FOUCHER
XXII. Noie sur un télescope en verre argenté, t. XLIV, p. 539. — XXIII. Nouveau polarisateur en spath d'Islande. Expérience de fluorescence, t. XLY, p. 258. — XXIY. Télescopes en verre argenté; miroirs à surface ellipsoïde et paraboloide de révolution; application au ciel, t. XLVII, p. 205. — XXV. Description des procédés employés pour reconnaître la configuration des surfaces optiques, t. XLYII, p. 958. — XXVI. Détermination expérimentale de la vitesse de la lumière ; parallaxe du soleil, t. LV, p. 501-792. — XXVII. Expression générale des conditions d'isochronisme du pendule régulateur à force centrifuge, t. LVII,
p. 758. — XXVIII. Sur une modification du modérateur de Watt, t. LXI, p. 278-450.
XXIX. Nouvçl appareil régulateur de la lumière électrique, t. LXI, p. 1148. A. G.
FOUCHER (Jean-Tuiothée-Émil e) . Né le 24 janvier \ 825, à Saint-Marc d'Oulilié (Sartîie), était l'aîné d'une famille de dix enfants, honorable, mais peu fortunée. Il avait reçu une instruction complète, et voulut de bonne heure cesser d'être à la charge de ses parents, se proposant de leur venir en aide, dès qu'il aui'ait conquis une position. C'est la médecine qu'il choisit, sans se rendre compte tout d'aboi'd des difficultés de la carrière. Rendu bientôt à Paris, il dut pour vivre donner des leçons de mathématiques, tout en commençant ses études médicales. Devenu externe des hôpitaux, nommé interne, Foucher put se livrer entièrement à l'anatomie, et tout aussitôt à l'étude sérieuse de la chirurgie. 11 obtint au concours la place d'aide d'anatomie de la Faculté, puis celle de prosecteur. Élève de Laugier et de Yelpeau, il concourut avec succès pour l'agrégation en chirurgie, et, en 1858, pour le Bureau central des hôpitaux. La Faculté lui avait confié le cours complémentaire d'ophtlialmologie, en raison de ses travaux spéciaux. Instruit, laborieux, bon opérateur, il pouvait prétendre au titulariat, lorsque la mort est venue le surprendre inopinément en octobre 1867, l'enlevant à une famille nombreuse dont il s'était fait le soutien, et dont il était le second père. Nous connaissons do ce chirurgien distingué :
I. Etudes cliniques sur les maladies vénériennes chez la fenmie. Paris, 1849, in-8°. — II. Notes Rur les pohjpes du larynx. In Union médicale. Paris, 1849. — III. Gangrène spontanée de toute la jambe. In Bulletin de la Société anatomiqiic. Paris, 1849. — IV. Altération remarquable des os du crâne. — Y. Observation de fracture du crâne. Ibid. — YI. Examen d'une tumeur de la parotide. Ibid., 1850. — VU. Disjonction des sutures sagittale et lambdoide. Ibid. — VIII. Fractures multiples du crâne, de la jambe et de la cuisse. Ibid. — IX. Description d'un cas d'hypertrophie du membre thoracique. Ibid. — X. Note sur un cas de fracture du col du fémur par ijénétration. Ibid. — XI. Description d'une tumeur de la partie postérieure de la cuisse. Ibid. — XII. Mémoire sur la guérison du farcin chronique. (En collaboration avec A. Richard). In Archives générales de médecine, 1851. — XIII. Note sur le mécanisme des fractures de la mâchoire inférieure. In Union médicale, 1851. — XIV. Observation suivie de remarques sur la luxation traumatique du sacrum. In Revue médico-chirurgicale, t. IV, 1851. — XV. Note sur un sac herniaire ombilical. In Bulletin de la Société anatomique, 1851. — XVI. Fracture de deux malléoles incomplètement consolidées. Ibid. — XVII. Note relative à un cas de rupture de l'urèthre, Ibid. — XVIII. Tumeur fibreuse de l'utérus avec concrétions calcaires. Ibid. — XIX. Des /lé formations de la pupille, de leurs diverses causes et de leur valeur symjitomatologique. In Revue médico-chirurgicale, 1851, t. XII. — XX. Considérations sur le mécanisme de la fracture de l'extrémité inférieure du radius. In Bulletin de la Société anatomique, 1852. — XXI. Fracture ancienne de l'extrémité inférieure du radius. Ibid. — XXII. Description d'une fracture