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V. de' Vicdessos et de l'Ariége

Capsir, Donezan, ou v. de l'Aude.

Confient, ou v. du Tél.

Haut-Iioussillon, ou v. du Tech.

Au point de vue de l'altitude, soit des sommets, soit des cols ou passages, les Pyrénées sont divisées en trois parties bien distinctes : la première, entre le

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golfe (le Gascogne et la vallée d'Aspe, forme une muraille très-découpée et dans laquelle les cols n'atteignent pas des hauteurs très-considérables et donnent passage à quelques routes, celle de Eayoniie à Irun et Vitoria, de Bayonne par Roncevaux à Pampelune, enfin le passage de Somport à 1640 mètres, qui n'est qu'un chemin de mulets au-dessus de la Fonderie.

La deuxième partie, entre la vallée d'Aspe et celle de l'Aude, forme un massif compacte dans lequel la hgnc défaite est moins entaillée, et où les cols ou ports descendent bien larenient au-dessous de 2000 mètres. Les plus connus de ceux-ci sont : la brèche de Roland à 2845 mètres, le port de Vénasque à 2406 mètres : aussi n'y a-t-il qu'une seule route carrossable, celle de Foix et Ax au val d'Andorre, qui atteint 2050 mètres au-dessus de l'IIospitalet; une bifurcation qui s'en échappe traverse le col de Puymoreris à 4931 mètres, et par le val de Carol descend à Puigccrda, dans la vallée de la Sègre.

La haute vallée de l'Aude présente certainement les faits les plus remarquables du massif pyrénéen : elle est bordée à l'O. par une suite de plaines élevées dont l'ensemble forme une large coupure au travers delachahie, de Quillan, par Quérigut et Montlouis, à Puigcerda. En effet, au-dessus de Quillan, s'élève le plateau de la forêt de Bélesta, qui se prolonge par le Pays-de-SauU à Espézel, Rodome et Belcaire, et dont la hauteur varie de 900 à 952 mètres. De basses crêtes dont la principale, la montagne du Bac de la Gouge, atteint 1612 mètres, le séparent de la plaine de Quérigut ou Donezan qui atteint 1200 mètres. Des crêtes, dont l'une porte le pic de Lieurous à 1788 mètres, la séparent de la plaine de Puyvalador ou Capsir, qui de 1413 mètres va s'élever à 1720 mètres au large col de Casteillon qui unit le bassin de l'Aude à celui de la Têt; la plaine s'abaisse à Montlouis à 1601 mètres, et au col entre la Têt et la vallée de la Sègre à 1577 mètres (hi route passe au col de la Perche à 1622 mètres) . Là commence la Cerdagne qui renferme Saillagouse à 1 509 mètres, et Bourg- Madame à 1 140. Cette longue plaine du Gapsir et de la Cerdagne, qui a une lai'geur de 3 à 4 kilomètres, renferme l'Aude dans la partie septentrionale, est traversée par la Têt à Montlouis, et forme la vallée de la Sègre dans sa partie S. 0. Elle isole largement ainsi la partie orientale de la chaîne, puisque la ligne de faîte abaissée à 1577 mètres poi'te au N. 0. le pic Carhtte à 2920 mètres et au S. E. le Puigmal à 2909 mètres. C'est à Montlouis que les routes de Quillan etdePrades se rejoignent pour descendre à Puigcerda et en Catalogne.

La troisième partie, àl'E. de la vallée de l'Aude, est profondément découpée en trois bandes parallèles, par les vallées de la Tèt (Prades) et du Tech (Céret), qui sont dirigées à l'E. N. E., jusqu'à la plaine du Roussillon et à la mer. Au N. de la Têt est le massif du Madrés (2471 mètres) qui s'abaisse à Mosset (1191 mètres), et finit à Estagel (490 mètres). Entre la Têt et le Tech est le massif du Puigmal (2909 mètres) qui porte le Canigou (2785 mètres) et qui se termine à Thuir (446 mètres). Enfin au S. du Tech est le massif de la frontière espagnole qui, à la Serre de la Bague de Bordeillat, atteint 1550 mètres, s'abaisse à Coustouges à 852 mètres et se relève au roc de France à 1449 mètres. Le col du Pertus abaissé à 290 mètres à Bellegarde livi'e passage à la seconde grande route, celle de Perpignan à Barcelone; il sépare un dernier prolongement, les Albères, qui atteignent au pic des Pradets 1180 mètres et se terminent au cap Cerbère à 208 mètres.

