Alsace
Chacune de ces régions renferme les départements ou portions des départements suivants :
A. RÉGIONS MONTAGNEUSES GRANITIQUES ET SCHISTEUSES. 1° AlpeS .* HautS-
Savoie, Savoie, Isère (S.), Drôme, Hautes-Alpes, Basses-Alpes (E.), Alpes-JIaritimes ;
FRANCE (orographie). 267
2° Pyrénées : Aude (S.), Pyrénées-Orientales, Ariége (S.), Haute-Garonne (S.), Hautes-Pyrénées (S.), Basses-Pyrénées (S. 0.); 5° Corse : Corse ; 4° Vosçies : Bas-Rhin (0.), Haut-Rhin (0.), Vosges (E.) ;
B. — RÉGION MONTAGNEUSE CALCAIRE. 5" Jura : Doubs, Jura, Ain (E.) ;
C. RÉGIONS A PLATEAUX GRANITIQUES ET SCHISTEUSES. 6° PhlteCM Central .*
Nièvre (E.), Saône-et-Loire (0.), Rhône, Loire, Ardèche, Gard (0.), Allier (0.), Puy-de-Dôme (E. et 0.), Haute-Loire, Lozère (N.), Creuse, Haute-Vienne, Corrèze, Cantal, Aveyron (N.), Tarn (E.) ;
7° Bretagne : Orne (0.), Mayenne, Maine-et-Loire (0.), Deux-Sèvres (iX.), Manche, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Vendée, Côtes-du-Nord, Morbihan, Finistère ;
8° Ardenne : Ardennes ;
D. — RÉGIONS A PLATEAUX CALCAIRES. 9° Lorraine et Bourgogne : Moselle, Meurthe, Vosges (0.), Meuse, Haute-Saône, Haute-Marne, Côte-d'Or (0.), Yonne (S.), Nièvre (0.);
10" Provence : Basses-Alpes (0.), Var, Vaucluse, Bouches-du-Rhône; 11" Languedoc : Gard (E.), Hérault ; 12° Causses : Lozère (S.), Aveyron (S.);
E. — RÉGIONS DE PLAINES. 15» Neustrlc : Nord, Ardennes (S.), Aisne, Marne, Seine-et-Marne, Aube, Yonne (N.), Pas-de-Calais, Somme, Oise, Seine-et-Oise, Seine, Loiret, Cher, Seine-Inférieure, Eure, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Indre, Calvados, Orne (E.), Saithe, Indre-et-Loire, Vienne, Maine-et-Loire (E.) ;
[i° Aquitaine : Tarn (0.), Aude (i\.), Lot, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne (N.), Ariége (N.), Charente, Dordogne, Lot-et-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées (i\.), Deux-Sèvres (S.), Charente-Inférieure, Gironde, Landes, Basses-Pyrénées (N. E.);
15° Limagne : Allier (E.), Puy-de-Dôme (centre);
16° Bresse: Côte-d'Or (E.), Saône-et-Loire (E.), Ain (0.), Isère (N.);
17° Alsace : Bas-Rhin (E.), Haut-Rhin (E.).
Considérées géologiquement , les parties élevées (Alpes, Provence, Jura, Ardenne, Vosges, Plateau central avec Causses et Languedoc, Pyrénées, Bretagne et Corse) qui entrent dans la composition du territoire français ont été formées par des bombements ou par des plissements de parties de l'écorce terrestre composées par les terrains primitifs, de transition et secondaires, et plus anciennes que les parties plus basses (Alsace, Bresse, Lonaine et Bourgogne, Champagne, Neustrie et Limagne, Aquitaine), qui les relient et qui sont formées par les terrains secondaires et le plus souvent tertiaires, qui n'ont éprouvé que de faibles dérangements depuis leur dépôt.
Il faut excepter les principaux points culminants du Plateau central, qui sont des massifs volcaniques surajoutés pendant une période géologique récente. Le Puy-de-Dôme, le Mont-d'Or, le Cantal, les monts d'Aubrac, le Mézenc, ont, en effet, des altitudes supérieures à celles des pi'otubérances primitives voisines, la Margeride, le Tanargue, la Lozère, l'Aigoual, qui étaient auparavant les points culminants du Plateau central.
Sur d'autres points, les masses surajoutées n'ont que de faibles dimensions et ne forment que des nappes de revêtement ou des collines coniques, de véritables taupinières comparées aux monts précédents, comme cette multitude de petits cratères qui couvrent l'Auvergne, le Vélay, comme la colline d'Agde, etc.
268 FRANCE (géographie).
Postérieurement, les différentes parties du sol français ont pu et pourront éprouver des élévations rapides ou lentes; mais elles sont toutes soumises à laction des agents atmosphériques qui diminuent leur hauteur d'une manière ti'ès-lente, mais incessante .
Dans la description des diverses régions naturelles, nous partirons du massif le plus élevé, les Alpes, situé au S. E., pour arriver au plus occidental, la Bretagne, beaucoup moins élevée; la Corse extra-conlinentale viendra en dernier lieu.
Alpes. Ces montagnes, qui s'étendent de Vienne en Autriche, à Marseille, forment la plus considérable deschanies de l'Europe; elles séparent l'Allemagne et la France de l'Italie; leur point culminant, le Mont-Blanc (4810 m.), est aussi le point culminant de l'Europe entière.
La partie occidentale, qui doit seule être décrite ici, se compose, à partir de la vallée du lihin (en amont du lac de Cons(ance), d'un ensemble en arc de cercle, limité en dedans, au sud et à l'est, par la plaine du Piémont, de Milan, par Novare et Turin, jusqu'à Coni. 11 est limité en dehors par la plaine de la Suisse jusqu'à Genève, la vallée étroite du Rliùne jusqu'au Guiers, puis la haute plaine du Dauphiné et enfin, jusqu'à la Méditerranée, par la plaine mclinée à l'ouest dont le Rhône occupe la partie la plus déclive, au pied du Plateau central.
A l'est d'une ligne tirée de Coni à Nice, la chaîne se recourbe vers le N. E. en diminuant de largeur et en s'abaissant jusqu'au nord de Gènes, où le col de Giove (460 m.) la sépare de la chaîne des Apennins, en formant ainsi la limite entre le bassin du Pô et les petits bassins du golfe de Gènes.
Le trait le plus remarquable des Alpes occidentales est l'existence d'un profond sillon ou fossé longitudinal, sans fond plat, qui les sépare en deux parties, d'abord à peu près égales, du Rhin au Mont-Blanc, et ensuite de plus en plus inégales jusqu'à la Durance.
De la vallée du Rhin à Coire, jusqu'au pied du Mont-Blanc, ce fossé est presque rectiligne, de l'E. N. E. à l'O. S. 0. Il est formé par la haute vallée du Rhin antérieur qui communique par la passe de TOberalp (2053 m.) avec le haut de la vallée de la Reuss, laquelle, par le col de la Furka (2456 m.), communique avec la haute vallée du Valais dans laquelle le Rhône descend presque en ligne droite, du glacier qui lui donne naissance jusqu'à Martigny. r En France, au devant du Mont-Blanc, le sillon est continué par la vallée de l'Arve rattachée à la précédente par le col des Moutets (1445 m.). Dans cette première partie, entre la Suisse et l'Italie, les hautes sommités sont situées au nord du fossé : le Tœdi a 5625 mètres, le Finsteraarhorn 4562 mètres, la Jungfrau 4180 mètres, car le Bernina n'atteint que 4052 mètres; ce n'est que vers l'extrémité occidentale qu'elles se trouvent au sud; le Mont-Rose a 4658 mètres, le Mont-Cervin 4482, le Mont-Blanc 4810.
