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mule : ficarine pulvérisée 1 gramme, glycérine 30 grammes. Au besoin, on remplacerait la glycérine par l'axonge, le beurre, l'onguent populéum, l'huile d'olive ou l'huile d'amandes douces. L. Hahn.
FICARIQUE (Acide). Cet acide a été découvert par Saint-Martin dans la ficaire en même temps que la ficarine. Il présente une réaction franchement acide, est volatil et décomposable par la chaleur, d'une saveur caustique et produit sur la langue une éruption vésiculeuse qui persiste assez longtemps. C'est probablement à cet acide qu'est due la saveur brûlante de la ficaire et d'un grand nombre d'autres renonculacées. L. Hn.
FICHET DE FEÉCHï (Philippe). Docteur en médecine, médecin des armées du roi en Allemagne, médecin et chirurgien-major des troupes de S. A. E. Palatine à Dusseldorf, inspecteur général de ses hôpitaux, professeur en chirurgie, ce personnage a laissé quelques ouvrages d'une facture peu attrayante, et d'allures peu scientifiques. Ce sont :
I. Observations sur différents cas singuliers, relatifs à la médecine pratique et la chirurgie. Paris, 1761, in-12. — II. Observations particulières sur la médecine, la chirurgie et l'art des accouchements et les maladies vénériennes. Paris, 1765, in-8°.
Dans la préface de ce dernier livre, l'auteur fait naïvement remarquer « que son ouvrage pourra être aussi d'une grande utilité pour les dames qui se trouveraient dans leur maison de campagne, ou en province ; par ce moyen elles seront en état, au défaut de leur médecin, de remédier aux petites indispositions qui pourraient leur arriver. » A. C.
FICDTEL (Johann-Ehrenkeich von). Naturaliste hongrois, naquit à Presbourg le 29 septembre 1752. 11 étudia la jurisprudence, et dès l'âge de dix-sept ans se livra à la pratique. Reçu avocat, il se rendit en Transylvanie et obtint en 1759 la place de notaire de l'intendance de la nation saxonne à Hermannstadt. Cette administration ayant été supprimée en 1762, Fichtel, privé de toutes ressources, vint chercher fortune à Vienne. Il réussit à se faire employer à la chambre des comptes, et en 1768 devint chef du bureau de la trésorerie en Transylvanie; chargé de la surveillance des mines de sel gemme, qui constituaient la principale ressource de la contrée, il contribua par son zèle et son activité à en accroître le produit. Après s'être ensuite occupé pendant deux ans de l'histoire de la Transylvanie, sans arriver à un but sérieux, il porta son attention exclusivement sur les productions du règne minéral. « Il parcourut presque toutes les contrées de la province, gravit la plupart des montagnes et rassembla un cabinet qui, 27 ans après, passait pour le plus riche de toute l'Autriche. Jusqu'à sa mort, arrivée le 4 février 1795, il ne cessa de consacrer tous ses moments à l'étude de la minéralogie de la Transylvanie, dont personne ne s'était encore occupé, et qu'il a fait connaître jusque dans ses plus petits détails. » (Meusel). Il a publié :
I. Beytrag zur Mineralgeschichte von Siebenbïirgen. Nùrnberg, 1780, 2 vol. in-4°, 10 pi. — II. Mineralogische Bemerkungen von den Karpathen. Wien, 1798, in-S". — III. Mineralogische Aufsàtze. Wien, 1794, in-S". — IV. Nachricht von eineni in Vngarn neu entdeckten ausgebrannten Vulkan. In Schrift, der Gesellsch. naturf Freunde zu Berlin. Bd XI St. 1, 1793. L. Hn.
Ficiiv (Marsile), célèbre philosophe et médecin italien, naquit à Florence le 19 octobre 1453. Il était fils du premier médecin de Cosme de Médicis, et ce
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dernier lui fit donner une e'ducation très-soignée, dans le but de lui contier un jour la direction de l'Académie platonicienne qu'il venait de fonder (1440). C'est à cette Académie que Ficin fit ses études philosophiques et philologiques ; mais son père, désireux de lui voir étudier la médecine, l'envoya à Bologne suivre les cours de l'Université. Rappelé à Florence vers 1455, il se consacra tout entier à Platon. En 1470, il entra dans les ordres et devint curé de deux églises de Florence et plus tard chanoine à la cathédrale. 11 mourut le 1" octobre 1499 à Carreggi, près de Florence.
Adversaire décidé de la philosophie aristotélienne, ardent partisan de la philosophie platonicienne ou plutôt néoplatonicienne, il acquit une grande célébrité par ses traductions en latin de Platon et des néoplatoniciens Plotin, Jamblique et Proclus. Chose remarquable, il n'apprit le grec que fort tard, et précisément dans le but de traduire les philosophes grecs. Dans son remarquable ouvrage « Theologia pîatonica, etc », il cherche à concilier le platonisme avec le christianisme et à démontrer l'immortalité de l'âme. Comme médecin, Marsile Ficin, par son ouvrage astrologico-médical, et ses ouvrages de diététique, exerça une influence très-notable sur Paracelse et sur Agrippa de Nettesheim : c'est ce que fait bien ressortir Weitenweber {Ueber des Marsilius Ficinus Werk « de vita stiidiosorum ». Prag., 1855, in-4°). Par son ouvrage sur la peste (1477-78), Ficin doit être rangé parmi les épidémiographes du quinzième siècle. Nous citerons de Marsile Ficin :
I. Tractatits singularis de epidemico morbo extatico, in latinum versus ah Hier. Ohicio. Aug. Vind, 1518. — II. Epidemiarimi Antidotus. Basil. 1549, in-S". Paris, 1547, in-S". — III. Epislolce. Venet. 1495, in-fol. — IV. Theologia Pîatonica de immorialitate animorum. Florence, 1482. Paris, 1559, in-S". — V. Mensa philosophica, 1489, in-16, Goth. Paris, 1517, in-16. Goth. — YI. Mercurii Trismegisti Pœmander. Paris, 155i. — VII. Platonis epinomis, vel philosophus. Paris, 15G0, m-i". — VIII. Platonis opéra. Lugd. 1548, in-fol.; 1557, in-fol. Franco!. 1602, in-fol. (Gréco-latin). — IX. Plotini de rébus philosophicis libriLIV. Basil. 1559, in-fol. — X. De vitâ libri très. Paris, 1547, in-8°. Basil. 1549, in-S».
