FERREIRA
il se mit sur les rangs pour disputer les deux chaires laissées vacantes par la démission d'Àstruc et de Dcidicr. Voilà comment Ferrein devint un des membres de la Faculté de Paris, qu'il devait illustrer par ses travaux et par son enseignement, formant des élèves qui devini'ent à leur tour célèbres, professant, exerçant la médecine avec le plus grand éclat. 11 mourut à Paris, le l6''mars i7M), âgé de 82 ans. Il fut enterré dans l'église Saint-André-des-Arts, en présence de presque tous ses confrères de la Faculté. Nos écoles actuelles possèdent encore son buste en marbre, sculpté par Le Moine. Telle fut la réputation de Ferrein comme professeur, qu'on publia de son vivant et après sa mort, et tous ses manuscrits qui sont à la bibliothèque de l'École de médecine de Paris, les ouvrages suivants :
I. Introduclion à la matière médicale en forme de thérapeulique, (édité par Diénert). Paris, 1751. — II. Cours de médecine pratique, rédigé d'après les principes de M- Ferrein, par Arnauld de Noble ville. Paris, 1769, 3 vol. in-12. — 111. Matière médicale extraite des meilleurs auteur)^... et principalement du traité des médicaments de M. de Tourne fort, et des Leçons de M. Ferrein, par Andiiy. Paris, 1770, 5 vol. in-r2. — IV. Éléments de chirurgie pratique, ouvrage rédigé d'après les leçons de M. Ferrein, par Gauthier, t. I, Paris, 1775, in-12.
Les Mémoires de r Académie des sciences contiennent plusieurs arlicles fort curieux et fort intéressants de ce savant homme. Ce sont :
V. Observations sur de nouvelles artères et veines lymphatiques. In Mém. de l'Acad. des sciences, année 1741, p. 371. — VI. De la formation de la voix de l'homme. Ibid., p 409. — VII. Sur le mouvement des deux mâchoires pour l'ouverture de la bouche, et sur les causes de leurs mouvements. Ibid., année 1744, p. 509. — VIII. Sur la structure des viscères nommés glanduleux, et particulièrement sur celle des reins et du foie. Ibid., année 1749, p, 459. — IX. Mémoire sur l'inflammation des viscères du bas-ventre, particulièrement sur celle du foie, toujours suivie d'une mauvaise santé, et qui produit une bonne partie des douleurs qu'on attribue faussement à l'estomac sous le nom de cardialgie ou autre. Ibid., année 1766, p. 121. — X. Mémoire sur le véritable sexe de ceux qu'on appelle liermaphrodites. Ibid., année 1767, p. 330.
Enfin Ferrein a composé et soutenu à la Faculté de Paris, ces deux thèses :
XI. An actio viechanica pulmoniim in expiratione? (par Aff.), 15 nov. 1758. — XII. An febri nialignœ vesicantia (par Aff.), déc. 1741.
Dès l'année 1732, à Montpellier, et précisément à l'occasion de cette chaire qu'il disputa avec tant d'éclat, et qui lui échappa par suite de déplorables intrigues, il avait écrit ce recueil :
XIII. Quœstiones medicce duodecim... propositœ... pro cathedra vacante per abdicationem Joannis Arlruc. Montpellier, 1752, in-4°.
Ces thèses roulent sur la surdi-mutité, la transfusion du sang, l'action curative des anodins dans les coliques, l'emploi de la saignée dans les ophthalmies, le rétrécissement anormal de l'artère pulmonaire et de l'aorte, sur les maladies du cristallin. Ilaller a fait insérer cette thèse dans le 5'^ volume de ses Disputes de chirurgie. A. G.
