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Fig. 2.
Ascension rapide sans rémission.
Fig. 3.
Ascension rapide avec rémission.
Fig. 4.
Ascension lente
à oscillations ascendantes.
d'atteindre son acmé, la température périphérique tend à se rapprocher de la température centrale. Nous verrons plus loin que, pendant la période de chaleur, la courbe axillaire et la courbe palmaire diffèrent à peine de quelques dixièmes de degré.
Les variétés que peut présenter la période d'ascension sont assez nombreuses. L'élévation de la température peut être très-rapide ; elle marche plus vite sur le tronc qu'aux extrémités, s'accompagne dès lors d'un frisson assez intense, et atteint en quelques heures ou en un jour le chiffre lé plus élevé (fig. 2 et 3). C'est ce que l'on observe dans la fièvre intermittente, la pyohémie, la pneumonie, la scarlatine, etc.
Dans la fièvre typhoïde, au contraire, l'ascension est lente, « le stade pyrogénétique, dit Wunderhch, est pobjphémère. » L'ascension se fait dès lors par oscillations ascendantes. Celles-ci peuvent être régulières, la température du soir dépassant toujours celle du matin, et la température du lendemain surpassant celle de la veille (fig. 4);
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Fig. 5.
Fig. 6.
Ascension lente
Ascension lente
avec apyrexie.
irrégulière.
quelquefois elles sont irrégulières, soit qu'une défervescence accidentelle amène la température à un chillre normal (fig. 5), soit que l'on ne puisse plus constater aucune régularité dans l'ascension thermique. Ce dernier cas s'observe dans le rhumatisme articulaire aigu, la pleurésie, la péritonite, etc. (iig. 6).
La marche ascensionnelle de la température éclaire toujours le diagnostic. Sans que l'on puisse rien affirmer à cet égard on peut cependant soupçonner l'invasion d'une fièvre typhoïde quand la période d'oscillation ascendante est très-régulière et que le thermomètre atteint rapidement un chiffre élevé. Si la température reste inférieure à 59°, il s'agit au contraire d'une fièvre catarrhale : si elle est irrégulière, on peut avoir affaire à un emharras gastrique fébrile.
2" Période stationnaire. Arrivée à son fastUjium la température se maintient à ce degré, pendant un temps excessivement variable suivant les maladies qui sont cause de son élévation. Les oscillations thermiques sont aussi très-différentes, de telle façon qu'il importe de diviser la période stationnaire en un certain nombre de types. Déplus, durant cette période, la température périphérique augmente plus rapidement que la température centrale. C'est ce qui résulte d'un assez grand nombre de recherches assez récentes, faites surtout en Allemagne et que l'un de nos élèves, le docteur Couly, a entreprises àriiôpital du Yal-de-Gràce, et continuées avec beaucoup de persévérance dans le service de M. le professeur Villemin. De ces recherches il résulte que, dans la pleurésie, la pneumonie, l'angine, la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, etc., les deux: courbes axillaire et palmaire se rapprochent peu à peu et tendent même à se confondre (pneumonie, érysipèle, l'humatisme, etc.). Pendant la convalescence, avec la chute de la fièvre, la température palmaire tombe brusquement au-dessous de la normale (pleurésie et pneumonie), ou bien la température axillaire et palmaire restent longtemps parallèles (rougeole, rhumatisme, érysipèle). M. Gouty a publié [Gaz. viécL, oct. 1876) une triple courbe axillaire, palmaire et plantaire, prise dans un cas de compression de la moelle dorsale et où l'on voit des lésions inflammatoires (pleurésie, eschares sacrées) ne déterminer d'élévation de température que dans les parties périphériques correspondantes (main pour la pleurésie, pied pour l'érythème sacré). Schônlein avait déclaré que certaines affections et en particulier la fièvre typhoïde se caractérisaient par une variation brusque de la température périphérique. Ces observations n'ont pu être confirmées.
