‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.40Chapitre 55 sur 75 · SAISON CHAUDE · texte numérisé non relu

SAISON CHAUDE

Oim

mm

ANNEE

Nous n'avons qu'à renvoyer aux articles généraux qui précèdent, pour l'iiygrométrie, l'ozonométrie, etc., de Paris; il est arrivé souvent, comme on l'a vu^ que nous ne trouvions de renseignements précis sur bien des points que dans les recherches faites au sein de la capitale.

Chartres présenterait la météorologie suivante, d'après le D"" Durand {Société archéologique d'Eure-et-Loir). Température moyenne annuelle 9°, 8 (qui serait, au niveau de la mer, 10°, 6 ; Chartres est en effet, dit Picnou, près de l'isotherme de 40°, 5). Pluie : moyenne de sept années (1853-1859) 558 millimètres (à peu près comme à Paris à la même époque et comme dans les plaines du centre). Moyenne barométrique 0'",753, chiffre un peu fort pour cette altitude (159 mètres). Orages, 8 par an (chiffre trop faible : Renou).

D'anciennes observations faites au Mans (1817-1850) et rappelées par de Villiers donnent comme moyenne thermique du lieu 12°, 4, que Renou pense pouvoir ramener à 10°, 5 ou 10", 4, et pour moyenne de pluie 0™,755, bien plus élevée que celle de Paris, Chartres, Vendôme, Blois et Tours.

Nous avons l'elevé les trois années 1865-1867 des observations faites à l'hôpital militaire de Versailles par Bérigny, l'un des météorologistes français les plus sûrs. La moyenne thermique, 10°, 7, ressemble infiniment à celle de Paris, La pression moyenne a été de 750 millimètres, un peu plus faible que celle de la capitale. La quantité moyenne d'eau tombée est de 641™™, 5, notablement plus élevée que celle de Paris d'après l'Observatoire : peut-être le pluviomètre est-il mieux placé. Les pluies ont été surtout de printemps et d'été. Juillet, puis août, ont été les mois les plus chauds. L'identité des moyennes thermiques de Paris et de Versailles tient sans doute à ce que les observations dans cette dernière sont faites dans un grand bâtiment, l'hôpital militaire.

Vendôme, altitude 85 mètres, a pour moyenne thermique annuelle 10°, 45 (Renou); la moyenne pluviométrique, de 1851 à 1870, y a été de 579 millimètres (Raulin).

Zandyck, àDunkerque (intérieur delà ville), trouve pour moyenne thermique annuelle 10°; Renou estime que dans la campagne il n'y a pas 9°. Du reste, Renou pense que, dans la « contrée de Paris », il n'y a pas plus de 9°, 6, alors que l'Observatoire indique 1 degré déplus. Le pluviomètre, placé au-dessus des toits de la gare du chemin de fer, n'a fourni pour 1860 que 451 millimètres. Cette année a été très-pluvieuse par toute la France ; l'installation de l'instrument est probablement vicieuse et le chiffre indiqué, trop faible.

Nous avons avancé précédemment (p. 452), d'après El. Reclus, qu'il tombe à peine un tiers de mètre d'eau par an à Dunkerque, protégé du vent d'ouest par l'Angleterre. Les résultats du D'' Zandyck, adoptés par V. Meurein (de Lille),

FRANCE (climatologie). 485

contredisent cette loi. Pour l'année ISTl-lS?^, sous la rubrique Diinker que, nous trouvons dans V Annuaire météorologique (1875) deux chiffres bien écartés : l'un, 726 millimètres, signé Zandvck; l'autre, 576,6, signé Plock. Il y a donc là deux observatoires; quoique nécessairement assez rapprochés, ils peuvent donner, par la nature des choses ou par des différences d'installation, des chiffres divergents.

Les Rapports de M. V. Meurein nous fournissent sur Lille, station intéressante de ce climat, les résultats complets de vingt-quatre années d'observations (18o!2-1876). En voici le résumé :

ANNEE ASIROXOMIQDE MOYENNE

Température moyenne annuelle 10,00

Baromètre moyeu 0,7o9,611

Eau tombée 0,611'"", 87

Eau évaporée 0,8-11""', 01

Hiver. . .

Printemps.

Été. . . .

Automne .

Page 1