L. Ey
FORXÉS (José), médecin espagnol du dix-huitième siècle, naquit à Hostalrich, étudia la médecine à l'université de Barcelone, se fit recevoir docteur dans la même ville, et parvint par son mérite aux chaires de physiologie et de médecine théorique. Chargé par la junte sanitaire et par le gouvernement de Barcelone d'étudier la terrible peste qui en 17'20 ravageait Marseille et diverses villes de France, il s'acquitta de cette mission difficile et périlleuse de la manière la plus satisfaisante, et à son retour mérita les éloges de tout le corps médical de la Catalogne et de la junte sanitaire de Barcelone. Prats, chirurgien de cette ville, accompagna l'auteur à Montpellier et l'aida dans ses travaux ; il eut, du reste, dans cette ville, de nombreux rapports avec Deidier, Chicoyneau et Verni. Enfin Fornés a consigné ses observations dans le travail suivant : Tractatus de peste prœcipue yallo-provinciali et occinatica grassanti, in quinque partes divisus ; cum annexis opusculi prœliminaribus , scilicet relationibus, dissertationihus.... ad eumdem tractatum concernentibus. Barcelone, 1725, in-fol. Cet ouvrage renferme des renseignements fort curieux et des réflexions très-judicieuses, mais présentés dans un style fort incorrect ; voici comment s'exprime à ce sujet Antoine de Haen : Multa continet opus lectu sciluque digna, stilo dumtaxai barbaro, difforme adeo, horridoque, ut nesciam an toto hoc seculo medicina quid viderit magis barbarum. Il paraît que Fornés a écrit encore divers ouvrages sur les aphorismes et sur les fièvres, mais ils sont restés à l'état de manuscrits. L. Hn.
FORXI (Louis). Médecin italien, reçu docteur en médecine à l'Université de Tm-in, au commencement de ce siècle, pratiqua la médecine dans cette ville pendant un grand nombre d'années. Nous ignorons la date de sa mort. Il est connu par divers ouvrages de physiologie, écrits soit en langue française, soit en langue italienne. Nous citerons :
I. Éléments de la physiologie de la nature. Turin, 1821, in-8°. — II. SulV esistenzia e proprletà del calorico. Torino, 1824, in-8°, — III. Opinioni fisico-patologiche sulle cagioni
662 FORSKAAL.
deW astinenza e délia morte di Anna Garbero. Torino, 1828, in-8°. — lY. Prenozioni fundamentali di biologia, che seguano i lieniti al materialismo ed alV animisjuo nella scienza délia natura. Torino, 1829, in-8''. — V. Biologie tirée des leçons de j^liysiologie du profes~ seur Martini avec des doutes et des objecUons. Turin, 1827. L. Un.
FORSBERG (Carl-Peter). Né à Jônkôping le 1" février 1793, montra de bonne heure un goût prononcé pour l'histoire naturelle. Son père, simple négociant, n'hésita pas à s'imposer quelques sacrifices, et il envoya son fils à l'Université d'Upsal en 1804, pour y poursuivre ses études. Après ses premiers examens de médecine, il passa une année au grand hôpital des Séraphins, à Stockholm, revint à Upsal et devint attaché au jardin botanique, puis fut reçu médecin (kandidat) en 1814, licencié en médecine en 1816, et docteur en médecine en 1817. Sans négliger la pratique médicale et chirurgicale, il fut nommé professeur extraordinaire de botanique, puis successivement membre du Collège de santé et de la Société de médecine, professeur d'histoire naturelle à l'Institut médico-chirurgical de Copenhague. Il est mort le 20 avril 1832. Nous connaissons de lui :
I. Mo7iographia Chjthrœ. Inl^ova acta Reg. Soc. Scient. Upsal, t. VIII, 1821. — II. De Gyrinis Commentatio. Ibid. De campanuHs suecanis. Upsal, 1829, in-4°. A. D.
FORSKAAL (Peter). Célèbre naturaliste suédois, naquit à Kalmar, dans le Smaaland, en 1756, fit ses études à Gottingue et les termina par la soutenance d'une thèse dirigée contre les principes de la philosophie moderne et intitulée : Diibia de principiis pliilosophiœ recentioris ^ et qui fit grande sensation dans le monde savant de l'Allemagne. Il retourna ensuite en Suède, mais une petite brochure qu'il publia peu de temps après, dans sa langue maternelle {Pensées sur la liberté' civile, 1759), lui attira des désagréments, parce qu'elle était contraire aux principes du parti qui se trouvait alors au pouvoir ; il dut se retirer à Copenhague, où il fut nommé professeur en 1759.
