DES
FAALIIV. Nom doimé, d'après Thevet, à une plante d'Afrique dont le suc serait un antidote contre les morsures des serpents les plus venimeux.
Mékat et DE Lens. Dictionnaire de matière médicale, III, 207. Pl.
FAAM. Yoxj. Fahaji.
FABA. Nom botanique du genre Fève (voy. ce mot). Cette dénomination a été appliquée à un certain nombre de fruits ou de semences appartenant à des genres ou même à des familles différentes de la fève ordinaire. C'est ainsi qu'on a nommé :
Faba œgyptiaca, ou Fève (VÉgypte, les fruits du Nelumbium speciosum ou Nelumbo. Oa donne aussi ce nom aux graines du Lupinus albus L. ;
Faba carica, le fruit du figuier ordinaire [Ficus carica) ;
Faba crassa, ou Fève épaisse, et Faba inversa, l'Orpin ou Seclum Telephium L. ;
Faba dulcis, le Cassia alala L. ;
Faba febrifuga, ou Fève fébrifuge; Faba inclica, ou Fève de l'Inde; Faba Ignatii, ou Fève St-lgnace, les semences de VIgnatia amara;
Faba ficulnea, le Lupin blanc [Lupinus albus L.) ;
Faba grceca, le Diospyros Lotus L. ;
Faba marina et Faba pur gatrix, les grosses semences du Mimosa scandens;
Faba Tunka, ou Fève Tonka, les semences aromatiques du Dipterix odoratah. Pl.
FABBRA (Della) . Nom d'une famille de médecins de Ferrare, parmi lesquels :
Fabbra (Louis eella), né à Ferrare le 25 novembre 1655, était fils d'un
Avis AU Relieur. — Le Uelieur est prévenu que la paginatiou arabe de ce volume ne commence qu'avec le chiffre 7.
FABBIil.
chirurgien de cette ville et fit ses premières études médicales sous la direction de celui-ci. Il devint ensuite l'un des meilleurs élèves de Nigrisoli et fut reçu docteur en 1678, à l'âge de 25 avis. Il pratiqua la médecine pendant six années et retourna dans sa ville natale, appelé par l'Université pour y occuper une chaire de médecine. Il occupa cette chaire pendant trente-cinq ans et mourut le 0 mai 1723. A part quelques articles de journaux, nous ne connaissons de lui qu'un certain nombre de discours et de dissertations universitaires ; sa réputation d'excellent professeur dépasse de beaucoup celle que pourraient lui donner ses écrits, réunis en un seul volume sous le titre de : Dissertationes physico-mcdicœ. Ferrare, 1712, in-i". A. D.
FABBRI (Jean-Baptiste), né à Saint-Michel, près Bologne, le 7 avril 1806, fils d'un modeste économe des prisons, fit ses études élémentaires et ses humanités à l'école communale, puis dans une école privée où il eut la bonne chance de rencontrer un excellent maître, qui comprit aussitôt les heureuses dispositions de son jeune élève et le dirigea utilement dans ses études. Les succès scolaires de Fabbri le firent entrer au grand séminaire de Bologne, et son père avait l'intention de faire de son fils un jurisconsulte ; mais le jeune étudiant, assistant un jour à une leçon d'autopsie juridique, se prit d'une telle passion pour l'étude de l'anatomie, qu'il se fit aussitôt inscrire à la Faculté de médecine. Son ardeur au travail attira sur lui les regards de ses maîtres, il fut occupé par eux comme répétiteur, et acclamé à 20 ans lauréat de la Faculté. Reçu médecin, il eût voulu se consacrer tout entier à l'enseignement, mais ses parents n'étaient pas riches, et il se décida pour la pratique, qu'il exerça d'abord modestement dans quelques communes dont il fut nommé le médecin. Cependant, la nécessité de poursuivre l'étude complète de son art ne l'abandonnait point, et, encouragé même par la municipalité de Ravenne, il partit pour Paris en 1857, y séjourna un an, et devint l'élève assidu des grands chirurgiens qui illustraient alors l'école de Paris.
