SOURCE
VDITEL.
VITIOZ.
indét.
indét.
Total des matièhes fixes . . . 0,513 0,400 0,300
11 n'y a point d'établissement minéral public à Forges-les-Bains, mais l'administration de l'Assistance de Paris, après y avoir envoyé en 1842 six enfants scrofuleux, a (ait construire à Forges-sur-Briis, en 1862, un hôpital de cent lits, où les petits malades affectés de lymphatisme exagéré ou de scrofule confirmée sont traites exclusivement par l'eau minérale en boisson, en bains, en douches et en lotions plus ou moins étendues et plus ou moins prolongées. Des résultats incontestables ont été obtenus, mais tiennent-ils à la puissance dynamique de l'eau, comme certains l'ont soutenu, tiennent-ils seulement à l'activité d'une cure liydrothérapique simple, ou s'expliquent-ils par le changement de lieu, par l'air pur et la bonne nourriture que les enfants strumeux trouvent réunis à Forgcs-les-Bains? Nous ne voulons pas trancher cette question difficile et complexe, mais nous sommes de l'opinion de l'administration des hôpitaux et de ses conseils et nous pensons qu'on peut obtenir, pour les scrofuleux, des résultats meilleurs qu'à Forges-sur-Briis, aussi a-t-elle fait bâtir à grands frais un établissement de bains de mer à Berck du Pas-de-Calais [voy. ce mot). Nous répétons que nous aurions mieux aimé encore un établissement alimenté par des eaux chlorurées sodiques fortes, simples et mésothermales, arsenicales ou sulfureuses, qui ont jusqu'ici été les moyens naturels ayant donné les succès les plus nombreux et les plus constants dans le lymphatisme et la scrofule à tous les moments de l'évolution de ces états diathésiques. A. Botureau.
Bibliographie. — Pâtissier (Ph.). Rapport à l' Académie de médecine sur l'emploi des eaux de Forges (Seine-et-Oisel contre les maladies scrofuleuses. In Bulletins de l'Académie de médecine, iS'ti-lMù, t. VIII. — Henry (Ossian) et Guérard. Rapporta l Académie de médecine r.ur Veau de Forgcs-les-Bains (Seine-et-Oise). In Bulletins de l'Académie de médecine, 185G-1857, t. XXII. — Du même. Annales de la Société d'hydrologie médicale de Paris, Forges-sur-Briis, t. V, 1858-1859, p. 65, 94, 152, 195, 205-204, 243, 260. — Tardieu (A.). Bappcrl sur la demande en autorisation de l'eaude Forges-les-Bains (Seine-et-Oise), discussion à ce sujet. In Bulletin de V Académie de médecine, 1861-1862, t. XXVII. — Raymond (V.). Note sur l'action cicatrisante des eaux de Forges-les-Bains (Seine-et-Oise] dans le traitement des ulcères lymphatiques et scrofuleux. In Union médicale, 1866, t. XXX, nouvelle série. A. R.
FORGET (Charles-Polydore). Successivement chirurgien de la marine au port de Rochefort, docteur en médecine de la Faculté de Paris (H février 1828), agrégé à la même Faculté (1852), professeur de clinique interne à l'école de Strasbourg, ce médecin, qui a laissé dans la science médicale des traces qui ne sont pas près de s'effacer et qui est mort le 19 mars 1861, était né à Saintes, dans le département de la Charente-Inférieure, le 17 juillet 1800. La naissance de l'enfant coûta la vie à la mère. Sa jeunesse se passa à bord de bâtiments sur lesquels il fit plusieurs campagnes maritimes. Vers l'année 1830, nous le trouvons à Paris, non pas tant engagé dans la clientèle qu'anxieux de donner des preuves de son talent comme praticien, comme observateur et
comme habile dans l'art de la parole. Le concours pour l'agrégation ouvert à Paris le 8 mai 1829 lui en fournit l'occasion, et il se fit inscrire pour la section de médecine. Le combat devait être rude avec dix-sept compétiteurs. Forget fut cette fois vaincu, partageant son sort avec Mailly, Guibert, Hourmann, Cliomel, Ménière, T. -F. Dubois, Aug. Vidal, N. Guillot, Gaide, Defermon et A. Sanson. Moins de trois ans après, le vaillant lutteur emportait la place d'assaut, et était nommé agrégé de la Faculté de médecine de Paris, où il fut en exercice jusqu'à l'année 1836, époque delà mort de Lobstein, professeur à l'école de Strasbourg, lequel laissait ainsi vacante une chaire enviée. Forget n'hésite pas; il se met sur les rangs, et est proclamé vainqueur.
