzensbad, au pied des coteaux boisés du Galgenberg, à 488 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le climat d'Elster est assez froid, mais très-sain. La température moyenne de l'année ne s'élève pas au dessus de 6%8 centigrade. La saison commence le 1^'' juin et finit le 15 septembre. Six sources, dont les quatre premières sont connues depuis le commencement du dix-septième siècle, et les deux dernières découvertes seulement depuis 1851. émergent d'un terrain primitif, micaschiste, granit, gneiss, et se nomment : Die Trinkquelle, oder Marienhrunnen (source de la buvette, ou source de Mairie), Albertsbrunnen, oder Augenquelle (source d'Albert ou source des yeux), Kônigsbrunnen oder Gasquelle (source du roi ou source du gaz), Moritzquelle oder alteste Badquelle (source de Maurice ou vieille source du bain), Salzquelle (source salée) et Johannisquelle (source de Jean). L'eau de toutes ces sources a des caractères physiques et chimiques qui leur sont communs : ainsi elle est limpide, très-gazeuse, non sulfureuse, quoi qu'on en ait dit, elle a seulement une odeur qui rappelle celle d'une pomme aigre; sa saveur piquante est assez agréable au premier moment, mais elle ne tarde pas à être salée et ferrugineuse. Cette eau laisse déposer un précipité ocracé, qui altère sa transparence, tapisse l'intérieur des fontaines, oui'ecouvre leur surface d'une pellicule irisée. Elle rougit instantanément les préparations de tournesol. Sa température est variable : celle de la Trinkquelle est de 10°, i centigrade, celle de l'Albertsbrunnen de 10 degrés, celle de la Kônigsbrunnen de 9°, 9, celle de la Moritzquelle de 11°, 8, celle de la Salzquelle de 7°, 5 et celle de la Johannisquelle de 8°, 2 centigrade. Le débit est différent aussi à chacune des sources. On l'évalue à 164 000 litres en vingt-quatre heures aux sources de l'homme malade. 11 nous suffit de renvoyer à ce que nous avons dit des eaux de Franzensbad {voy. ce mot). Les indications des eaux et des boues de ces deux stations voisines ont en effet des points de contact si nombreux que beaucoup de malades qui ne peuvent trouver place à la station de Franzensbad se réfugient à Elster, où ils suivent un traitement qui leur donne à peu près les mêmes résultats. Un certain nombre de buveurs et de baigneurs qui redoutent la foule et l'animation de la station de Franzensbad, où la vie est plus luxueuse et surtout plus dispendieuse, se rendent également à Elster, où ils trouvent plus de calme et des plaisirs moins bruyants, quoiqu'ils soient ceux d'une société choisie. Les deux stations n'ont cependant pas des eaux qui se ressemblent absolument : celles de Franzensbad sont sensiblement plus ferrugineuses et surtout plus carboniques, ce qui fait que leur élément martial y est dissous en plus grande quantité, et est par conséquent plus énergique. Les eaux d'Elster sont plus chargées en sulfates, et surtout en sulfate de soude ; elles renferment aussi une quantité plus appréciable de chlorures que celles de Franzensbad. L'eau de la Trinkquelle d'Elster contient les éléments ferrugineux en moins grande quantité et moins fixes que ceux de la Franzensquelle de Franzensbad. Les chlorotiques et les chloro-anémiques ont donc raison de préférer cette dernière station, où ils trouvent une eau martiale très-active, tout en étant laxative, ce qui est rare aux sources chalybées qui constipent presque toujours. L'eau d'Elster est non-seulement laxative, mais purgative. L'élément actif de cette source n'est plus un sel de fer, mais un sulfate neutre dont l'action affaiblissante est annulée par la présence des chlorures et du bicarbonate de fer et de

576 EL^YERT (Les).

manganèse qui reconstituent l'économie. Celle propriété est remarquable quand il s'agit de combattre une pléthore abdominale accentuée. C'est conlre les paralysies rhumatismales et les maladies des articulations avec gêne des mouvements que les boues ferrugineuses d'Elster, mêlées à l'eau des bains, et surtout en applications topiques, doivent être administrées.

