FOURCHE
11° 4. — V. Mémoire sur l'usage de la noix vomiqiie dans la paralysie. In \Bulletin de la Facilite' de médecine; année 1816, n° IX; année 1817, n<" I, II, III, IV. — YI. Inflammation du foie terminée par la suppuration de ce viscère et l'expectoration du pus. In Bulletin de la Faculté de médecine, année 1817, n" YI. — VII. Notice sur les ouvertures naturelles et accidentelles observées entre les cavilés droite et gauche du cœur. In Bulletin de la Faculté de médecine,, année 1819, n" XI. — VIII. Béflexions sur la matière médicale. In Bulletin de la Faculté de médecine, année 1819, n" YIII. — IX. A. C. Celsi de re medicâ, libri VIII. Editio nova, curantibus P. Fouquier et F. S. Ratier. Paris, 1823, in-18; trad. en françai par les mêmes éditeurs. Paris, 1824, in-18. A. G.
FOL'R A PAIX. Vo}). Boulangerie.
FOL^R A CHAUX. VoiJ, Chaux.
FOURCAULT (ALEXANDRE). Saluons daiis ce médecin aussi modeste que savant, et que la renommée n'a pas touché parce qu'il la fuyait, en quelque sorte, un des membres les plus dignes et les plus honorables de notre profession. Auteur de plusieurs travaux remarquables et d'ouvrages qui dénotent un expérimentateur habile et ingénieux et un scrutateur ardent de la vérité, il fut récompensé une fois par l'Institut d'un prix de 2000 francs, et une autre fois, par le titre de membre correspondant de l'Académie de médecine. Et ce fut tout : ■des honneurs plus grands encore, les places ne sont pas venus le chercher. Parmi ces ouvrages, parmi ces recherches, il faut citer :
Son livre des Lois de V organisme vivant., publié en 1829 (2 vol. in-8°), dans lequel l'auteur accorde une trop grande part à l'influence des agents physicochimiques sur la production des phénomènes vitaux, mais oià il proteste, non sans raison, contre le vitalisme pur et contre la doctrine qui attribue exclusivement la maladie à l'altération des organes.
Le classement, sous dix formes, des divers tempéraments.
De 1836 à 1839, de nombreux mémoires tendant à établir, par l'observation directe, l'influence prépondérante de la suppression de la transpiration sur le développement des maladies, surtout les chroniques. Les journaux ont longtemps entretenu leurs lecteurs de ces belles expériences au moyen desquelles l'expérimentateur supprimant la transpiration par des enduits imperméables, déterminait, pour ainsi dire à son gré, sur les animaux, toute une série d'affections.
Fourcault était né aux Alluets (Seine-et-Oise), le 28 octobre 1790. A seize ans, il était dans les hôpitaux militaires, puis un ou deux ans après, attaché au 45* de ligne. C'est avec ce régiment qu'il fit la campagne de 1809. Attaqué de typhus à Wagram, il eut en Russie les pieds gelés, fut fait prisonnier après la victoire de Lutzen, et ne revint en France qu'après la première Restauration, pour être incorporé au service médical du Yal-de-Grâce. Nommé par les Gent- Jours chirurgien aide-major au 4* cuirassiers, il suivit après la chute définitive de l'Empire les destinées de l'armée de la Loire. Enfin il quitte l'armée, va se fixer à Houdan, on il passe ses jours entre la pratique et la méditation, et revient en 1840 habiter Paris, où il mourut le 21 novembre 1853.
Il était docteur de la Faculté de Paris. Sa thèse, qui remonte au 29 août 1814, porte le titre : Considérations sur la pneumonie fausse. C'est un in-4'', de 26 p.
FOURCHE, FOURCHETTE. On SB sert d'instruments en forme de fourche pour conduire des tentes de charpie dans une cavité, pour porter des fils dans des parties profondes ou pour servir de point d'appui poiu" la suture. C'est à ce
dernier usage que sert la fourche de Sims dans l'opération de la fistule vésicovaginale. L'extrémité de l'instrument à branches mousses est appliquée sur les lèvres de la plaie ; l'aiguille passe entre les dents de la fourche, où elle est ensuite suivie par la pince.
J.-L. Petit avait imaginé contre Thémorrhagie de l'artère ranine un instrument compresseur appelé fourche, qui s'introduisait dans les narines.
Pour pratiquer la section du filet de la langue, on emploie une petite fourche ou fourchette, dans laquelle s'engage le fdet et qui sert aussi à relever la langue ; mais il est plus simple d'employer pour cela le pavillon fendu d'une sonde cannelée.