Ce savant, ce penseur profond et convaincu, a laissé dans la science une personnalité fortement accentuée, qu'une activité infatigable, maîtresse de souffrances incessantes, mit chaque jour de plus en plus en relief. Un esprit positif, des convictions que rien ne pouvait ébranler, une grande probité scientifique, une honorabilité professionnelle pleine de scrupules, un remaïquable talent de parole, une plume facile et féconde : telles furent ses qualités dominantes. Sa doctrine, je dirai presque son credo scientifique, peut se résumer ainsi : L'ordre est le flambeau des sciences : Ordo lumen accindit. Mais l'ordre suppose des principes, c'est-à-dire des points lumineux autour desquels viennent se grouper régulièrement les détails, qui, dans l'isolement, resteraient frappés de stérilité. Lorsqu'une science tombe dans l'anarcliie et l'empirisme, c'est-à-dire lorsqu'elle renie l'ordre et les principes, elle décline, elle gravite vers les ténèbres, elle tend au néant. Nier les principes, comme on le fait d'une manière si déplorable; conspuer le rationalisme, c'est vouloir mettre sous ses pieds la plus belle faculté de l'être pensant. L'éducation médicale ne saurait se composer d'une infinité de détails sans liens réciproques, qui tendraient à absorber l'esprit dans la contemplation des phénomènes moléculaires, et à faire de chaque observation morbide une essence concrète, entièrement isolée de toutes les autres; proscrivant ainsi la science des rapports et les vues d'ensemble, stigmatisées de systèmes, de théories, de doctrines, que l'on considère comme antipathiques à ce qu'on appelle le progrès. Il en résulterait que le néophite arriverait au terme de sa carrière universitaire la tête encombrée d'une foule de notions de détail dont il serait impuissant à saisir l'enchaînement logique. Si bien que, lancé dans la pratique sans boussole et sans guide, il tomberait bientôt dans le dégoût et le découragement, et finirait par s'endormir sur le mol oreiller de l'empirisme. Toute thérapeutique rationnelle doit écrire ces mots sur son drapeau : Doctrine des éléments pratiques, et protester ainsi contre l'anarchie et l'empirisme, qui dégradent la science et avilissent la profession. L'art de guérir doit être synonyme de thérapeutique, celle-ci ne pouvant être que la médecine appliquée au traitement des maladies, le trait d'union entre la maladie et le remède. S'il existe beaucoup de remèdes, il n'y a en réalité qu'un petit nombre de médications. Le but idéal de la science est d'arriver à pouvoir déduire la maladie de la médication, comme la médication de la maladie. Le médecin habile sait obtenir des effets nombreux et variés d'un petit nombre d'agents savamment dispensés.
Aoilà ce que Forget a voulu étabhr et a établi avec son originalité habituelle dans ses Principes de thérapeutique générale ou spéciale, ouvrage obèse d'arguments d'une dialectique serrée, quelquefois éloquente, dans lequel l'auteur a développé et défendu avec une grande ardeur de prosélytisme les
idées qui le dominaient, et qui seront exposées à l'article Eléments morbides. Ou doit lire surtout les chapitres où il est question de la médecine simplifiée ou du tact médical. On dirait du Zimmermann, mais du Zimmermann écrivant avec une plume moins souple, plus osée, plus vaillante, interprète d'un esprit que la colère, l'ironie, le sarcasme n'égarent jamais, mais esclave d'une conviction intraitable. Quoi de plus vrai, hélas! que ce paragraphe :
« Ce ne seront jamais les succès réels qui feront la base de la renommée. Le bon praticien, dans l'acception commune, n'est pas celui qui guérit le plus de malades, mais celui qui sait flatter les préjugés, les goûts, les caprices du public et des confrères. Lorsqu'on songe à ce qui décide le plus souvent de la réputation et de la vogue du médecin dans le monde, on se seul pris d'une tristesse profonde, et le découragement s'ensuivrait si le témoignage de la conscience n'était là pour nous soutenir. En apprenant à mériter ma propre estime, a dit un sage, j'apprends à me passer de celle d'autrui. »
Nous avons là sous les yeux la liste de presque toutes les publications du professeur de Strasbourg, se référant à la philosophie médicale, à la thérapeutique générale et spéciale, aux maladies des divers appareils de l'économie, et qui ont été recueillies par le Bulletin de thérapeutique, la Ga^eWe des Hôpitaux, VUnion médicale^ la Gazette viédicale de Paris, la Gazette médicale de Strasbourg, le Journal hebdomadaire, les Transactions médicales, la Gazette hebdomadaire, etc., etc. Le nombre de ces communications, articles, mémoires, lectures, etc., atteint ce chiffre : 197. Les limites sagement imposées aux notices biographiques de ce Dictionnaire nous obligent aux seules indications suivantes, en rappelant qu'étant simple officier de santé de la marine à Rochefort, Forget publia un poëiue didactique sur le tabac, morceau de 512 vers que nous avons fiiit connaître {Parnasse médical, p. 221) :
