‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.35Chapitre 17 sur 23 · SOURCE SOURCE · texte numérisé non relu

SOURCE SOURCE

DE COLOMER. BE MERLAT.

Sulfate de soiule 0,0181 0,0915

— chaux 0,0005 " »

Sulfure de sodium 0,0533 indét.

Caibonate de bOude 0,0274 0,0479

— potasse 0,0117 »

— chaux 0,0003 0,006i

— magnésie 0,0005 »

Chlorure de sodium 0,0064 0,0218

Acide silicique 0,0390 0,0261

Baiégine 0,0075 0.0261

ferle > 0,0070

Total des MAiiiàREs fixes 0,1445 0,2298

( acide sulfliydrique 0,0075 0,0030

Gaz. .< — oarboni(iue. traces. traces.

( azote x >

L'eau de ces deux sources est sulfatée ou sulfureuse dégénérée, puisqu'elle ne renferme nulle trace d'azote et qu'elle contient des acides sulfliydrique et carbonique. Son odeur d'ailleurs est franchement hépatique, tandis que nous avons remarqué que l'eau des sources sulfurées azotées affecte à peine l'odorat.

Deux établissements et deux buvettes composent la station de Las Escaldas. La fontaine de la source de Colomer est surtout fréquentée; la buvette de Merlat, dont l'eau est un peu moins active, n'est visitée, sur le conseil du médecin, que par les malades qui craignent une surexcitation trop grande. La maison des bains de Colomer est la plus importante et la mieux installée. Les bains de Merlat sont cependant très-propres et contiennent, comme les bains de Colomer, des appartements commodes entourés de beaux jardins et de riantes promenades. Les eaux de Las Escaldas s'administrent en boisson, en bains et en douches, dans des divisions spéciales et dans des cabinets vastes, bien éclairés et bien ventilés.

Les propriétés thérapeutiques principales de leau des deux sources de Las Escaldas conviennent aux affections rhumatismales des articulations et des muscles et aux affections catarrhales des voies aériennes et urinaires. L'établissement Colomer, alimenté par une source hyperthermale, est fréquenté surtout

ESCIIÂRE. 655

par les malades chez lesquels il faut appliquer des eaux primitivement trèschaudes. La buvette et l'établissement Merlat conviennent à ceux qui doivent faire usage d'eau mésothermale et à dose plus élevée.

La durée de la cure est de vingt jours en général.

On exporte sur une petite échelle l'eau des deux sources de Las Escaldas.

A. ROTUREAU.

ESCALLOnilA (Escallouia Lef.). Genre de plantes de la famille des SaxiiVagacées. qui a donné son nom au groupe des Escalloniées. Ce sont des arbres ou des arbustes, souvent résineux, à feuilles simples, alternes, persistantes, dépourvues de stipules. Les fleurs, disposées en cymes terminales, sont iiermajdirodites et penlanières avec un androcée formé de cinq étamines épigynes, à filets dressés, à anthères biloculaires et inlrorses. L'ovaire, infère, devient à la maturité une capsule surmontée du calice et du style persistant et renfermant de nombi'euses petites graines pourvues d'un albumen charnu.

On connaît une trentaine d'espèces d'Escallonla, toutes de l'Amérique du Sud, principalement des contrées occidentales.

L'E. resinona Pers. (Slereorijlon resiaonuin U. et Pav.) croît au Pérou, où on l'appelle vulgairement Chachacoma, Chaclias. C'est un arbrisseau à fleurs blanches odorantes, disposées en grappes terminales, glanduleuses. Ses feuilles et ses rameaux, très-résineux, sont employés, en infusion, comme toniques et fortifiants; broyés, on les applique topiquement sur les contusions. Son bois, très-dur, sert à faire des manches d'outils.

En Colombie, on emploie aux mêmes usages le bois, les feuilles et l'extrémité des rameaux de l'É". myrlilloides L. f. [Stereoxylon païens R. et Pav.).

Ed. Lef.

Bibliographie. — Linné fils. Suppl., 21. — De Gandolle. Prodrom., IV, 2. — Endlicher. Gen., n" 4674. — Bentiiam et Hookkii. Gen., 644. — Rosenthal. Syn. pi. diaph., p. 579. — Bâillon (II.). Hht. des PL, IIV, pp. 350, 422, 437. Ed. Lef.

ESCARGOT. Nom vulgaire donné indistinctement aux nombreux Mollusques du genre Hélix, mais qui s'applique plus particulièrement aux espèces comestibles, telles que H. pomatia L., //. as^persa L., H. nemoralis L., etc. {voy. Hélice). Ed. Lef.

ESCAROLE. Nom vulgaire du Cichorium Endivia L. {voy. Endive).

Ed. Lef.

ESCHARE. Ce nom (de ÏT/^ipa, croûte) a été donné à la croûte noirâtre ou brunâtre qui réfnlte de la mortification ou de la désorganisation d'un tissu vivant affecté de gangrène ou profondément cautérisé. Les brûlures, l'action des caustiques, la compression exercée par un décubitus prolongé, sur des tissus dont la nutrition est déjà altérée par une maladie grave (fièvre typhoïde, etc.), le contact prolongé del'urineet des matières fécales (chez les aliénés, par exemple), déterminent la formation d'eschares. Les parties mortifiées se détachent au bout de huit à quinze jours par l'inflammation et la suppuration de la. région avoisinante et laissent à nu une plaie plus ou moins profonde.