La durée de la cure est de vingt à trente jours.

On exporte, mais sur une petite échelle, l'eau des sources d'Elster.

A. ROTIJREAU.

Bibliographie. — Stein. Bail Elster bei Adorf. Leipzig, 1853. — Flechsig. Der Kurort Elster. Leipzig, 1854, und in Balneologische Zeitung, t. I et II. — Kohl (P.). Der Kurgast in Bad Elster. Plauen, 1856. — Jaiin. Bad Elster in Voiglland. Oelsnitz, 1856. — IlELFii (H.). Handbuch der Balneotherapie. Berlin, 1857, Elster, p. 206-207-208. — Seegen (Josef). Compendium der allgemeinen und speciellen Heilquellenlehre. Wien, 1857, Zweiter Theil, Elster, p. 76-77-78. — Durakd-Fardel, Le Bket, Lefort. Dictionnaire des eaux minérales. Paris, 1860, Elster, p. 612. — Joanse et Le Pileur. Les Bains d'Europe. Paris, 1860, Elster, p. 41- 42. — Braun (Julius). Systematisches Lehrbuch der Balneotherapie. Berlin, 1868, Elster, pp. 379-464-465- '.66. A. R.

ELVELIjACÉes. Voy. Helvellacées.

ELYiiVG (Peter). Médecin suédois, né le 12 avril 1677, eut pour maître, à Upsal, le célèbre 01. Rudbeck, et prit le degré de docteur à Ulrecht en 1702. 11 fut nommé en 1704 médecin de province dans le Westmanland, et de 1705 à 1719 Ivtt en même temps médecin des eaux de Salra. Enfin, il devint en 1722 professeur de médecine à l'Université d'Aabo, lorsque la fin de la longue guerre de Charles XII contre le czar Pierre I" eut permis de rouvrir les écoles. 11 mourut le 20 juin 1726, laissant une Instruction médicale pour les gens de la campagne (Stockholm, 1716, en suédois), puis quelques mémoires : Sur le trifolium aqiiaticum (Âabo, 1724); De vidnere ventriculi lethali (ibid., 1725) et De panacea boreali (ibid., 1725). L. Hn.

EL1VERT. Plusieurs médecins de ce nom, parmi lesquels :

Eiwert (Emanuel-Theophil). Né à Canstadt dans le Wurtemberg, le 7 mars 1759, paraît avoir fait ses études à Stuttgart. Les biographies n'indiquent pas la date Je sa mort. On connaît de lui :

I. Dissertatio de vitâ, ratione hominis naturœ convenientissimâ, generalia quœdam exhibens. Stuttgart, 1779, in-4°. — II. Binœ observationes anatomico-medico-pradicce. Tubingue, 1780, in-4°. — III. Beanlwortung des im fiinften Stiick des deuischen Muséums 1781 befindlichen Aufsatzes iiber die Militàr-Akademie in Stuttgart. Tubingue, 1781, in-4''. — IV. Einige Fâlle aus der gericlitlichen Arzneikunde. Tubingue, 1792, in-8°. — Die Unzulâssigkeit àrztlicher Entscheidungen ûber vorhandenes mânnliches Vermôgen. Tubingue, 1808, in-8°. A. D.

Elwert (Johak^-Caspar-Philipp). Né à Spire, le 5 novembre 1760, fils d'un médecin, il fit ses études médicales à Erlangen, où il fut reçu docteur en 1786. En 1787, il fut nommé médecin de la petite ville deBokenem, près d'Hildesheim, et s'établit dans cette ville en 1790. 11 devint médecin de la maison du prince régnant d'Hildesheim en 1815. Elwert avait commencé une série de biographies médicales qui n'ont pas été continuées. Il mourut le o novembre 1827. Nous citerons de lui ;

