FABRE
trouve clans lesOl/srrv. cltinirç). de Fabrice de IIilden; Oppenheimi, 1614, in-8°, p. 112. — III. De ccrcbro non jiidrcfacto in caduvcre 50 annis sub terra rcposilo. Imprimé dans les Observât ionuni et curationum chirurgicarum cenluria quinta, de Fabrice de IIilden. Francof'., 1627,in-4°, p. 20.
Fabri (HoNORÉ). Ce personnage n'était pas médecin giadué, mais seulement
Père jésuite, et natif du diocèse de Belley (1606 ou 1607); pendant longtemps
professeur de philosophie à Lyon dans le collège de la Trinité, puis pénitencier
à Rome, il mourut dans cette ville le 9 mars 1668. C'était un homme laborieux,
|)énétré d'une instruction comme universelle, mais d'un orgueil sans pareil;
s'étant occupé de tout un peu, et entendant diie qu'il était une Encyclopédie
vivante, il se le persuada, et alla jusqu'à prétendre avoir découvert la circulation
du sang. Honoré Fabri a laissé, comme écrits se rattachant à la médecine :
I. Pttlvis pcruvianm fcbrifiujus vindicntus. Roniœ, 1055, in-8°. — II. Traclalus duo, quorum prior est dejAanlis, et de cjcneraiiune animaliuin; poster/or de hominc. Paris, 1666, in-4°; Noribergse, 16TJ, in-4°. — Itl. Synopsis opiica. Lugduni, in-4°.
Faber (Jean-Pierre). Il était de Castelnaudary, et peut être considéré
comme l'un des derniers et des plus fervents adeptes des doctrines chimiques
ou spagyriques. Il se disait : « Médecin et philosophe de Mont|)eliier, philochy-
micus castrinovidasensis. » Il conçut l'idée d'une csi)èce d'encyclopi'die dans
laquelle devaient se fondre toutes les connaissances, tous les faits acquis à la
science spagyrique. De là ces ouvrages extravagants :
I. Pachymicum seu anatomia tolius universi. Tolosœ, 1046, 3 vol. in-12. — II. Hercules Piocliynticus. Tobisaî, 1654, in-8°. — III. Myrotliecium spayyricum. Tolo.-m, 1028, iii-S". — IV. Hydroyraphum spayyriciim. Tolosaî, 1639, in-8°.
Faber (Albert-Otto). Il vivait vers le milieu du dix-septième siècle, exerça
d'abord la médecine à Lubeck, puis à Hambourg, passa plus tard à la cour du
prince de Selzbach, qui le nonuna médecin de sa personne et de ses troupes ;
enfin, il remplit les mêmes fonctions auprès de Charles II, roi d'Anglcterie. Il
est mort en 1686. On ne connaît de lui que deux opuscules insignifiants :
I. Paradoxa de morbo gallico. Londres, 1662, in-12. — II. Practica rccensilio de auro potabili medicinali ejusque virtute. Francot., 1678, in-i°.
Faber (Théophile-Benjamiin). Professeur à l'Université de Tubinge, né en
1731, à Neustadt-sur-la-Linde, docteur de Strasbourg, mort le 25 avril 1760. H
a laissé :
I. Dissertatio quânovum febrium acutarum specificicm anglicum jwoponilw. Tub., 1755, in-4°. — II. Ulterior exposifio novœ methodi Kœmpficenœ curandi morbos chronicos inveteratos,prœcipue malum hypochondriacum. Tubiiiya;, 1758, in-4°.
Fabre (Pierre). Professeur de pathologie externe, ancien prévôt du collège
de Saint-Côme, conseiller du comité de l'Académie royale de chirurgie. Il naquit
à Tarascon, fut reçu dans la Société académique des chirurgiens de Paris, le
30 octobre 1751, et a laissé plusieurs ouvrages remarquables :
I. Essai sur les maladies vénériennes, où- l'on explique la méthode de feu M. Petit dans leur traitement, avec plusieurs consultations du même auteur sur ces maladies. Paris, 1758, in-12. — II. Traité des maladies vénériennes. ^0UYelle édition. Paris, 1765, 2 vol. in-12; 1782, 4^ édit., in-S". — III. Nouvelles observations sur les maladies vénériennes. Paris, 1779, in-8°. — IV. Réflexions sur divers ouvrages de M. Mittié, touchant les maladies vénériennes. Paris, 1786, in-8". — V. Essai sur divers points de physiologie, de pathologie et de thérapeutique. Paris, 1770, in-S". — VI. Recherches sur la nature de l'homme considéré dans l'état de santé et dans l'état de maladie. Paris, 1770, in-8°. — VII. Essai sur les facultés de l'âme, considérées dans leurs rapports avec la sensibilité et V 'irritabilité de nos organes. Paris, 1785, in-12. — VIII. Recherche des vrais principes de Vart de guérir. Paris, 1790, in-8°.