Pour se consoler de la disgrâce qu'il avait encourue dans sa patrie, « il se livra avec une nouvelle ardeur à l'étude des sciences naturelles que Linné lui avait fait aimer. Il y fit des progrès rapides et mérita l'affection du maître, habile à reconnaîtra le mérite partout où il se montrait. Une expédition scientifique ayant pour mission de visiter l'Asie-Mineure, l'Egypte et l'Yémen, avait été résolue par le roi de Danemark, Frédéric V ; Linné obtint que Forskaal en fît partie en qualité de naturaliste ; il se réunit donc à ses compagnons, Yon Haven, pour les langues orientales ; Cramer, pour les sciences médicales ; Baurenfeind, pour le dessin, et INiebuhr pour les mathématiques, le seul de tous destiné à survivre, et ils partirent au commencement de janvier 1761 » {Biogr., édit. par Didot). Après avoir exploré la plage de Blarseille, l'île de Malte, dressé la liste des poissons qui vivent dans les eaux de cette île, exploré Rosette et le Caire et diverses localités de l'Arabie Heureuse, tant au point de vue de l'histoire naturelle que de la géologie, Forskaal mourut de la peste à Djérim le. 11 juillet 1763. Les dix-huit mois qu'avait duré son voyage lui avaient suffi pour recueillir plus de 2000 espèces de plantes, dont un quart absolument nouvelles, qu'il décrivit avec les noms vulgaires grecs, turcs et arabes, sans compter la description d'une foule d'animaux que l'on retrouva dans ses papiers. C'est à Niebuhr qu'incomba l'honneur de mettre en ordre ces précieux matériaux et de les publier. N'oublions pas que Linné a consacré à la mémoire de Forskaal un genre de la famille des Ui'ticacées, le Forskalea {^rskohlea), qui a pour type le
FORSTER (Les). 66»^
Caidbeja adhœrens, plante ég^'ptienne voisine du chanvre. Niebuhr a publié àl'aide des documents laisse's par Forskaal :
I. Bescriptiones animallum, avium, amphib'wrinn, piscium, insecloriim, vermium, quœ in itinere orientali observavit P. Forskaal. Copenhague, 1775, in-4°. — II. Flora cegi/ptiaco-arabica, sive descriptiones plantarum quas per AUgyptum inferiorem et Arabiam Felicem detexil, illustiavit P. Forskaal. Post mortem auctoris edidit Carslen Mebuhr. Accedit tabula Arablœ Felicis geographico-botanica. Copenhague, 1775, 111-4°. — III. Icônes rerum naturaUnm quas in itinere orientali depingi curavit C Niebuhr. Copenhague, 1776, in-4°. L. Un.
FORSKOHLEA (L., Mantiss., \\, n. 1062). Jussieu a écni Forskalea. C'est un genre d'Urticées, qui presque seul constitue dans cette famille une se'rie caractérisée ainsi : « Plantes inermes ou quelquefois chargées de poils indurés, à feuilles alternes ou opposées. Fleurs diclines, souvent entourées d'un involucre. Périanthe tubuleux ou nul. )> Les ForskoMea ont ces fleurs monoïques, réduites ou à une étamine, ou à un carpelle. Ils sont herbacés ou suffrutescents, habitent la région méditerranéenne, l'Orient et l'Afrique. Ils ressemblent à des orties. S. BerLhelot, dont les observations ont été fiùtes à Ténérilfe, a étudié les propriétés du F. angustifolia Retz., dont l'action est analogue à celle de la Pariétaire, mais, suivant lui, plus efficace. Il établit surtout que c'est un succédané de la Salsepareille [Soc. mecl. bot. Lond. (1850), 9). Mératet Delens {Dlct. Mat. méd., III, 285) pensent que le F. tenacissima L. doit avoir les mêmes propriétés.
G.«RTx., De fruct , I, 352, t. 68. — Wedd., Monogr. des llrtic,, 552, t, 19, B; in DC, Prodr., XVI, sér. 2, 255 s*. H. Bn., Hist. des plantes, 111,506, 556, fig. 547-551. H. Bn. ,
FORSSELL (Joseph). Médecin suédois, naquit à Amgaarden, Elfsborg
Lan, le 25 janvier 1779. Il fit ses premières études à Skara, puis en 1794 devint
élève dans une pharmacie de Gôtheborg, et en \ 800 se rendit à Stockholm pour
y étudier la chirurgie; en 1801 il entra dans la marine militaire suédoise et
y fit en qualité d'aide-chirurgien le voyage de Tripoli sur la frégate Frôja; il
séjourna pendant cinq mois à Toulon, où il suivit les services de l'hôpital de la
marine, et h. son retour en 1805 devint chirurgien à l'hôpital à Carlskrona, et
en 1808 médecin à l'hôpital militaire de la même ville; l'année suivante il
prit le titre de maître en chirurgie à Stockholm et fut nommé médecin en chef
de l'escadre immédiatement après. En 1815, il obtint la direction de l'hôpital
temporaire des vénériens établi àAlingsaas, devint médecin de la ville en 1814
et remplit ces fonctions jusqu'en 1850, où il prit sa retraite comme médecin
provincial extraordinaire. En 1821 il avait obtenu une médaille d'argent pour
ses efforts en vue de propager la pratique de la vaccination. Nous connaissons
de lui :
I. Rapport cm det i AUngsaas i^rovisionelt inrâttade Sjukhuset for veneriske sjuka. In Sv. Lâk. Sdllsk. Handl., Bd. II, H. 1, p. 140, 1814. — II. Embetsberâltelse for 1815 (priapisme). Ibid. Bd. III, p. 40, 1816. — III. Embetsberâttelse for 1816 (maladies vénériennes). Ibid. Bd. IV, p. 87. 1817 —IV. Articles in Sv. Lcik. Sàllsk. Aarsberâttelser. L. Hn.
FORiSTER, FORSTER (Les). Ce nom est celui d'un grand nombre de médecins anglais et américains, parmi lesquels nous citerons :
Fôrster (August), célèbre anatomo-pathologiste allemand, naquit à Weimar le 8 juillet 1822. D'une bonne famille bourgeoise, il fit ses premières
664 FORSTER (Les).
études au gymnase de Weimar et s'appliqua surtout avec ardeur aux langues modernes et au dessin ; il lisait et même parlait à peu près toutes les langues européennes ; il sut plus tard utiliser son talent incomparable pour le dessin : la plupart des planches de ses atlas ont été dessinées par lui-même. Enfin, après d'excellentes études classiques, il se rendit, en 1841, à l'université d'iéna, où il étudia avec une nouvelle ardeur ; malgré des ressources pécuniaires insuffisantes, il n'hésita pas à choisir la carrière médicale et suivit assidûment les leçons de Schleiden, Husclike, Martin, Stark, etc.; enfin, en 1845, il se fit recevoir docteur, et après avoir passé un semestre à Halle, pour suivre la clinique de Krukenberg, il revint à léna où il remplit en 1847 et 1848 les fonctions de médecin-assistant à la clinique de Siebert, en même temps qu'il faisait de la clientèle en ville. En 1849, il devint privat-docent à l'Université et en cette qualité fit des leçons de clinique et d'autres sur l'encyclopédie et la méthodologie médicales.
