L. Un
EiVBLic. Voy. Emblic.
EIVCACI.4 (ÉcoRCE d'). Dans le Bulletin des sciences médicales deFérussac, XX, p. 277, on trouve citée, sous ce nom, une grosse écorce légèrement amère, à saveur astringente, qui proviendrait du Brésil, où elle serait employée comme vomitive et purgative et comme antidote de la morsure des serpents. Ed.Lef.
ENCAISSE (Eaux HiNÉr.ALES de). M
IWCAT^TOis {h, dans, et zîzv'îàç, angle). Tumeur dans l'angle des paupières {voy. Caroncule lacrymale). D.
EXCAPHYLLUM. Nom SOUS lequel quelques anciens auteurs ont désigné le Botrychium lunnria Sw. et V Ophioglosmm vulgahim L. {voy. Botryche, jf* série, t. X, p. 767, et Ophioglosse). Ed.Lef.
EI^CAl'SSE (Eaux minérales de). Hypothermales, sulfatées calciques moyenne?, azotées et carboniques moyennes. Dans le dépaitement de la Haute-Garonne, dans l'arrondissement et à 10 kilomètres de Saint-G;iudens, au commencement de la vallée de Cabanac qui conduit aux flancs brisés du Cagire (chemin de fer de Bordeaux à Toulouse et de Toulouse à Saint-Gaudens, d'où une belle route conduit aux sources en cinquante minutes). Encausse est un bourg de 660 habitants, dont le climat est très-doux, et qui est situé à 362 mètres au-dessus du niveau de la mer. La saison thermale commence le 15 mai et finit le 15 septembre. Les promenades sont nombreuses et variées, mais l'excursion qui attire surtout l'attention des baigneurs est l'ascension du mont Cagire, au sommet duquel on a un horizon magnifique, et d'où l'on découvre dans sa partie la phis intéressante la vallée de Bagnères de Ludion, et les point culminants de la chaîne des Pyrénées tout entière. Trois sources, connues dès l'époque romaine, émergent d'un terrain calcaire néocomien vois^in des ophites. Elles se nomment : la Grande-Source, la Petite-Source et la source d'Argut. Leur eau a des caractères physiques et chimiques qui ont une grande afialogie : ainsi elle est limpide, incolore, inodore, et sa saveur est légèrement amère. De nombreuses bulles gazeuses la traversent et viennent s'épanouir avec bruil à sa surface. Ces bulles renferment, d'après M. Filhol, de l'azote, de l'oxygène et une petite quantité d'acide carbonique. Leur volume est variable, mais elles sont en général assez grosses. L'eau d'Encausse rougit très-légèrement les préparations de tournesol. La température varie de 25" à 25", 5 centigrade et même à 28", 7 centigrade. Le débit en vingt-quatre heures des eaux réunies de la Grande et de la Petite-Source est de 669000 litres; leur densité est de 1,0042. Filhol a fait en 1851 l'analyse chimique des eaux d'Encausse; il a trouvé dans 1000 grammes de l'eau de la Grande et de la Petite-Source réunies et de la source d'Argut les principes suivants :
GRANDE ET PETITE SOnRCE
SOURCE. d'aRGUT.
Sulfate de chauï 2,1390 2,1130
— matinésic 0.5-i20 0,4610
— ïoude 0,020i 0,01*9
— polas.se .... traces. traces.
Chlorure de sodium 0,3202 0,5225
Bicarbonate de chaux 0,0270 0,0258
— magnésie 0,0155 0,0150
Acide silicique 0,0100 0,0120
Silicate de soude traces. »
Iode » traces.
Oxyde de fer, arsenic et matières organiques . traces. traces.
Total des matières fixes 3,0741 2,9682
, azote 0'",0190 0''',(1170
Gaz I hydrogène 0 ,11045 0 ,0040
acide carbonique libre .... 0 ,0030 0 ,00.")0
Total des gaz 0''',U285 0'",02ij5
M8 ENCAUSSE (Eaux minérales de).
L'établisseme7it se compose de vingt-quatre cabinets, où se trouvent les bains généraux et les douches, et d'une salle fréquentée par les buveurs pendant les jours froids et pluvieux lorsqu'ils ]ie peuvent faire l'exercice habituel après l'in- «testion de l'eau minérale.
Mode d'admimstration et doses. L'eau d'Encausse se prend à la dose de tleux à six verres espacés d'un quart d'heure ou d'une demi-heure.
La durée des bains varie d'une demi-heure à une heure, celle des douches de quinze a vingt minutes.
Effets physiologiques et thérapeutiques. . L'eau des sources d'Encausse a une action marquée et prompte sur la membrane qui tapisse l'estomac, l'intestin, le foie, les reins et tout le système veineux, mais surtout celui de la veine porte. Elle produit promptement aussi, à une dose moyenne, une excitation du système nerveux qui se traduit par un peu de fièvre et une agitation nocturne amenant une insomnie fatigante. Lorsque le traitement thermal est suivi depuis quelque temps, le plus souvent après le troisième ou le quatrième jour, l'eau des sources d'Encausse, prise à l'intérieur, est diurétique, laxative et diaphorétique. Elle produit souvent aussi, surtout lorsqu'elle est prise en bains et en douches, une manifestation vers la peau, connue sous le nom de poussée. Administrée à l'intérieur et à l'extérieur, elle a un effet apéritif très-sensible. Aussi s'explique-t-on f;icilement le sentiment de vigueur et de bien-être qui accompagne une assimilation plus complète. Quant à l'amaigrissement qui suit presque toujours une cure à Encausse, on peut l'attribuer jusqu'à un certain point à l'effet laxatif, diurétique, sudorifique, sur l'homme sain comme sur l'homme malade, des eaux d'Encausse, qui cependant sont toniques, reconstituantes et progressivement altérantes. Le bicarbonate de fer et de manganèse <jui y est dissous est la cause principale de cette propriété franchement analeptique. Les eaux d'Encausse ont une vertu marquée, comme toutes les eaux sulfatées calciques, dans les maladies avec gravelle du foie, mais surtout des reins, dont elles expulsent promptement les graviers et surtout le sable. 11 •est rare en effet que les buveurs à ces fontaines ne constatent pas dans leur urine des sables rouges qu'ils n'avaient jamais rendus auparavant ; ils voient au moins que les parois intérieures des vases ayant contenu leur sécrétion urinaire sont incrustées par de l'acide urique ou des urates qui. s'y attachent fortement. L'eau des sources d'Encausse en boisson, en bains et en injections, est favorablement prescrite dans les affections utérines, accompagnées d'une grande excitabilité nerveuse, et dans toutes les maladies de la matrice avec sub-inflammation du col ou du corps de cet organe. Cette eau convient aussi aux hystériques et aux hypochondriaques, surtout quand ils sont affectés de dermatoses et ont des troubles multiples des organes contenus dans l'abdomen, cause première de leurs accidents névropathiques. Les eaux d'Encausse ont une grande réputation contre les manifestations consécutives à l'existence de fièvres intermittentes ayant laissé des traces profondes sur les voies digestives et particulièrement sur le foie et sur la rate. Tous les médecins qui ont exercé ou qui exercent à cette station et aux environs sont unanimes à reconnaître la vertu puissante de ces eaux dans ces circonstances, et il n'est pas possible d'élever un doute sur leur activité. Elles produisent alors, en général, des urines abondantes, des selles nombreuses et liquides; quelquefois pourtant, mais plus rarement, elles ne déterminent aucune crise accentuée ou même appréciable.
Les eaux d'Encausse en boisson, et en douches autour du tronc, réussissent