12 FABINI (les deux).
Fabri (Théophile-Leberecht). Il était frère du célèbre géographe Jean- Ernest-Ehregott Fabri, et naquit à Bernstadt, le 21 mars 1755. On ignore l'époque de sa mort. Outre quelques poésies dont il parut un recueil à Breslau, en 1780, in-8", et une traduction allemande du Ratio medendi de Stoll, il a donné une curieuse Dissertaito de catalepsi, imprimée à Halle, 1780, in-4°.
Fabre (Jean-Joseph-Augustin). Ce médecin naquit à la fin du dernier siècle dans une petite commune du département du Var ; à quinze ans il commençait l'étude de la médecine à l'hôpital civil et militaire de Marseille ; à dix-huit ans il arrivait à Paris, et s'y faisait recevoir docteur le 24 mars 1820. Sa thèse porte ce titre : Des fièvres intermittentes guéries par des évacuations sanguines. En [8^11, il allait s'établir à Fréjus, oii il est mort le 18 février 1829. Grand partisan des idées de Bioussais, Fabre a consigné dans les Annales de la médecine physiologique (année 1828) une Observation de gastro-entérite accompagnée de symptômes nerveux. 11 a de plus fait imprimer (1827) une brochure tendant à prouver que l'air de Frgus a cessé d'être insalubre depuis que le port, dit de César, a été comblé par les atterrissements du torrent dévié du Beyran.
Fabrc (ântoine-François-Hippolyte). Fondateur de la Gazette des hôpitaux, né à Marseille en 1797, mort à Paris le 24 juin i854. Son père, qui était chirui'gien en chef de l'hôpital de Marseille, l'envoya faire ses études à Montpellier. Mais le jeune honune vint se fortifier au contact de la grande clinique parisienne, et se faisait recevoir docteur en 1824. La même année, il retournait à 31ontpellier, où il devenait secrétaire de la Société académique, dont il a rédigé les travaux pendant les trois années 1822, 1825 et 1824. Revenu de nouveau à Paris, il se consacra complètement au journalisme médical, tenant d'une main habile et ferme la rédaction de la Clinique des hôpitaux, fondant en 1828 la Lancette française, défendant avec aigreur, mais avec un inunense talent, la liberté absolue de l'enseignement, trempant sa plume dans l'encrier de Gresset, ou celui de Régnier, écrivant contre l'école VOrfilaïde, poëme ou plutôt lutrin en trois chants, œuvre rapide, imagée, brûlante ; répandant une bile acre et perfide dans son Heléneïde, ou Epitkalame en quatre chants à Vusage des princes qui se marient; jetant sur le papier un Poëme sur Vart de guérir; lançant enfin sa fameuse Némésis médicale, collection de morceaux de choix, étincelants d'es- ])rit et de gaieté, sur l'Ecole, les souvenirs du choléra, les funérailles de Dupuytren, le Réveil, les hôpitaux et les cliniques, la responsabilité médicale, les charlatans, l'homœojjathie, l'Académie, etc. Nous avons lait connaître dans notre Parnasse médical [iSl^, in-8°, p. 205), Fabre comme poëte satirique.
I. Dissertation sur le pemphigus. Thèse doctorale, l'aris, 1824. — II. Rapport sur les travaux de la Société académique de Marseille. 18'25. — lil. Du choléra morbus de Paris, 1832, iii-8"'. — IV. L'Hélénride. — V. L'Orfilaide. Paris, 1855, iii-8°. — VI. Le magnétisme animal, satire. Paris, 1858, 111-4°. — VII. Isémésis médicale, recueil de satires, par un Phocéen, 1855. — Vlli. Poëme sur l'art de guérir. In Gaz. des hôpit., 2 et 4 janv. 1845, fragments. — IX. Dictionnaire des Dictionnaires' de médecine. Paris, 1840-41,8 vol.in-4°. — X. Biblioth. du médecin praticien. Paris, 1843 et suivants.
Fabre (N.). Médecin de Lille, né en 1811, mort dans le commencement de l'année 1858. 11 avait été conseiller municipal, professeur à l'École de médecine de Lille, mendjre du conseil de salubrité et de la commission des prisons, et a écrit sur les accidents dans les fabriques de Roubaix, et sur le cimetière de cette ville, des Mémoires qui ont eu du retentissement. A. C.
FABinii (Les deux).