A partir du Mont-Blanc, le sillon se rapproche beaucoup de la limite extérieure occidentale de la chaîne, tout en conservant comme celle-ci la forme d'un arc de cercle. Il se rattache à la vallée de l'Arve par le col de Mégève, suit le vallon de l'Arly et, à partir d'Albertville, la vallée de l'Isère jusqu'à Grenoble, dans la direction du S. 0. qu'il avait prise à partir de Martigny. Dans la direction du sud ensuite, d est formé par le profond ravin par lequel s'écoule le Drac depuis l'Ebron, d'oii il s'élève au col de la Croix-Haute (1170 m. environ). De là il se continue au S. S. E. par le vallon du Bnech jusqu'à Sisteron où il atteint la vallée de la Durance qui continue dans la même direction jusqu'au confluent de la Bléonne.
FRANCE (orographie), 269
Il cesse alors, car on ne le retrouve plus qu'à peine indiqué, dans les basses montagnes qui relient les Alpes à la Provence, par le haut vallon de l'Asse et celui de l'Esteron, affluent du Yar. Dans cette seconde partie, entre la France et l'Italie, toutes les grandes sommités sont à l'est du sillon : Iseran ou Grande- Sassière (5756 m.), Grand-Pelvoux ou Barre des Ecrins (4105 m.), Mont-Viso (5840m.). La zone extérieure ne possède une hauteur considérable qu'au devant du Mont-Blanc, ou les Dents-Blanches atteignent 5862 mètres; ailleurs elle reste au-dessous de 2500 mètres *.
En France, à partir de la vallée du Bhône (entre Martigny et le lac de Genève), la ligne de partage des eaux, qui était médiane au Mont-Blanc, se rapproche de la bordure orientale de la chaîne, excepté à l'extrémité de la vallée de la Dora- Riparia : aussi le revers français a-t-il une largeur trois ou quatre fois plus grande que le revers italien.
Les Alpes françaises sont sillonnées par quelques grandes et profondes vallées : celle de l'Isère (partie supérieure, la Tarentaise) à laquelle aboutissent successivement sur le flanc gauche les grands vallons de l'Arc (Maurienne), et près de Grenoble celui du Drac auquel s'était joint celui de la Romanche (Oisans); celle de la Durance à laquelle aboutissent sur le flanc droit le grand vallon du Buech, et sur le flanc gauche successivement ceux de l'Ubaye de Barcelonnettc, de la Bléonne de Digne, enfin du Verdon de Castellane qui l'atteint après Mauosque, à la sortie du massif. Les grands vallons du Yar, faisant suite à la ïinée, et de la Roya, aboutissent directement à la Méditerranée.
l.e massif central est découpé en outre par un grand nombre de vallons séparés par des crêtes étroites ayant comme ceux-ci des directions très-variées; parfois les profondeurs et les pentes générales sont extrêmement grandes : ainsi l'Arve entre Chamonix et les Ouches, à une distance horizontale de 'i'',5 du sommet du Mont-Blanc, coule seulement à 1000"' d'altitude; la différence qui est ainsi de 5810 m. donne une pente moyenne de 27 degrés entre les deux points.
La ceinture des Alpes extérieures donne naissance, au N. de la vallée de l'Isère, aux grands vallons ou vallées du lihône, de l'Arve, du lac d'Annecy et du lac du Bourget, et au S. aux vallées de la Drôme, de l'Eygues, de rOuvèze, de la Nesque et du Calavon.
Dans les Alpes cccidentales françaises, il y a donc lieu d'admettre un groupe central et une ceinture ou zone extérieure.
Dans le groujie central, on peut distinguer les six massifs suivants, plus ou moins étendus :
1' Massif du Mont-Blanc ; 2° Massif du Mont-lseran; 5° Massif du Pelvoux; 4' Massif du Mont-Viso ;
S" Massif du Mont-Pelat et de l'En-
cliastraye; ù" Massif des Alpes-Maritimes.
i" Le massif du Mont-Blanc est le plus petit de tous, mais aussi le plus élev.é, puisque son point culminant atteint 4810 mètres. II est compris entre divers
» On pourrait être Icnlé de considérer cette zone extérieure des Alpes, à partir de la vallée de l'Isère, comme un prolongement du Jura; mais, si la direction des chaînons est la même, leur constitution géologique est entièrement différente, et en outre ils en sont complètement isolés par la haute plaine tertiaire et diluvienne située entre le lihône et l'Isère, de Yoiron à Lyon et Valence.
270 FRAJNCE (r.ÉoGRAPiiiE).
vallons : de la Draiise au N. E., de la Dora-Ballca au S. E., de Saint-Gcrvais au S. 0. et de l'Arve au N. 0. Il est séparé des massifs avoisinants par divers cols.
Au N. Col des Monteis lUo" | Au S. E. Col da la Scigne 2532"
Au N. E. Col de Fenet 2i9ô I Au S. Col du Bonhomme 324(1
Au N. E. le col de Feiret est suivi par le grand Saint-Bernard. Si'a Au S. E. le col de la Scigne est suivi par le petit Saint-Bernard. 2157
Le col du Bonhomme toutefois ne le sépare que d'un appendice vers le S. 0., celui qui porte le Roignais à 5001 mètres et qui s'étend au sud jusqu'à la haute vallée de l'Isère et le grand vallon de l'Arly, que le col de Mégève sépare de la vallée de l'Arve.
Dans sa totalité, le massif ne renferme que les vallons de Saint-Gervais et du Doron ou vallée de Beaufort.
2" Le massif du Mont-Iseran, qui atteint à la Grande-Sassière 5756 mètres. Il est limité au nord par la vallée de l'Isère que le col de la Seigneet celui du Petit- Saint-Bernard réunissent à celle de la Dora-Baltea, à l'E. par la plaine du Pô, à rO. parle massif des Beauges de la ceinture extérieure; au sud par la vallée de l'Arc qne le col du Mont-Cenis (2082™) met en communication avec la vallée de la Dora-Riparia. U renferme le vallon qui descend de la Vanoise à Moutiers, et eu Italie ceux de l'Orca et de la petite Stura.
5" Le massif du Pelvoux, le second en hauteur, qui atteint aux Écrins 4105 mèti'es et dont un cirqvie central k 5'', 5 n'est qu'à 1758 mètres, à la Bérarde. Un prolongement septentrional est en partie formé par les Grandes- Rousses. Il est compris entre la ceinture extérieure à l'ouest, la vallée de l'Arc au nord, et à l'est la vallée de la Durance qui, par le col de Mont-Genèvre (1849""), communique avec la vallée de la Dora-Riparia. Une communication parallèle est aussi établie à 1558'", 5 par le tunnel de Fréjus où passe le chemin de fer de Lyon à Turin. Dans la partie S. 0., la liante vallée du Drac, réunie par le col Bayard (1246 m.) au vallon de la Laye, en sépare vers l'ouest le massif du Devoluy dont le point culminant dans les monts Aurouze atteint 2712"^ au Pic-de- Bure, et qui, au point de vue géologique, est une dépendance de la ceinture extérieure. Le massif renferme en outre les vallons de la Romanche ou Oisans, et du Buech oriental.