Mais de bonne heure il avait montré un goût particulier pour l'étude de l'anatomie pathologique, et après des travaux extrêmement consciencieux sur oette matière, il publia en 1850 la première édition de son manuel d'anatomie pathologique, qui fut traduit en français sur la deuxième édition en 1853, et qui eut sept éditions consécutives du vivant de l'auteur. Nommé en 1852 professeur extraordinaire à l'université de Gottingue, il fut appelé en 1858 à "Wûrzbourg, où il obtint la chaire d'anatomie pathologique, qu'il garda jusqu'à sa mort, arrivée le 15 mars 1865. Il avait été nommé le 15 novembre 1858 membre de la société physico-médicale de Wûrzbourg, qu'il présida en 1864; il était en outre membre de la Société de micrographie de Giessen et de la Société d'histoire naturelle et de médecine de Dresde. Il avait augmenté de 600 préparations magnifiques la collection d'anatomie pathologique de Wûrzboui'g, qui est une des plus belles de l'Allemagne, et fondé une collection d'histologie pathologique qu'il enrichit de 1200 pièces, dont il dressa lui-même le catalogue.
Personne n'a mieux que Fôrster compris le véritable objet de l'anatomie pathologique et mieux fixé sa méthode, ses limites et ses étroites relations avec la nosologie et la clinique d'une part, les sciences naturelles d'autre part ; tous les efforts de sa vie ont tendu au perfectionnement et aux progrès de cette science ; il a fait une large part dans ses travaux à l'histologie pathologique et à la description des vices de conformation ; le chapitre relatif à la tératologie, dit Bôhmer, lui a coûté des peines inouïes. On peut caractériser d'un mot l'œuvre scientifique de Fôrster, en disant qu'il s'est placé en quelque sorte comme un médiateur entre l'école de Berlin et celle de Vienne, entre Yirchow, qui se renfermait trop dans la pathologie cellulaire et accordait une importance trop exclusive au microscope, et Rokitansky, dont les descriptions se bornaient trop aux caractères macroscopiques.
Ajoutons que cet homme actif, outre une foule de mémoires et un grand nombre d'ouvrages qu'il a fait paraître, avait rassemblé les documents d'une histoire complète de la médecine que la mort l'empêcha de publier. C'est l'excès de travail, paraît-il, qui a abrégé la vie de ce savant si dévoué à la science. Nous citerons de lui :
I. Lehrbuch der pathologischen Anatoniie. lena, 4850, in-8° ; 7» édit., ibid,, 1864, in-S". Trad. fr. par Kaula : Manuel cfanatotnie pathologique. Strasbourg, 1853, in-8°. — II. Atlas der mikroskopisdien pathologischen Anatoniie. Leipzig, 1854-1859, gr. in-4°. — III
FORSTER (Les). 665
Die wissenschaftlicke Medicin und ihr Studium, ou Grundriss der Enajklopâdie und Méthodologie dcr Medicin. leiia, 1857, gr. in-8^— IV. Uie Missbildungen des Mcnschen, sijstcmatisch dargestelU. Mit Atlas, etc. leiia, 1801, gr. in-4". — Y. Uandbuch der pat/iologischen Anatomie. Leipzig, 1854-1855, in-8°. Ibid., 1862-1865, in-8°. — VI. Beitrâge zur pathologischen Anatomie und Histologie. In Virc/iow's Archiv, Bd. XII, p. 197, 353; 1857; Bd. XIII, p. 53, 1858; Bd. XIV, p. 91, 1858. — VII. Veber die Isolirbarkeit der Knochcn, Knorpel und Bindegewebskôrperchen. Ibid., Bd. XVIII, p. 170, 1860. — VIII. Uebcrsiclit von tj59 in den Jahren 1849-1856 verrichteten Sektionen. In Schmidl's Jahrb., Bd. XCVII, p. 89, 1858. — IX. Veber das Meconium. In H'teH. med. Wochenschr., 1858, n" 32. —X. Bau nnd secundâre Verbreitung der EncJwndrome. Ibid., 1858, n""22,27. — XI. Die lueichen Warzenund mollmkenartigcn Gcschwiilste der Haut. Ibid., 1858, n"' 8,9.— XII. Ueber Peritonitis in Folge purulenter Entzilndung der Eileiter. Ibid., 1859, n">» 44, 45,— XIII. Ein seltener Fall von Vteruskrebs. In Scamoni's Beitrâge zur Geburtsk., Bd. IV, 1860. — XIY. Berichte iiber die Leistungen in der patliologischen Anatomie. In Canstatl's Jahresberichte, 1855-1859. — XV. Ein Gall von fœtalem Cyslosarcom der Sacralgegend. In Verhandl. d. phijsik.-med. Gesellsch. in Wûrzburg, Bd. X, p. 42, 1860. — XVI. Ueber einige seltenen Formen des Epithelialcancroides. Ibid., p. 162.— XVII. Ueber die Geschwûlste der Schilddriise. In Wiirzburger med. Zeitschr., Bd. I, p. 24, 1860. — XVIII. Mitlheilungen aus der patholog.-anatom. Anstalt zu Wiirzburg . Ibid., p. 69, 216. — XIX. Sludien zur vergleichenden Pathologie. Ibid., p. 277. — XX. Ueber die Osteomalacie bei Krebskranken. Ibid., Bd. II, p. 1, 1861. — XXI. Ueber das Neuronia verum. Ibid., p. 102. — XXII. Mittheil. aus der patkol.-anat. Austalt zu Wûrzbrug. Ibid., p. 157. — XXIII. Zur pathologische Anatomie des Scleroma der Haut bei Erwaclisenen. Ibid., p. 294. — XXIV. Mittheil. aus der path.anat. Anstalt zu Wiirzburg. Ibid., Bd. III, p. 195, 1862.— XXV. Beitrâge zur pathol. Anatomie der congenitalcn Syphilis. Ibid., Bd. IV, p. 1, 1865. — XXVI. Zum feineren Bau des Gallert-, Schleim- oder Colloidkrebses. Ibid., p. 517. — XXVII. Mittheil. aus der path.-anat. Anstalt zu Wiirzburg. Ibid., p. 524. — XXVIII. Mittheil. aus der path.-anat. Anst. zu Wiirzburg. Ibid., Bd. V, p. 36, 124, 1864. — XXIX. Autres articles dans lllustrirte medicinische Zeiiung. L. Hn.