I. Précis des influences de la navigation sur le physique et le moral de l'homme. TJièse de Paris, 1828, n° 30, 45 pp. — II. An hepatis inflammalionis rerta signa Y An post morbum lœstines propriœ? Tiièie d'agi-ég-atioii, 1(S29, ia-4°. — III. De l' influence que les maladies exercent sur la chaleur animale. Tliùse d'agrégation, 1S52, in-i°. — IV. Médecine navale, ou nouveaux cléments d'h>igiéne. de pathologie et de thérapeutique médico-chirurgicales, à l'usage des officiers de santé de la marine de VÉlat et du commerce. Paris, l^ô-, 2 vol. iii-S". — V. De t' humorismc des anciens comparé à l'kumorisme des modernes. \n Journal hebdomadaire des progrès des sciences médicales, 1854, t. t, p. 47-57. — VI. De l'kumorisme rationnel. Ibid., p. 175-185. — VII. De l'influence des humeurs altérées par absorption cutanée dans les maladies en général. Ibid., p. 517-520. — VIII. Influence de la ?nédecine sur le développement et le bien-être de l humanité. V^v\s, 1855, in-4°. — IX.. Des indications thérapeutiques tirées des sécrétions et des exhalations. Thèse de concours. SU'asbourg, 1856, in-4°, 76 pp. — X. Recherches cliniques sur le degré de certitude du diagnostic dans les maladies de l'appareil cérébro-spinal. Paris, 1859, in-S». — XI. De la réalité de la médecine et de ses dogmes fondamentaux. Strasbourg, 1859, in-8'. — XII. Statistique médicale de Strasbourg. Paris, 1859, 111-4°. — XIII. Traité de l'entérite folliculeuse. Paris, 1840, in-S". — XIV. Prodrome de médecine positive. Strasbourg, 1841, in-8°. — XV. Relation de l'épidémie de méningite encéphalo-rachidienne observée à la clinique médicale de la Faculté de Strasbourg en 1841, 1842. Paris, 1845, in-8°. — XVI. Des obstacles aux progrés de la thérapeutique positive. Strasbourg, 1842, in-8''.— XVII. Clinique médicale de la Faculté de Strasbourg, du 1" juillet 1841 au 1" juillet 1812. Paris, 18 45, in-8°. — XVllI. Examen de la doctrine des constitutions épidémiques. Paris, 1845, in-S". — XIX. Éludes cliniques sur les maladies du cœur. Paris, 1844, iii-8">. — XX. Du mouvement 7nédical au dix-neuvième siècle. Strasbourg, 1847, in-S". — XXI. Précis théorique et pratique des maladies du cœur. Strasbourg, 1851, iii-8°. — XXII. Journée de l'étudiant. Paris, 1852, in-8°. — XXIII. Doctrine des éléments, basée sur les exigences de la pratique. Paris, 1852, in-8°. XXIV. Lettre
à la Société de médecine des hôpitaux de Paris sur les maladies du cœur. Sti'asbour'^
622 F 0 RM AN.
1856, in-8°. — XXV. Une épidémie de pneumonie. Strasbourg, 1856, in-S» XXVI. Principes de thérapeutique générale et spéciale. Paris, 1860, in-S". A. C,
FORGET (Jean), premier médecin de Charles IV, duc de Lorraine, naquit à Essey. Il suivit le prince dans tous ses voyages et dans toutes ses expéditions militaires, et laissa même sur ce sujet un journal rédigé sous forme de mémoires et terminé en l'an 1659; ces mémoires, restés manuscrits, ont été beaucoup loués par Cliiiflet. Eu 1644, Forget fut obligé, pour raison de santé, de demander son congé au duc Charles, qui ne le lui accorda qu'à regret et non sans témoigner, dans les lettres patentes qui le ratifiaient, de sa grande estime pour le savant médecin.
Plus éclairé que la plupart des savants de son siècle, il combattit avec courage la théorie des signatures et les superstitions de son temps; il a laissé un ouvrage sur ce sujet, qui n'est autre que la réfutation du système de J. B. Porta, Napolitain, qui, malgré ses idées absurdes et ridicules, avait trouvé des sectateurs :
Artis signatœ designala fallacia, sive de vanilate signaturarum plantarum. Nanceii, 1635, in-8°. L. Hn.
FORLEIVZE (Joseph-Nicolas-Blaise). Ne à Picerno, dans la Basilicate, en mai 1769, fit ses études à Naples et, après avoir visité les principales villes de l'Italie et de la Grèce, se rendit à Paris, oii il suivit les cours de Louis, de Desault, etc. H se livrait exckisivement à l'étude des affections de l'appareil de la vision, et après avoir passé deux ans en Angletei're, où il fut l'élève de Ilunter, il revint à Paris pour s'y fixer. Sa réputation grandit bientôt, et on le nomma chirurgien oculiste de l'Hôtel-Dieu, de l'hôtel des Invalides, et même de tous les hôpitaux de France. Il a peu écrit, mais on venait le consulter de toutes parts. Il mourut le 2 juillet 1835. Nous connaissons de lui :
I. Considérations sur l'opération de la pupille artificielle, suivies de plusieurs observations relatives à quelques maladies graves de l'œil. Strasbourg et Paris, an XIII, in-4''. — JI. Observations et réflexions sur plusieurs cataractes. la Actes de la Société de médecine de Bruxelles, t. l, an VI. — lU. Observations et réflexions sur les maladies des yeux des nouveau-nés. In Annuaire de la Société de médecine du département de l'Eure, 1809, p. 573 à 377. — IV. Opérations de la cataracte et autres. Ibid., 1810, p. 64 à 72. A. D.