FERREIRA OU FERREïRA (Anto.mu). Chirurgien portugais, naquit à Lisbonne en 1626 et mourut en 1697 et non en 1677, comme le veulent quelques biooraphes. « 11 était fils d'un chirurgien de Lisbonne, prit ses degrés à l'université de Coïmbre, et alla exercer à Tanger, où il gagna la peste, dont il parvint à se o^uérir. Après son retour à Lisbonne, il fut pendant vingt ans chirurgien de l'hôpital de Tous-les-Saints, et il rendit à cet établissement d'utiles services ; nommé chirurgien du roi, il fut choisi pour accompagner en la même qualité
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l'infante doua Catharina, lorsqu'elle alla, en 1662, épouser Charles II en Angleterre; il revint en Portugal et mourut à Lisbonne. 11 était alors cliirurfiien ordinaire de la chambre du roi Pierre. Ferreira laissa trois fils, qui se distinguèrent dans des facultés diverses. L'ouvrage dans lequel il avait consigné ses observations fut longtemps recherché; il est intitulé: Luz verdadeira, e recopilado exame de toda a Cirurgia. Lisbonne, 1670, in-fol. ; 2^ édit. augm. Ibid. J705, in-fol. » (Nouv. biogr., édit. par Didot.)
11 ne faut pas confondre l'auteur précédent avec
Fcrrcyra (JosEPii), autre médecin de Lisbonne; a laissé une
Chirurgia tncclico-pharmaceutica deducida de la dodrina Stahliana, accomodada no curalivo deste liais. Lisdouriie, 1740, in-8°. L. H.v.
FERRER (Les). Ce nom a été porté par un grand nombre de médecins espagnols ; parmi eux nous citerons :
Ferrer (Joan-Gastellano), né à Murcie eu 1529, étudia la médecine à Funivei'sité d'Alcalâ de Ilenares ; il s'établit dans sa ville natale et plus tard devint médecin de la chambre du roi Philippe 11. Il est Fauteur de deux opuscules écrits en latin fort élégamment :
I. De commtiniuin morboruin caitsis. Commentar'd quatuor libris complexi. Yalladolid, 1572, in-é". — II. De poteslate indicationis quam morbi causa prœscribit (dédié à l'évéque de Ségovie).
Ce dernier ouvrage doit porter probablement la date de 1561, puisque, parait-il. Ferrer le composa à Fàge de trente-deux ans. Dans le premier opuscule, il donne incidemment la topographie médicale de Murcie et décrit l'épidémie pestilentielle qui désola cette ville en 1558.
Ferrer (Jaime). Natif de Valence, n'est connu que par un ouvrage sur la peste, intitulé :
JÀbro en cual se trata del verdadcvo conocimieiito de la peste y sus remédias para cualquierva calidad de personas. Valeucia, 1000, in-8°.
Il ne faut pas le confondre avec un autre :
Ferrer (Jaime). Médecin et chirurgien renommé, bon observateur, né dans FAragon, habita Saragosse au commencement du dix-septième siècle et paraît avoir rempli les fonctions de médecin à l'hôpital général de cette ville, comme il ressort d'un ouvrage qu'il a laissé :
Brève fratado de la nobleza del elemento del agua en cotejo n olros elcmentos, y un tratadillo de la esencia y jjropiedad del vino, y lo que de el sintieron los anliguos filosofos; dedicado à los Sres. regidores del dicho hospital, 1609, M. -S. in-fol.
Ferrer de Esparza (ToMAs). Autre médecin aragonais, naquit à Santa Maria de Albarracin, étudia la médecine à Saragosse, où il se fit recevoir licencié, puis s'établit dans sa ville natale. On a de lui :
Tratado de la facultad médicament osa que se halla en el agua de los baîios de la ciudad (le Jeruel en el reino de Aragon, etc. Zaragoza, 1654, in-8°. L. Un.
FERRERO (Jaci.mhe), naturaliste italien, naquit à Turin en 1785 et mourut dans la même ville en 1833. Reçu docteur en médecine, il consacra une partie de son temps à l'étude de la botanique et de l'entomologie. On lui doit de nombreuses observations sur l'entomologie des Alpes piémontaises, oii il faisait chaque année de fructueuses excursions. La belle collection qu'il avait