4° Le massif du Mont-Viso, qui atteint 5845 mètres, compris entre la vallée de la Durance à l'ouest, de la Dora-Riparia au nord, la plaine du Piémont à l'est, et enfin au sud la vallée de l'Ubaye, que le col de la Madelainê à 1905 mètres réunit à celle de la Stura de Coni. U renferme les grands vallons du Guil en amont d'Embrun, de la Haute-Ubaye, et en Italie ceux du Ghisone, du Pellice, du Pô, de la Yraita et de la Maira.
5" Le massif du Mont-Pelat (5055 m.) et de l'Enchastraye (2958"') situé entre les vallées de la Durance à l'ouest, de l'Ubayç au nord et à l'est du Var précédé par la ïinée, que le col de Lauzanier rattache à la vallée de l'Ubaye. Au sud, il se confond avec le plateau montueux de la Provence, dont le sépare très-imparfaileniÈnt le haut vallon de l'Asse et celui de l'Esteron. Il renferme les vallons de la Bléonue, du Haut-Verdon et du Haut- Var.
G» Eufm le massif des Alpes-Maritimes, séparé à l'ouest par la vallée du Var précédé par la Tiuée, que le col de Lauzanier met en communication avec la vallée de la Stura et la plaine du Piémont qui limitent au nord. De la cime de Mercantour, qui atteint 5167 mètres, il va en s'abaissant au col de Tende, à
FRANCK (orographie). 271
1875 mètres, qui fait communiquer la vallée de la Roya avec le vallon du Pesio; de là il s'abaisse jusqu'à 460 mètres au col de Giove au-dessus de Gênes. Il présente en France ou près de la limite la vallée de la Roya.
Des glaciers, peut-être les plus grands de la chaîne entière, existent sur divers points; les plus considérables sont ceux du massif du Mont-Blanc dont les principaux atteignent les dimensions suivantes:
Glacier d'Argentière, du Mont-Dolent à la terminaison H'
Glacier du Géant, du Tacul et de la Mer de glace 14,5
Glacier du Mont-Blanc et des Bossons • 8,0
Un grand nombre de glaciers beaucoup moins étendus couronnent le massif du Pelvoux et les montagnes qui forment le cirque de la Bérarde, oîi naît le Veneau qui atteint la Romanche près du Bourg-d'Oisans.
La ceinture des Alpes extérieures, adossée au massif central, forme, comme il a été dit, une zone arquée, delà vallée du Rhône, entre Martigny et Villeneuve, à celle de l'Isère, de Grenoble à Voreppe, et de cette vallée à celle de la Durance, de Sisteronau Perluis. De son centre sur la vallée de l'Isère, où elle a une largeur de 15 kilomètres seulement, elle en acquiert une triple vers les extrémités. Elle est partagée, le plus souvent par de gramls vallons transversaux, en plusieurs massifs :
1° Le Faucigny et le Chablais dont le point culminant est les Dents-Blanches à 5862 mètres ; il est situé au devant du Mont-Blanc, entre la vallée du Rhône au nord et le grand vallon de l'Arve au sud.
2" Le massif de Tliônes, au devant du Roignais, annexe du Mont-Blanc, atteint au Mont-Charvin 2414 mètres; il est limité au sud par le vallon du col d'Annecy.
5" Les Beauges, au devant du massif de l'Iseran, dont la cime est le pic d'Arcalod à 2230 mètres ; il est limité au sud par le grand \allon de Cfiambéry et du lac du Bourget.
4" Le massif de la Grande-Chartreuse, au devant du massif du Pelvoux, oii le Chamechaude atteint 2087 mètres, et le Grand-Som 2050 mètres ; il est limité au sud par la vallée de l'Isère, de Grenoble à Voreppe.
5" Le massif du Vercors et du Diois, situé encore au devant du massif du Pelvoux; il est allongé du nord au sud jusqu'à la rencontre de diverses crêtes dirigées de l'est à l'ouest, dont la dernière est formée par la montagne de Lure et le Mont-Ventoux ; les points culminants sont: au nord, la Grande-Moucherolle à 2289 mètres et le Mont-Glandasse à 2025 mètres , et au sud , Lure à 1827 mètres et le Ventoux à 1912 mètres, au sud duquel les monts de Vaucluse, à 1242 mètres, terminent les dernières pentes. Bans celte partie se trouvent les grands vallons ou vallées de la Bourne, de la Drôme, du Roubion, du Lez, de l'Eygues, de l'Ouvèze et de la Nesque. Le vallon du Calavon semble établir la limite entre les Alpes et la Provence, dont le Luberon ferait partie.
Dans la ceinture extérieure, il n'en est pas de même que dans le massif central au point de vue des vallées et vallons. Chaque segment est formé de crêtes parallèles, possédant la direction générale de la ceinture du nord au sud, et de hauteur décroissante de l'intérieur à l'extérieur, de l'est à l'ouest.
Toutefois, dans la partie méridionale, il n'en est plus ainsi : à partir d'une ligne joignant Serres à Viviers, les crêtes prennent subitement la direction E. 0. oifei-te de la manière la plus remarquable par les deux derniers grands chaînonsla montagne de Lure prolongée par le Mont-Ventoux.
272 FRANCE (géograpiue).
Cette dernière direction se présente encore à peu près dans la chaîne du Luberon allongée à l'O. S. 0. non loin de la basse vallée de la Durance.
La ceinture extérieure des Alpes possède à sa terminaison méridionale, parla montagne de Lure et le Monl-Ventoux, une largeur de 50 à GO kil., de Sisteron à Carpentras.
Si on voulait 'voir dans le haut vallon de l'Asse et, au delàdeCastellane, dans celui de l'Esteron, affluent du Yar, des traces du grand fossé commençant à Coire et se suivant d'une manière si nette jusqu'à la Durance à Sisteron, la Provence pourrait être considérée comme un proljngemcnt et un épanouissement de la ceinture extérieure au S. E. de la Durance, de Sisteron au Pertuis, laquelle aurait alors du haut vallon de l'Asse à l'île de Riou une largeur de 120 kil. Ses points culminants septentrionaux seraient leMourré deDraviot (1951"'), la Cliens (ITIS"") etleCheiron (1778 m.).
Et de même que le vallon du Calavon établit, au nord de la Durance, la démarcation entre les dernières pentes de la ceinture extérieure et le Luberon de la Provence, on pourrait trouver dans la basse vallée du Verdon,dans le haut vallon du Nartu])y et le vallon de la Siagne jusqu'au goUe de la Napoule, la démarcation entre les Basses-Alpes et la Provence, qui peut être considérée comme un plateau prolongeant au S. les dernières pentes de ces montagnes.