La moyenne de la température atteinte par la maladie fébrile et l'élévation maxima et minima que l'on peut constater sont aussi importantes à déterminer. Wunderlich fait remarquer que la température maxima est surtout utile à connaître au point de vue du pronostic. Le chiffre de 4'2° est en effet presque toujours mortel. La limite inférieure de l'élévation thermique peut servir à distinguer une maladie d'une autre. Ainsi dans le cas oia la température n'a jamais, dans son élévation maxima, atteint 59°, 5, on peut en induire que l'on n'a pas affaire à une fièvre typhoïde. Cette dernière conclusion toutefois est loin d'être rigoureuse ; les fièvres typhoïdes à forme ambulatoire ou apyrétique le prouvent. Les moyennes thermiques pendant cette période ont été soigneusement déterminées par Wunderlich, mais elles n'ont qu'une importance secondaire au point de vue du diagnostic ; elles peuvent d'ailleurs être facilement modifiées surtout quand le stade du fastigiura est court. Il est donc plus important d'étudier la forme générale de la courbe thermique durant cette période. Wunderlich la divise de la manière suivante ; 1° forme aciiminée ou acméi- DICT. ENC. 4° s. ïï. 8
forme; 2° forme continue; Z° forme discontinue. M. Jaccoud donne à ces formes diverses les noms de fastiyium à sommets, fastigium oscillant et fasticjium rémittent.
La première forme se rencontre dans les fièvres à marche rapide, telles que la fièvre intermittente, la fièvre éphémère, l'érysipèle, etc. 11 y a un seul ou, au plus, deux ou trois sommets, après quoi l'on voit apparaître la période de défervescence (fig. 7). Si la mort survient, c'est d'ordinaire au moment où la tempe-
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Fij. 7. — Fastigium à sommets (érysipole de la face).
Fig. 8. — Fastigium à oscillations stalionnaires.
rature a atteint son degré le plus élevé. Si l'abaissement se fait presque aussitôt après que la température a atteint son apogée, il faut s'attendre soit à plusieurs nouveaux accès, soit à une rechute de la maladie.
La forme continue ne consiste que très-rarement dans un maintien complet ou uniforme de la température à la même hauteur. Il y a presque toujours, au contraire, des oscillations ; le degré thermique est moins élevé le matin que le soir, mais la différence n'est guère que de quatre ou cinq dixièmes de degré. La représentation graphique de la période fébrile consiste donc en une ligne brisée dont les niveaux supérieurs et inférieurs pourraient être réunis par une ligne à peu près horizontale. Ces oscillations stalionnaires, comme les appelle M. Jaccoud, s'observent dans toute maladie très-grave, dans les cas où une complication grave s'ajoute à une maladie déjà existante, mais aussi dans certaines maladies très-légèi-es (fig. 8). Cependant la durée et la fixité de cette période semblent presque toujours en rapport avec la gravité de la maladie.
La forme continue peut présenter non plus des oscillations stationnaires, mais bien des oscillations ascendantes ou descendantes. Dans le premier cas la marche de la température, qui rappelle assez bien la période trahiante du début de la fièvre typhoïde, est souvent l'indice de l'aggravation d'une maladie (fig. 9); la période des oscillations descendantes est au contraire d'un pronostic le plus souvent favorable (fig. 10). Il n'est pas rare de voir la période stationnaire se diviser en deux sections, la première assez régulière, la seconde ascendante ou descendante' suivant l'issue de la maladie. Assez fréquemment aussi la fin du fastigium à oscillations stationnaires se caractérise par une élévation brusque et considérable, presque immédiatement suivie de la défervescence.
La période de tastigiura discontinu ou rémittent est caractérisée par les différences qui existent entre la température du matin et celle du soir. La courbe thermique figure des lors de grandes oscillations, le maximum de la température
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Fifr. 9. — Fastigium à oscillations ascendantes.
Fig. 10. — Fastigium à oscillations descendantes.
■dépasssant souvent de 2 ou 3 degrés son minimum. Parfois la ligne des sommets reste horizontale. Le plus souvent les plus grandes irrégularités peuvent être constatées. Dans la fièvz'e typhoïde, cette marche de la température est assez fréquente, et souvent d'une assez longue durée (fig. H), plus souvent