de l'extrémité inférieure du radius. Ibid., 1854. — XXIII. Fracture ancienne de l'extrémité infériewe du radius. Ibid. — XXIV. Recherches sur l'anatomie pathologique de la périostite et de l'o/<téomyélite. Ibid., 1851 à 1855 et Paris, 1^55, in-4° et pi. — XXV. Considérations sur l'ostéomyélite à propos d'une co)nmunication de M. J. Roux à l'Académie de médecine. ]n Moniteur des hôpitaux, '\?i^0. — XXYI. Corps étrangers ou productions mobiles osseuses de l'articulation coxo- fémorale. In Bulletin de la Société anatomiqite, 1852. — XXVII. Corps étrangers de l'articulation du genou. Ibid. — XXVIII. Tumeur érectile du doigt. Ibid. — XXIX. Pseudarfhrose de l'humérus. Ibid. — XXX. Note sur le canal thoracique et la veine lymphatique droite. In Moniteur des hôpi-
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taux, 1853. — XXXI. Observation d'un lipome très-volumineux, pédicule, inséré dans la région coccygienne et servant de siège au malade. In Btillelin de la Société anatomique. — XXXII. Description de plusieurs articulations atteintes d'arthrite sèche et de corps étrangers : genou, coude, hanche. Ibid. — XXXIII. Is'ote sur le mode cV implantation des polypes fibreux de l'utérus. Ibid. — XXXIV. Sur les kystes du jarret. Ibid., et Revue ■médico-chirurgicale, t. XV, 185i. — XXXV. Etudes sur les veines du cou et de la tête. Paris, 1854, in-4"' (thèse). — XXXVI. description des kystes synoviaux de la main et des doigts. Ibid., 1854. — XXXVII. Note sur l'éburnatioii des os racliitiques en voie de guérlson. Ibid. — XXXVIU. Observation de dilatation variqueuse d'une branche anastomotique entre la veine saphène interne et la fémorale, formant une tumeur ayant quelque analogie avec un anévrysme. In Bulletin de la Société anatomique, 1854. — XXXIX. Observation de hernie ombilicale. Ibid. — XL. Note sur un corps étranger [balle] ayant séjourné vendant plusieurs années dans V épaisseur du ligament interosscux de la jambe. Ibld. — XLI. description d'une anomalie des reins soudés par leur extrémité supérieure. Ibid. — XLII. Note détaillée sur les corps étrangers articulaires et leur mode de formation. Ibid. — XLIII. Notes pour servir à l'histoire des tumeurs synoviales de la main et de celles des doigts en particulier. In Gazette hebdomada'irc de médecine, 1855. — XLIV. Sur une variété de luxation de l'astragale. In Revue j/îérfJco-c/nVurgff'ca/e, 1855. — XLV. Deux observations de corps fibreux multiples de l'utérus. In Bulletin de la Société anatomique, 1855. — XLVI. Description d'une arthrite sèche du pied. Ibid. — XLVII. Sur les corps fibreux de la matrice. ILid. — XLVIII. Kyste du jarret formé par le développement d'un follicule synovial communiquant avec le genou. Ibid. — XLIX. Note sur la luxation spontanée du genou avec ankylosc. Ibid. — L. Mémoire sur l'étranglement interne de l'intestin. Ibid. — LI. Note sur une tumeur du scrotum^ contenant à la fois une hydrocèle vaginale, un kyste du cordon, et une hernie inguinale. Ibid., 1850. — LU. Note sur une fracture du calcanéum par écrasement et sur une fracture en V de la région sous-trochantérienne du fémur. Ibid. — LUI. Description des kystes de l'épididyme. Ibid. — LIV. Description d'une carie vertébrale avec abcès par congestion. Ibid. — LV. Discussion sur les anomalies des gros vaisseaux du cou au point de vue de l'opération de la trachéotomie. Ibid. — LVI. Note sur une côte surnuméraire longue de 7 centimètres. — LVII. Description d'une articulation du coude atteinte cVarthrile sèche. Ibid. — LVIII. Recherches anatomo-pathologiques sur les ganglions du poignet. Ibid. ' — LIX. Note sur la soudure par fusion de l'astragale et du calcanéum. Ibid. — LX. Note sur un cas de tubercules du testicule et de l'épididyme. Ibid. LXI. Note sur l'arthrite et les corps étrangers de l'articulation de l'épaule. Ibid. — LXII. Mémoire sur les kystes de la région poplilée. In Archives de médecine. — LXIII. Note