Les grands passages des Alpes qui conduisent de Suisse et de France en Italie sont abaissés à moitié des hauteurs de la chaîne. Ils sont carrossables, à l'exception des deux plus élevés :
Saint-Gotliard, entre la Reiiss el Je Tes^in (la»' Majeur) 2075"
Simplon, entre le Rliône et la Tace (lac Majeur) 200S
Grand Saint-Bernard, entre le Rhône et la Dora-Baltcan 2472
l'etit Saint-Bernard, entre l'Isère et la Iiora-Baltea 2192
Monl-Cenis, entre l'Arc (Maurienne) et la Dora-Riparia 2066
Tunnel de Fréjus 1538
Mont-Genèvre, entre la Durance et la Dora-Riparia 1937
Col de la Madelaine, entie l'Ubaye et la Stura 1995
Col de Tende, entre la Boya et la Slura 1793
Col de Giûve, entre la Bormida et Gênes 460
Provence. C'est un grand plateau atteignant 700 mètres sur la bordure septentrionale, et s'inclinant légèrement au sud, de manière à ne plus s'élever qu'à 400 mètres dans la partie méridionale. A sa surface s'élèvent de nombreux chaînons parallèles qui courent de l'E. N. E. à l'O. S. 0. ; les principaux sont le Luberon à 1125 mètres, la Sainte-Victoire à 1071 mètres, l'Étoile à 795 mètres, la Sainte-Beaume à 1154, mètres, le Faron à 550 mètres, etc. La Provence est un pays sec, formé de calcaires crétacés et tertiaires et sillonné de vallées peu profondes. La partie occidentale est en partie occupée par la vaste plaine diluvienne de la Crau, qui s'étend d'Arles à l'embouchure du Rhône, en renfermant la crête des Alpines à 386 mètres, et la plaine d'alluvion de la Camargue, au voisinage de la Méditerranée. Nous n'en séparons plus maintenant les Maures et VEslerel, qui sont un petit massif de terrain primitif et triasique allongé du N. E. au S. 0.,d'Antibes à Toulon, qui a une hauteur moyenne de 400 à 500 mètres, et dontle point culminant, la Sauvette, atteint 779 mètres; le Mont-Yinaigre de l'Estcrel ne dépasse pas 616 mètres. Les Maures sont isolées par les plaines de l'Argens, du Luc et de Cuers à Toulon; l'Esterel est limité à l'E. par le vallon de la Siagne. Les vallons y sont nombreux, à flancs escarpés, d'une profondeur de 200 à 300 mètres et à nombreux cours d'eau.
FRANCE- (orographie). 275
Jura. C'est unmassif montagneux parallèle à la partie nord-ouest de la chaîne des Alpes, formant un large contre-fort placé au devant de celle-ci, sur une longueur de 500 kilomètres, depuis le Rhin, à Bàle, jusqu'au Rhône, en amont de Lyon.
C'est à proprement parler un haut plateau allongé en moyenne du N. E. au S. 0., du confluent de l'Aar et du Rhin à celui de l'Ain et du Rhône. Au S. E. et à TE., il est limité par la plaine de la Suisse au bord de laquelle se trouvent l'Aar, les lacs de Bienne et de Neuchàtel, cohii de Genève cl enfin le Rhône où la plaine se transforme en vallée très-étroite, la chaîne du Jura tournant au S. et venant à sa terminaison se juxtaposer à la chaîne des Alpes, entre Belley et Chambéry. Au N., il est limité par la plaine élevée du Sundgau, et à partir de Montbéliard au N. 0. et à 10. par la vallée du Doubs qui, jusqu'au delà de Baumeles-Dames, le sépare des basses collines de la Haute-Saône. Au delà un vullon rejoint la vallée de l'Oignon jusqu'au N. E. de Dôle, qui est sur le bord de la plaine de la Bresse qui limite ensuite jusqu'au Rhône.
Les hautes crêtes qui le surmontent, et dont les plus élevées sont sur le bord sud-est, en font, toutefois, une véritable chaîne de montagnes qui est élargie en plateaux vers l'O.'et le N. 0.
l\ est formé par un ensemble de chaînons parallèles, séparés par des vallées longitudinales, dirigées dans la partie septentrionale duN. E. au S. 0., et dans la partie méridionale à peu près du N. au S. La partie septentrionale présente ordinairement trois ou quatre de ces chaînons parallèles, et la partie méridionale sept ou huit. Les grandes vallées longitudinales sont désignées sous le nom de val lorsque leurs flancs sont calcaires, et de combe lorsqu'ils sont argileux (les parties calcaires élevées qui les séparent sont le plus souvent rocheuses et désignées sous le nom de crêt) ; leur profondeur, qui est dans la partie orientale de plus de 1000 mètres, va en diminuant vers l'O., de manière à n'être plus guère que de 200 à 300 mètres sur le bord de la partie occidentale. Indépendamment des vallées longitudinales, il y a des vallées transversales qui ne sont que des coupures étroites et profondes, à pentes très-escarpées ; elles se divisent en petites ou ruz, qui ne traversent qu'un crêt et qui donnent issue aux ruisseaux (pii prennent naissance dans les combes; et en grandes ou cluse, qui traversent à la fois perpendiculau'ement les crêls et les combes, et livrent passage aux grands cours d'eau. Le Jura voit naître et renferme deux vallées principales : celles du Doubs dans la partie septentrionale, et de l'Ain dans la partie méridionale.
Le massif du Jura est divisé en plusieurs tronçons par diverses cluses plus ou moins profondes : d'abord vers le milieu de la longueur, par le haut vallon de l'Orbe, le haut vallon au S. S. E. de Pontarlier et le haut vallon de la Loue descendant au N. 0., dans la direction de Besançon. C'est l'une des grandes traversées de France en Suisse, de Besançon à Pontarlier et le fort de Joux, Orbe et Lausanne. L'altitude maximum est de 950 mètres; c'est aussi !à que passe le chemin de fer de Dôle à Neuchàtel.
Le Jiu'a méridional est partagé en trois par deux antres passages : d'abord celui qui est formé par le vallon supérieur de Saint-Claude et le vallon de Morges, par lequel la route de Dôle et Poligny passe aux Rousses et dans la vallée des Dappes pour atteindre Gex et Genève ; le col après les Bousses atteint 1 1 78 mètres; ensuite celui qui delà perte du Rhône est formé par la Yalserine qui rejoint l'Ain par les lacs de Silan et de Nantua, et par lequel passe la route de Bourg à Kantua et Genève; son point culnjinant ne dépasse pas 625 mètres. Une der- UICT. ENC. 4' s. IV. 18
274 FRANCE (cÉoéRAPHiE).
nièie vallée qui le limite au S. et qui comprend des vais et des cluses est celle du Rhône, de Genève et le fort de l'Écluse au Guier à Saint-Genix et à Saint-Sorlin avant le confluent de l'Ain. Le confluent du Guier est à 210 mètres.
A partir duSundgau, le Jura français est d'abord formé par un plateau étroit, allongé de l'E. N. E. à l'O. S. 0., d'une hauteur moyenne de 5 à 600 mètres, portant de petits chaînons atteignant jusqu'à 817 mètres au S. de Ferrelte, et finissant au delà de Baume-les-Dames. 11 est limité au S. par un grand chaînon allongé de l'E. à l'O. et inclinant un peu au S.; c'est leLomont, prolongement occidental du Mont Terrible qui atteint 853 mètres, et qui est traversé par le Doubs à Pontde-Roide, mais qu'il atteint de nouveau près de Clerval.
Au S. du Lomont, jusqu'à la frontière suisse et à la traversée de Pontarlier, c'est un haut plateau de 600 à 800 mètres, parfois découpé par de profonds vallons, présentant diverses crêtes allongées du N. E. au S. 0. ; celles-ci à pai tir de Morteau s'élèvent et atteignent sur la frontière suisse 1505 et 1526 mètres.