— XI. De vita triplici, 1489, 1 vol. in-16. En italien. Venez. 1548, in-fol. — XII. De studiosorum valetiidine tuenda. Basil. 1569, in-S"; Mogunt. 1647, in-12. —XIII. Contra alla ijeste. Firenza, 1576, in-8°. — XIV. De voluptate. Venetiis, 1497, in-fol. — XV. Apologia in qua de medicina, astrologia, vita mundi, etc., agitur. Venetiis, 1498, in-fol. — XVI. Opéra. Parisiis, 1641, 2 vol. in-fol. Basil. 1576, 2 vol. in-fol. L. Hn.
Ficn^ius (Heinrich-David-August), médecin et chimiste allemand, naquit à Dresde le 1 8 septembre 1 782 ; il était le fils de David-Franz-Andreas, pharmacien distingué de Dresde, mort en 1854. Il prit le bonnet de docteur à Wittemberg en 1806, et en 1815 fut nommé professeur de physique et de chimie à l'Académie médico-chirurgicale de Dresde; à la mort, de son père, il géra luimême la pharmacie qu'il laissait. Ficinus s'est distingué tant par son enseignement que par ses nombreuses publications de physique, de chimie pure et physiologique, etc. Nous citerons de lui :
I. Diss. inaug. de hijdrope. Vitebergœ, 1806, in-4°. -t- II. Anfangsgrûnde der Naturlehre mit besonderer Hinsichl aiif die Medicin. Dresden, 1815, in-8°. — III. Cinchonin, mcdicamen efficacissimum adversus cacliexiam e febre intermittente obortam, etc. Dresdee, 1816 (1815), gr. in-8°. — IV. Die Schwefelquellen bel Schmeknitz, etc. Dresden, 1818, in-12 ; 2te Aufl. Ibid., 1819, in-8°. — V. Bemerk. ûber die Gicht, etc. In Rom" s N. Archiv f. med. Erfahr., Bd VIT, H. 1, p. 1, 1808. — VI. Dans Anatom. phijsiolog. Realwôrterb. V. Pierer, articles : Chemie, Dampf, Darmkoth, Eisen, Eiweissstoff, Electricitât, Erden, Fâulniss, Farbe der Haut, Farben, Faserstoff, Fett, Feiter, Flùssigkeiten, Form, Gàhrung, Galle, Gallerte, Galvanisrnus, Gas, Harn, Kalk, Kohle, Licht, Luft, Magnetism, 1818-23.
— VU. Thonerde aïs Arzneimittel. In Dresd. Zeitschr. f. Nal. u. Heilk., Bd I, H. 1, p. 82, 1819. — VIII. Ueber die Abwesenheit der Gallerte im lebendig. thier. Kôrper, etc. Ibid.
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Bd II, H. 1, p. I, 1820. — IX. Avec Seiler, ûher âm Einsâugungavermôgen (1er Venen. Ibid./n. 3, p. ')17. 18-22. — X. Densue; eiii Chinesi'-hes ArzneimiUel. Ibid. Bd IV, p. 145.
XI. Ùebei- den Gehall an Liift in den TeiilUzer Quellen Ibid. Bd V, H. 3, p. 448, 1><28. —
XII. Beitrâye zur Topographie von Dresde». Ibid. N. Zeilschr. Bd I, H. I, p- I. 1829. —
XIII. Uebersicht des gesammlen Thierreichs, etc. DresHen, 1820, pr. in-fol. ; 2te Aufl. mit C\i\us : Vollknmmene Darstelhing der Idée der Aniwalital durch Entwlckehing hôherer innerer Einheil, Dresd. u. Leip/.i?. 1x26, pr. in-fol. —XIV. Optik oder Versnch elnes Umrisses der I.ehre vo,n licht, etc Dresden, 1828, pr. in-12, 5 pi. — XV. Physik, allgemeinfassUch dargcslellt. Dresden, 1828, gr. in-12, 4 pi — XVI. Cliemie, allgemeinfasshch dargeslelU. Dresden, 1829, gr. in-12, 4 vol. pi. — XVIF Préface à Reicuel. ïlandbuch der med. Chemie. (Leipzig ii. Baltimore, 1837. in-8°l. — XVlIl. L'un des fondateurs et n'dacleurs du Dreodener Zeitschrift f. ^at. u. Heilk (18191. — XtX. Articles dans Archiv des Apolhekerverrins, Schweigger's Jouyn. f. Chemie u. Phys., Varnhagen's pharmac. MonatsblaU, Conversations -Lexicon (Leipzig, bei Brockhaus) et Deutsche Taschen-Encijclopôdie.