sur les luxations carpo-métacarpiennes. In Gazette des hôpitaux. — LXIY. Mémoire sur quelques variétés d'abcès de la face. Ibid. — LXV. De l'anus contre nature. Paris, 1857, in-4° (thèse de concours d'agrégation). — LXVI. Recherches expérimentales sur les anesthésiques (en collaboration avec le docteur H. Box>'et). In Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1857. — LXVII. Note sur une tumeur du vagin, constituée par une dilatation partielle de l'urèthre. In Moniteur des hôpitaux, 1857. — LXVIII. Sur une variété nouvelle de tumeur de l'orbite In Gazette des hôpitaux, 1858. — LXIX. Observation de cancroide de la langue; ablation au moyen de l'écraseur linéaire, guérison. In Moniteur des hôpitaux,
1858. LXX. Végétations énormes enlevées au moyen de l'écraseur linéaire. Ibid. —
LXXI. Du trait, des loupes par la cautérisation avec l'acide azotique. Ibid. — LXXII. Note sur une amputation sus-malléolaire pratiquée sur un niulade ayant subi l'amputation du pied par la métliode deChopart, vingt et un ans auparavant. In Gazette des hôpitaux, 1858.
LXXUI. Observât, de kyste synovial tendineux du poignet enflarniné sous l'influence des
vésicatoires et guéri par la suppuration. Ibid. — LXXIV. Description d'une fracture spiroide du tibia. In Bulletin de la Société de chirurgie, 1858. — LXXV. Mémoire sur Vencliondronie de la région mammaire chez l'homme. In Moniteur des hôpitaux, 1858. — LXXVI. Du traitement des ophthalmies des nouveau-nés. Ibid., 1859. — L'H'^YU. Desciiption d'une pièce de luxation ischio -pubienne complète, sans rupture des muscles. In Bulletins de la Société de chirurgie, 1859. — LXXVIII. Traitement des fractures de la mâchoire inférieure par l'appareil en giUta-percha. In Revue de thérapeutique médico-chirurgicale,
1859 LXXIX. Note sur le traitement des écoulements vaginaux. Ibid. — LXXX. Note sur
le traitement des plaies de la main et du pied. Ibid. — LXXXI. Sur les avantages du traitement de la vaginite et de V inflammation superficielle du col utérin par les tampons de ouate enduits de tannin. In Bulletins de thérapeutique, 1859. — LXXXH. De l'extirpation des polypes naso-pharyngiens. In Gazette des hôpitaux, 1859. — LXXXIII. Rapport sur une hernie ombilicale enflammée. In Bulletin de la Société anatomique, 1859. — LXXXIV. Sur la fracture de l'acrom'ion. In Gazette des hôpitaux, 1859. — LXXXV. Recherches sur la disjonction traumatique des épiphyses. In Moniteur des hôpitaux, 1860. — LXXXVI. Traitement de la chute du rectum chez les enfants par les injections sous-cutanées de sulfate
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de strickniac. In Bullelins de Ihérapeidique, 18G0. — LXXXVIT. Plaies du pénis jmr arrachement, guérison. In Moniteur des hôpitaux, 1860. — LXXXVIII. Abcès périnéphrétique spontané sans lésion du rein. Ibid. — LXXXIX. Nécrose invaginée du calcanéum, amputation sous-aslragalienne ; guérison. Ibid. — XG. De V emploi des sétons dans le traitement de l'hydropisie des bourses séreuses sous-cutatiées. Ibid. — XCI. Du traitement de l'exostose sous-unguéale par abrasion suivie de la cautérisation. Ibid. — XCII. Note sur le traitement du ptérijgion. Ibid. — XCIII. Lettre sur l'acupressure. In Bulletin de l'Académie de médecine, 1800. — XCIV. Note relative à un cas de syncope observé pendant une opération d'ablation du polype fibreux de l'utérus. In Bulletin de la Société de chirurgie, 186it. — XCV. Mémoire sur l'emploi de la glycérine dans le traitement des ophthalmics. lu Bulletin de thérapeutique, 1860. — XCVI. Corps étrangers dans l'articulation du genou. In Revue de thérapeutique médico-chirurgicale. — XGVII. Note sur les causes de la difficulté du catliétérisme dans le cas de rétention d'urine suivie de cystite du col; des moyens d'y remédier. Ibid. — XGVIII. Remarques sur les indications
les résultats et le manuel opératoire de la rélhrotomie externe. In Union médicale.
