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ENCENS

surtout sur les jeunes gens et sur les adultes dont les fièvres d'accès tiennent à un empoisonnement paludéen, existant parfois depuis longtemps, tandis que ces mêmes eaux ne produisent pas ou produisent incomplètement la guérison des fébricitants qui ont dépassé l'âge moyen de la vie. Dans ce dernier cas, le médecin qui dirige la cure doit rechercher avec soin si des causes souvent physiques, comme l'existence de tumeurs abdominales, déterminent une fièvre pseudo-intermittente, et alors il ne doit pas compter sur l'action utile des eaux d'Encausse.

La durée de la cure est de vingt à vingt-cinq jours.

On n'exporte que dans les environs l'eau des souces d'Encausse. A. Rotcreau.

Bibliographie. — Donseil. Des eaux d'Encausse contre les fièvres intermittentes opiniâtres. Saint-Gaudens, i786. — Filhol. Eaux minérales des Pyrénées. Encausse. Paris, 1853, in-12. — Campaban. Étude chimique et thérapeutique sur les eaux tliermo-minérales d' Encausse. Thèse inaugurale. Paris, 1858, in-4°. — Joa.n.ve (A.-D.) et Le Pileur (A.). Les bains d'Europe, Encausse. Paris, 1860, in-12. A. R.

EXCEXS. § I. Botanique. L'origine botanique de l'encens est encore quelque peu incertaine. On sait cependant que cette gomme-résine est fournie par des Térébinthacées-Bursérées du genre Boswellia Roxb., et on en a attribué pendant longtemps la production au Bosivellia papyrifera Rich. [Plœsslea floribunda¥jnà\.), d'Abyssinie, et auB. //iwri/eraColebr., de l'Inde {voy. Boswellie). Mais il paraît que ces deux espèces, bien qu'extrêmement riches en suc balsamique oléo-résineux, ne sont pas exploitées actuellement, et que le véritable Encens ou Oliban est fourni par le Boswellia Carterii Birdw., espèce africaine à laquelle doivent se rapporter, comme synonymes, le B. sacra Fluck., le B. thurifera Cart. {nec Coleb.) et peut-être le B. Bhau-Dajiana Birdw. [voy. H. Bâillon, Traité de botanique médicale, p. 954).

Le B. Carterii Birdw. est un petit arbre de 3 à 7 mètres de hauteur, dont les feuilles, alternes et sans stipules, sont formées de 7 à 10 paires de folioles sessiles, ovales-oblongues, crénelées sur les bords. Son écorce lisse et d'un brun pâle s'exfolie successivement, comme celle du bouleau, en larges plaques papyracées. Ses petites fleurs blanches, rosées au centre, sont réunies en inflorescences axillaires plus courtes que les feuilles.

« Cette espèce, dit M. H. Bâillon [loc. cit., p. 956), croît dans le pays des Somalis, vers le cap Gardafui, où elle porte les noms de Mohr meddu et Mohr madow, et, en Arabie, près de Merbat et sur la côte d'Hadramant, dans des montagnes rocailleuses, dans les crevasses des rochers et sur les débris pierreux qui occupent la base des collines voisines de la mer. Elle fleurit en avril; elle a été plantée à Aden et à Bombay; elle n'a jamais existé vivante en Europe. »

Le suc balsamique, appelé Lubân, se retire par incisions du tronc et "se solidifie rapidement à l'air en gros globules clairs. Ces globules sont récoltés principalement en février et mars, et expédiés tantôt directement en Europe, tantôt à Bombay, d'oîi ils sont importés en Europe et en Amérique. Ed. Lef.

§ IL Emploi. Connu depuis la plus haute antiquité, l'encens ou oliban faisait l'objet d'un commerce important entre la Phénicie et l'Egypte d'une part, l'Arabie de l'autre. Théophraste en parle avec détails et désigne comme lieu d'origine le pays des Sabéens, des côtes sud de l'Arabie ; les Sabéens vendaient l'eccens aux Arabes, et ceux-ci aux autres peuples, voire même aux Chinois (dès Je dixième siècle).

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