En quelques points de la moitié occidentale des Pyrénées, les pentes, avant leur terminaison, offrent des crêtes dirigées de l'O. à l'E., comme les trois petites

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parallèles qui sont à l'O. de Laruns, et celle beaucoup plus grande qui s'étend de la vallée d'Ossau près de Laruns à celle de Lavedan près de Lourdes.

Dans la moitié orientale, des crêtes analogues deviennent plus nombreuses, plus continues, et forment de véritables appendices au bas des pentes septentrionales de la haute chaîne; celle-ci est alors flanquée par un cordon beaucoup plus bas, dirigé à peu près comme elle vers l'E. S. E., d'abord simple entre les vallées de la Garonne et de l'Ariége, puis double entre les vallées de l'Ariége et de l'Aude. M. Leymerie a donné le nom de petites Pyrénées au premier chaînon d'Ausseing qui atteint 628 mètres au Gardan de Montagu, et cette dénomination peut être appliquée aux suivants qui atteignent 697 mètres près de Saint-Jeande Vergés, 833 mètres près de Lavelanet et H 50 mètres au-dessus de Quillan. Ce cordon occasionne souvent des étranglements dans les vallées qui le traversent : celles de la Garonne à Saint-Martory, de l'Arize au Mas d'Azil, de l'Ariége à Foix, de la Douctouire au Cariât, de la Lectouire à Lavelanet, du Lez à Bélesta, de l'Aude à Quillan, de l'Agly à Saint-Paul, du Verdouble à Tautavel.

A l'E. de l'Aude, le cordon dédoublé se continue droit à l'E. jusqu'au Verdouble, affluent de l'Agly, au N. et au S. de la vallée de Saint-Paul, par le chaînon de Saint-Antoine -de-Galamus, et celui de Lesquerde et d'Ayguebonne ainsi nommés par M. d'Archiac. Au N. s'y rattache le plateau montueux des Corbières dont le point culminant voisin, le pic de Bugarach, atteint 1231 mètres; il s'étend de Carcassonne à Narbonne, jusqu'à la vallée de l'Aude, où le mont Alaric atteint encore 600 mètres. Ses principaux vallons sont ceux de l'Orbieu et du Verdouble. Enfin au N.-E. entre Narbonne et la mer est un dernier petit massif isolé, les montagnes de la Clape qui atteignent 214 mètres.

Les Pyrénées appartiennent pour leur quart oriental au bassin de la Méditerranée par l'Aude et d'autres affluents plus petits, l'Agly, la Tôt et le Tech. Moitié des trois autres quarts forme la partie supérieure du bassin de la Garonne; le reste dépend du bassin de l'Adour; les vallées commencent dans la chaîne, mais se continuent dans la plaine de l'Aquitaine.

Les Pyrénées sont en grande partie formées par des schistes cristallins et de transition, au milieu desquels se trouvent des granités; dans la p;irtie occidentale, il y a des grès et poudingues triasiques ; puis, dans toute la longueur de la chaîne, des schistes et des calcaires jurassiques, crétacés et même tertiaires sur quelques points. L'extrémité orientale présente au N. un appendice, connu sous le nom de Corbières, d'une hauteur moyenne d'environ 900 mètres, et formé de schistes de transition et crétacés ; les vallées y sont assez nombreuses et leur profondeur est d'environ 400 mètres.

Les Pyrénées poitent des glaciers sur leurs parties les plus élevées; mais ceux-ci sont loin d'atteindre les dimensions de ceux des Alpes, h y a surtout ceux de Néouvielle de 1 kilomètre carré, au haut du grand vallon d'Aucun, et les deux du Vignemale, dont un a jusqu'à o kilomètres de longueur. Il y en a encore de petits au Taillon et au Marboré du cirque de Gavarnie, au cirque de Troumouse, au N. de ceux-ci vers Baréges, au Port-d'Oo et en haut de la vallée du Lys de Bagnères de Luchon. Enfin, il y en a peut-être des traces dans l'Ariége au-dessus de Coulions et au pic de Montcalm.