Au S. de Pontarlier, la frontièi^e présente les plus hautes crêtes, suisses dans la partie septentrionale et françaises dans la partie méridionale ; elles courent du N. N. E. au S. S. 0. et atteignent à la Dôle 1678 mètres, au Colomby de Gex 1 691 mètres, au Crêt de la Neige 1726 mètres, et au Reculet 1720 mètres. Cinq autres crêtes de moins en moins hautes prennent place à l'O. jusqii'àla Bienne,à Saint-Claude et à Oyonnax ; puis vient un plateau qui dans la partie septentrionale s'étend de Pontarlier vers le S. 0. à Ai'bois, Poligny et Lons-le-Saulnier, et dont la partie méridionale porte de petites crêtes possédant toujours la même direction et s'abaissant jusqu'à 500 mètres, au-dessus de Saint-Amour.
Au S. de la coupure de Nantua, les chamons sont moins élevés, car ils atteignent au Crêt du Nu 1555 mètres, et au Grand-Colombier 1554; ils courent du N. au S. et même au S. S. E. dans l'extrémité méridionale qui renferme la montagne de Tanlainet à 1020 mètres et Belley : celle-ci, séparée auN. par le vallon oii passe le chemin de fer de Lyon à Genève à 400 mètres environ, est ceinte au S. par le Rhône.
Le Jura est presque entièrement formé par le terrain jurassique argilo-calcaire, qui lui doit son nom; dans quelques vallées longitudinales, il y a de petits dépôts crétacés et tertiaires.
Alsace. C'est une plaine unie argilo-sableuse, diluvienne, qui longe le Rhin; elle est élevée de 150 à 250 mètres à l'E., et atteint 500 à 400 mètres à l'O. où elle présente quelques vallées à pentes douces dont la profondeur ne dépasse "'uère 100 mètres.
Bresse. C'est une grande plaine située à l'E. de la Saône et du Rhône. La partie située auN. du Rhône est basse, humide, couverte d'étangs dans la partie méridionale, traversée par l'Oignon et le Doubs, le Rhône et l'Ain, et sillonnée de ruisseaux; la partie située au S. est plus accidentée et découpée pai- un bnn nombre de vallées souvent tiès-larges, dont la profondeur dépasse souvent 200 à 500 mètres ; les étangs sont plus rares et le sol moins humide. La Bresse est formée par un dépôt argilo-sableux tertiaire, qui atteint 200 mètres d'altitude au N. et 800 au S.
Ardenne. La partie française est un plateau allongé de l'E. à l'O., couvert de forêts, élevé de 504 mètres dans la partie orientale, au bois des Haies, sur les bords de la Meuse, et de 1 96 mèlres seulement dans l'O. , à Avesnes, non loin de la Sambre, par suite d'une pente uniforme dans cette direction. Elle est découpée par des vallons à flancs escarpés qui atteignent jusqu'à 550 mètres de profondeur
FRANCE (orographie). 275
sur la Meuse et 70 mètres seulement sur la Sambie, et qui reuferment nombre de sources et de ruisseaux. Les schistes de transition constituent presque entièrement l'Ardenne.
Vosges. C'est une chaîne de montagnes dirigée du N. un peu E. au S. un peu 0., parallèlement au cours flu Rhin, et dont l'arête culminante s'abaisse du S. au N. Le point le plus élevé, situé près de l'extrémité méridionale, atteint 1426 mètres au ballon de Soultz on de Guebwiller. De forme triangulaire, elle est limitée à l'E, par une ligne un peu courbe, partant de Saverne et passant près de Colmar pour aboutir à Belfort; à l'O. par une autre allant de Saverne à Épinal où elle aboutit à une troisième en arc de cercle, qui de cette ville va rejoindre Belfort.
Des points les plus élevés, situés près de la limite orientale, deux pentes rapides les terminent, à l'E. au-dessus de la plaine de l'Alsace et au S. au-dessus de la plaine de la Saône et de la Bresse. Une pente plus douce les rattache au plateau de la Lorraine allemande.
Cette chaîne sépare les bassins du Rhin, de la Moselle et de la Saône; mais la ligne de partage des eaux passe par des sommets moins élevés et plus occidentaux que les principaux.
Ces montagnes présentent des contours arrondis, dus à la friabilité' du grès vosgien en couches horizontales qui les constitue en grande partie, ce qui a fait donner aux'sommités le nom de ballons. Les vallées sont grandes, à flancs rapides, et ont des profondeurs qui, dans la partie méridionale surtout, où il y a de nombreuses forets de pins, vont à plus de 900 mètres, tandis que, dans la partie septentrionale, elles ne vont au plus qu'à 300 mètres. La partie méridionale seulement, formée de schistes cristallins et de l'oches granitiques, a ses vallons arrosés par de nombreux ruisseaux. Elles sont découpées par de profonds vallons à l'E. et au S. et par des vallées à l'O. Quelques entailles profondes de l'arête de partage mettent en comnumication les vallons orientaux avec les vallées occidentales et partagent la chaîne en trois massifs.
Le massif septentrional commence un peu au S. du chemin de fer de Nancy à Strasbourg. Il a pour point culminant de l'arête départage le Donon à lOlOmèt., au pied duquel passe, à 757 mètres, la route de Raon à Strasbourg ; mais une partie orientale, comprise entre les vallons de la Bruche et du Giessen, atteint 1084 mètres au Champ-du-Feu.
La coupure est opérée par le vallon du Giessen relié par le col de Saale (585 mètres) à la vallée de la Meurthe ; elle donne passage à la route de Senones à Strasbourg.
Le massif moyen, le plus élevé, possède le Hohneck à 1366 mètres sur l'arête culminante. Le col du Bonhomme, à 949 mètres, donne passage à la route de Saint- T)ié à Schélestadt. Le ballon de Soultz ou de Guebwiller à 1426 mètres, point culminant de la chaîne entière, se trouve dans une partie orientale, entre les vallons du Lauch et de la Thur (Vallée de Saint-Amarin).
La coupui'e est opérée par le vallon de la Thur, que le col de Bussau" (734 mètres) relie à la vallée de la Moselle, et par lequel passe la route d'Épinal à Mulhouse.
Le massif méridional, en arc de cercle, forme le front méridional de la chaîne • son point culminant est le ballon d'Alsace ou de Giromagny à 1290 mètres.
A l'O. les Vosges s'abaissent et se confondent avec le plateau de la Lorraine allemande qui les dépasse au N. sur une largeur de 50 kil. Cette portion, qui
276 FRANCE (géographie).
vient former des pentes rapides de 100 mètres d'élévation au-dessus de la plaine de l'Alsace, est regardée par les cartographes comme la suite des Vosges.
Lorraine et Bourgogne. Elles sont formées par la réunion de plusieurs petits plateaux et plaines cpii, sur leur bordure orientale, atteignent 400 à 500 mètres en Lorraine et 608 mètres au N. 0. de Dijon. De là, par une pente douce vers l'O. et le N. 0., celte région va atteindre 250 et 300 mètres sur la bordure occidentale dans la première et 350 mètres dans la seconde. Les vallées, à flancs rapides, sont assez nombreuses, ont 150 à 200 mètres de profondeur et courent pour la plupart au N. N. 0. dans la Lorraine, et au N. 0., suivant la pente générale du sol, dans la Bourgogne. Les sources y sont assez fréquentes et il y a d'assez grands cours d'eau.
