‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.38Chapitre 11 sur 113 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

FICK (Les).

Fîek (.ÏE an-Jacques) , méilecin allemand de mérite, naquit à léna, le 28 novembre 16G2, fit ses humanités dans cette ville et y obtint le titre de maître ès-arts en 1G83. Il étudia la médecine à Leipzig, à Helmstadt, et, après avoir visité diverses universités d'Allemagne, vint se faire recevoir docteur dans sa ville natale en 1689. 11 y pratiqua la médecine et donna des leçons particulières pendant deux ans. 11 devint médecin du comte de Mansfeld en 1691 et du duc de Weimar en 1696. Quatre ans après, il retourna à léna pour y reprendre ses cours particuliers; en 1715, il devint professeur extraordinaire de médecine à l'Université. A la mort de Wedel, il le remplaça dans la chaire de botanique, de chirurgie et d'anatomie; de là il passa à la chaire de médecine théorique en 1721 ; mais une attaque d'hémiplégie l'obligea à résigner ses fonctions en 1726.

Fick mourut le 23 août 1750, laissant :

I. Diss. de abortu epidemico. lense, 1697, in-4''. — II. Diss. de gemino purganlium usu in dysenteria. lense, 1709, in-i°. — II(. Cliymicnrum in pharmacnpœa Bateana et J.ondinensi erjdicalio. l'rancof. 1711, in-12. — IV. Diss. de saccharo iactis et magnesia alha. lense, 1713, in-4°. — V. Diss. de salivalione spontanen, prœcipne variolarum. lense, 1713, in-4°. — YI. Manuductio ad forniulnrum compositinnent Tab. XXIII cum schoUis nolarum schemale atqne exemplis absoluta. lense, 1713, in-4''. — VII. Diss. de salium natiira, genesi et usu. lense, 171.5, in-4°. — VIII. Diss. de balneis aquœ diilcis frigidis. lense, 1717, in-4''. — l\.'Diss. de irœ efficacia et remediis. lente, \1\^, in-4''. — X. Diss. de salubri frigido potu. lense, 1718, in-4°. — XI. Diss. de clysleritms nutriliis et friqidis. lense, 1718, in-i". — XII. Diss. de frigoris noxa in corpore humann. lense, 1720, in-4''. — XIII. Diss. de generali futurœ criseos ant jam factœ signo. lenœ, 1723, in-4''. — XIV. Diss. de marasmo seu marcoi-e. lenje, 1724, in^". — XV. Diss. de lingua mnrhorum prœsaga. lense, 172.i. in-4°. — XVI. Diss. de balbis. lenje, 1725. in-4''. — XVIF. Diss. de rare marino. lense, 172.1, in-4°. — XVIll. Diss. de caice viva. lense, 1726, in-4''. — XIX. Diss. de febre vesiculari ab obstructiane lochiorum. lense, 1720, in-4''. — XX. Diss. de acelo. lense, 1726, in-4°. — XXI. Aphorismi Hippocratis notis illustrati. lense, 1729, in-8°. — XXII. Trad. en allem. des Tables anntomiques de J. Gasserio (Francf.-sur-le-M., 1707. in-i"]. — XXIII. Édition nouv. du Quadripardtum botanicum par Simon Pauli (Francf.-sur-Ie-ÎI., 1708, in-4''). L. Ils.

