‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.39Chapitre 81 sur 89 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

FOLiQtiER (Pierre-Éloi). Né dans le petit hameau de Maissemy, près Saint-Quentin (Aisne), le 20 juillet 1776, mort à Paris, le 5 octobre 1850. Il avait été successivement : doctetu" en médecine de l'école de Paris (1802), membre titulaire de l'Académie de médecine (1820), président, par élection, de cette compagnie savante (1842), chevalier de la Légion d'honneur (1827), officier de l'ordre (1841), commandeur, (1847), premier médecin de Louis- Philippe (1840), professeur à la Faculté de médecine de Paris (1820), etc. « Ces grands emplois, Fouquier ne les dut ni au hasard ni à l'intrigue ; il les mérita par une rare réunion de qualités d'esprit et de caractère qui sont nécessaires à l'utilité complète et à la juste dignité de notre art. S'il ne fut ni professeur cloquent ni grand auteur, du moins il fut un vrai modèle de praticien accompli. Savoir solide et toujours tenu au courant de tout ce qui intéressait directement le diagnostic et le traitement des maladies ; exquise rectitude de jugement au lit du malade, et bon sens imperturbable, même dans les cas les plus difficiles et les plus alarmants ; humeur égale et dont la merveilleuse sérénité ne se démentait pas devant les assertions les plus excentriques et les objections les plus contrariantes ; tenue grave sans manières sauvages, et imposante sans airs dédaigneux; langage sobre et réfléchi, de façon adonner de l'autorité aux moindres paroles ; puissant prestige d'une moralité sans tache ; constant respect et sentiment parfait des convenances ; exactitude scrupuleuse à remplir ses devoirs professionnels, à se trouver à l'hôpital, à la Faculté, aux consultations, avec une ponctualité inouïe et pour ainsi dire chronométrique ; en un mot, réalisation exemplaire de tout ce qui est de mode aujourd'hui d'appeler, suivant le mot emprunté au philosophe Bentham, la Déontologie médicale. Voilà ce que nous montra Fouquier. Voilà par où il fut un homme utile au monde; le monde l'en récompensa largement, et ce fut justice.... Si l'aphorisme Vir bonus medendi peritus est une exigence suffisante pour l'idéal du praticien, l'idéal du professeur en médecine veut absolument tout ce que voici : Vir bonus et medendi et dicendi peritus. Fouquier a été un des types les plus irréprochables, un des modèles les plus accomplis de la première devise. — Ces coups de crayon sont Je Requin ; ils dépeignent admirablement bien Fouquier dont le bagage scientifique et littéraire se résume dans les productions suivantes :

I. Avantages d'une constitution faible. Thèse doctorale. Paris, 1802, n° 123. — II. Eléments de médecine de J. Brown, traduit de l'original latin, avec des additions et des notes de l'auteur, d'après la traduction anglaise, et avec la table de Lynch. Paris, an XIII, in-S". — III. Histoire d'un tétanos guéri par l'opium, et observations sur l'usage de la noix vomique dans la paralysie. In Bulletin de la Faculté de inédecine, 1811. — IV. Sur une plaque osseuse développée entre la plèvre et les côtes. In Bulletin de la Faculté de médecine, 1852,

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