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FOUCAULT

Fizeau et Arago, démontra la vitesse de la lumière dans l'air et dans les milieux transparents, fit prononcer définitivement entre la théorie de Neulon et celle de Huygliens, et prouva que la lumière, loin d'être une émanation matérielle des corps lumineux, n'était qu'un mouvement ondulatoire transmis au sein d'un fluide répandu dans tout l'univers.

Ce tut en 1850 que Foucault exécuta à Paris sa célèbre expérience du pendule. Tout le monde a été la voir au Panthéon, à la voûte duquel était suspendu ce pendule de 57 mètres de hauteur, donnant de majestueuses oscillations de 8'^ chacune. De petits monticules de sable humide, installés sur une tablette circulaire autour de l'appareil, recevaient à chaque oscillation le choc d'une pointe fixée à la boule du pendule, et la brèche ainsi formée s'agrandissait chaque fois de quelques millimètres vers la gauche de l'obser\ateur. Par cet artifice aussi simple qu'ingénieux, l'on peut dire que l'on voyait notre globe se mouvoir.

On doit encore à Foucault des modifications importantes aux appareils électro-magnétiques de Ruhmkorff; un pas considérable à la fabrication des grands instruments d'optique ; l'invention du télescope à miroir de verre argenté; des moyens cntièiement nouveaux d'explorer les surfaces optiques; des recherches étendues sur les régulateurs de vitesse ; les modifications heureuses qu'il apporta au modérateur de Watt, etc., etc.

Lorsque Foucault mourut, au moment où, comme il le disait, il avait devant lui vingt ans de recherches, ce fut en France et à l'étranger une douloureuse émotion. On sentit que notre pays venait de perdre une de ses illustrations, la science, une de ses gloires. Aussi, une foule d'admirateurs et d'amis accompaguat-elle sa dépouille mortelle jusqu'au champ du repos.

Travaux de Foucault, consignés dans les Comptes rendus de V Académie des sciences :

I. iSote sur la préparation de la couche sensible qui doit recevoir l'image de la chambre noire. (En commun avec M. Belfied-Lefevre), t. XVII, p. 260. — II. Appareil destiné aux démonstrations microscopiques (En commun avec Donné), t.XYIII, p. G96. — III. Recherches sur l'intensité de la lumière émise par le charbon dans l'expérience de Davy (En commun avec M. Fizeau), t. XYIII, p. 746, 850. — lY. Sur le phénomène des interférences entre deux rayons de lumière dans le cas de grandes différences de marche (En commun avec M. Fizeau), t. XXI, p. 1155. — V. Sur la polarisation chromatique produite par les lames épaisses cristallisées (En commun avec M. Fizeau], t. XXII, p. 422. — \I. Observations concernant l'action des rayons rouges sur les plaques daguerr'iennes (En commun avec M. Fizeau), t. XXIII, p. 679. — Yll. Note sur un procédé qui permet de reproduire avec une égale perfection, dans une image daguerrienne, les tons brillants, les tons obscurs du modèle (En commun avec M. BeUiel'i-Lefèvre), t. XXIII, p. 715. — YIII. Remarques à l'occasion d'un mémoire lu par M. Ed. Becquerel, concernant l'action chimique des diverses parties du spectre solaire, t. XXIII, p. 8.î6. — IX. Sur une horloge à pendule conique, t. XXV, p. 154. — X. Recherches sur les interférences des rayons calorifiques (Eu commun avec M. Fizeau), t. XXV, p. 154. — XI. Appareil destiné à rendre constante la lumière émanant d'un charbon placé entre les deux pôles d'une ji île, t. XXVIIf, p. 68. — XII. iN'o/e sur quelques phénomènes de la vision, au moyen des deux yeux (En commun avec M. J. Regnault), t. XXVIII, p. 78. — XIII. Appareil photo-électrique, t. XXVIII, p. 698. — XIV. Méthode générale pour mesurer lavitesse de la lumière dans l'air et lesmilieux ambiants..., t. XXX, p 551 — XV. Démonstration physique du mouvement de rotation de la terreau moyen des pendules, t. XXXII, p. 155. — XYI. Sur une nouvelle démcnstrat'ion expét imenlale du mouvement de la terre, fondée sur la fixitéduplan de rotation, t. XXXV, p. 424-iG9. — XVII. Sur la tendance des rotations au parallélisme, t. XXXV, p. 602. — XVIII. Sur la conductibilité propre des liquides. Piles sans métal, t. XXXYII, p. 580. — XIX. De la chaleur produite par l'influencé de l'aimant sur les corps en mouvement, t. LXI, p. ^50. — XX. Note mir l'emploi des appareils d'induction, effets des machines multiples, t. XLTI, p. 215. — XXI. ^ote sur l'emploi des appareils d'induction; interrupteur à mercure, t. XLlII, p. 44. —

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