Le nom de fourchette est employé enanatomiepour désigner certaines parties du corps présentant la disposition bifurquée. On appelle fourchette du sternum l'extrémité supérieure de cet os ; fourchette de la vidve, la commissure postérieure des grandes lèvres. D.
FOURCROY (Antoine -François). Sur un registre de la paroisse Saint- André des Arts, registre brûlé sous la Commune, on lisait cette mention :
Lundi, 16 juin 1755, a esté haptisé Antoine-François, né la veille, fils de Jean- Michel Fourcroij, apotiquaire de feu S. A. S. Monseigneur le Duc d'Orléans, et de Jeanne Laugier, son espouse. Le parrain Pierre- Antoine de Fourcroy, bourgeois de Paris, cousin germain de l'enfant. La marraine, Françoise Le Geay, fille mineure de Nicolas, bourgeois de Paris, soussignés.
L'enfant, né ainsi dans une modeste boutique d'apothicaire de la rue Saint- André des Arts, devait devenir comte de l'Empire, conseiller d'Etat, commandeur de la Légion d'honneur, membre de l'Institut et de la plupart des académies et sociétés savantes de l'Europe, professeur de chimie au Muséum d'histoire naturelle, à l'École de médecine de Paris et à l'École polytechnique, etc., etc. 11 conquit tous ces titres à force de travail et de génie. Les premières années furent dures ; Antoine Fourcroy, né sans fortune, ne fut pas loin de se faire comédien pour vivre ; il est certain que pendant plusieurs années il fut réduit à une place de copiste, et qu'il montra à écrire aux enfants. Néanmoins il parvint à terminer honorablement ses études et à obtenir le diplôme de maître es arts (12 oct. 1775). Ses vues se tournèrent ensuite du côté de la médecine, et en 1778 il se faisait inscrire sur les registres de la Faculté de Paris; deux ans après (28 sept. 1780) il était reçu docteur; mais docteur seulement, et non point docteur régent. Son sort ne dépendait plus maintenant que de sa réputation; il s'occupa de la faire, et comme il avait besoin d'aller vite, il choisit la voie des travaux scientifiques. Ses premiers écrits montrèrent qu'il ne tenait qu'à lui de choisir la branche des connaissances oii il voudrait se distinguer. Ils furent presque également remarquables en chimie, en histoire naturelle et en anatomie. Aussi, à la mort de Macquer, obtint-il la chaire de professeur de chimie au Jardin des plantes (1789), et un an après le titre de membre de l'Académie des sciences. « Les leçons de Fourcroy réalisaient tout ce que l'imagination peut concevoir de plus brillant et de plus solide : enchaînement de la méthode, abondance dans l'élocution ; noblesse, justesse, élégance dans les termes, comme s'ils eussent été longuement choisis ; rapidité, éclat, nouveauté, comme s'ils eussent été subitement inspirés ; organe flexible, sonore, argentin, se prêtant à tous les mouvements, pénétrant dans toutes les régions du plus vaste auditoire ; la nature lui avait tout donné. Tantôt son
discours coulait égalemeut et avec majesté; il imposait par la grandeur des images et la pompe du style ; tantôt variant ses accents, il passait insensiblement à la familiarité ingénieuse et rappelait l'attention par des traits d'une gaieté aimable. Son.regard pénétrait la foule attachée à ses paroles; il savait distinguer dans le rang le plus éloigné l'esprit le plus difficile qui doutait encore, l'esprit lent qui ne comprenait pas; il redoublait pour eux d'arguments et d'images; il vaiiait ses expressions jusqu'à ce qu'il eût rencontré celles qui pouvaient le frapper ; la langue semblait multiplier pour lui ses richesses ; il ne quittait une matière que quand il voyait ce nombreux auditoire également satisfait. » (Dezeimeris.)