EMACIATIOiN. 577

I. Dissertatio inaugiiralis, fasciculus planlarum e (lora Marcgraviatus Baruthini. Erlangen, 1786, iri-4°. — II. Magaz. fin- Apotheker, Matieralisten niid Chemislen. Nuremberg-, 1185-1787, 5 parties, in-8'. — III. Reperlorium fur Chemie, Pkarmacie und ArzneimUtelkunde. Hanovre, 1790-1790, in-S", t. I. — IV. Nachlese zu des D' Johann Schàffers Dissertation, von den Wurmmitteln aus dem Pflanzenreiche. In Baldinger's .Y. Magazin fiir Acrzte, t. II, 1789, p. 151-140. — V. Nachric/itcii von einigen Aerzten, die den Namen Elwcrt filhren. Ibid., t. XVII, 1795, p. 144-146. — VI. ISachrickten von dem Leben und den Sckriften jetz/ebender deittscher Aerzte, Wundârzte, Thieràrzte, Apotheker und ISatursforscher, 1. 1 (contient 91 biographies). Hildesheim, 1799, gr. in-S". — VII. Il a aussi publié plusieurs éloges académiques, à l'occasion des jubilés des docteurs Bartels, Bùcking, llasenbalg. Uildenheim, 1820-1822. A. D.

Elwert (Wilhelm). Né à Hildesheim, le li octobre 1793, fils du précédent. Il commença ses premières études sous la direction de son [)ère et fut reçu, à Erlangen, docteur en médecine et en chirurgie. En 1852, il devint médecin pensionné, en 1837 médecin du prince régnant. C'était un adhérent de Hahnemann.

Il a publié un certain nombre de mémoires et d'ouvrages parmi lesquels :

I. Veber die Nichiigkeit der Voritrtheile, die man hin und wieder gegen das Einpfropfen der Kuhpocken hat. In Hildesheim. Sonntagsblatt, 1810, p. 312. — II. Etwas ûber Quacksalberei und einige Mitlel zu deren Beseiligung . Ibid., 1817. — III. Aiigendiàtetik. Ibid., n°"48 et 49, 1878, n°' 10, 23, 47. — IV. Einige Bemerkungen ûber Staar. In Hildenheim. Mittwochenblatt, 1817, n° 3. — V. Zeichen des tollen Hiindes, oder der Hundswuth. Ibid., n° 9. — ^\. Gescliichte einer inerkwûrdigen Krankheit. Brunswick et Hanovre, 1818, in-8°.

— VII. Ein ernstes Wort an den Herrn If Henke, in Bezug auf seine vermeintliche Berichtigung itnd Erlàuterung meiner Schrift « Geschichte einer merkwilrdigen Krankheit ». Hanovre, 1819, in-8°. — VIII. Aphorismen iiber das Scharlachfieber. In Hildesheim. Sonntagsblatt, 1819, n. 23. — IX. Veber das Scharlachfieber. Etwas zur Beantwortung der ini letien Sonntagsblatt, n" 24, aufgeworfenen Frage. Ibid., w" 25 à 27. — X. Die Blausàure, das ivirksamste Heilmittel in Lungesbeschwerden , und einigen nervôsen Krankheiten, nebst chemischen Bemerkungen iiber die beste Bereitungsart derselben. Hildesheim, 1821, in-8°.

— XI. Medicinische Beobachtungen nebst Bemerkungen ûber einige besondere Heilmethoden. Hildesheim, 1827, in-S". Ce volume contient onze mémoires, sur des cas de delirium tremens, sarcome de l'estomac, fièvre intermittente larvée, etc. — XII. Medicinisch-chirurgische Beobachtungen. In Rusfs Magaz. fur Heilkunde, t. XXXI, 1829, p. 65 à 114. Cet article contient neuf observations diverses de ruptures d'artères, de croup, de jaunisse chez les enfants, etc. — XIII. Bemerkungen ûber den Gebrauch natûrlicher und kûnstlicher Miner alwasser, mit Riicksicht auf die Grundsàtze des homœopalh. Heilverfahrens. Hanovre, 1837, in-8°. — XIV. Das Blutlassen kritisch unlersucht. Hildesheim, 1858, in-8°, — XV. Beitrag zur Behandlung der Ruhr, etc., Bremen, 1848, in-8°. — XVI. Das Natiu-widrige der allopathischen Behandlung des Croupes, der Hirnentzûndung der Kinder, etc., Hanovre, 1866, in-8°. A. D.