Forster (Richard). Médecin anglais du seizième siècle, était fils de Laurence Forster, de Coventry, et fit ses études au collège « Ail Soûls » d'Oxford; il prit le grade de docteur en médecine au même collège le 2 juillet 1575, et devint fellow du Collège of Physicians vers lo7o;.iI présida, à plusieurs reprises, la savante compagnie et mourut à Londres le 27 mars 1616, unanimement regretté « to the great reluctancy of ail who knew the profound learning of theperson », dit son biographe (Rolloftlie Roy .Coll. of Phy sic., t. I, p. 69). Il s'était également occupé de mathématiques, ce qui le lit nommer par Camden : Nohilis Mathematicus. Forster a publié :
Ephemerides meteorologicœ, ad annum 1575, secundum positum Finitoris Londini. Londini, 1575, in-8°. L. Hn.
Forster (TuosiAs). Né à Londres en 1790, fit ses études médicales dans cette ville, devint l'un des séiieux partisans de la doctrine de Gall, et s'occupa surtout d'hygiène publique. Il fut nommé membre, puis fellow de la Société royale, et mourut en 1845 {voy. pour plus de détails la biogr. Didot). Il a laissé un certain nombre de travaux qui portent les titres ci-après :
I. Phijsiological Beflexions on the Destructive Opérations of Spirituous and Fermented Liquors on the Animal System. Londres, 1812, in-8°. — II. Essay on the Application of the Organology of the Brain to Education, read before the Litterary Society at Cambridge. Londres (1814), in-S". — III. Sketch of the New Anatomy and Physiology ofthc Brain and tenons System of D' Gall and Spurzheim considered as Comprehending a Complète System of Zoonomy ; with Observations on ils Tendency to the Improvment of Education, of Punishment and ofthe Treatmcnt of Insanity. Londres, 1815, in-S". — IV. Observations on the Casual and Periodical Influence of Particular States ofthe Atmosphère on Human Health and Diseases, Particidarly Insanity; with a Table of Références to Authors. Londres, 1817, in-S" ; trad. en allemand. Leipzig, 1822, in-S". — V. Observations on the Phenomena of Insanity being a Supplément to the Preceeding. Londres, 1817, in-8°. — VI. A
666 FORSTER (Les).
Brief Inquiry into the Cause and Mitigalion of Pestilential Fever and into ihe Opinion of the Ancienls respecting Ej)idemical Diseuses. Londres, 1818, in-8°. — YII. Monlhlu Calender of Raturai History for the Neig/ibourhood of London. In London Med. Bepository, t. XI à XVI,1819 à 1821. — VIII. On Small-Pox. Ibid., t. XIII, 1820.— IX. Researclies respecting Atmospheric Phenomena. Londres, 1813, 1815, in-S"; trad. en allemand, Leipzig, 1819, in-8° — X. Illustrations of the Atmospheric Origin.of Epidémie Disordcrs, Londres, 1829, in-S». — XI. Essay on theOrigin, Srjmptoms... of Choiera Morbus. Londres. I!i52, in-8°. — XII. Facts and Enquiries respecting the Source of Epidemia with the Source of ISumerous Visitations of Plague, Pestilence, and Famine, from the Earliesl Period of the World, tlio the Présent Day ; ta which are added Observations on Quarantine and Sanitary Bules. Londres, 1832, in-S". A. D.
Forster (Johakn-Reinhold). Célèbre voyageur et naturaliste, naquit à Dirschau (Prusse orientale) le 22 octobre 1729 d'une famille originaire de l'Ecosse. Il fit ses premières études à Marienwerder, et en 1745 se fît inscrire au gymnase de Joachimstlial à Berlin et étudia principalement les langues sous la direction de Mezelius, Ileinsius et Scholze. En 1748 il se rendit à Halle dans le but d'étudier la médecine pour laquelle il se sentait beaucoup de goût, mais son père, qui le destinait au droit, ne lui permit pas de donner suite à son projet; pour tout concilier, le jeune Forster s'appliqua à la théologie et continua à étudier les langues modernes et particulièrement les idiomes orientaux. En 1751, il quitta Halle, résida deux ans à Dantzig, puis occupa jusqu'en 1 765 la chaire de prédicateur à Nassenhubeii ; dans tout cet intervalle de temps, et surtout après la mort de son père, il consacra tous ses loisirs à l'étude de l'histoire naturelle et y devint bientôt d'une force peu commune.