XCIX. Note sur une nouvelle méthode pour arrêter les hémorrhagies chirurgicales. In Gazette des hôpitaux. — G. Observation de kyste de la région popliiée, guéri par l'injection iodée. Ibid. — CI. Atrésie de la bouche consécutive au scorbut; accidents gaslralgiques ; opération suivie de succès. Ibid. — GII. Emploi de l'acupressure dans un cas d'amputation de la jambe nécessitée par l'ossification des artères. Ibid. — GUI. Mémoire sur les corps étrangers dans l'iirèthre et dans la vessie. In Bulletins de tliérapeutique, 1861. — CIV. Be
la rupture brusque des ankyloses du coude. In Bulletins de la Société de chirurgie.
GV. Relation de trois observations de fistules vésico-vaginales traitées et guéries par la méthode américaine. Ibid. — GVI. Description de la déformation de la voûte palatine consécullve à l'ablation du maxillaire inférieur. Ibid. — CVU. Deux observations de guérison
de la chute du rectum par les injections sous-cutanées de sulfate de strychnine. Ibid.
GVI II. Mémoire sur l'opération de la fistule vésico-vaginale par la méthode américaine. Ibid. — CIX. De ianeslhésie locale prépar. à l'opération de l'ongle incarné. In Revue de thérapeutique médico-chirurgicale. — CX. Syndasiilie, inain palmée chez une jeune fille de douze ans, opération suivie de succès. In Gazette des hôpitaux. — CXI. Notes sur l'étiologie, la nature et le traitement des granulations palpébrales. In Revue de tliérapeutique médico-chirurgicale, 1862. — CXII. Cancer de la langue, ablation par l'écraseur linéaire. Hémorrhagie, ligature de la caiotide externe. In Gazette des hôpitaux. — CXIIl. Fongosités des gaines synoviales des tendons fléchisseurs du médius gauche ayant envahi entièrement la paume de la main, amputation du doigt et résection du métacarpien correspondant, fait rare. Ibid. — CXIV. Fausse ankylose de la jambe sur la cuisse. Ibid. — CXV. Notes sur un cas de lipomes multiples Ibid., 1865. — GXYI. Exosiose sous-unguéale, guérie par l'abrasion. Ibid. — GXVII. Relation d'un fait d'anévrysme poplité diffus, guéri par la compression digitale. In Bulletin de la Société de chirurgie, 1804. — CXYIII. Emphysème des paupières consécutif à une rupture du sac lacrymal. In Gazette des Iiôpilaux. — CXIX. Abcès de la prostate, cystite purulente, kyste des reins chez un paraplégique. Jbid, — CXX. Tumeur épidermique avec production cornée de la jambe. Ibid. — CXXI. Plaie de tête, fissure du coronal, large suppuration et dénudation de l'os; guérison sans ex foliation. Ibid. — CXXII. Fistule vésico-vaginale, trois centimètres de diamètre. Opération par la méthode américaine, guérison par une seule opération. Ibid. — CXXIII. Note sur un j^rocédé nouveau de désarticulation de l'épaule et du coude. In Mouvement médical, 1865. — GXXIV. Note sur le traitement de la rétention d'urine par inertie de la vessie et du catarrhe vésical par les injections d'eau pulvérisée, et description d'un instrument destiné à pratiquer ces injections. In Revue de tliérapeutique médico-cliirurgicale. — GXXV. Du glaucome, de sa nature, de son traitement. Ibid. — GXXVI. Fistule recto-vaginale de 6 centimètres de longueur, avec destruction incomplète du périnée, opération, guérison. Ibid. — CXXVII. Des luxations et des fractures de l'astragale. Ibid. — GXXYIII. Note sur le traitement du bubon phagédénétique par le sulfate de cuivre. Ibid. — GXXIX. De la conjonctivite catarrhale. In Pievue de thérapeutique médico-chirurgicale. — GXXX. De la conjonctivite granuleuse. Ibid. — GXXXI. Note sur le traitement du trichiasis et de l'entropon. Iii Revue médicale, 1860. — GXXXII. Noie sur un cas d'étranglement double de la hernie crurals. In Journal de médecine et de chirurgie pratiques. Paris, 1866. — CXXXIII. Luxations répétées du maxillaire inférieur et de l'éjiaule. Ibid. — CXXXIV. Hernie ombilicale étranglée, opération, guérison. Ibid. — CXXXV. Fractures des deux clavicules guéries sans difformité ])ar le décubitus dorsal prolongé. — GXXXVI. Considérations pratiques sur l'iritis. Ibid. — GXXXYII. Nouveau traitement de l'anthrax. In Revue de thérapeutique ntédico-chirurgicale. — GXXXVIII. Observation d'adénome parotidien volumineux, ablation, guérison. In Gazelle des .hôpitaux. — GXXXIX. Kyste. In Cyclopaedia of Practical Surgery. Londres, t. IV', p. 521 à 551, — CXL. Traité pratique des maladies des yeux par Warthon .Jones ; trad. de