ÉLYTROCÈLE. La hernie vaginale {voy. VAGir*). L. H.\.

ÉLI'TRO-MOCHLIO?^. Nom d'un pessaire imaginé par Kilian {voij. Pessaire). d.

ÉLl'TROPL.^STIE. Opération destinée à réparer les pertes de substance du vagin. Bien que, dans ce Dictionnaire, les opérations d'anaplastie telles que la blépharoplastie, la rliinoplastie, ïuranoplastie, soient habituellement décrites à leur nom, il sera parlé de l'élytroplastie à propos de fistules urinaires, parce qu'elle fait partie du groupe d'opérations que ces fistules peuvent nécessiter [voy. URiiXAiRES [Fistules]). D.

ÉMAClATlOI\r. L'émaciation est constituée pai" un amaigrissement pro- DICT. ENC. XXXIII. 37

578 EMACIATION.

gressif et anormal; elle est le plus souvent générale et conduit au marasme; elle peut rester localisée à un membre ou à une portion de membre.

Elle résulte de la diminution de volume, résorption ou atrophie, des masses molles, graisseuses ou charnues. Le tissu adipeux est résorbé plus ou moins complètement, parfois même disparaît. Les fibres musculaires subissent une atrophie simple ou graisseuse; l'amaigrissement se prononce de plus en plus; la peau devient trop large, souvent sèche et rugueuse ; les rides apparaissent à la face ; les yeux sont excavés, et enfin le corps tout entier prend un aspect squelettique caractéristique. Cet état peut persister un temps éminemment variable suivant la cause qui a pu le déterminer.

L'émaciation peut être due à un trouble de la nutrition en général, comme dans l'inanition, les cachexies; ou bien l'amaigrissement porte exclusivement sur un système, sur les muscles, par exemple, comme dans l'atrophie musculaire progressive, ou les atrophies musculaires partielles.

Pour que le poids du corps reste stationnaire, il faut que le mouvement de nutrition soit égal à celui de dénutrition, autrement dit que les recettes compensent les dépenses. C'est ce qui arrive chez l'homme sain soumis à la ration d'entretien. L'apport nutritif vient-il à être inférieur à cette ration physiologique, le mouvement général de nutrition ne peut se maintenir qu'à la condition que l'organisme emprunte à lui-même les matériaux qui ne lui arrivent plus de l'extérieur ; l'amaigrissement commence ; mais, si cet état persiste plus longtemps, l'émaciation survient. 11 en est de même, si, malgré un apport nutritif normal, les pertes sont trop considérables. Ainsi, insuffisance de la réparation nutritive ou exagération de la dénutrition, telles sont les conditions pathogéniques de l'émaciation dans cet ordre de faits.

Quelques exemples nous permettront de préciser.

Qu'un indivividu reçoive une alimentation insuffisante ou nulle, plus ou moins vite surviendront les phénomènes de l'inanition et l'amaigrissement qui en est la conséquence ; un homme gras pourra survivre plus longtemps qu'un homme maigre dans les mêmes circonstances.

Certains troubles digestifs peuvent placer l'individu dans des conditions fort analogues : ainsi certaines dysphagies persistantes de cause nerveuse ou organique, les vomissements incoercibles de la grossesse, les vomissements dus à un obstacle pylorique, ceux de l'hystérie gastrique. Les altérations de la muqueuse gastro-intestinale, la gastrite aiguë ou chronique, les entérites, les altérations du foie, du pancréas surtout, modifiant les sucs digestifs, entravent les fonctions gastro-intestinales ; la digestion, et partant l'assimilation, sont en souffrance, et par suite la réparation nutritive est en défaut et l'amaigrissement survient.