FOR^IA^ (Simon). Médecin et astrologue anglais, naquit à Quidliam, près de Wilton, dans le Wiltshire, le 50 décembre 155'2. II étudia la philosophie, la médecine, la chirurgie, l'astronomie et la magie. Il s'établit tout d'abord à Londres pour exercer la médecine, mais les médecins, qui le regardaient comme un charlatan, voulurent l'empêcher de donner suite à ce projet ; il fut longtemps en butte à leurs poursuites, et ne les fit cesser qu'en prenant le bonnet de docteur, le 27 juin 1605. Dans les dernières années de sa vie, il exerçait l'art de guérir àLambeth, près de Londres; il mourut subitement le H septembre 1611, dans une nacelle, en pleine Tamise.
Forman a joui d'une réputation extraordinaire, plutôt comme astrologue que comme médecin, ce qui n'est pas étonnant on présence des superstitions qui régnaient encore de son temps. Il eut pour disciple Richard Napier, qui fut encore plus charlatan que lui. Il a laissé un grand nombre de manuscrits sur la rate, la peste, la matière médicale, sur l'alchimie, la pierre philosophale, les apphcations de l'astrologie à la médecine, etc. ; ces manuscrits sont conservés les uns au Ashmolean Muséum, les autres au British Muséum. L. Hn.
FORMIAMIDE. 623
FORMÈXE. Ce nom a été donné par Berlhelot à l'hydrure de méthyle ou gaz des marais. D.
FORMEY (Jean-Louis). Célèbre médecin allemand, était le fils de Jeak- Henri-Samuel, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Berlin, dont le père avait quitté la France après la révocation de l'éditde Nantes et qui mourut le 8 mars 1797, laissant un grand nombre d'ouvrages et de mémoires sur la littérature, l'bistoire littéraire et la philosophie, et de plus un grand nombre d'éloges des académiciens de Berlin et d'autres savants. Tous ses ouvrages étaient écrits eu français.
Notre Formey naquit à Berlin en 1766; il fit ses premières études au collège français de sa X^Ue natale, puis se rendit à l'Université de Halle, où il prit le bonnet de docteur en médecine en 1788. 11 se rendit ensuite à Paris pour s'y ..perfectionner, mais la révolution qui venait d'éclater l'obligea à fuir la France; il passa en Suisse, puis en Autriche, et suivit pendant quelque temps les cours de l'Université de Vienne. « A son retour à Berlin, il fut attaché au service médical de l'armée et chargé en particulier de l'organisation des ambulances. En 1794 il lit la campagne de Pologne en qualité de premier médecin d'état-major, et en 1796 il devint médecin ordinaire de Frédéric-Guillaume II. Après la mort de ce prince, Formey fut nommé membre du conseil supérieur de médecine et a\u. comité de pharmacie. En 1798, il fut appelé à professer la médecine militaire au collège médico-chirurgical de Berlin, et plus tard on lui confia le cours de médecine. En 1803, il obtint le titre de médecin ordinaire de la colonie française, et l'année suivante il fut nommé médecin de Fétat-major général. Revenu en Prusse après un voyage en France, où Louis Bonaparte l'avait appelé pour le consulter sur la santé de la reine Hortense, Formey fut un des trois députés envoyés par la ville de Berlin au vainqueur d'iéna. Il fut aussi membre de plusieurs sociétés savantes » [Biogr, gén. publiée par Didot).