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l'anglais, avec additions et notes, Paris, 1866, in-8°. — CXLI. Traité du diagnostic des maladies chirurgicales. Paris, 1806, in-8°, A. D.
FOUDRE (Météorologie). Voy. Orage.
FOUDRE (Pathologie, médecine légale). Voy. Fulguration.
FOUCiËREi^. § I, Botanique. Les Fougères constituent une des familles végétales les plus naturelles, bien caractérisée par la situation des corps reproducteurs à la face inférieure des organes que l'on regarde généralement comme des feuilles, et que les botanistes nomment des frondes. Elles appartiennent aux cryptogames vasculaires. Nous étudierons successivement leurs tiges, leurs racines, leurs frondes, leurs corps reproducteurs, leur germination, leur classification et les caractères de leurs principales tribus.
Leur tige, qui s'élève à plusieurs mètres de hauteur chez les Fougères arborescentes des tropiques, reste souterraine chez les espèces de nos climats, chez lesquelles elle émerge quelquefois seulement de quelques pouces au-dessus du sol. Nous prendrons pour type de sa structure celle du Pteris Aquilina, qui a été le plus étudiée. Si l'on en fait une coupe (en hiver), on la trouvera composée, de dehors en dedans : I ° par Vépiderme ; 2° par VhypoJerme; 5° par le parenchyme fondamental., au milieu duquel se développent les cordons du tissu sombre et les faisceaux fibro-vasculaires.
L'épiderme donne naissance à des poils radicaux, qui constituent autant de petits tubes creux ouverts à plein canal dans les cellules épidermiques, et à des écailles formées d'une seule assise de cellules, plus ou moins allongées ou élargies, très-colorées eu brun ou en noir, souvent frangées sur leurs bords (écailles dont les caractères entrent tout particulièrement dans la description spécifique des Fougères). L'hypoderme constitue au-dessous de l'épiderme une couche de cellules fortement épaisses et brunâtres, interrompue suivant deux lignes latérales. Le parenchyme fondamental est formé de cellules transparentes qui contiennent chacune de nombreux grains d'amidon. Les cordons sombres, au nombre de deux, forment deux croissants se regardant par leur concavité. Ce sont des portions du tissu fondamental qui se lignifient par les progrès du développement en présentant des ponctuations croisées, passent de l'état de parenchyme à celui de sclérenchyme, et forment comme le squelette du rhizome. Ce sont elles qui constituent sur la coupe du rhizome ces apparences (lesquelles varient de formes selon la Fouo-ère que l'on examine), qui ont fait donner à l'espèce le nom qu'elle porte, parce qu'elles représentent grossièrement la figure de l'aigle héraldique, en se ioi>niant aux faisceaux fibro-vasculaires. Ceux-ci sont situés, les plus petits en dehors et comme en couronne autour des faisceaux sombres, les deux plus sros, comme jumeaux, en dedans d'eux et presque accolés. Le développement de ces faisceaux fibro-vasculaires est très -intéressant. Leur forme est celle d'une ellipse. A chacun des foyers de l'ellipse il apparaît d'abord quelques vaisseaux spirales, puis, le long du grand axe, il se forme successivement des vaisseaux scalariformes, puis, plus en dehors, de grandes cellules grillagées, et plus en dehors encore, des iibi'es libériennes molles et séveuses, le tout enveloppé par \di gaine protectrice du faisceau. Entre ces divers organes il persiste des cellules amylacées qui n'ont subi aucune modification.