L'envoyé russe de Dantzig ayant offert à Forster la direction des colonies fondées par Catherine II à Saratow, dans la Russie méridionale, il accepta et entreprit un voyage très-long et très-pénible le long du Volga et dans les steppes habitées par les Kalmouks. Il revint par Constantinople, et à son retour à Saint- Pétersbourg remit au comte Orloff la relation fidèle de ce qu'il avait vu et fait durant sa mission. Mais n'ayant obtenu de la part du gouvernement russe aucun dédommagement pour ses fatigues et ses sacrifices de temps et d'argent, il s'embarqua à Cronstadt et se rendit en Angleterre. Arrivé à Londres en 1766, il s'y fit connaître par divers travaux sur les pays qu'il avait visités et par quelques traductions. Il refusa deux places de prédicateur en Amérique, mais accepta une chaire de professeur d'histoire naturelle et de langue française et allemande à l'école de Warrington, dans le Lancashire, tenue par les dissidents.
Croyant sa position assurée, il fit venir toute sa famille ; mais la mésintelligence ne tarda pas à éclater entre lui et ses collègues, et il fut heureux de prendre la place de maître de français à l'école épiscopale de la même ville, charge qu'il remplit pendant plusieurs années.
Après de nouvelles vicissitudes, il accepta l'offre de lord Sandwich d'accompagner Cook, en qualité de naturaliste, dans sa seconde expédition. 11 résolut d'emmener avec lui son fils, alors âgé de dix-sept ans, et obtint du parlement anglais la somme de 4000 guinées et beaucoup de belles promesses. C'est h; 15 juillet 1772 qu'appareilla à Plyraouth le navire la Résolution, sur lequel Forster s'était embarqué. « Ce voyage, qui dura trois ans, dit Y. Rosenwald, fut marqué par des incidents assez désagréables pour Forster : il s'accordait peu avec les autres passagers, et Cook lui-même semblait tenir en mince estime les explorations scientifiques de son compagnon de voyage. A son retour en Angleterre, Forster ne rencontra pas chez les ministres, tels que lord Sandwich, l'accueil encourageant auquel il aurait eu droit de s'attendre. Peut-être y
FORSTER (Les). 667
voyait-on d'un œil jaloux les découvertes scientifiques opérées par un étranger. Il espéra en vain que le gouvernement se chargerait de l'impression de l'histoire de ce voyage, et dut se contenter d'en constater, dans un ouvrage spécial, les résultats botaniques ; il en fit autant pour la géographie physique et l'histoire naturelle et ethnographique des pays qu'il avait parcourus. Ces ouvrages, d'une si grande valeur scientifique, rapportèrent peu à leur auteur. Bientôt il se trouva tellement endetté, qu'il fut emprisonné sur la demande de ses créanciers. Les regards de sa famille malheureuse se tournèrent alors vers la première patrie, où l'on avait suivi avec intérêt toutes les péripéties du voyage de Forster. Son fils, qui fut l'historien de l'expédition, se rendit par Paris (1777) en Hollande et en Allemagne. Il atteignit son but : les princes allemands, les loges maçonniques se cotisèrent, firent des collectes, et Jean-Reinhold Forster fut rendu à la liberté et reçut le titre de docteur en droit à l'université d'Oxford. Son fils lui fît obtenir à Halle la chaire de professeur titulaire d'histoire naturelle et de minéralogie. En juillet 1780, Forster se rendit dans cette ville avec sa famille. Il y fut attaché à la Faculté et nommé directeur du Jardin botanique. Ses com-s attirèrent d'abord une affluence considérable ; mais dès les premiers jours, Forster adopta vis-à-vis de ses auditeurs un si rude langage que la désertion fut presque immédiatement générale. Il ne vécut pas en meilleure harmonie avec ses collègues, et les francs-maçons qui le reçurent durent bientôt, à cause de ses exigences, le traiter avec une froideur telle qu'à partir de 1792 il renonça à se présenter parmi eux. Au milieu de cet abandon universel, il trouva son salut dans ses travaux intellectuels, qu'il appliqua aux branches les plus diverses, mais particulièrement aux sciences naturelles. Sous les formes âpres qui lui firent un tort si considérable, Forster cachait un caractère loyal et souvent compatissant. « C'est un bien savant homme, disait de lui le grand Frédéric, mais jamais je ne vis un plus grossier personnage. » Il possédait dix-sept langues ; mais il aimait par-dessus tout les anciens ; Horace le charmait particulièrement, et ce poëte fut son inséparable compagnon de voyage. Linné lui a dédié, ainsi qu'à son fils, un genre de plantes, Forstera, de la famille des Caprifolaciées. En 1781, il s'était fait recevoir docteur en médecine. Il eut la douleur de survivi'C à son fils ahîé et mourut le 9 décembre 1798.