La Lorraine appartient au bassin du Pdiin, par la Moselle et ses affluents, et à celui de la Meuse. La Bourgogne dépend du bassin de la Seine jtour la plus grande partie et de celui du lUiône pour une bande située au sud-est.
La surface, assez étendue, est divisée par Jes grandes vallées qui la traversent en plusieurs parties pour lesquelles voici quelques principales altitudes :
Entre la Meuse, l'Aisne et la Marne.
Monlfaucon d'Argonnc 342"
Buisson d'Amanty à l'E. de Gondrecourt. 427
Le Haut Poirier à VÉ. de Nogent le Roy. . 452
Entre la Marne et l'Aube.
Colombey les Deuï-Églises à l'E. de Bar-sur
Aube 397
Signal du Haut du Sec à l'O. de Longeau. 516
Entre l'Aube et la Seine.
Jorêt de Clairvaux 348
Le Mont-Aigu de Beneuvre 500
Entre la Seine et l'Yonne.
Garenne de Coursan de la fon"t d'Othe . . 293 Signal de Malain 60S
Entre l'Yonne et le Loing et la Loire.
Ancien télégraphe de Taingy à l'O. de Courson 288
Entre les Vosges et la Moselle et la Meurthe.
Arbre de Boucheporn 416"
Forêt de Bride au N. de Marsal 340
Signal d'.Amance 410
Colline à l'O. de Phalsbourg 3S6
Signal de Blamont 348
Entre la Meurthe et la Moselle.
Forêt de Haye à l'O. de .^ancy 397
Saffa s au S. de Rosières-lcs-Salines . . . 367
Signal d'Ortoncourt à ro. de Rambervillcrs. 399
Entre la Moselle et la Meuse.
Aumetz 421
Haraumont 398
Signal de Hattonchàlel 412
Signal de Viocourt au N. E. de Chatenois. 423
Coteau de Tbey au iN. E. de Vittel . . . 473
Forêt du Seigneur au S. 0. de Lamarche. 482
Le plateau de la Lorraine est limité au N. par l'Ardenne et ses prolongements occidentaux en Belgique. Vers l'E. il s'avance au N. de la chaîne des Vosges, sur une largeur de 50 kil., jusqu'à la plaine de l'Alsace, formant ainsi la liaison de cette chaîne avec la Haardt du Palatinat. Cette partie atteint, de 443 mètres sur les points culminants, à 300 mètres dans les dépressions de la ligne de partage. C'est par l'une d'elles à l'O. de Saverne que passent la grande route de Paris à Strasbourg, le chemin de fer dans un tunnel à 286 mètres, et le canal de la Marne au Bhin. Sur l'extrême frontière bavaroise elle porte le Rauech de 451 mètres et à 12 kilomètres à l'O. de Wissembourg le château ruiné de Wœgelsbourg qui atteint 575 mètres. Là, le sol commence à se relever pour former la Haardt qui se termine par le Donnersberg (Mont-Tonneri'e 050 mètres) au S. S. E. de Mayence.
Un accident remarquable à l'intérieur de la Lorraine est le col de Pagny qui, entre Toul et Void, met en communication les vallées de la Moselle et de la Meuse par un seuil qui est à l'altitude de 300 mètres environ, c'est-à-dire de 1 00 et 50 mètres au-dessus de ces vallées. A une époque géologique antérieure, k^ Moselle venait par là rejoindre la Meuse, ainsi que le témoignent les nombreux cailloux des Vosges qui existent en aval de ce point dans cette dernière vallée.
FRA.NCK (oiior.RAPHiE). 277
C'est par ce col que passent la grande route et par tunnels le chemin de fer de Paris à Strasbourg, ainsi que le canal de la Marne au Rliiu.
Au S. E., un prolongement de la chaîne des Vosges, les monts Faucilles au S. d'Epinal, commence la limite du bassin de la Saône. Le plateau de la Bourgogne comprend dans sa bordure S. E. le plateau de Langres, qui est continué par la côte d'Or qui vient s'adosser au Morvan, prolongement septentrional du Plateau central. Un peu avant celui-ci, à Pouilly-en-Montagne,le canal de Bourgogne iVanciiit la ligne de partage par un tunnel à 363 mètres, au-dessous d'une dépression qui atteint cependant 412 mètres. La Bourgogne est prolongée jusqu'à la Loire par le Bas-Nivernais. La partie orientale de la Lorraine est un pays onduleux, argilo-sableux, humide, formé par le trias, dans lequel les vallées sont à pentes douces. La partie occidentale, assez sèche, est formée, ainsi que la Bourgogne, par les calcaires et argiles jurassiques.
Plateau central. 11 forme un vaste trapèze un peu irrégulier, dont le grand axe est dirigé à peu près du N. N. E. au S. S. 0. C'est une surface bombée qui va en s'abaissant dans toutes les directions à partir du plateau de Millevache, situé au N. E. de Tulle, et dont l'altitude est d'environ 1000 mètres. Cette région est découpée par une multitude de vallées étroites, escarpées, ayant en moyenne 300 à 400 mètres de profondeur, dans lesquelles se trouvent un grand nombre de sources et de cours d'eau ; elle est formée par les terrains primitifs stratifiés, c'est-à-dire par l'écorce résultant de la première solidification des parties extérieures du globe, renfermant çà et là de grands enclaves granitiques et porphyriques. A la surface se trouvent deux sortes de protubérances : des chaînons montagneux de même nature dans la partie orientale, et des monts coniques circulaires, découpés par des vallées rayonnantes, au nombre de deux, le Cantal et les Monts-Dorcs, formés de roches volcaniques accumulées sur le plateau à une époque relativement très-récente. Il y a en outre deux massifs de forme intei-médiaire, celui du Mézenc et les monts d'Aubrac, tous deux également d'origine volcanique.
Le Plateau central forme en quelque sorte la région centrale de la France, autour de laquelle viennent se grouper toutes les autres. Il appartient à quatre des cinq grands bassins hydrographiques de la Fiance : le bassin de la Seine par la partie du Morvan qui contient quelques affluents de l'Yonne ; le bassin de la Loire par la moitié N. E. qui comprend la Loire, l'Allier et tous les autres affluents de la rive gauche jusqu'à la Vienne ; le bassin de la Gironde par la moitié S. 0. comprenant les affluents de la rive droite, depuis l'Agout et le Tarn jusqu'à risle; enfin le bassin du Rhône par la bordure S.' E., qui donne naissance à un grand nombre de petits affluents de la Saône, du Rhône et de l'Aude, sans compter les affluents directs de la Méditerranée, l'Hérault et l'Orb.
Le Plateau central est divisé en quatre segments dans une direction loncritudinale, du N. vers le S., par plusieurs grandes vallées : d'abord celle trèslarge de la Loire en amont de Decize ; puis celle si vaste de l'Allier en amont de 3IouIins ; enfin celle très-étroite de la Sioule prolongée en delà d'IJerment au S. S. 0. par celle de la Dordogne jusqu'à Brétenoux; le troisième segment peut être divisé dans sa longueur en deux parties par la vallée du Lot dirioée en moyenne de l'E. à l'O. Les quatres premières parties possèdent un sol trèsaccidenté, véritablement montagneux et d'une composition géolo^-ique assez variée ; la cinquième partie occidentale est seule un véritable plateau dont la forme et la composition sont beaucoup plus uniformes.