La révolution de 1789 trouva Fourcroy jouissant déjà d'une immense réputation, et il fut nommé député à la Convention ; il y siégea jusqu'au 7 brumaire de l'an IV (29 oct. 1795). C'est à lui, en partie, que l'on doit l'adoption d'un projet sur l'uniformité des poids et mesures {Monit., an I, n° 257); c'est lui qui demanda que l'éducation nationale fût mise à l'ordre du jour [Ihid., n° 270), qui fut chargé d'examiner un projet pour la direction des aérostats {Ibid., an II, n° 27), qui rédigea deux magnifiques rapports, l'un sur l'École centrale des travaux publics [Ibid., an III, n°^ 8 et 11), l'autre sur la tannerie de Séguin {Ibid., if^ 107, 108, 109, 111); c'est encore à Fourcroy qu'on est redevable d'un décret sur les écoles de médecine et de chirurgie [Ibid., n°^ 70, 71), d'un autre décret sur les Ecoles polytechnique, d'artillerie, génie, marine, mines, ponts et chaussées, topographie et navigation {Ibid., an IV, n" 35). Réélu au Conseil des Anciens, il en devint le secrétaire. Mais chose singulière, ce savant illustre, ce grand administrateur s'était laissé entraîner au jacobinisme ; nous le voyons même, le 15 frimaire an II (3 déc. 1795), présider ce fameux club {Monit., an II, n° 76), et répondre à Montant qui lui reprochait de ne pas prendre plus souvent la parole à la Convention, « qu'après vingt ans de travaux, en professant la médecine, il est parvenu à nourrir le sans-culotte son père, et les sans-culottes ses sœurs » {Ibid., n" 82). Les travaux multipliés, incessants de Fourcroy usèrent son organisme; les fatigues jointes au chagrin profond qu'il ressentit en voyant donner à un autre le poste le plus élevé de l'Université, abrégèrent ses jours. 11 mourut subitement au Jardin des plantes, probablement d'une rupture du cœur, le 16 décembre 1809. Il avait épousé, en premières noces, Anne-Claude Bettinger, de laquelle il divorça, et en secondes noces, Adélaïde-Flore Belleville, qui lui survécut.
Outre la part considérable qu'il eut à la fondation ou au relèvement d'un grand nombre d'institutions qui participent aujourd'hui à la grandeur de la France, telles que les académies, les collèges, les universités, les trois écoles de médecine, l'École polytechnique, les écoles centrales, l'École normale, l'Institut, etc. Fourcroy a laissé une œuvre scientifique dont les traces ne s'effaceront jamais. Tels sont ses travaux : sur la recomposition de l'eau en faisant combiner directement l'hydrogène et l'oxygène; sur plusieurs composés qui détonnent par la simple percussion; sur les analyses, soit des minéraux à l'état concret, soit d'eaux minérales; sur celles des quinquinas, des céréales, des légumineuses, de l'ergot de seigle, du suc d'oignon; sur les substances animales, le mucus des narines, les larmes, le chyle, le lait, la bile, le sang, l'eau des hydropiques, le tartre des dents, la composition chimique des os, des calculs urinaires, etc. Toutes ces admirables recherches d'un génie qui honore l'humanité ont fait naître les publications suivantes :
I. Essai sur les maladies des artisans, trad. du latin de Ramazzini, avec, des notes et additions. Paris, 1777, in-12. — II. Leçons d'histoire naturelle et de chimie. Paris, 1781, 2 vol. in-8°. — III. Mémoires et observations jJour servir de suite aux éléments de chimie. Paris, 1784, in-8°. — IV. VArt de connaître et d'emi^loyer les médicaments dans les maladies qui attaquent le coiys humain. Paris, 1785, 2 vol. in-12. — V. Entomologia parisiensis sive catalogus insectorum qui in agro parisiensi reperiuntur, secundum mcthodum Geoffrœanam, in sectiones, gênera et species distrïbula. Paris, 1785, 2 vol. in-12. — YI. Analyse de Veau sulfureuse d'Enghicn (avec Delaporte). Paris, 1788, in-8°. — VII. Principes de chimie à l'usage des élèves de l'école vétérinaire. Paris, 1788, 2 vol. in-18. — VIII. Essai sur le phlogistique et les acides. Paris, 1788, in-8''. — IX. La Médecine éclairée par les sciences 2'hy signes. Paris, 1791, 4 vol. in-S". (Journal fort intéressant qui ne liit pas continué). — X. Philosophie chimique, ou vérités fondamentales de la chimie moderne. Paris, 1792, in-12, etc. Traduit en presque toutes les langues, et même en grec moderne. — XI. Procédé pour extraire la soude du sel marin. Paris, 1795, in-4°. — XII. Discours