FOUCAULT
non'liagique. Bordeaux, 1846, in-S". — IV. De la suette miliairc et de son trailement ; relation d'une épidémie observée dans plusieurs communes des dcpartenienlfi de la Somme, de l'Aisne et de l'Oise, en mai, jniu et juillet 4849. In Académie de méd., 48 sept. 1849, — V, De la suette miliaire, de sa nature et de son traitement. Traité pratique, etc. Paris, 4854, iii-8°. L. Un.
FOUCALXT (.Iean-Bepnard-Léon). Né à Paris le 19 septembre 1819, d'un père livré au conimerce de la librairie, ce savant homme est mort, à moins de cinquante ans, le 11 février 1868, après avoir été pendant six. mois miné par la paralysie. Il avait commencé l'étude de la médecine à la Faculté de Paris, et il remplit quelque temps les fonctions d'interne dans les hôpitaux ; on assure même qu'il se destinait à la pratique chirurgicale. Mais soit à cause de l'horreur que lui inspiraient les opérations sanglantes, soit qu'il eùl été entraîné par la voix du génie, Foucault abandonna pour toujours l'art médical, et se livra exclusivement à la physique et aux sciences d'observation. Ses talents exceptionnels, ses découvertes, les services considérables qu'il rendit le firent en peu d'années lauréat du prix Copley, physicien de l'Observatoire (1855), membre titulaire du Bureau des Longitudes, officier de la Légion d'honneur (96 mars 1862), membre de l'Académie des sciences (1865) en remplacement de Clapeyron.
(^est à l'Institut que Foucault a communiqué la plupart de ses travaux. Nous en donnerons plus bas la liste complète. Résumons-les rapidement en suivant la notice de M. Lissajous.
Dès que la découverte de Daguerre fut connue, Foucault, un des premiers, se mit à l'œuvre avec un appareil construit de ses mains. Il arriva bientôt à une habileté exceptionnelle qui lui permit plus tard de reproduire avec une fidélité remarquable les objets microscopiques les plus délicats.
Lorsque la pile de Grovc, modifiée par Bunsen, eut rendu plus facile la production de la lumière électrique, Foucault voulut substituer au microscope à gaz un appareil éclairé par celte lumière si brillante et si blanche. Dans la production de ce soleil artificiel, il eut l'heureuse idée de substituer au charbon de bois des baguettes de graphite des cornues à gaz. Puis, par un ensemble de dispositions heureuses, il arriva à maîtriser cette lumière capricieuse, et, après de nombreux essais, réalisa en 1844 le microscope photoélectrique. En 1849, il perfectionna son appareil, forçant la lumière à se régler elle-même à l'aide d'un mécanisme automotevu". Cet instrument fut appliqué plus tard à l'art théâtral dans le Prophète, où il servait à l'imitation du soleil. « Ainsi, écrit avec raison M. Lissajous, quand nous voyons aujourd'hui la science se populariser dans les amphithéâtres en France et à l'étranger, grâce à l'emploi si répandu de la lumière électrique ; quand nous voyons cette brillante lumière ajouter à l'éclat de nos fêtes publiques, de nos représentations théâtrales, et permettre d'utiliser les nuits elles-mêmes à l'exécution de ces travaux gigantesques monuments de l'activité fiévreuse de notre époque ; quand l'électricité entretient au sein de nos phares un flambeau plus puissant ; quand les navires munis de ce flambeau protecteur peuvent sillonner les mers sans crainte de funestes rencontres, n'est-il pas légitime que la reconnaissance publique réserve un souvenir à l'homme qui a fait le premier et le dernier pas dans cette voie féconde? »
Par une expérience à jamais mémorable, du 17 mai 1850, expérience dont nous ne pouvons ici donner les détails, Foucault, précédé dans cette voie par