‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.38Chapitre 61 sur 113 · FLA>'ELLE · texte numérisé non relu

FLA>'ELLE

pices do ce savant maître. Entré à l'école vétérinaire de Lyon dès sa quatorzième année, il y fit des études brillantes et acquit en peu de temps sur ses condisciples une telle supériorité qu'il fut chargé de leur enseigner lanatomie. Après avoir terminé ses études, il fut appelé à Paris par Bourgelat, qui le fit nommer professeur d'anatomie à l'école d'Alfort. « Flandrin remplit sa chaire avec le plus grand zèle, et c'est en grande partie à lui que le cabinet de cette école célèbre doit la belle collection de pièces anatomiques, relative aux animaux, qui en fait l'une des principales richesses » {Biogr. méd.). En 1786, il obtint la survivance de la direction des écoles vétérinaires. Vn voyage qu'il fit en Angleterre en 1785, et une mission dont il fut chai'gé en Espagne en 1786, pour observer la manière de diriger et de conduire les moutons à laine fine, lui firent prendre goût à l'économie rurale, et à partir de ce moment il s'en occupa avec ardeur et entreprit pour le perfectionnement de cette science des travaux considérables qui restèrent inachevés, car Flandrin fut enlevé à ses occupations favorites et à la science par une mort prématurée, en juin 1796. Il était membre correspondant de l'Académie des sciences.

Flandrin fut l'un des rédacteurs àeVAlmanach vétérinaire, Paris, 1785-93, in-8°, et des Instr. et observ. sur les maladies des animaux domestiques, avec V analyse des ouvrages vétérinaires anciens et modernes. Paris, 178'"2-95, 6 vol. in-8° ; il rédigea la partie anatomique de V Encyclopédie méthodique, et publia nombre d'articles dans les Mémoires de la Société d'Agriculture, le Journal de médecine, la Feuille du cultivateur, le Mercure et le Journal de Paris. Nous citerons encore de lui :

I. Précis de la connaissance extérieure du cheval. Paris, 1787, in-8°. — II. Précis de Vanalomie du cheval. Paris, 1787, in-8°. — III. Précis splanchnologigue, ou traité abrégé des viscères du cheval. Paris, 1787, in-S". — IV. Mémoire sur la possibilité d'améliorer les chevaux en France. Paris, 1790, in-8°. — V. Traité sur l'éducation des bêtes à laine. Paris, 1791, in-8° ; ibid., 1797, in-S»; ibid., 1803, iii-8°. — VI. Prospectus d'une association qui aura pour objet l'amélioration et la multiplication des chevaux en France. Paris, 1791, in-8°. L. Hx.

FLA.1\ELLE. Étoffe légère, à tissu simple ou croisé, fabriquée avec du fil de laine peignée ou cardée, d'un numéro assez fin. La flanelle fabriquée avec la laine peignée est rase, légère et sans apprêt. Elle sert à faire des doublures. Celle qui est en laine cardée est plus corsée et plus absorbante ; elle rétrécit et se feutre moins par le lavage. Elle sert à faire des gilets. Une troisième espèce est fabriquée avec de la chaîne peignée et de la trame cardée. Elle est intermédiaire entre les deux autres.

La flanelle est ordinairement blanche, mais devient jaunâtre par les lavages à l'eau de savon. On la teint quelquefois, surtout pour faire des chemises ; dans ce cas les maculatures sont moins apparentes, et par suite les lavages moins fréquents. C'est là un calcul qui, sans aucun doute, n'est pas irréprochable au point de vue de l'hygiène. Cette étoffe est sujette à rétrécir beaucoup par les lavages, aussi est-il nécessaire de la décatir avant de l'employer; du reste, par suite de ce rétrécissement, elle se corse et devient plus solide, de telle sorte que le déchet n'est qu'apparent. L'action hygiénique de la flanelle est populaire ; les mots flanelle de santé l'ont consacrée ; nous allons dire quelques mots de son emploi.

La couleur blanche de la flanelle est utilisée en Algérie. Lorsque pendant la saison chaude on est exposé aux rayons du soleil, un vêtement noir ou de cou-

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