Formey mourut le 28 juin 1825, laissant :
I, Diss. sisl. quœdam circa syxlematis ahsorbenlis patlwlogiam. Halle, 1788, iii-S" (Tlièse fort remarquable). — II. Abhandlung iiber die Prcisfrage, die Rcinigung dcv veidorbenen Zimmerluft betreffcnd. In Preisschr. u. Abhandl. der liais, freijen Geselisch. zii St-Pe/ersburg, t. I, p. 2l9, 1795. — III. MedicitiiscJte Ephemerldeii von Berlin. Bd. I, n°' 1-4. Berlin, 1799-1800, in-8°. — IV. Versuch einer medicinischen Topographie von Berlin. Berlin, 179(3, in-S" (dont extr. in Med.-chir. Zeitung, t. II, p. 305, 1798). —V. Ueber den gegenwârtigen Zustund der Mcdicin, etc. Berlin, 1809, in-8°. — VI. Von der Wasscrsucht der Gehirnhohlen. Berlin, 1810, iu-S" (Exlr. des Archives de Ilorn).— VII. Allgemeine Betrachtungen iiber die Nalur und Bchandlung der Kinicrkrankheiten. Berlin, 1811, in-8° (Extr. des .\nnales de llecker). — YIII. Bas Mineralbad zu Gleisscn bei Zielenzi{] in D. Neumark. ISeue Betnerkungen iiber die Heilkrâfte desselben. Berlin, 1821, in-8°, i' pi. — IX. Vermischte incdicinische Schriflen. Bd. I. Berlin, 1821, in-8°. — X. Bemerkangcn iiber den Kropf und ein neu entdecktes Mittel dagegen. Berlin, 1811, in-8°; 5° édit. Ibid.,1822, in-S". — XI. Biographie Selle's. Berlin, 1821, in-8''. — XII. Versuch einer Wiirdigung des Puises. Berlin, 1823, in-S". — XIII. Formey a contribué avec Klaproth à la publication de la Phannacopœa Borussica, 1799-1812; il a de plus édité les Medicinische Mlicellen de Roose. Frankfurt, 1804, in-4'>. i L. Un.
FORMMiraiDE. CIPAzO = GI10, AzlP. — Obtenue pour lapretraière fois par Hoffmann, la formiamide prend naissance quand on soumet à la t(împérature de 100 degrés, pendant deu.\ ou plusieurs jours, dans des tubes scellés, le formiate d'éthyle saturé de gaz ammoniaque. Après la réaction, la matière est soumise à la distillation; l'excès d'éther passe d'abord, puis la formiamide vers 190 ou 192 degrés. Mais à cette température elle s'altère partiellement, ,à la pression
624 FORMIAMIDE.
ordinaire, en se dédoublant en oxyde de carbone et en ammoniaque : aussi est-il plus avantageux de distiller l'amide dans un vide partiel, à une température plus basse, aux environs de 140 à 150 degrés.
On obtient aussi la formiamide en cbauffant à 140 degrés un mélange de deux parties de formiate d'ammoniaque et d'une partie d'urée. Il y a déshydratation et la formiamide reste seule. Elle se forme encore dans la distillation sèche du formiate et de Toxalate d'ammoniaque.
La formiamide est une huile incolore que l'on peut purifier par distillation dans le vide à 140 degrés. Elle est soluble dans l'eau et dans Talcool, insoluble dans l'éther pur, distillant vers 190 degrés en se décomposant partiellement en acide carbonique, oxyde de carbone, ammoniaque et acide cyanhvdrlque. Dans le vide, cette distillation se fait sans altération entre 140 et loO degrés. Les acides et les alcalis étendus la dédoublent à chaud en acide carbonique et en ammoniaque. Un mélange d'alcool étendu et d'acide chlorhydrique la convertit en éther formique et en sel ammoniaque. L'acide phojphorique anhydre lui enlève les éléments de l'eau, et il se forme de l'acide cyanhydrique. Le sodium libre, aUié au mercure ou au zinc, la transforme en méthylamine avec production de cyanure alcalin.
Méthylformumide. C-H^\zO = CHO.AzH(ClP). — Elle se forme par l'action de l'acide acétique cristallisable sur la méthylcarbylamine. On distille dans le vide le produit obtuuu par ce mélange, puis on soumet à une nouvelle distillation fractionnée, sous la pression ordinaire, ce qui avait passé entre 90 et 1 10 degi-és. — LaméthyUbrmiamide se forme également dans le traitement parla potasse étendue du chlorhydrate de méthylcarbyl.imine.
La méthvlformiranide est sirupeuse, incolore, douceâtre, neutre, soluble dans l'eau et l'alcool, miis insoluble dans la potasse; elle bout entre 180 et 185 degrés.
Éthylformiamid î. DH'AzO = CllO.AzH(C*H^). — Cette amide prend naissauce pai" le contai;t de l'acide formique avec l'étlier cyanique. L'action est si vive que, lors de lu préparation, ou est obligé de refroidir le raélanue, au moins au commencemeut de l'opération. On chauffe ensuite au baiu-raarie dans un tube scellé; Ûnalenient, on distille le produit et l'éthylformiamide passe entre 198 et 200 degrés.
M. Gautier l'oljtient aussi par l'hydratation de l'éthylcarbylamine (CAz C*H'), ou en traitant celle-ci à chaud par l'acide acétique, ou encore en décomposant son chlorhydrate par la potasse.
Cette amide est un liquide incolore, neutre, d'une saveur douce, se dissolvant très-bion dans l'eau et l'alcool. Elle bout à 199 degrés ; elle est d'une densité de 0,967 a.2 degrés. L'éthyllormiamide est décomposée par la potasse en éthylamine et en acide formique.