A ces faits d'émaciation par nutrition insuffisante il faut opposer ceux qui reconnaissent pour cause une dénutrition exagérée : tels sont les diabétiques. Chez eux, un moment arrive où, malgré une alimentation vigoureuse, les pertes énormes qu'ils subissent en sucre, en urée, en eau, ne sont plus suffisamment réparées; le mouvement de dénutrition l'emporte, l'amaigrissement survient et est souvent le signe de la période consomptive qui ne se termine qu'avec une émaciation complète.

D'autres fois, c'est en même temps une diminution des recettes et une augmentation des dépenses qui conduisent l'organisme à l'émaciation. Ces conditions sont réalisées dans les états fébriles de longue durée ; c'est cet ensemble morbide

EMiILLEURS. 579

qui constituait la fièvre hectique des anciens auteurs. Les suppurations prolongées, les phthisies tuberculeuses ou non, les entérites chroniques, la dysenterie chronique, telles en sont les causes habituelles ; l'émaciation dépend ici de plusieurs facteurs : l'autophagie fébrile, les pertes de la suppuration, l'insuffisance des fonctions digestives, etc.

Le tubercule, le cancer, apparaissant chez un individu entraînent dès le début un trouble de la nutrition générale, mal connu dans sa nature, mais incontestable et indépendant de la localisation morbide. L'enfant chez lequel va éclater une méningite tuberculeuse, le jeune homme qui a au .sommet d'un poumon quelques granulations tuberculeuses, ont souvent maigri depuis quelque temps, alors que la lésion n'a pas encore parlé. L'amaigrissement rapide est encore un des signes qui font soupçonner au clinicien l'apparition d'une lésion cancéreuse, alors qu'il est encore impossible de la localiser par des signes physiques on fonctionnels. Plus tard, l'amaigrissement ne fait que s'accroître et devient de l'émaciation, alors que l'infection tuberculeuse ou cancéreuse se généralise; les hémorrhagies, les suppurations, viennent encore la hâter.

A côté de ces faits il faut placer la cachexie surrénale, la cachexie exophthalmique; certaines intoxications telles que l'intoxication paludéenne, saturnine, mercurielle. L'involution sénile, caractérisée par un ralentissement de la nutrition et l'atrophie des organes, amène un amaigrissement prononcé; lorsqu'elle devient la cachexie sénile, l'émaciation peut être extrême.

Enfin il faut faire une classe spéciale de l'émaciation d'origine musculaire. L'atrophie musculaire progressive en est Je type le plus accentué, et c'est dans ces cas que l'émaciation peut réduire véritablement le malade à l'état de squelette. Myélopathique, elle reconnaît pour cause une atrophie des cornes antérieures de la moelle, centres trophiques des masses musculaires; myopathique, elle est due à une altération primitive du muscle; neuropathique enfin, elle peut être due à des altérations primitives des nerfs. On comprend qu'une myélite partielle, une névrite isolée, puissent également produire une émaciation d'un membre ou d'un segment de membre.

La trophonévrose faciale, la sclérodermie, peuvent encore être placées à côté des faits précédents comme causes d'émaciation due à un trouble trophique.

E. Demajnge.

ÉUAIL DEXTAIBE. Voy. Dent.

ÉIIIAILLEL'RS (Hygiène PROFESSIONNELLE). L'éuiaiUage consiste à appliquer sur les produits de l'art céramique et sur les métaux, dans un but de conservation ou d'ornement, des matières vitreuses, blanches ou diversement colorées; les objets ainsi obtenus sont désignés sous le nom d'émaux.

L'émail le plus simple, ï incolore , celui qui sert de base ou de foîidant à tous les autres, s'obtient en mélangeant 15 à 50 parties d'étain avec 100 parties de plomb, et calcinant le mélange en vase ouvert. Sur la masse en fusion se forme une pellicule jaune, pulvérulente, de stannate de plomb, qu'on enlève à mesure de sa formation, pour la laver et la porphyriser. A 200 parties de la poussièi'e obtenue on ajoute 100 parties de sable siliceux et 80 parties de carbonate de potasse, puis on chauffe jusqu'à ce qu'il se manifeste un commencement de fusion; la fritte qui en résulte constitue le fondant. Par l'addition d'une trèspetite proportion de bioxyde de manganèse, on obtient un fondant blanc de lait.