Les ouvrages de Forster sont nombreux, en voici l'énumération :
I. A7i Introduction ta Mineraloffij, or on Accurate Classification of Fossils and Minerais. To which are added, 1° A Discourse on the Génération of Minerai Bodies, 2° D. Lehinan's Tables on the Af (inities afSalts, 5' Tables on the Spécifie Gravity of Bodies, 4° A View of their Respective Powers as Conductors of Electricitij. London, 17G8, in-8°. — II. A Catalogue ofBritish Insecls. Warrington, 1770, in-S». — III. Catalogue ofthe animais of North America with short directions for collecting, preserving and transporting ail Kinds of JSatural Curiosities. London, 1771, in-8°. — IV. ISova- species insectorum, centuria /. Londini, 1771, in-8°. — V. Flora Americce Septentrionalis, or a Catalogue of the Plants of North America. London, 1771, in-8°. — "VI. Epistolœ ad J.-D. Michaelis, hujus spicilegium geographiœ exterœ jam confirmantes jam castigantes. Gottingœ, 1772, in-4». — VII. An easy Metliod of classing Minerai Substances. London, 1772, in-8°. —VIII. Liber singularis de bysso antiquorum, quo ex /Egyptia lingua res vestiaria antiquorum in primis in S. codice Ilebrœorum occurrens, explicatur ; additœ ad calcem Mantissœ .Egyptiacœ V. Londini, 1775, in-S". — IX. Characteres cjenerum plantarum, quas in itlnere ad insulas maris Australis collegerunt,descripserunt, delinearunt annis 1772-1775, J.-B. Forster et G. Forster. Gotlingîe, 1776, in-4°. Trad. allem. par Kerner. GoUingue, 1776, in-8". (Cet ouvrage contient la description de 75 genres de plantes nouveaux.) — X. Observations made during a Voyage round the World on Physical Geography, Nalural History and Ethic Philosophy. London, 1778, in-4°. Trad. fr. par Pingeron \ix la suite de l'édit. franc. in-4° du second voyage de Cook). Trad. allem. par J.-G.-A. Forster fils. Berlin, 1783. Trad. holland. Harlem, 1788, in-8°. — XI. Zoologiœ Indicée rarioris spicilegiuni. HaUe, 1781, in-8v Londini, 1790,
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in-4°. Halse, 1795, in-fol. (en latin et en allemand). — XII. Von Verbesseruiig der Lohrjerherei, nehst der Ueherselzung einer Vorschrift Leder loltgar zu machen nach eiiier neuen Art. Halle, 1781, in-8°. — XIII. Auf Vernunft und Erfahrung gcgriindetc Anleitung den Kalch luid Moertel so zu bereiten , dass die dainit aufzufûhrenden Gebàude unglelch dauerhafter seijn,aucli im ganzen genommen tveiiiger Kalch verbraucht werde.Ein Beitrag zur Natiukunde und Technologie.... Berlin, 1782, in-S". — XIV. Tableau de l'Angleterre pour l'année 1780, conlinué par rédlteur jusqu'à l'année 1783. (Sans lieu d'impression.) 1784, in-8° (Satire dirigée contre l'Angleterre et quelques personnages dont l'auteur avait eu à se plaindre particulièrement). — XV. Sammlung von Abhandlungen (rkonondscheii und technischen Inhalts. Halle, 1784, in-8°. — XVI. Geschichte der Entdeckungen und Schiffahrien im Norden. Frankfurt an der Oder, 1784, in-8°. Trad. angl. Londres, 178G, in-4°. Trad. franc, sur la version anglaise par Broussonet. Paris, 1788, 2 vol. in-8". — XVII. Allgemeine Vorschlâge und Gedankeii, ivie das Bettehi zu verh'ùlen... Halle, 1786, in-8°. — XVIII. Enchiridion historiœ naturali inserviens, quo termini et deUneationes ad avium, piscluni, insectorum et plantorum adumbrationes IntelUgendas et concinnandas, secundum Methodum mjstemalis Linnœaiii continentur. Ilake, 1788, iii-S". — XIX. Magazin von merkwùrdigcn ncuen Reisebesclireibungen, aus fremden Sprachen i'tbersetzt, und mit Anmerkungen begleitet. Berlin, 1790-1798, 16 vol. in-8°. — XX. Neue Deitrâge zur Kenntniss von Afrika, oder Unternehmungen der Gcselhchaft zur Befôrderung der Entdeckungen im Innern von Afrika. Berlin, 1791, in-S". — XXI. Bcschreibuiigen zu den Abbildungcn merkwiirdiger Vôlkerund Thiere des Erdbodens. Berlin, 1794, iu-8°. (Publ. avec G.-S. Kluegel.) — XXII. Onotomatologia nova systematis oryctognosiœ vocabulis latinis expressa. Halse, 1795 (en tableaux). — XXIII. Charakter Sittcn und Religion einiger merkwiirdiger Vôlker. Halle, 1795, in-8°. — XXIV. Kurze Uebersicht des Lebens der Kaiserin von Russland , Calharina der zweyten. Halle, 1797, in-8°. — XXY. Brobachtungen und Waltrheiten, nebst einigen J,ehr~ sœtzen, die einen hoken Grad von Wahrscheinliclikcit erhalten haben; ah Stoff zur kiinftigen Entwerfung einer Théorie der Erde. Leipzig, 1798, in-8°. — XXVI. Anmerkungtn ilber ein Stûck des ersten Kapitels des ersten Buchs von « Th. Anglo-Saxon Version from the Historian Orosius by Alfred the Great ». (Ces remarques sont annexées à l'édition anglaise même). London, 1773, in-S", page 241-259. — XXVIl. Très-nombreuses traductions en anglais ou en allemand d'un grand nombre d'ouvrages français ou anglais, relatifs surtout à des voyages. — XXVIII. Forster a pris part avec M.-K. Sprengel à la publication des trois premiers volumes des Beijtrâge zur Vôlker-und Lànderkunde. Leipzig, 1781-1785, in-S". Cet ouvrage a été continué par Sprengel seul, qui était son gendre. — XXIX. Articles dans une foule de journaux et de recueils. L. Hn.
