‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.35Chapitre 9 sur 23 · ÉQUARRISSAGE · texte numérisé non relu

ÉQUARRISSAGE

lement des eaux de lavage; la citerne sera mainlenue parfaitement étanche et voûtée; elle sera tenue close, hors le temps de vidange;

19" On renfermera dans un magasin sec, bien clos et muni d'une cheminée d'appel, les dépôts d'os, de cornes, de poils, crins et peaux, pour être enlevés fréquemment;

20° On recueillera les matières animales destinées à être converties en engrais dans des citernes ou fosses recouvertes, de manière que les émanations ne puissent se répandre au dehors ;

21° On n'opérera l'enlèvement des engrais liquides qu'à l'aide d'une pompe et dans des tonneaux hermétiquement fermés. Les engrais solides ne pourront être transportés que dans des voitures parfaitement recouvertes.

V. Prescriptions concernant les ouvriers. Les voici telles que le Conseil central d'hygiène du département du Nord les a plus d'une fois formulées :

22" Les ouvriers emjiloyés à l'équarrissage des chevaux morts on atteints pendant la vie de morve, de farcin, des chevaux, bœufs ou moutons atteints de charbon ou des animaux en général arrivés à un certain degré de putréfaction, prendront les plus grandes précautions afin d'éviter toute blessure ou écorchure ;

25° L'ouvrier qui aurait reçu quelques blessures ou écorchures aux mains devra s'abstenir d'équarrir les animaux précités, et, si des circonstances particulières l'obligeaient à continuer son travail, il faudrait au préalable qu'il cautérisât ces plaies, s'imprégnât les mains d'une couche d'huile et fît en sorte que le pus ou le sang des animaux atteints de maladies contagieuses ne fût projeté sur aucune surface de la peau, ni dans le nez, les yeux, la bouche, etc.; et dans ce cas la prudence doit lui commander de laver de suite la partie imprégnée de pus ou de sang avec une solution antiseptique, eau phéniquée ou chlorurée ;

24° Si pendant l'opération de l'équarrissage un ouvrier se blessait, soit avec l'instrument tranchant, soit avec des éclats d'os ou autrement, le propriétaire de rétablissement ou son représentant exigera la cessation immédiate du travail de cet ouvrier; on fera soigner la plaie en comprimant fortement au-dessus, et l'on cautérisera ensuite au fer rouge ou au chlorure de zinc, substance qu devra toujours se trouver dans l'établissement;

25° Après les opérations d'équarrissage, les ouvriers se laveront avec soin les mains et les parties découvertes au savon ou avec une dissolution de chlorure de cliaux ;

26° Sous aucun prétexte, les équarrisseurs ne pourront coucher dans les ateliers, ni dans les locaux destinés aux chevaux d'équarrissage;

27° Les propriétaires des clos d'équarrissage seront tenus, à peine de retrait de l'autorisation qui leur a été accordée, de faire connaître ces prescriptions aux ouvriers et de les tenir affichées en lieu apparent. Al, La.yet.

BiBLioGitAPifiE. — Pi»RENT-DucHATEtET. Reclievches cl considérations sui- l'enlèvement et l'emploi de/, chevaux morts, etc. Paris, 1827. — Du même. Les chantiers d'équarissage de la ville de Paris envisagés sous le rapport de l'hygiène publique. In Ann. d'hygiène et de médecine légale, 1''° série, 1832. — Uaynal. De l'équarrissage sous le rapport de l'hygiène publique et de la police sanitaire. In Dict. jnaliqiie de médecine vétérinaire, 1860. — Consultez en outre : Bapports sur les travaux du conseil central de salubrité de Paris, 1879- 1883. — Rapports du Conseil d'hygiène de la Seine, 1872-1877. — Établissements insalubres, incommodes et dangereux, parBDNEL,'et les Traités d'hygiène industrielle de Vernois et de Napias, etc. A. L.

374 ÉQUISÉTACKES.

ÉQUATEL'R (RÉPL'BMQUE DE l). VoiJ. GOLOMDIE.

lÎQUKnFPAXAR. Suivant Lœfling, les naturels des bords de l'Ore'noqiie désignent, sous ce nom, le Cissampelox Pareira L., arbuste de la famille des Ménispermacées, auquel on attribue la production de VÉcorce de Pareira brava du commerce {voy. Cissampelos et Pareira). Ed. Lef.

ÉQUILIBRE. Voy. Statique.

ÉQVILLE. L'Ammodyte équille {Animodites tobianus) est un Poisson trèscommun sur les côtes de la Manche, au dos vert bleuâtre avec une large bande nacrée le long des flancs; le corps est plus ramassé que chez le Lançon [voy. ce mot); la mâchoire supérieure est prolraclile, ce qui distingue l'Équille du Lançon ; la peau est couverte d'écaillés disposées en séries obliques. Bien que de faible taille, ce poisson est estimé dans l'alimentation. H. E. Sauvage.

BiBLiOGnAPUiE. — Lesauvage. Bull- se. de la Soc. jyhilomathique, 1824. — Moreau (E.). Histoire naturelle des Poissons de la France, t. III, 1881. El. S.

ÉQL'ISÉTACÉES. Grouj)e des Végétaux-cryptogames-vasculaires, remnr- (juables par leur port tout particulier qui les fait reconnaître au premier coup d'œil. Ce sont des plantes vivaces, terrestres ou aquatiques, dont l'appareil végétatif consiste en un rhizome articulé et rameux, qui rampe dans Je sol humide ou vaseux et donne naissance, au niveau de chaque articulation, à des racines verlicillces, et en outre, surtout dans les parties les plus profondément enfoncées, à des tubercules ovoïdes ou piriformes, de la grossesse d'une noisette et remplis d'amidon. Çù et là ce rhizome pousse verticalement des tiges aériennes dressées fistuleuses et marquées de sillons longitudinaux. Ces tiges aériennes, tantôt simples, tantôt à rameaux verticiJlés, sont articulées, c'esl-à-dire composées d'entre-nœuds ou articles facilement séparables et émettant à leur sommet un verticille de feuilles très-petites, réduites à de simples dents plus ou moins profondes et soudées à leur base en une gaîne membraneuse.

Dans les Équisétacées, les sporanges, tous d'une même sorte, prennent naissance à la face inférieure d'écaillés pédicellées et peltées {clypéoles), qui sont verticillées en forme de cône ou d'épi au sommet soit des tiges aériennes ordinaires, soit de tiges spéciales qui demeurent simples, se détruisent après la dissémination des spores et diffèrent des liges aériennes stériles par leur couleur blanchâtre ou rougeâtre. Les spores, très-nombreuses, sont munies chacune de quatre appendices fdiformes (Élatères), élargis en spatule à leur extrémité, qui s'enroulent autour de la spore ou se déroulent selon les alternatives de sécheresse ou d'humidité. Au moment de la germination, chaque spore donne naissance à un prothallium celluleux plus ou moins lobé, sur lequel se développent des anthéridies contenant des anthérozoïdes assez semblables à ceux des Fougères, puis des arche'gones qui, par la fécondation, reproduisent la plante.

Très nombreux aux époques géologiques anciennes, les Equisétacées ne renferment plus, de nos jours, qu'environ 25 espèces, répandues dans toutes les régions du globe, à l'exception de l'Australie, et qui appartiennent au seul genre Equisetvm {voy. Prêle). Ed. Lef.

Page 1