PHÉ-NïLFORivuiiiDE. C^H'AzO = CHO.AzH(C^H^). — La phénylformiamide ou formianilide .i été découverte par Gerhardt en chauifant l'oxalate neutre d'anihne au bain de sable. Le produit brut de la réaction, après fusion et déshydratation, est un mélange d.'oxanihde et de formianilide. La formianilide est enlevée à froid par l'alcool ; le résidu, après distillation, est repris par l'eau, qui ne dissout que la formianilide ou phénylformiamide, et il sufût déconcentrer la liqueur pour obtenir ce corps à l'état de pureté.
La phény.'iformiamide est solide; elle cristallise eu prismes rectangulaires, aplatis, allongés. Son point de fusion est à 46 degrés; mais elle reste liquide, après refroidissement, bien au-dessous de cette température. Elle est soluble dans
FORMIATES. 625
l'eau et surtout dans l'eau chaude, ainsi que dans l'alcool. Sa solution est un jieu anière.
D'après Hoffmann, distillée seule, mais surtout avec l'acide chlorhydrique, elle donne naissance à du benzonitrile ou cyanure de pliényle.
Cm^AzO— IPO = G'lPAz.
A chaud, l'acide sulfun'que convertit la phénylformiamide en oxyde de carbone et en acide sulfanilique ou phénylsulfamique.
Nai'Hthylformiamide. C"1PAzO = Az [ CHO. — Elle prend naissance si l'on
) II chauffe faiblement le bioxalale de naphlhylamine à 200 degrés. Le sel fond et perd
de l'eau, de l'acide carbonique et de l'oxyde de carbone. La masse cristalline,
refroidie, est reprise par l'alcool. La solution laisse déposer de la dinaphthyloxa-
mide et ne renferme plus que la naphthylformiamide, qu'on obtient par cvapo-
ration.
Ce corps est solide, soluble dans l'eau et l'alcool; il cristallise surtout de sa
solution aqueuse en belles aiguilles flexibles et soyeuses, prenant une teinte rosée
au contact de l'air. Il fond à 132 degrés et se volatilise sans altération. Les alcalis
le convertissent en acide ibrmiqueeten naphthylamine. Par la distillation avec
l'acide chlorhydrique concentré, la naphthylformiamide produit de l'eau et du
cyanure de naphthyle. L. Hahn.
FORMIATES. L'acide formique étant monobasique, les formiates neutres monoatomiques ont pour formule générale CHO.OM ou (CtlO-)M, les formiates diatomiques : (GHO)-O-M" ou (CHO-)-M". On peut également obtenir des sels acides dont la composition peut s'exprimer par la formule : CH-0',CHO-M. On connaît même un formiate basique, le formiate ferrique basique, qui a pour
composition chimique : (C1102)Fe^05Hs ou Fe^" j ™' .
La pluparc des formiates neutres sont solubles dans l'eau ; mais le formiate de plomb l'est fort peu, et ceux de cérium, de didyme et de lanthane sont insolubles. Un grand nombre de formiates sont solubles dans l'alcool étendu, mais ils sont en général insolubles dans l'alcool absolu. Ils cristallisent facilement, les uns avec, les autres sans eau de cristallisation ; le formiate de sodium neutre fournit à la fois des cristaux anhydres CllO^Na et des cristaux hydratés CllO-Na.H-0. Les formiates alcalins sont généralement déliquescents.
Chauffés à l'abri du contact de l'air, les formiates alcalins et terreux se décomposent avec dégagement de gaz inflammables et en laissant pour résidu des carbonates. Les formiates des métaux précieux abandonnent le métal ; ainsi les sels de mercure, d'argent, d'or, de platine, de palladium, soumis à l'action de la chaleur dégagent de l'acide carbonique et laissent pour résidu du mercure, de l'argent, etc.
Les formiates alcalins chauffés avec précaution, seuls ou en présence de carbonates alcalins, dégagent d'abord de l'hydrogène et se transforment en oxalates :
2(CtlO^K) = C^O^v^ + IP
Formiate Oialate
de potassium. de potassium.
DICT. ENC. 4« S. in. 40
626 FOHMIATES.
En conlinuant à chauffer, on obtient un carbonate alcalin avec dégagement d'ox] de de carbone :
C^O^K^ = CO^K^-f-CO
Oxalate Carbonate
de potassium. de potassium.
Avec la potasse ou la soude caustique, on obtient immédiatement la réaction suivante :
2(GH02K) + 2K0H = 2 (CO'iv-') + IP
Foimiate Carbonate
de potassium. de potassium.