278 FRANCE (géographie).
i° La première partie entre la Saône et le Rhône à l'E., et la Loire àl'O., comprend les massifs suivants :
Le Morvan avec l'Autunois, de forme ovalaire, a pour point culminant, dans le Bois du Uoy, le Haut-Folin à 902 mètres, au S. duquel est le mont Beuvray à 810 mètres. 11 est limité vers le S. parles vallons de la Dheune et de la Bourbince qui donnent passage au canal du Centre dont le point de partage à l'étang de Longpendu est à 509 mètres.
Le Beaujolais et le Lyonnais forment une crête étroite, élargie par les terrains secondaires du Maçonnais à l'E., et du Charollais à l'O. Ses principaux points culminants sont le mont Saint-Vincent à COo mètres, les bois d'Ajoux avec le signal de Saint-Rigaud à 1012 mètres, le signal de Boussièvre à 1004 mètres et le signal de Saint-André-la-Côte à 937 mètres. 11 est limité vers le S. par le grand vallon du Gier, que le col du Pas de l'Ane, à 523 mètres, met en communication avec celui du Furens.
Le mont Pilât allongé du X. E. au S. 0., qui atteint au Crest de la Perdrix 14'34 mètres, et dont les prolongements à l'E. d'Annonay atteignent au signal Pyfara 1385 mètres. Ce massif est peu séparé d'un plateau qui s'avance jusqu'au delà de la vallée de l'Erieux et qui de son point culminant à 1217 mètres s'abaisse vers le S. E. au signal Assai'lès qui n'a que 950 mètres.
A rO. se trouve le massif volcanique surajouté du mont Mézenc fort peu découpé par des vallons, qui présente d'abord la montagne du Meygal à 1438 mètres, le mont Mézenc à 1754 mètres, et le Suc de l'Arcilladou à 1451 mètres.
2° La deuxième partie entre la Loire et l'Allier est formée par un massif élevé, allongé du A. au S., qui commence au signal de Montaiguet à 557 mètres et se continue par la montagne de la Madeleine, où le bois de l'Assise atteint 1165 mètres, par les Bois-Noirs, atteignant au Puy de Montoncel 1292 mètres, enfin parles montagnes du Forez avec Pierre-sur-Haute à 1640 mètres. En s'abaissant, il va atteindre dans les bois à 4 kil. 0. de Marols seulement 11% mètres et se perdre sur le plateau qui est à l'O. du mont Pilât.
Séparé par le grand vallon du Dore, se trouve un long massif élevé, parfois désigné sous le nom de Chaîne des Bitous; il atteint au Bois-Chaud 815 mètres, dans un bois à l'O. d'Ambert 1205 mètres et au signal de Collât 1198 mètres. La partie méridionale formée par des roches volcaniques surajoutées atteint à la crête du bois de l'Hôpital- 1425 mètres ; au pied se trouve le lac du Bouchet à 1208 mètres.
Au S. E. et au S. du Mézenc se trouve un petit massif allongé de l'O. à TE. qui atteint au bois du Tanargue 1519 mètres, qui s'abaisse au signal la Champ du Cros à 1204 mètres. Il est limité au S. par la vallée du Chassezac, un affluent principal de l'Ardèche.
3« La troisième partie est située entre l'Allier en amont deMouhnsài'E.,leLot, de Bleymard au delà de Decazeville au S., et la Sioule, de son confluent à Herment, et la Dordogne, de ce bourg à celui de Brétenoux vers leN. E. ; c'est un plateau primitif qui dépasse rarement un millier de mètres, excepté dans la partie S. E. qui forme la Margeride.
Enfin entre l'Allier et le Haut-Lot se trouve la haute et lar^e crête connue sous le nom de montagnes de la Margeride, qui atteint peu au-dessus du plateau, à Lachaud, 1054 mètres, au signal de la forêt de la Margeride 1585 mètres, à un sommet à .4 kilomètres au N. de Chanaleilles, 1492 mètres; son point culminant est au signal de Randon à 1554 mètres. De là en s'abaissant un
FRANCE (orographie). 279
peu elle s'élargit pour former au N. E. de Meiide le plateau du Palais-du-Roy, qui s'abaisse jusqu'à 1221 à Montbel,prèsde la route de Mende au Puy, et qui le rattache au S. E, au petit massif de la forêt de Mercoire, qui atteint au signal du Maure de la Gardille 1501 mètres ; à celui-ci, séparé du Tanargue par la vallée de l'Allier, se rattache au S. la montagne du Goulet à 1499 mètres, limitée ellemême au S. par le col à l'E. de Bleymard, qui est à 1150 mètres, et par lequel la vallée de l'Ardèche et du Chassezac eoaununique avec celle du Lot.
A rO. de l'Allier et au N. du Lot, celte partie présente le caractère particulier de porter des massifs surajoutés volcaniques qui forment les points culminants de tout le Plateau central.
D'abord auN.,la chaîne des Puys, formée d'un grand nombre de cônes à cratère, indépendants les uns des autres, et dont le plus élevé, d'un caractère différent, est le Puy-de-Dôme, à 1465 mètres.
Le deuxième est le massif des Mouts-Dores, avec une grande cavité centrale, qui atteint au Pic de Sancy 1886 mètres.
Le troisième est le massif du Cantal, relié au précédent par la crête du Cézallier, qui est sillonné par un grand nombre de vallées rayonnantes, dont le centre véritable est le Puy Griou, à 1694 mètres, mais dont le point culminant à l'E. •est le Plomb du Cantal, à 1858 mètres.
Le quatrième est le massif des monts d'Aubrac bien limité par la Truyère à l'E. et au N. E., laCoulagnes et le Lot à l'E. et au S. ; il est sillonné au S. par de nombreux vallons rayonnants; il n'atteint au signal de Mailhcbiau que 1471 mètres, au S. du petit lac de Saint-Andiol à 1200 mètres environ.
4" La quatrième partie, immédiatement au S. du grand vallon du Chassezac et de la vallée du Lot, commence par le massif delà Lozère allongé de l'E. à l'O., et le plus élevé de tous ceux qui sont formés par la croûte primitive; il atteint au signal Costalades 1508 mètres, au point culminant le signal A de Finiels 1702 mètres, et au roc des Laubies 1561 mètres. Une dépendance au S. est la montagne du Rouges à 1425 mètres; le sol s'abaisse ensuite de manière à n'atteindre plus que 1000 mètres, pour se relever encore et former les hautes Ce venues dont le massif principal, la montagne de l'Aigoual, atteint à l'Hort-de-Dieu 1 567 mètres. Ce dernier massif s'élève au-dessus de plateaux jurassiques qui l'entourent sur une grande partie de son pourtour et qui, spécialement au S. 0., forment le plateau intérieur des Causses.
A l'O. des Causses, entre la vallée du Lot et celle de l'Aude, s'étend un prolongement méridional du Plateau central qui commence par une zone moins élevée de terrain secondaire située entre le Lot et l'Aveyron, et qui atteint seulement, au N. 0. de Severac 710 mètres, et au N. 0. de Rodez 736 mètres. Il se continue au S. par trois massifs montueux.
Le premier, limité au S. par la vallée du Tarn, commence par la crête du Lévezou qui atteint à la pyramide A 1099 mètres, et même au N. E., au signal du Pal, 1157 mètres; il atteint encore à la chapelle de Rieupeyroux 804 mètres, mais il s'abaisse à l'E. de Najac au signal de Villevayre à 500 mètres.