Fiek (Franz-Ludwig), célèbre physiologiste allemand, naquit à Erlangue le 18 mars 1813. Il commença ses études à l'université de Marbourg, les continua à Gotlingue, où il suivit pendant quelque temps les leçons de Laugenbeck et de Himly ; de retour à Marbourg, il termina ses études et se fit recevoir docteur le 29 août 1835. Immédiatement après, l'anatomiste Buenger se l'adjoignit comme prosecteur et Fick ne tarda pas à se distinguer dans ces fonctions. Devenu privât docent à l'université de Marbouig le 24 avril 1837, il fut nommé, à la

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mort de Buenger, professeur extraordinaire de physiologie (27 février J 839) ; c'est avec ce dernier qu'il avait commencé la formation du magnifique musée d'anatomie dont s'enorgueillit à bon droit l'université de Marbourg; nommé à la même époque chef des travaux anatomiques, il continua l'œuvre de son prédécesseur et le 6 avril 1843 obtint la chaire d'anatomie à l'Université. A partir de ce moment, il se livra exclusivement à l'anatomie et à la physiologie et abandonna ccmplétement la chirurgie pour laquelle il avait montré cependant des dispositions remarquables ; il avait même pratiqué des opérations difficiles avec le plus grand succès, mais la grande sensibilité dont il était doué avait fini par le faire renoncer à cet art. Ce savant professeur fut enlevé à la science le 31 décembre 1858; il mourut frappé d'apoplexie foudroyante, âgé seulement de quarante-cinq ans.

Fick a laissé d'excellents ouvrages et, ce qui vaut mieux, un frère, Fick (Adolf), cminent physiologiste, actuellement professeur de physiologie à l'université de Wûrzbourg, et dont il avait été le premier maître. Nous citerons de lui :

I. Abrisa der palhologinchen Anatnmie. Cnssel, 1839, gr. in-S". — II. Ueber Jnnusbildung. Marburg, 1841, g^r. in-8°, 2 pi. — III. Phyiiid. Auafoinie dea Men^chen. Leipzi":, 1842-45, gr. iii-8°. — IV. Tractatua de illegilimn vnsorian rurfiu homuiibus innato cuiii II tab. Marburgi, 185i — V. Phantnm des Menackenhirnx. AU Supplem. zu jedcm aiiatoniischeii Allas. SteAufl. Marhiirg, 1857. in-12. — VI. Ueber die Ursachen der Knochenformen. Experimcnlelle Untcrsuchungcn. Gôltingen, 1857, iri-t". — VII. î^eue Unlersuchungen iiber die Ursachen der Knochenformen : 1° Vom (iesichtsskelelt. Exp. Unters. ; 2" Ueber die Suturen und ihr Verhàllnixs znr Hirnform. Mnrbiiip, IS59, in-4''. — Vllt. Ueber die Hirnfiinction . In Miilter's Archiv, 1851, p. 385. — IX. Ueber die Archilektur des Schaedels. Ibid., 1853. — X. Beitrag znr Mechnnik des Gehirns. Ibid., 1853. — XI. Ueber das Vas deferens. Ibid., 1858, p. 473. — XII. Hand nnd Ftiss. Ihid., 1857, p. 435.— Xlll. Zur Mechanik der Blutbewegung in der MHz. Ibid., 1859, p. 8; etc. L. Un.

FICKER (Les).

Ficker (Wiliielm-Akton). Chirurgien et accoucheur allemand de renom, naquit à Paderborn le 28 octobre 1768, fit ses humanités à Padcrborn et à Osnabrùck de 1780 à 1788 et commença ses études médicales dans cette dernière ville; il les continua à Miinster et à Gottingue, de 1788 à 1792; enfin il se fit recevoir docteur à l'université d'F.rford le 19 avril 1792. Après avoir servi pendant deux ans dans les hôpitaux militaires autrichiens et prussiens, sur le Rhin, à Vienne et à Wiirzbourg, il revint se fixer à Paderborn, et devint successivement médecin pensionné de sa ville natale, professeur de chirurgie et d'accouchements (1794), conseiller aulique de la principauté de Lippe (1802), puis médecin des eaux de Dribourg (1808).

Ficker jouissait d'une grande réputation dans son pays natal, réputation méritée tant par sa science que par son habileté comme chirurgien et accoucheur. En 1798 il eut la bonne pensée de fonder un hôpital à Paderborn, par le produit de souscriptions volontaires ; il vit ses efforts couronnés du succès le plus inespéré, eu égard surtout aux circonstances difficiles de l'époque. Ficker mourut le 8 mars 1824.