Les formiates alcalins réduisent les sels d'argent, de mercure, de platine et de palladium, mais n'exercent aucune action sur les sels de fer et de manganèse. Cette propriété est utilisée dans l'analyse minérale. — Le bicblorure de mercure est d'abord réduit par les formiates alcalins en calomel ; la réaction marche trèsrapidement quand on chauffe le mélange des deux sels. Si l'on veut obtenir Li léduction complète, c'est-à-dire du mercure métallique, il faut prolonger l'ébullition et maintenir le formiate en excès.
Notons encore que certains ferments, ceux des cloaques, par exemple, transforment les formiates, même à la température ordinaire, en carbonates avec dégagement d'acide carbonique et d'hydrogène.
L'action de l'électricité sur les formiates, celle des oxydants tels que l'acide sulfurique, le chlore, l'acide nitrique, l'acide chromique, etc., est la même que sur l'acide formique {Voij. formique [Acide]). Les formiates chauffés avec un excès d'acide sulfurique conceutré dégagent de l'oxyde de carbone pur et cèdent de l'eau à l'acide sulfurique ; cette réaction est très-caractéristique. — Au contact de la mousse de platine et de l'eau, les formiates alcalins se trausforment en carbonates. Le perchlorure de phosphore décompose les formiates sans production d'acide formique anhydre. Le chlorure de benzoyle n'agit qu'à chaud et d se forme de l'oxyde de carbone, de l'acide benzoïque hydatré et uu chlorure métallique.
Les sels ferriques colorent les formiates dissous en jaune rouge foncé. Les formiates se distinguent, d'une manière générale, des acétates analogues par leur faible solubilité dans l'alcool et par la moindre solubilité dans Teau des sels de chaux, de magnésie et de plomb, enfin, tout particulièrement par la facile réductibilité par voie humide des sels de mercure, d'or, d'argent, etc.
Quand on distille les formiates de baryum ou de calcium avec le sel correspondant d'un acide monoatomique, on obtient l'aldéhyde correspondant à ce dernier (Piria, Limpricht). C'est ainsi qu'eu faisant réagir le formiate de calcium sur le benzoate du même métal, on obtient l'aldéhyde benzoïque :
(ClI0^)2Ca"
{CWO'Y-C-a" =
- 2(C0^Ca) •+-
Formiate de
Benzoate de
Carbonate de
Aldéhyde
calcium.
calcium.
calcium.
benzoïque.
Quelques formiates, celui de baryum entre autres, soumis à la distillation sèche, se décomposent en hydrure de méthyle, éthylène, propylène, etc. (Berthelot).
Préparation. Le procédé le plus général de préparation des formiates consiste à saturer l'acide formique par les carbonates. Dans certains cas on fait dissoudre le métal ou l'oxyde métallique directement dans l'acide [formique, comme pour la préparation du formiate de zinc ; de même le formiate ferreux (GH0^)^Fe%2H^0 s'obtient par l'ébullition prolongée de l'acide formique avec de la tournure de
FORMIQUE (Acide). 027
fer, le formiate ferrique (CIIO-)'^Fe-,H-0 par la dissolution dans l'acide formique de l'hydrate ferrique fraîchement préparé.
L'acide formique étant un acide organique très-énergique, on peut encore, pour obtenir des formiates, le faire agir sur divers sels organiques de métaux; le formiate de plomb, par exemple, se prépare en ajoutant de l'acide formique à une solution saturée d'acétate de ce métal.
Enfin on peut encore préparer les formiates alcalins au moyen de cyanures alcalins soumis à une ébullition prolongée avec l'eau :
Kaz + 2H20 = CHO^K-hAzlP
Cyanure Formiate
de polassium. de potassium.
Les formiates acides (de potassium et de sodium) se préparent en faisant dissoudre le sel neutre dans l'acide très-concentré et chaud. L. Hahn,
FORIVIICATIOIV. Sensation particulière, dont le nom vient de la comparaison qu'on en fait avec celle que produiraient de nombreuses fourmis s'agitant dans les tissus. Cette sensation peut se produire dans des circonstances diverses, au voisinage des plaies, des fractures, etc. ; mais le plus souvent elle se lie à l'engourdissement, et devient surtout prononcée quand, la cause de l'engourdissement (fausse position, ligature trop serrée) venant à cesser, la circulation et l'action nerveuse se rétablissent dans la partie. D.
FORMICIDEIS. Voy. Fourmis.
FORMIQUE (Acide). C H^ 0^ — § L Chimie. L'acide formique représente
le premier terme delà série des acides gras ; c'est le plus riche en oxygène; il a
pour formule :
CIPO^ ou CHO.OH
CHO étant le radical acide formyle.
En le considérant comme formé par l'union du groupe monoatomique carhoxyle CO.OH avec un atome d'hydrogène, on pourra avoir la formule :
(CO.OH)H ou (CHO-')H.