JSeustrie. Cette région, appelée aussi bassin de Paris, est une immense plaine dont la hauteur varie de 100 à 300 mètres et qui en raison de sa o-rande étendue présente quelques différences dans ses caractères physiques. La partie

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située au N. E. de la Seine constitue une sorte de bas plateau, qui dépasse assez souvent loO à 200 mètres et qui est découpé par un bon nombre de vallées à flancs rapides, d'une profondeur moyenne de 100 à 150 mètres, avec sources et cours d'eau. La partie centrale est une plaine unie, sans vallées ni cours d'eau, élevée de 120 à i 50 mètres; au S. E. et au N. 0. sont des parties plus élevées qui atteignent 200 à 300 mètres et même 434 mètres, et sont découpées par des vallées à pentes rapides de 100 à 150 mètres de profondeur, avec des cours d'eau. Au S. 0. est une plaine assez unie de 100 à 150 mètres présentant des vallées à pentes un peu rapides, de 50 mètres de profondeur moyenne, avec des cours d'eau et quelques sources. La Neustrie est formée par des argiles sableuses en général peu épaisses reposant le plus souvent sur la craie pure ou sableuse, ou bien sur des sables et des calcaires tertiaires.

Sur deux points de la partie septentrionale surgissent, par suite de relèvements, des couches du sol qui, partout ailleurs, sont à de grandes profondeurs : dans le Bas- Boulonnais, de forme triangulaire, situé à l'E. de Boulogne, apparaissent les terrains dévonien, jurassique et crétacé inférieur; dans le pays de Bray très-allongé du N. 0. au S. E., de Neulchàlel à Beauvais, percent les terrains jurassique supérieur et crétacé inféiieur.

Les parties les moins élevées de la Neustrie sont situées dans le voisinage de la vallée de la Loire, à partir de laquelle la surface se relève vers le N. et vers le S. Dans la partie centrale du département de l'Indre, au N. de la Creuse, entre Chàteauroux et la Roche-Pozay, se trouve une petite région spéciale, basse, marécageuse et couverte d'étangs, la Brenne. AuN. E. de celle-ci dans les départements de Loii-et-Cher et du Cher, surtout entre le Beuvron et la Sauldre, d'Aubigny à Contres, se trouve une autre région dans les mêmes conditions, la Sologne. Toutefois entre cette dernière et la Loire, au N. de Bourges, existe une large protubérance isolée, le Sancerrois, qui possède la plus forte altitude de la Neustrie entière, 434 mètres dans les bois d'Humbligny.

Nous y réunissons maintenant la Champagne, située à l'E., qui est une plaine de craie, sèche, onduleuse, atteignant 200 mètres à l'E. et seulement 100 mètres àl'O. par suite d'un léger abaissement du sol. Les vallées assez nombreuses, mais à pentes très-douces, sont traversées par les cours d'eau qui prennent naissance en Lorraine et en Bourgogne; les sources et les ruisseaux y sont rares. A la Neustrie se rattache la portion de la Flandre qui forme le déparlement du Nord; c'est une plaine basse unie, dont la hauteur varie de 10 à 60 mètres; elle est assez humide, entrecoupée de rivières et de canaux et formée par des sables limoneux. Nous y ajoutons un fragment du Haut-Poitou doat la plus grande partie est rapportée à la grande région suivante.

La Neustrie, ainsi très-étendue, est divisée par les grandes vallées qui la traversent en plusieurs parties pour lesquelles voici quelques altitudes principales :

A. Entre la. Manche, l'Oise et la Seine.

Flandre française.

Colline de Cassel 177"

Colline près do Lille 55

Forêt de Mormal 174

La Capelle 228

Entre la Flandre et la Candie.

Cap Blanc-Nez 134

Le Mai, arbre de Lissinghem 207

Entre la Canche et la Somme.

Au-dessus de Saulchoy, près Hesdin. . . . 100"

A 2 kil. de Bauval et de Doullens 170

Entre In Somme et le ijays de Bray.

Arbre de Grény, près d'Envermeu .... 147

Au-dessus de Gaillefontaine 233

Forêt de Grand-Rû, près Noyon 180

Entre le pays de Bray et la Seine.

Près de Goderville 133

FRANCE (orographie).

Bosc-Bordel, près Bucliv 253"

Signal de Sérani, près Magny 212

B. A l'E. de l'Oise, de la Seise et de l'Yonne.

Entre l'Oise et l'Aistte.

Haute-Forèt de Coucy 220

Moulin de Vauclère, près de Craonne.. . . 200

Plateau de l'Hautic, près Meulan 175

Entre l'Aisiie et la Marne.

Saint-Basle, au-dessus de Veriy 280

Croix de Bellevue, à Villers-Cotterels.. . . 235

Domout, forêt de Montmorency 181

Entre la Marne et la Seine.

Colline au-dessus de Vertus

Bois de Ferrière

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