ENCRINES
plus souvent hétéroplasique. Il siège ordinairement, il est vrai, dans des tissus où il y a à certaines phases de leur évolution du tissu cartilagineux (par exemple, les os, le pe'rioste), mais on le retrouve dans des glandes et dans des parties oîi le cartilage n'existe jamais (ovaires, reins), de sorte que l'on est réduit à invoiiuer pour le développement primitif deux hypothèses : dans la première, on suppose qu'il existe dans les tissus à la naissance des îlots du tissu cartilagineux embryonnaire; dans la seconde, on suppose que le tissu conjonctif des organes subit une transformation eiubryonnaire et qu'il produit du cartilage, mais on ne dit pas quelle serait la cause de cette propriété néoplasique. Le développement secondaire par propagation est plus facile à. comprendre, surtout depuis ^[ue l'on a démoniré l'envahissement des vaisseaux sanguins et lymphatiques, J'oi'i la possibilité de généralisation à distance par transport des éléments du cartilage, et par conséquent la possibilité d'embolies, de greffes de ces éléments ;i distance. La récidive sur place, la propagation par voisinage, sont plus faciles à comprendre, parce que dans bien des cas l'examen histologique permet de saisir les transformations, l'envahissement des tissus parles éléments du cartilage. Le TRAITEMENT des enchondromcs cst essentiellement chirurgical, il est exposé pour les enchondromes des os à l'article déjà cité, et pour les enchondromes des parties molles, c'est à propos des tumeurs de la parotide, du testicule, de la mamelle, qu'on trouvera les indications spéciales à la région occupée par les lumeurs. Nous nous bornerons à rappeler qu'il y a une indication générale à opérer ces lumeurs le plus tôt possible, parce que l'ablation réussit habituellement et que les récidives, très-rares d'ailleurs, ne sont observées que dans les l'as où le développement a été très-rapide, ou bien lorsqu'il s'est produit dans la tumeur des altérations et même des dégénérescences dont le développement eût été arrêté par une opération pratiquée en temps utile. A. IILnocque.
EXCLOIE Dr MARTEAU. VoiJ. Orkille IXTERXE.
E\COSSE. Nom donné, au Congo, à une espèce de fève qui sert à l'alimentation. Ed. Lef.
EXCRIXES. Les animaux désignés sous les noms d'Encrines, Crinoïdes ou Lis de mer, sont des Échinoderraes dont il n'existe plus actuellement qu'un petit nombre de formes, vivant pour la plupart à des profondeurs considérables, mais qui ont joué jadis un rôle des plus importants dans la faune marine. Ils étaient en effet prodigieusement nombreux durant les premières périodes de la terre. Déjà fort communs durant la période silurienne, ils se sont multipliés surtout lors du dépôt du calcaire carbonifère, qui comprend des couches exclusivement composées de leurs débris. Ces débiis ont de tous temps attiré laUention des naturalistes, qui les ont décrits tour à tour sous les noms de pierres éloilées, pierres-roues, pierres-lis, trochites, entrochites, pentacrinites, etc. Ils se rencontrent en foule dans cet horizon moyen des dépôts In'asiques qu'on appelle le Muschelkalk et ont même donné leur nom à toute ime couche géologique, le calcaire à entroques.
Fresque toutes les Encrines de cette période étaient fixées au sol au moyen d'une tige articulée, flexible, plus ou moins longue, qui supportait une touffe d appendices également articulés, parfois ramifiés à l'infini. Leurs formes, trèsvariées, mais toujours gracieuses, rappelaient en général, tantôt l'aspect d'une