FORSTER ( Jean-Georges-âdam) . Fils aîné du précédent, naturaliste et voyageur comme son père, naquit le 26 novembre 1754, à Nassenhuben, près de Dantzick. Il commença ses études sous la direction de son père, qu'il accompagna dans son voyage à Saratow, les continua pendant quelque temps à l'école Saint-Pierre de Saint-Pétersbourg, et enfin alla rejoindre son père à Warrington. Il seconda ce dernier dans ses leçons d'allemand et de français et dans ses traductions, puis en 1772 s'embarqua avec lui sur le vaisseau la Résolution, commandé par le capitaine Cook. A son retour en Angleterre, Forster publia la relation du voyage, éludant ainsi l'interdiction qui en était faite à son père. En 1777, il se rendit à Paris, où il fit la connaissance de Buffon et de Franklin; mais ayant appris que son père avait été emprisonné pour dettes, il passa par la Hollande en Allemagne ; il trouva un excellent accueil de la part du landgrave de Hesse, qui lui offrit une chaire d'histoire naturelle à Cassel ; il entra en fonction en 1779 après un voyage à Berlin. Mais^sa famille se trouvant toujours dans la plus extrême pénurie, il dut continuer à faire des traductions pour se créer des ressources suftisantes. C'est aussi à cette époque qu'il prit le grade de docteur en philosophie; après une phase d'exaltation philosophique et religieuse, Forster accepta, en même temps que la dignité de conseiller du roi de Pologne, la chaire d'histoire naturelle à Wilna (1784). Mais avant de se rendre à son poste, il visita Prague, Vienne et Varsovie; à son passage à Vienne, l'empereur Joseph II, qui lui accorda une audience particulière, chercha à le dissuader de se rendre en Pologne. Forster ne tint pas compte de ce conseil,
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continua à travailler, et en 1785 se lit recevoir docteur en médecine à Halle. En août 1787, Catherine II le nomma historiographe d'un voyage de découvertes autour du monde qu'elle se proposait de faire exécuter, mais la guerre qui éclata entre la Russie et la Turquie lit échouer ce projet. Forsler revint en Allemagne et, grâce à la protection de Jean de Mûller, fut nommé par l'électeur de Mayence intendant de sa bibliothèque, au commencement de 1788; il continua ses travaux et ses traductions. Lorsqu'éclata la Piévolution française, il embrassa avec enthousiasme les idées politiques nouvelles et s'en fit le propagateur zélé. « A l'époque où Custine fit son entrée dans Mayence à la tète de l'armée française, Forster fut l'objet de la confiance du général républicain : il avait compris l'impossibilité de demeurer fidèle à une cause qui s'était abandonnée ellemême, celle de l'électeur, qui « avait fui, dit-il, avec la caisse des orphelins ; « celle de la noblesse qui, ayant mis en sûreté tout ce qu'elle possédait, deman- « dait à la bourgeoisie de se sacrifier ; enfin, celle du clergé, qui s'était rendue (( odieuse à la population.» Ce langage lui attira la haine des classes privilégiées, qui mirent sa tête à prix. La ville de Mayence chargea Forster de porter à la Convention nationale de Paris le vœu formulé par les Mayençais d'être incorporés à la nation française. En même temps, il espérait être nommé député de Mayence ; mais la retraite de Custine et les événements qui suivirent déjouèrent toutes ses espérances. )) Les Prussiens reprirent Mayence et Forster dut se réfugier à Paris, où il mourut le 12 février 1794. Il a publié :
I. A Voyage round Uie World, in his Britannic Majesly's Slop Resolution, commanded by Capt. James Cook, during ihe Years 1772,1773, 1774 and 1775. London, 1772, 2 vol. in-4°. Trad. allem. Berlin, 1779-1784, 5 vol. in-8°. — II. Replg ta Mr Waless Remarks on Mr. Foster's Account of Capt. Cook's last Voyage. London, 1778, in-4°. — III. Letter lo the right honourable the Earl of Sandwich. London, l'779, in-4">. — IV. Antwort an die Gœttingischen Recensenten. Gottingue, 1778, in-8°. — V. Leben des D. Wilhelm Dodd's ehemaligen kôniglichen Hofpredigers zu London. Berlin, 1779, in-8°. — VI. Geschichle und Beschreibuiig des Brodbaiims. Cassel, 1784, in-4''. Trad. fr. Ibid. 1784, in-4°. — VII. Dissbolanico-medica de plantis esculentis insulariim Oceani australis. HaUe, 1785, in-8°. — VIII. Florulœ insularum australium prodromus. Gottingœ, 1786, in-S". — IX. Zweifel gegen die Entivickelungstheorie. Gôttingen, 1788, in-8°. —X. Kleine Schriften, ein Brytrag zuv Vœlker-und Lânderkunde, Natargeschichte und Philosophie des Lebens. 1" partie : Leipzig, 1789 ; 2" à G° partie : Berlin, 17114-1797, iu-8°. — XI. Ansichten von Niedeirhein, von Rrabant, Flandern, Holland, England und Frankreich, im April, May und Junius 1790, Berlin, 1791-1794, 3 vol. in-8°. Trad. hoU. Harlem, 1792-1793, in-8°. Trad. fr. par Ch. Pouvons. Paris, 1793, 5 vol. in-S". — XII. Veber das Verhâltniss der Mainzer gegen die Franken. Mainz., 1792, in-8". — XIII. Antwort eines freyen Mainzers an den Frankfurter, der mit dém Franken Custine gesprochen hat. Mainz, 1792, in-8°. — XIV. Erinnerungen ans demJahre\190. In Historischen Gemâlden und Bildnissen von D. Chodowiecki, D. Berger, Cl. Kohi, J.-F. Boit u J.-S. Ringk. Berlin, 1793, in-8°. — XV. Anrede an die Geselhchaft der Freijheit und Gleichheit. Mainz, 1795, in-8°. — XVI. Un très-grand nombre de traductions en diverses langues. — XVII. Un très-grand nombre d'articles et de mémoires dans divers recueils et journaux scientifiques et politiques allemands, anglais, suédois, etc. — XVIII. Il a publié, de concert avec G. Wedekind, le Patriote (Mayence, 1792-1793, in-8°), en allemand, avec G.-C. Lichtenberg, trois années du Gœtting. Magasin der Wissenschaften und Literatur. (Gôttingen, 1780, 1781, 1782, in-8°.) L. Hn.