II s'était occupé de poésie dans sa jeunesse et de littérature toute sa vie durant; il collabora à plusieurs journaux littéraires. Nous ne citerons ici que ses ouvrages médicaux, tous remarquables par l'ciudition et le jugement autant que par l'exposition claire et méthodique. Dans sa dissertation sur la trachéotomie, il décrit une canule inventée par lui ; dans un mémoire sur la coxalgie des

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enfants, il recherche les causes et le traitement le plus convenable de cette affection; ce me'moire, présenté à l'Académie médico-chirurgicale de Vienne pour un concours, est fort intéressant. Une partie des ouvrages de Ficker se trouve traduite dans la Bibliothèque germanique médico-chirurgicale. Voici du reste les titres des principaux travaux de Ficker :

I. Commentatio de temperamentis quatenus ex fabrica corporis et structura pendent, etc. Gottingîe, 1791, in-4°. — II. Diss. de tracheotomia et lanjngotomia. Erfordiœ, 1792, in-4"'. — III. Unterricht /«?• die Hebammen des Hochstifts Paderborn. Paderborn, 1796, in-S"; 4" édit. 1808, in-8°. — IV. Beitrâge zur Arzneiivissenschaft, Wundarznei- imd Enthindungskunst. 1 Ilefte. Munster, 1796-1802, in-8°. — V. Ameige und Aufforderung an das dortige Publikum, uni durch milde Beytrâge edler Menschenfreitnde die Errichtung eines Kranken/iauses zu bewirken. Paderborn, 1797, in-8°. — VI. Beobachtungen aus der Geburtshûlfe. In Loder's Journal fur die Chirurgie. Bd I, n" 2, 1797. — VII. Aufsâtze und Beobachtungen mit jedesmaliger Hinsicht auf die Erregungstheorie. Hannover vc. Paderborn. 180i-1806, in-8°, 2 vol. — VIII. Preisfrage, worin bestehet das Uebel das unfer dein sogenannten frciwilligen Hinken der Kinder bekannt ist? etc., etc. Wien, 1807, in-4''. — W. Driburger Taschcnbuch auf das Jahr, 1811. Paderborn, 1811, in-8°. — X. Driburg. Taschenb. auf das J. 1816. Paderborn, 1816, in-S». — XI. Nombreux mémoires et observations insérés dans les journaux de médecine ou de chirurgie de Loder, Hufeland, Harless et de Graefe et Walther, dans le Recueil d'obs. de chir. de de Siebold, etc., etc. L. Hn.

Ficker (Sasiuel-Gottlob). Autre médecin allemand, naquit à Liegnitz le 22 septembre 1766. Il termina ses études médicales à Berlin, puis en 1789 s'établit à Liegnitz; il se maria en 1791, devint assesseur et professeur à l'école de chirurgie de sa ville natale le l^"" juillet 1795, en 1797 médecin de l'école royale de cavalerie et médecin pensionné de la ville le 13 septembre 1806, à la mort de Gebauer. Pendant les campagnes de 1813 et 1814, il fut médecin en chef d'hôpitaux prussiens et russes, et en 1817 fut nommé conseiller médical royal. Ficker est mort le 12 décembre 1828. Nous connaissons de lui :

I. Yersuch einer Vertheidigung der Kuhpocltenimpfung, gegen die vom D' Herz darùber erhobenen Zweifel. Liegnitz u. Leipzig, 1802, pet. in-8°. — II. Kaltes Waschen gegen acutes Fieber. In Hufeland's Journ. der Heilk. Bd XLI, p. 117, 1815. — III. Der sogenannte Wunderdoctor Richter zu Royn, im Liegnitz schen Kreise und Regierungs-Departement in Schlesien. In Kausch's Memorabilien der Heilkunde. Bd II, p. 245, 1818.

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