De retour à Ravenne, il continua de se livrer à la pratique, voyant chaque jour grandir sa réputation et publiant, à intervalles rapprochés, des mémoires toujours bien accueillis des corps savants, lorsqu'il fut nommé, en 1845, professeur de chirurgie et d'obstétrique à l'université de Gamerino, et enfin, en 1854, à Bologne, où il alla occuper la chaire analogue, succédant à un professeur distingué, Baroni. Les premières leçons de Fabbri furent un triomphe continu, sa réputation l'avait précédé, elle ne se démentit pas : nul ne mit plus de zèle que lui dans l'accomplissement de tous ses devoirs ; nul n'eut plus de soucis de remplir exactement, religieusement, la mission que lui était confiée, celle d'instruire la jeunesse. L'enseignement de l'obstétrique ayant été séparé de celui de la chirurgie, Fabbri conserva sur sa demande l'obstétrique. Il s'était fait connaître comme chirurgien par une méthode de réduire les luxations fémorales, passée maintenant dans la pratique ; comme obstétricien, sa méthode de l'emploi du levier appelait l'attention des accoucheurs renommés de toute l'Europe. Fabbri fut en effet en relations avec les maîtres de l'art de tous les pays ; il vint plusieurs fois lef. visiter, et ne tarda pas à se lier d'amitié avec la plupart. Il fut nonseulement un homme de science des plus distingués, mais aussi un bon citoyen, et sa mort, survenue le 31 décembre 1 874, a été pour son pays un deuil public. Voici la longue liste, encore incomplète, de ses travaux :
Bibliographie. — I. Sopra un caso di fistola vescico-vaqinale guarito colla cucitura. In Opiiscoli délia Società med.-chirurg. Bologne, t. VIll, 1830. — II. Voto medico-legale intorno alla dissertazione delV E. sign. Doit. F. Marini, la quale haper oggetto il colpo di
FABBROiNl. 9
collello riporlato da Ani. Duranti tli Loreto. ibid. — III. Letlera ail. E. sig. D. F. Marini. Jbld. — IV. Dclla conveniema dei tagli nella ciiradel favo, ibid., t. IX, lb35. — V. Sulla riduzione délia Itissazioiie posleriore cuinplcta deldito pollicr. In Bull, dcllc se. mediche. Bologne, série II, t. VI, 1858. — VI. l'unlnra ipogasfrira délia vescica-sloria cou riflessioni, ibid. — VII. Mcmoria intorno alcuni nuovi strumenli par cruentare e cucire le fislole vescico-vaginali trasversc ed obbliquc. In Mcmoria drlla Socielà tued.-chir. Bologne, t. II, 1838. — VllI. Intorno il nielodo inscgnato da/ Monleggia pcr addesirarsi aile operazioni oslelriche, ibid., série II, t. Vil, 185t). — IX. Risccazione dclla uuiggior parle del corpo dclla mascella inferiore, ibid. — X. Memorie di chirurgia sperimenfalc nulle lussnz/oni traumaticlie del feinore. In Memorie délia Soc. med. cliir., Bologne, t. II, 1841 . — XI, Storia di im ascrsso freddo idiopalico con ri/lcssioni. In Raccoglitore mcd. Faim, t. VIII. 1S41. — Xll. Di un prece/lo delto scarjia relalivo allô sbrigliamento dcll' ernia inguinale, ibid., t. XI, ISiô. — XIII. Rivolgimenio drl feto per un solo piedc, ibid. — XIV. Sunto di un articolo già puhblicalo e ri/lcssioni pralichc suW emorragia chc dipcndc dali inscnione dcllaplacenta aW orifizio interna dclV utero. Ibid. — XV. Dclla prctesa ulilità dcllo za/'fo c dclla pcrtesa idilità délie incizimidell' orifiiio nicrino neW emorragia degli ullinii mesi di gravidanza prccedcnic da parzialr dislacco dclla placenta inscrila suW intcrno orifizio dcll utero, ibid., i. XIV, 18i4. — XVI. Sludi sullc lussazioni posteriori del fcviore di G. F. Malgaigne- Sunio e riflessioni. In Bulletino dcllc scienze mcd. Bologne, t. II, 1854, 18.i5. —
XVII. Annotazioni sulV allacciatura delV arteria tibiale posteriore. Ibid., t. III, 1855. —
XVIII. Dcscrizione di un lilotrilore uretralc c di un frangipieira curvo-rctio. In Memorie dcir Acad. dellcSc. dcll' htituto. Bologne, t. VI, 1855. —XIX. Alcune considcrazioni oslelriche intorno alla pelvi. Ibid., t. Vil, I.SdO. L'auteur indupie dans ce mémoire la possibilité de donner exactement la configuralion de l'excavalion polvicnuc, au moyen du plâtre. XX. Di una Pelvi obligua ovale esisirnic ncl museo analomico dcll' Università di Cainerino.