FORSTTO (Les). Parmi les savants anglais de ce nom, nous citerons :
Forsyth (Willum) n'était pas médecin ; mais il a écrit sur les maladies des arbres forestiers et fruitiers et sur les remèdes à y apporter, et en somme a fait faire de grands progrès à l'arboriculture. Cet agronome distingué naquit dans le comté d'Aberdccn, en Ecosse, en 1737, et se livra de bonne heure à l'étude de l'agriculture. En 17G5, il viat^ Londres suivre les leçons de
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Miller, à Chelsea, et en 1771 le l'emplaça dans son emploi de jardinier du Collcge de pharmacie. Treize ans plus tard, en 1784, il l'ut nommé surintendant des jardins royaux de Saint-James et de Kensington. Il mourut le 25 juillet 1804, laissant :
I. Observations on the Diseuses, Defecls and Injuries in ail Kinds of Fruit and Forest- Trees, with an Account of a Particular Melliod of Cure invented and jjraciised. London, 1791, in-8°. Trad. en allem. par Georges Forster. Mayence, 1791, in-S" ; Francfort, 1801, in-S". — II. A Treadse on the Culture and Management of Fruit-Trees, to whicli is added an improvid Edition of Observations on the Diseuses, Defects and Injuries of Fruit und Forest-Trees. London, 1802, in-S". Trad. en français par l'ictel-Mallet. Genève et Paris, 1803, in-8».
Forsyth (J. S.). Chirurgien anglais, exerça son art à Londres dans la première moitié de ce siècle. Il s'occupa également de hotanique, mais ses ouvrages sur ce sujet renferment un assez grand nombre d'erreurs ; il a été plus heureux, paraît-il, dans ses ouvi-ages d'hygiène et de jurisprudence médicale. Nous connaissons de lui :
I. Raturai and Médical Dieteticon. London, 1823, — II. The New london Médical Pocket Book. London, 1825, in-18. — III. The ISew London Médical and Surgical Dictionary, including Anatoiny,Chemistry, Dotanij, Materia Medica, Midwifery, Pharmacy, Physiology, etc. with the Collaterul Branches of Philosophy and Natural History, etc. London, 1827, in-12. — IV. A Synopsis of Modem Médical Jurisprudence, anatomically , physiologically and forensicully illustrated ; for the Faculty of Medicine, Magistrales, Lawyers, Coroners and Jurynien. London, 1829. — V. The First Lines of Botany. London (1830), in-12. — YI. Dictionary of Diet. London, 1854, in-S". L. Un.
FORTE OU FORTio (Ange), de son nom latinisé Fortius. Médecin italien, exerçait son art à Venise, au commencement du seizième siècle. Grand partisan des rêveries astrologiques, il se-créa de nombreux ennemis parmi ses collègues par ses opinions paradoxales et son ridicule orgueil. On connaît de lui :
I, Opéra nuova, ove si contenghono quattro dialoghi. Venise, 1532, in-S". — If. Dialogo nominato Specchio de la vila umana, in cui si ragionu delV influenza céleste nelle malattie correnti délia squinancia, délia pontura, e délie febre. Venise, 1535, in-8''. — III. Veritatis redivivœ militiu. Venise, 1545, in-8°. — IV. De mirubilibus huinanœ vilce nuturaliu fundamcnta. Venise, 1543, in-S". — V. // Trattato délia peste, dove si fa conoscere l'esser suo. Venise, 1556, in-8°. L. Un.
FORTI OU FORTIS (Raimoad-Jeax). Plus généralement connu sous le nom de Jean Fortius et de Zanforti, médecin italien, naquit à Vérone en 1605. De bonne heure il montra des dispositions remarquables pour l'étude, mais ses parents étaient trop pauvres pour lui fournir les moyens de les développer. Heureusement il se trouva un riche protecteur qui se chargea de son éducation et l'envoya à Padoue faire ses humanités. Après avoir terminé ses cours de philosophie, il se livra à l'étude de la médecine et prit le bonnet de docteur à l'Université de Padoue, au moment où il perdait son protecteur. Dénué de toutes ressources, il alla tenter la fortune à Venise et ne tarda pas à y conquérir une grande renommée dans la pratique médicale et une vaste clientèle. Le sénat de cette ville, pour honorer ses talents, le nomma successivement médecin d'Udine et, en 1658, premier professeur de médecine pratique à l'Université de Padoue. Ses infirmités l'obligèrent, en 1675, de quitter sa chaire; il demanda sa retraite et l'obtint avec le titre de professeur extraordinaire.
La réputation de Forti s'était étendue au loin ; en 1676, il fut appelé à Vienne pour soigner l'empereur Léopold, qui le nomma archiatre ; à son retour en Italie, le sénat de Venise le créa chevalier de Saint-Marc. Arrivé au comble des
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honneurs, il ne put longtemps en jouir et mourut à Padoue le 26 février 1678. Son portrait se trouve dans la Bibliothèque des écrivains de médecine de Manget.
En lisant les ouvrages de Forti, on a peine à trouver les raisons de la célébrité que ce médecin avait acquise comme praticien; il s'y montre exclusivement galéniste, comme la plupart des médecins italiens de la même époque, et de plus, amateur excessif de la polypharmacie. « Suivant lui, il n'y a pas une seule maladie qui ne puisse être guérie, lorsqu'on invoque à temps le secours d'un médecin habile. » On a de lui :
I. Consilia de febribus et morbis mulierum facile cognoscencUs et curandis. Patavii, 1668, in-8°. — II. Consultationum et responsionum medicinalium centuriœ quatuor. Pars I. Patavii, 1669, in-fol. (Genève, 1677, in-foL, avec le traité précèdent; ibid., 1681, in-fol.) ; pars II. Patavii, 1G78, in-fol. (cette deuxième partie renferme de plus la vie de l'auteur), — III. Les œuvres de Forti ont été réimprimées en une même édition. Patavii, 1701, 2 vol.