Les eschares se préviennent en ayant soin de surveiller attentivement le sacrum et les régions trochantériennes des malades condamnés à rester long-

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temps couchés, en lavant soigneusement ces surfaces dès qu'on y remarque la moindre rougeur, en les lotionnant avec du vin chaud sucré, des solutions de chlorate de potasse ou de tannin, de l'eau de cliaux, en les saupoudrant de poudre d'amidon, de bismuth, de tannin, etc., mais surtout en appliquant sous le siège du malade un matelas ou un coussin à eau, ou encore un coussin à air. L'eschare une fois formée, ou réussit souvent à guérir cette grave complication par des pansements au diachylon ou sparadrap de Vigo, des applications de poudre de tannin ou de quinquina, des pommades au tannin, au quinquina, au heure de cacao, et par l'usage longtemps prolongé du matelas à eau. Il est bien plus difficile d'amener la guérison des eschares qui surviennent dans certaines maladies du système nerveux {voij. Gangrène, p. 662). L. Hx.

Ei^CliAROTlQUE^. On donne ce nom aux substances qui, appliquées sur les tissus, les irritent, les désorganisent et déterminent la formation d'une eschare ; c'est le fait d'un grand nombre de caustiques. Les principaux escharotiques sont : les acides concentrés, l'ammoniaque, la potasse et la soude, la chaux vive, le phosphore, l'acide arsénieux, le chlorure de zinc, le hichlorure d'antimoine, etc. L. Hn.

ESCUE!^;b4CII (Les deux).

Eselienbaeh (Cruistian-Ehrenfried). Médecin allemand, né à Rostock, le 21 août 1712, Il exerça l'art de guérir pendant dix-huit mois à Dorpat, puis après plusieurs voyages revint en 1742 définitivement dans son pays où il se livra à la pratique et fit des leçons sur la chirurgie et la médecine légale. En 1756, il obtint la chaire de mathémaliques à l'Université, puis en 1766 devint professeur ordinaire de médecine et médecin pensionné de la ville. Eschenbach mourut à Rostock, le 25 mars 1788, laissant un grand nombre d'écrits parmi esquels :

I. Anfangsgriïnde der Chirurgie, zum Gebrauch seiner Vorlesungen. Rostock, 1745, in-8°.

— II. Medicina legalis, brevissbnis comprehensa thesibus. Rostocliii, 1746, 1775, in-S". — 11. De suppuralione, etc., avec la traduction française. Mémoire qui obtint l'accessit au

concours ouvert en 1744 par l'Acad. de chirurgie. Prix de VAcad. roy. de c/iir., t. II. — tV. Comment atio vulnerum ut plurirnuni lethalium dictorum nullitatem demonslrans. Rostocliii, 1748, in-4'. — V. Anatomische Beschreibung des menschlichen Kôrpers. Rostock, 4750, in-S", fig. — VI. Observala quaedam anat.-chir.-medica rariora. Rostochii, 1753, in-4°; éd. auct., ibid., 1769, in-8°. Un suppl., iijid., 176[), in-8°, lig. — VII. Bedenken von der Scliâdlic/ikeit des Mutterkonis, etc. Rostock, 1771, in-8°. — VIII. Un grand nombre d'articles dans Rost. gemeifinûlzicje Aufsàtze., fiost. gel. Zeitung, et des programmes, dont

une partie a été réunie en collection sur ce titre: Chr. Ehr. Eschenb scripta medico-

biblica. Rostochii, 1779, in-8°. L. Hx.

Eseiienbaeh (Christian-Gotthold). Médecin allemand, né à Leipzig, le 24 novembre 1755, fit ses études dans sa ville natale et y fut reçu docteur en 1785. Il devint professeur ordinaire de chimie en 1785, membre de la Faculté de médecine en 1797. Il mourut le 10 novembre 1851, laissant un grand nombre d'opuscules académiques. Nous mentionnerons de lui :

I. Commentatio de glandidarum mesaraicarum in cliylum actione. Lipsiœ, 1777, in-4".

— II. Comment, de liqnore genitali ad sanguinem nonregrcdiente. Lipsiœ, 1777, in-4''. — III. Diss. de dura cerebri méninge, etc. Lipsite, 1778, in-4°. — IV. Diss. de novis quihusdam neglecti corporis motus effectibus. Lipsice, 1779, in-4°. — V. Diss. de cxtractis vegetabilium Garayanis, P. I. Lipsipe, 1779, in-4°. — VI. Diss. inaug. de liquoribus salinis

ESGHRICHT. 655

officinaritm corumque mcdicis virlulibus. Lipsiae, 1783, in-4''. — VII. Vermischlc mecl. u <hir. Bemerkungeii uber verschiedene Kraiik. der Brust u. des Unlerleibes. Leipzig, 1784- 1786, 5 part. in-8°. — VIII. Progr. de quibusdam auri calcibus et salibus mercurialibus ^servationes. Lipsiœ, 1783, in-4«. — IX. Biss. Ammoniacse therapeuticis usibus recle accommodandse exempta quxdam et pisecepta. Lipsiœ, 1797, in-4°. — X. Be metastasibm imprimis lacleis. Lipsiœ, 1798, \n-¥, etc.

Il a en outre publié une édition de Haller, Elementa phijsioL, Francof. et Lipsise, 1780, gr. in-4°, des traductions, des articles dans les journaux, etc.

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