sur l'union de la chimie et de la pharmacie. Paris, 1798, in-8°. — XIII. Tableau pour servir de résumé aux leçons de chimie à l'école de médecine de Paris pendant l'an VIII. Paris, 1789, in-S". — XIV. Tableaux synoptiques de chimie. Paris, 1800 et 1805, petit in-folio. — XV. Système des connaissances chimiques et de leurs applications aux phénomènes de la nature et de l'art. Paris, 1801,6 vol.in-4''; ou H vol. in-8°, — XYI. Un irès-grand nombre (plus delGO) Mémoires dans les Recueils de l'Académie des sciences, de l'Institut; dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle; dans le Journal de l'École polytechnique, dans VEncyclojyédie méthodique, dans les diverses feuilles médicales. Nous citerons, entre autres :
Dans les recueils de l'académie des sciences. — Expériences sur une huile de vitriol fumante de Saxe. 1785, p. 373-391. — Mémoire pour servir à l'histoire anatomique des tendons, 1785, p. 592-413 ; 414-436; 1786, p. 58-49 ; p. 550-561 ; 1787, p. 289-501. — Mémoire sur la formation et les propriétés du gaz hépatique, 1786, p. 50-66. — Observation sur un nouveau moyen de se procurer l'espèce de fluide élastique, 1786, p. 546-549. — Mémoire sur la nature du vin lithargé ou altéré jjar le plomb, 1787, p. 280-288. — Mémoire sur la combustion de plusieurs corps clans le gaz acide murialique oxygéné, 1788, p. 565-575. — Mémoire sur les phénomènes qui ont lieu dans la précipitation des dissolutions métalliques par l'ammoniaque, 1788, p. 376-585. — Nouvelles expériences sur les matières animales, faites dans le laboratoire du lycée, 1789, p. 297-326. — Observation sur un chaîigcment singulier opéré dans un foye humain par la putréfaction, 1789, p. 527-534. — Mémoire sur la coloration des matières végétales par l'air vital, et sur une nouvelle préparation de couleurs solides pour la jieinlure, 1789, p. 335-342. — Description et analyse d'une mine de plomb verte du hameau les Roziers, près Pont-Gibaud, en Auvergne; 1789, p. 545-350. — Mémoire sur les différents états du sulfate de mercure, 1790, p. 182- 203. — Observ. sur la formation de l'acide nitrique, qui a lieu pendant la décomposition réciproque de l'oxyde de mercure et de l'ammoniaque, 1790, p. 204-208. — Mémoire sur la combustion du gaz hydrogène dans des vaisseaux clos, 1790, p. 485-522 (avec Vauquelin et A. Séguin). — Observation sur une illusion d'optique, 1784, p. 355-357.
Dans les mémoires de l'Institut. — Expériences sur des détonations par le choc, t. II, an VII; 1799, p. 51-59 (avec Vauquelin). — Mémoire sur la comparaison et la différence de la strontiane et de la baryte, t. II, an VII ; p. 183-191. — Mémoire sur les propriétés de la baryte piure et sur ses analogies avec la strontiane, t. II, an VII; p. 57-64. — Expériences sur les deux états du phosphate de chaux, sur l'analyse de la base des os, et sur la préparation du j^hosphore, t. II, an VII, p. 274-287 (avec Vauquelin). — il/moi>e sur l'urine du cheval, cotnjxirée à l'urine de l'homme, t. II, an VII, p. 431-439 (avec Vauquelin). — Mémoire sur l'analyse des calculs urinaires humains, t. IV, an XI, p. 112-150 (avec Vauquelin]. — Premier mémoire pour servir à l'histoire naturelle chimique et médicale de l'urine humaine, t. IV, an XI, p. 363-401. Second mémoire, p. 402-466. — Mémoire sur la nature comparée du gaz d'azote et du gaz nitreux, t. VI, 1806, p. 512-331 (avec Vauquelin et Thénard). — Nouvelles expériences sur le lait de vache, t. VI, 1806, p. 532- 369 (avec Vauquelin). — Mémoire sur le guano, t. VI, 1806, p. 369-381 (avec Vauquelin], — Analyse du tabashéer, t. VI, 1806, p. 382-385 (avec Vauquelin). — Mémoire sur la nature chimique du blé carié, t. VI, 1806, p. 514-530 (avec Vauquelin). — Mémoire sur la découverte d'une nouvelle matière inflammable et détonante, t. VI, 1806, p. 550-543 (avec Vauquelin). — Mémoire sur les produits que donnent les matières animales traitées par l'acide nitrique, t. VI, 1806, p. 544-564 (avec Vauquelin). — Premier tnémoire sur le platine brut, t. VI, 1806, p. 565-592 (avec Vauquelin). — Second mémoire, p. 593-609. — Expériences sur l'analyse des graines céréales et légumineuses, pour servir à l'histoire de la germination et de la fermentation, IBdQ, 1" sera. p. 168-222 (avec Vauquelin). — Expériences sur