TOTAL
Dutroulau ....
Rouis
Relevé de l'hôpital de Saïgoa . . .
Ainsi, sur un total de 248 autopsies, 173 fois l'abcès était unique, et 45 fois seulement il était double. En d'auti'es termes, l'hépatite, dans près des trois quarts des cas, ne donne lieu qu'à un seul foyer de suppuration. C'est là une particularité fort importante, car elle établit une différence considérable entre les abcès du foie d'origine franchement inflammatoire et ceux d'origine métastatique ou biliaire. Les îlots suppures liés à l'infection purulente sont en effet toujours multiples, et même dans les cas oii l'on rencontre un ou deux volumineux abcès, il en existe toujours d'autres incomplètement développés dans l'intérieur du parenchyme. Dans la lithiase biliaire, la multiplicité des foyers est encore bien plus grande ; c'est par milliers qu'on les compte, le tissu du foie en est comme criblé.
Ce n'est pas là du reste la seule particularité notable des abcès consécutifs à l'hépatite. Ils ne siègent pas indifféremment dans tous les points de la glande, et bien qu'on les ait rencontrés à peu près partout, ils offrent, dans la majorité des cas, des lieux d'élection qu'il est important de connaître au point de vue du pronostic et du traitement. Les statistiques suivantes permettent d'apprécier l'inégale répartition des abcès dans les divers départements de la glande.
Il ressort de ce tableau que, dans les deux tiers des cas, les abcès du foie occupent le lobe droit, et de préférence la face convexe ; chez le quart des malades, c'est le lobe gauche qui est envahi par la suppuration ; enfin, trèsexceptionnellement le lobe de Spigel est primitivement atteint. Ces détails ne sont pas indifférents, parce qu'ils permettent, en présence d'une hépatite suppurée, de prévoir avec quelque chance de probabilité quel en sera le siège et l'issue possible.
FOIE (pathologie).