‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41Chapitre 132 sur 163 · FRANCE (PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

FRANCE (PATHOLOGIE

constitué, comme dans le cas de Gillette, par un seul malade dans une voilure fermée.)

La mortalité par la diphthérie (y compris le croup), pendant les années 1855-1857, en France, d'après les relevés de M. Lombard, a été des 56 millièmes de la mortalité totale ; le croup seul compte 4569 décès du sexe masculin et 5976 du sexe féminin, en tout 8545 décès ou 19, 8 p. 1000 décès généraux. Copenhague, Londres, Amsterdam, Glasgow, Edimbourg, ont une mortalité diphtliérique moindre ; Bruxelles, Christiania et les villes danoises autres que Copenhague l'emportent, au contraire, sur les villes françaises. M. Lombard a aussi calculé que les décès par le croup sont un peu plus nombreux, 20, A p. 1000, dans les départements du Nord que dans les départements du Midi, où ils ne sont que 17, 2 p. 1000 de toute provenance.

Nous manquons de renseignements précis relativement à la diphthérie dans nos grandes villes. Elle est rare et n'est jamais épidémique à Rouen, d'après M. Leudet. — Pour Paris, nous savons, grâce à M. Ern. Besnier, que le croup et les angines tiennent environ le dixième rang pour la fréquence des cas, parmi les maladies traitées dans les hôpitaux, et que le croup occupe le premier rang pour la mortalité relative.

AFFECTIONS DirHTllÉRlTIQUES DANS LES HOPITAUX DE PARIS

Années.

Mouvement.

Décès.

Proportion pour 100.

Il en résulte que la diphthérie augmente de fréquence et même de gravité dans Paris. Le tableau suivant, un peu plus compliqué, montre la répartition des cas et des décès par saisons et par mois. Ou y reconnaît la constance de la diphthérie à toutes les époques de l'année dans la capitale, et son énorme léthalité, à peu près invariable. Le troisième trimestre, de juillet à septembre (inclus), paraît seulement un peu moins maltraité que les trois autres. L'année 1875 compte A16 décès diphthériques (dans les hôpitaux) ; la mortalité générale ayant été, cette année-là, de 11,644 décès, la diphthérie a causé 35,72 décès pour 1000.

Pour la période de cinq années, de 1865 à 1869, sur une moyenne de 46851 décès généraux par an, cà Paris, Eiy relevait 541 décès par le croup, soit 11,56 pour 1000 décès de toute cause. Cette proportion, beaucoup plus faible que celle de 19, 8 pour 1000, indiquée par M. Lombard comme la proportion pour toute la France, nous fait encore croire que les chiffres de cet auteur sont trop élevés ; il nous a semblé qu'ils constituaient généralement une expression double de la vérité et qu'il conviendrait, partout, de n'en prendre que la moitié. Nous ne soupçonnons pas quel vice s'est introduit dans ces calculs.

FRAINCE (pathologie).

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