La connaissance de ces faits ne s'est pas établie sans contestation. Plusieurs
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auteurs frauçais, à partir de 1856, se sont disputé l'honneur d'avoir découvert les vaisseaux spirales ou trachées des Fougères : MM. P. Bert, G. Bergeron,Frémineau, etc. M. Duval-Jouve a rappelé que cette découverte remontait à Malpighi (Opéra omnia, éd. 1687, II, 25). Quoiqu'on en ait dit, les trachées persistent toujours dans les faisceaux vasculaires des Fougères, notamment à l'extrémité même la plus ancienne d'un rhizome de Pteris Aquilina. Les vaisseaux scalariformes sont loin de présenter l'aspect hexagonal régulier que les traités classiques ont longtemps reproduit, sans doute d'après une figure schématique de M. de Molli. Ils ont généralement deux larges faces non parallèles unies par de toutes petites faces. Leurs raies sont dues aux couches d'épaississemeut déposées peu à peu dans la paroi du vaisseau et aux perforations qui se produisent dans cette paroi entre les espaces épaissis ; les vaisseaux scalariformes voisins communiquent entre eux par ces ouvertures. Ces différentes sortes de vaisseaux, qui dans les rhizomes du Pteris s'articulent avec leurs congénères sans diminuer de diamètre, ont dans la très-grande majorité des Fougères (où les auteurs allemands les nomment trachéides), les extrémités effilées en pointe. Ces extrémités sont percées de petites ouvertures qui laissent passer des bulles d'air.
On "^'oit que ces faisceaux ne contiennent sur aucun point de ces restes non modifiés de tissu fondamental désignés sous les noms de cambium ou de zone génératrice; ils sont par conséquent fermés à tout développement ultérieur, comme ceux des Palmiers. C'est pour cette raison que le tronc ou mieux le stipe des Fougères arborescentes s'élève de la base au sommet sans présenter aucune différence dans son diamètre, de même que celui des Palmiers.
Les faisceaux vasculaires que nous venons de décriie, loin de courir isolément et parallèlement d'un bout à l'autre du rhizome, s'envoient des anastomoses fréquentes; il en résulte un réseau à mailles assez rapprochées, d'où partent les branches destinées aux feuilles.
Cette structure, dont nous venons d'examiner un type chez le Pleris, varie beaucoup suivant les tribus et les genres. Chez les Hyménophyllées, dont le grêle rhizome rampe sous la mousse qui revêt l'écorce des arbres ou la surface des rochers, il n'existe dans ce rhizome qu'un seul faisceau vasculaire axile. Il en est de même, pour les gi'andes espèces, chez les jeunes plantules, qui offrent à ce point de vue l'organisation conservée à l'état adulte par les types rudimentaires de la famille. Dans certaines espèces, telles que le Polypodium vulgare, YAspidium Filix-mas, le Chnjsopteris aurea, il n'existe pas d'hypoderrae lignifié ni de cordons sombres, et le parenchyme fondamental se trouve divisé par la zone des faisceaux fibro-vasculaires en deux régions, l'une externe ou corticale, l'autre intérieure ou médullaire. Dans d'autres espèces, au contraire, le développement va plus loin que chez \e Pteris Aquilina; chez les Fougères arborescentes, il se forme une gaine de sclérenchyme sombre autour de chaque faisceau fibro-vasculaire, indépendamment de celle qui constitue l'hypoderme, et qui est interrompue au niveau du coussinet des feuilles par un tissu lâche. Cette interruption permet, entre le tissu intérieur et les organes extérieurs, les communications physiologiques nécessaires.