— XXI. Brevinoziuni del corpo umano deltale per la scuola dcllc Icvalrici. Bidogiie, 18o7, in-S". — XXII. Dcscrizione di uno spéculum uteri modificalo. In Bulletino dcllc scienze mediche. Bologne, t. IX, 1859. — XXIIi. Dclla molla imporlanza dclla chirurgia sperimentalc nello studio délie lussazioni c di una differcnza da notarsi Ira la lussazione posteriore del pollice e quella posteriore dcllc altre dita. Ibid., t. X, 18ii0. —XXIV. Dcscrizione di una Pelvi obliqua-ovale di Nacgclc con lussazione congenita iliaca dei duc femori ; t cotisiderazioni inturno aile cause e al modo di prodursi délie dcforniilà chc x'i sono. Ibid., t. XI, 1861. — XXV. Biunionc ossea di alcune fratture enlro-capsulari del collo del femore, ibid., t. XII, 1802. — XXVI. Sopra un caso di aniica gravidanza lubaria con litopedio nonimestre. Ibid., t. XII, 1862. — XXVII. ISecrologia del prof . Carlo Eslerlc. Bologne, 1862.
— XXVIII. Ulilità deir ostetricia spcrimcnlale. In Bull, dcllc se. med. Bologne, série 2, t. II, 1805. — XXIX. Dell' uso ragionevolc délia leva nell ostetricia. Ibid. XXX. Sulla lussazione posteriore compléta del dito pollice. Ihid. — XXXI. Délie deformilà chc derivano alla Pelvi da diverse manière di zoppieamento. In Memorie delV Accndemia dell Istituto. Bologne, t. IV, 1864. — XXXIl. Di una lussazione ovaîare complela ridolla con un nuovo metodo e di alcune quistioni che riguardano altre hu^sazioni traumatiche del capo del femore. Ibid., t. IV, 1803. — XXXllI. Del parto pretermesso o mancato nei briiti domestici e nella specie umana. Ibid., t. V, 1866. — XXXIV. Giovanni de Bomanis da Casalmaggiore di Cremona, invcntore del siringone solcalo. Ibid., t. VI, 1867. — XXXV. Intorno ad alcuni ostacoli falsi o fattizi che rendono malagevole la siringatura dclV uomo; ed intorno a due particolari manière d'investigare la topografia dcll' uretra per addestrarsi a quella operazione, ibid., t. VIII, 1868. — XXXVI Dclla litotomia antica e dei Litotomi ed oculisti ^orcinio Preciani. In Memorie delV Accademia dcll' Istituto. Bologne, 2^ série, t. IX, 1870. XXXVIl. Del bacino obliquo-ovalc. Ibid. — XXXVIII. Idrorrea dell' utero gravido e sua eventuale derivazione dalla cavità délie caduca, tanto in principio che in fine délia gravidanza. Ibid., série o, t. I, 1871. — XXXIX. Antico Museo osleirico di Giovanni Antonio Gain ; restauro fatto aile suc preparazioni in Plastiea e nuova conferma délia suprema imporlanza deW Ostetricia sperimentale. Ibid., t. II, 1872. — XL. Presentazione e dcscrizione di vari strumenti degli anticlii chirurghi IS'orcini, Salimbeni e Angelucci. In Rendiconte délie sessioni dell' Accad. d. Se. dell Istituto. Bologne, mai 1872. — XLI. / baccini di ferro fuso per servire agli esercizi di Ostetricia operatoria. In Rendiconto délie sessioni dell' Accad. d. Se. dell' Istituto. Bologne, mars 1875. A. Bureau.
F.iBBROXi (Les deux frères).
Fabbroni (JE.iji). Ce savant italien, né à Florence en 1750, mort en 18!22, avait été successivement chef du musée d'histoire naturelle et de la monnaie en Toscane, directeur des ponts et chaussées pour les départements français au delà