Observé tout d'abord dans les fourmis rouges \ l'acide formique avait été pris par Fourcroy et Yauquelin pour un mélange d'acide malique et d'acide acétique. Marggraf le premier le considéra comme un acide particulier, et il fut égt^lement étudié par Gehlen, Gôbel, Pelouze, etc. Berzélius en fit une première analyse, mais ce sont les travaux deDôbereiner [Schioeiggef s Journal, t. XXXII, p. 244 ; t. LXIII, p. 366 ; et Annal der Chem. u. Pharm., t. III, p. 141 ; t. XîV, p. 186; t. LUI, p. 145, etc.) et de Liebig {Annal, der Chem. u. Pharm., t. XVII, p. 69) qui en fixèrent la composition et les principales propriétés.
Etat naturel. L'acide formique existe à l'état libre non-seulement chez les fourmis, mais encore chez d'autres insectes et particulièrement dans les chenilles velues ; c'est la chenille du Bombyx processionea qui en contient le plus tant aussi bien dans l'intérieur du corps que dans les poils creux et fragiles (F. W. Froriep, Note 7, p. 141 ; Jahresb, der Chemie, 1848, p. 546). Il se retrouve également dans divers liquides et sécrétions du corps de l'homme, dans le sang, le liquide
1. Dès 1530-34 Otto Brunfels appelait l'attention sur les émanations acides des fourmilières et, en 1870, Vfvav obtint par distillation un liquide acide qu'il ne chercha pas à déterminer.
628 FORMIQUE (Acide).
musculaire, lu sécrétion du foie, la sueur et l'urine (Campbel, Cheni. Gaz., 1855, p. 510). L'acide formique existe aussi à l'état libre daus certains végétaux; il est contenu dans des glandes spéciales chez l'ortie et constitue le principe irritant de la piqûre de cette plante (Gorup-Besanez. In Rep. Pharm. [1850], t. GIV, p. 29; Ann. Ch. u. Pharm., t. LXII, p. 267 ; t. LXIX, p. 269) ; les fruits du Sapindus saponarius, ceux du tamarin, la joubarbe en renferment également, ainsi que les feuilles des pins et d'autres conifères. Il semble être souvent le produit de l'oxydation d'autres principes contetms dans les végétaux, surtout des principes résineux (térébenthine, etc.) ; les parties mortes qui jonchent le sol en contiennent généralement plus que les parties vertes (Aschoff. In Brandes Archiv f. Pharm., t. XL, p. 274 ; Pauls. In Jahresb. Pharm., t. XXIII; [). 1 ; Redtenbacher. In Ann.d. Chem. u. Pharm.,t. XLYII,p. 148; Weppen.Ibid. t. XXXIV, p. 255; t. XLl, p. 294). On letrouve encore l'acide formique dans certaines eaux minérales telles que celles de Pringliofen, près de Slraubing, de Brûckenau, de Weilbach et de Marienbad.
Mode de formation. L'acide formique se forme dans une foule de circonstances ; 1" Par r oxydation. Nous avons déjà vu que dans la nature les matières organiques tendent i"» produire de l'acide formique sous l'influence lente de l'oxygène de l'air. La plupart des substances organiques, telles que la cellulose, les sucres, les gommes, l'alcool, l'esprit de bois, divers acides organiques, fixes ou volatiles, les principes albuminoïdes, donnent cet acide abondamment quand on les traite par les oxydants, tels que Je peroxyde de manganèse, le bichromate de potasse, l'oxyde puce de plomb, etc., mélangés avec l'acide sulfurique.
2° Par la distillation sèche des parties ligneuses, de la tourbe, de l'asa foetida, des acides tartrique, oxalique, etc., et autres produits d'origine végétale.
5" Par V électrolyse de l'acide oxalique et de l'acétone dans l'eau acidulée au moyen de l'acide sulfuiique.
4" Par décomposition ou dédoublement de diverses substances organiques ou de leurs dérivés sous l'influence d'agents chimiques. Ainsi le chloroforme et le chloral traités par les ulcalis donnent du formiate de potassium et du chlorure de potassium :
CHGP -4- 4K0H = GIIKO-' + oGIK H- 2IP0
Chloroforme. Forniiate Chlorure
de potas-siura. de potassium.
C^HCPO 4- 5K0n = 2(GnK0^) + 5G1K + 211^0
Chloral. Formia(e Chlorure
de potassium, de polassium.
Le bromoforme, l'iodoforme, le bromal, l'acide trichloracétique, etc., se comportent de la même façon. — L'action de l'hydrate de potasse, de soude ou de chaux sur l'alcool méthylique, donne naissance également a de l'acide formique; il s'obtient encore, mais en faible quantité, par l'action de l'hydrate de potasse sur les principes pectiques, les tannins, etc. L'huile de lin, chauffée avec de l'acide sulfurique, certaines fermentations, entre autres celle de l'urine diabétique, l'acide oxalique, en se dédoublant en présence de la glycérine, fournissent de l'acide formique.
5° Par synthèse :
a. Union des éléments de l'oxyde de carbone et de l'eau, en présence des alcalis :