FABRE-I'ALAI'UAT. 13
Fabini (Friedricii). Né eu Transylvanie (Autriche), fit ses études médicales à Peslh, et y fut reçu docteur en 1822. Nommé dès l'année suivante médecin pensionné pour les maladies des yeux, puis membre de la Faculté de médecine de Pesth, il se retira finalement à Clausenburg (Transylvanie), où il exerça son art pendant de longues années. Nous citerons de lui :
I. Diss. inaug. politico-medica de inhumatione mortuorum. Pestliini, 1822, in-S". — II. Beobachtungen liber den graueii Staar. lu Grâfe u. Walther's Journal dcr Chirurgie. Bd. XIV, p. 5fô, 1850. — III. Pflege gesunder und kranker Augen. Leipzig ii. Pcsth. 1831, gr. in-8°; 2° édit.. ibid. 1835, in-8">. — IV. Das Ueilverfaliren in Krankheiten, wo schnelle Hilfe nôthig ist. llermannstadt, 184G, gr. in-S». L. Hn.
Fnbini (Johank-Gottlieb). Médecin oculiste, naquit en Transylvanie, comme le précédent; il fit ses études médicales à Vienne. Assistant à la clinique ophthalmologique publique de Vienne, il soutint sa tlièsc inaugurale dans la même ville en 1816, y devint maître {magister) en oculistique, puis professeur ordinaire des maladies des yeux à l'Université de Pesth le 14 mars 1817 ; peu après il fut nommé directeur de l'établissement pour les maladies des yeux et de celui où l'on traitait les malades atteints de cataracte. On a de lui :
I. Disscrtatio inauguralis inedica de mnauroxi. Viennif, 181G, in-8°. — II. Doctrina de morbis oculurum. In usum audiloruni edidit. Pesniini (VieniKo). 1823, in-8''; cdilio altéra, Pesthini etLipsi^e, 1831, gr. in-8'', 1 pi. — III. De prfeci/mis cor neœ morbis. Prolusio aca~ demica' qua d. 27 Junii 1830, etc., Budse, 1831 (1830), gr. in-S". — IV. Descri:,ione del cholera-morbus che régna presentamenle in Ungheria ; leltcra dir. al D' G. L. Malutta. Traduz. dal latino. Venezia, 1855, in-8° i^ceUe lettre est datée de Peslh le 7 août 1831). — V. Einige Bemerkungen iiber die Opération des Schietetis. In Medicin. Jahrb. des K. K. Oesterr. Staales. Bd. XXXIV, p. 310, 1841. — VI. Nombreux articles dans le Encrjclopâdisches Wôrterbuch der medicinischen Wissenschaften et dans le Orvosi Ti'tr. L. Hn.
FABIUS (Guillaume) ou BOWAERTS, de son nom flamand. Est né à llilvaren Beeck, village du Brabant. Après avoir enseigné plusieurs années de suite les humanités à Anvers, il se rendit à Louvaiu pour s'y fixer. 11 étudia la médecine à l'Université de cette ville, et fut admis à la licence. Ce n'est pas cependant comme médecin qu'il se distingua, mais comme professeur de la langue grecque, qu'il connaissait à fond; il l'enseigna avec éclat au collège Buslidien ou des Trois- Langues, à Louvain. Fabius périt d'une manière tragique: uu soir qu'il rentrait chez lui, il fut assailli par une bande d'étudiants qui l'accablèrent de coups, et il mourut des suites de ses blessures le 28 mai 1590. Le seul ouvrage que l'on connaisse de lui est une grammaire grecque :
Epitome Syntaxeos linguœ grœcœ. Antverpiffi, 1843, in-8°. L. II.v.
FABRÉ-PAL.4PRAT (BER.xARD-R.iYMOND). Nous avous cherché en vain des détails biographiques sur ce médecin, qui a cependant joui d'une certaine réputation en son temps, et qui est auteur de plusieurs travaux, entre autres d'un Mémoire sur le galvanisme appliqué à la médecine et de son efficacité dans le traitement des affections nerveuses [Journ. gén. de méd., t. III, p. 456), et de la traduction du Traité du galvanisme appliqué à la médecine, écrit en anglais par Labeaume (Paris, 1828, in-8"). Nous savons aussi que Fabré-Palaprat était en 1817 membre titulaire de la Société académique fondée par Guillotin avec les débris de l'ancienne Faculté de médecine de Paris, et qu'il fut reçu docteur à Paris le 16 septembre 1805. Enfin, en parcourant mélancoliquement les allées du cimetière Montmartre, nous avons découvert la tombe de notre médecin; l'inscription qui y est gravée porte qu'il est mort à Pau, département du Tarn {sic) \e 17 février 1858, dans sa soixante-troisième année. Sa