580 EMÂILLEURS.

En somme, ou voit que le produit de ces opérations est simplement un verre à base de potasse renfermant du stannate de plomb. Pour obtenir des émaux colorés, il n'y a plus qu'à réduire ce fondant en poussière et à le faire fondre en y ajoutant une proportion minime d'un oxyde métallique colorant.

L'émail bleu se prépare avec l'azur ou l'oxyde de cobalt, le vert avec le bioxyde de cuivre ou l'oxyde de chrome, le rouge avec le sesquioxyde de fer, \e jaune avec un mélange d'oxyde d'antimoine, de carbonate de plomb, d'alun et de sel ammoniac, Y orangé avec un mélange d'oxyde d'antimoine et de sesquioxyde de fer, le pourpre, le carmin, le rose, avec l'or très-divisé ou le pourpre de Cassius en proportions diverses, le violet avec du peroxyde de manganèse, enfin le noir avec un mélange d'oxyde de fer et de peroxyde de manganèse, additionné quelquefois d'un peu de cobalt qui lui donne beaucoup d'éclat. On obtient une foule de nuances par le mélange de ces oxydes métalliques ou par d'autres oxydes que nous n'avons pas mentionnés, enfin par des poudres métalliques variées. Tous ces émaux sont transparents ; on les rend opaques par l'addition d'un peu d'oxyde d'étain. Lorsqu'ils sont en fusion, on les coule dans l'eau et on les pulvérise. Les émaux indiqués ci-dessus conviennent à l'application sur les métaux plutôt que sur les poteries et les porcelaines. Pour les procédés d'émaillage sur les produits de la céramique il vaut mieux renvoyer à l'article Poteries.

Au point de vue de l'hygiène, il faut remarquer que tous les émaux renferment du plomb, en proportion variable entre 45 et (30 pour 100 environ, et de la silice en proportion de 40 à 50 pour 100. Cette composition fait comprendre le danger de leur préparation. Voici du reste les principales opérations qui y président, d'après Layet : 1° le broyage, la pulvérisation et le tamisage des émaux ; 2" l'application de la poussière d'émail sur l'objet trempé et enduit de colle ou de gomme, qui se trouve ainsi recouvert par un premier saupoudrage; 3° le chauffage au rouge vif des objets, dans l'intérieur des fours; 4' une deuxième application de la poudre d'émail sur les objets portés au rouge.

Pendant le saupoudrage des objets, au moyen du tamis, les ouvriers respirent un véritable nuage de particules plombiques-siliceuses, métalliques, etc., qui irritent les bronches et l'estomac ; mécaniquement, elles provoquent des irritations chroniques des bronches, de l'asthme, des foyers inflammatoires dans le parenchyme pulmonaire, puis des dyspepsies, des diarrhées, etc. A côté de ces accidents, il en est d'autres qui doivent être rapportés à l'absorption du plomb et quenousne décrirons pas en détail {voy. Plomb). Les ouvriers occupés à lémaillage (les supports des fils télégraphiques respirent la poussière de cristal qui sert à saupoudrer ces supports et sont plus exposés que tous les autres à l'intoxication saturnine (Ladreit de la Gharrière).

L'intoxication chez les émailleurs en poudre de cristal présente quelques particularités que nous devons noter. Outre le liséré caractéristique, les gencives présentent un véritable état inflammatoire avec gonflement et fongosités et abondante sahvation. Celle-ci ne peut être attribuée à l'intoxication, car elle se présente dès les premieis jours du travail; Archambault l'attribue à l'action directe de la poudre de cristal sur les gencives, excitant la sécrétion salivaire par voie réflexe, comme tout autre corps dur qu'on tient dans la bouche.

Quant à la manière dont le plomb est absorbé et pénètre dans la circulation, voici comment l'expliquent Archambault et Chevallier : la poudre d'émail

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