Le deuxième est limité au S. par le vallon du Jeau de Saint-Pons, que le col de la Feuille, à 452 mètres, met en communication a\ec le Tliore de Mazamet; il commence par la montagne de Lespinouse qui atteint près du rocher de Belleviste 1098 mètres; mais sur le plateau il y a le signal du bois de Lanse, à 1202 mètres; il atteint encore à 3 kilomètres au S. S. E. deSaint-Sever 1001 mè-
1res, mais vers Re'almont il s'abaisse à 1 kilomètre au S. d'Arnat, à 576 mètres.
Le troisième et dernier, de la montagne Noire, commence à 723 mètres, porte le signal de Pech Mage à 780 mètres, atteint son point culminant au signal du Pic de Nore à 1210 mètres et va en s'abaissantàô kilomètres au N. de Labécède, à 568 mètres.
5° La cinquième partie occidentale, à l'O. de la Sioule et de la Dordogne, est une vaste surface bombée qui n'atteint nulle part un millier de mètres d'altitude et qui est sillonnée par des vallées profondes et sans fond plat et une multitude de petits vallons et ravins. La partie la plus élevée est le plateau d Millevacbe à 955 mètres, dans lequel naissent les vallées de la Creuse, de lag Vienne, de la Yézère, de la Corrèze, du Lazège de Meymac et de la Diège d'Ussel, les quatre derniers étant des aifluents de la Dordogne; cependant le point culminant est un peu au S., au signal de Aleymac à 978 mètres.
De cette partie culminante et presque centrale, le sol va en s'abaissant dans toutes les directions, ainsi que le montrent les séries d'altitudes suivantes :
Au N. E., entre la Sioule et le Cher : le bois de Pionsat, 804 mètres; le Montet-aux-Moines, 493 mètres.
Au N., entre le Cher et l'Indre : arbre à 3 kilomètres 0. N. 0. de St-Marien, 504 mètres.
Au N. 0., entre la Creuse et la Vienne : signal à 3 kilomètres au N. 0. de Pioyère, 831 mètres, colline à 4 kilomètres auN.O. de la Souterraine, 434 mètres.
A rO., entre la Vienne et les affluents de l'isle : bois de Saint-Gilles-les- Forèts à 731 mètres; forêt de Lastours à 546 mèti-es, arbre au N. de MarvaU 400 mètres.
A rO. S. 0., entre l'isle et la Corrèze : bois à 4 kilomètres au S. de Veix,. 920 mètres; bois du Lys, à 2 kilomètres au S. 0. de Pompadour, 464 mètres.
Au S. S. E., entre la Corrèze et la Dordogne : sommet à 5 kilomètres E. N. E. de Saint-Yrieix-le-Déjalat, 868 mètres, signal de Roche-de-Vic, 656 mètres.
Enfin au S., entre la Dordogne et le Lot : signal du Raisin, 652 mètres. Buisson à 4 kilomètres à l'O. de Latronquière, 691 mètres.
Causses. Elles forment un plateau sec de calcaire jurassique, occupant une dépression allongée du JV. au S., de Marvejols à Lodève, située à la partie méridionale du Plateau central. Elles s'élèvent à 900 mètres et présentent quelques vallées à flancs très-escarpés, de 300 à 400 mètres de profondeur, donnant issue aux cours d'eau qui descendent des montagnes environnantes. Le plateau a une pente douce générale vers l'O., car les hautes altitudes sont moins considérables sur le bord occidental que sur le bord oriental :
Signal de Roquel au .N. G de Sévcrac. . . 984
Les Privais au IV..E. de Millau 840
Signal de Sl-Xist au S. 0. de Cornus ... 851
Gausse de Mende au S 1084
Ci êle près de Garf;o au S. G de Florac. . . 1278 Signal de St-Michel à l'E. du Cajiar. . . . 854
Languedoc. C'est pour la partie méditer ranéennne, formant les basses Cévennes, un plateau allongé du N. E. au S. 0., dont l'altitude d'environ 700 mètres au N. E., au bord du Plateau central, se réduit à 200 mètres dans le voisinage de la Méditerranée. Les vallées, assez profondes dans la première partie, k sont moins dans la seconde; les cours d'eau n'y sont pas très-fréquents. Le sol est formé par des calcaires crétacés et tertiaires.
FRANCE (orographie). 28i
11 atteint sa plus grande élévation au S. de Privas, au roc de Gourdou de 1061 mètres, l'une des extrémités du plateau découpé du mont Goiron, couronné par un chapeau de roches volcaniques, qui s'abaisse au S. E. à 708 mètres au signal du Fau. Au devant des Gausses, la montagne de Séranne atteint 945 mètres.
11 dépend du bassin du Rhône et de celui de l'Aude, et ne fait guère que livrer passage aux petits cours d'eau qui descendent de la lisière du Plateau central ou hautes Cévennes, l'Ardèche, la Gèze, le Gardon et l'Hérault.
Pyrénées. Ges montagnes, dont le versant septentrional seul est français, forment une grande chaîne composée d'une manière générale de deux chaînons ayant des directions parallèles, placés à peu près dans le prolongement l'un de l'autre, de telle manière cependant que le chaînon occidental est un peu plus au S. que l'oriental. Leur direction est de l'E. S. E. à l'O. N.O. De ces deux chaînons, l'occidental est le plus élevé. La crête forme presque partout la limite de la France et de l'Espagne ; toutefois, vers l'extrémité occidentale, l'Espagne prend la partie supérieure de la vallée de la Nivelle (environs d'Urdax), et la France celle de la vallée de l'Aragon (forêt d'iraty). Vers l'extrémité orientale, cette dernière possède encore la partie supérieure de la vallée de la Sègre (environs de Puigcerda).
Les points les plus élevés ne sont pas situés sur l'arête culminante, mais à peu de distance sur le versant méridional : dans la partie occidentale, le Puigmal, à 2909 mètres ; dans la partie centrale, le pic de Néthou ou Maladetta à 3404 mètres ; dans la partie occidentale le mont Perdu à 3351 mètres.
Le chaînon oriental offre, au S. de Prades, le Ganigou, de 2785 mètres ; le pic de Serrère aux deux tiers de la longueur, au S. de Foix, de 2911 mètres; et au S. de Saint-Girons, le pic de 31ontvalier, de 2840 mètres. Le chaînon occidental présente à son extrémité orientale, près de Bagnères-de-Luchon, le pic de iXéthou ou la Maladetta, point culminant des Pyrénées, qui s'élève à 3404 mètres; le mont Perdu au tiers, au S. d'Argelez, atteint 5351 mètres; un peu après, le Vignemale a 3298 mètres, et le pic de Baletons 3146; au milieu, au S. de Pau, le pic du Midi a 2885 mètres; puis le pic d'Anie, au S. d'Oloron, 2504 mètres. Au N. de Saint-.lean-Pied-de-Port, la chaîne s'abaisse beaucoup, carie Leiçar-Athéca n'atteint plus que 1409 mètres.
Les Pyrénées présentent un grand nombre de vallées longitudinales et transversales à flancs rapides et escarpés, ayant une profondeur qui dépasse souvent 1500 mètres; elles ont rarement un fond plat et sont arrosées par de nombreux cours d'eau. Les principales du versant septentrional sont les suivantes :
Chaînon occidental.