La tige des Fougères est en général peu ramifiée, surtout quand elle est aérienne. Le rhizome, au contraire, se divise plus ou moins, beaucoup chez les Hyménophyllées. Cette ramification s'opère indépendamment de la situation des feuilles, et par voie de dichotomie terminale.
Celte tige se renfle parfois en tubercules, comme dans plusieurs espèces de
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Nephrolepis ; ces tubercules contiennent des faisceaux disposés sur un cercle et convexes parallèlement à la surface du tubercule.
La racine, chez les Fougères, ne diffère pas essentiellement de ce qu'elle est chez les phanérogames, comme l'a établi M. Van Tieghem. Tantôt elle ne contient qu'un seul faisceau vasculaire, tantôt elle en offre plusieurs sur une section transversale (3/ara^f ta). L'endoderme ou membrane protectrice du faisceau est plissée, et c'est cette assise plissée qui contient les cellules mères des radicelles. Le parenchyme conserve dans beaucoup de cas ses parois minces; dans d'autres cas, les cellules de la zone interne s'épaississent soit uniformément, soit par places. Dans les Angiopteris, le parenchyme cortical renferme de grandes cellules à parois flasques, superposées en séries longitudinales, et remplies d'un liquide mucilagineux. riche en tannin : dans le Marattia ce sont de larges canaux gommifères.
Les racines naissent tantôt du rhizome, tantôt des pétioles ; elles se forment immédiatement au-dessous du point végétatif et termmal du rhizome chez nos Fougères terrestres. Cbez les Fougères arborescentes, la partie inférieure de la tige est entièrement recouverte déracines grêles qui, s'accroissant vers le bas, forment tout autour d'elles une gaîne de plusieurs pouces d'épaisseur avant de s'enfoncer dans le sol ; la tige acquiert par là une base apparente plus large. Ces racines sont cylindriques, ordinairement revêtues d'un grand nombre de poils feutrés et colorés en brun ou en noir.
Les frondes des Fougères partent du rhizome de façon très-différente. Le mode suivant lequel elles s'en séparent est nommé vernation. Elles sont tantôt adhérentes à l'axe qui les porte (rhizome ou stipe aérien), tantôt articulées- avec lui. Dans le premier cas, lorsque la fronde a rempli ses fonctions, le pétiole se brise irrégulièrement au-dessus de sou point d'attache; dans le second cas, ce pétiole se sépare nettement au niveau de ce point, en laissant une cicatrice dont la forme est constante, et où se trouve la marque des faisceaux vasculaires rompus. Chez les Fougères arborescentes, cette cicatrice est énorme, vu l'épaisseur des pétioles, et sert à caractériser les genres et les espèces. Chacune des deux vernations, la vernation adhérente comme la vernation articulée, peut être solitaire ou fasciculée, suivant que les frondes naissent isolées sur le rhizome ou en touffe à son extrémité. M. J. Smith a fondé sur la connaissance de ces deux modes de vernation les bases d'une classification générale des Fougères. Il nomme desmobivj a (de Ssa^iàç, lien) lesFougères à vernation adhérente ; eremobrya (de £ov3u.o;, solitaire) les Fougères à vernation articulée. On n'a pas accepté cette classification, qui a, aux yeux de beaucoup de ptéridographes, le tort d'éloigner les unes des autres des plantes fort analogues, et notamment de diviser la tribu des Cyathéacées. Mais le caractère de la vernation n'en reste pas moins très-utile dans la diagnose des genres.
La forme des frondes est très-variée. Tantôt sessiles, soit entières [Anelium), soit en éventail [Dipteris), ou bizarrement contournées autour de leur support (Platycerium), elles sont le plus souvent portées sur un pétiole plus ou moins long, et leur limbe est alors tantôt entier (certains Acrostichum), tantôt palmé {Pteris palmata), le plus souvent pinné {Polypodtum vulgare), ou bipinné {Aspidium FUix-mas), ou décomposé {Adiantum Capillus Veneris). Dans la tribu des Gleichéniacées, la fronde se dichotoniise plusieurs fois, portant toujours des pinnules le long de son rhachis. Celle des Lijgodium est parfois volubile. Il est bon de faire remarquer que la fronde varie quelquefois singulièrement de forme
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