‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41Chapitre 46 sur 163 · M-30 1831-40 1841-50 1831-CO · texte numérisé non relu

M-30 1831-40 1841-50 1831-CO

9 ans. 2 ans. A ans.

Accroissement annuel de

fait 5,5 6,9 6,9 4,6 4,7 2,5^ 3,4 -9,2 5, S

Accroissement pliysiolo-

gique 4,5 5,7 5,8 4,2 4,1 2,36 3,37 —7,5 3,8

On voit que ces deux accroissements présumés s'éloignent assez peu l'un de l'autre, bien que calculés par des méthodes fort différentes. Les faibles écarts qu'ils présentent s'expliquent bien suffisamment par les perturbations dues aux migrations d'une part, et par les erreurs de dénombrement de l'autre. Ainsi

* Que si pourtant quelques persévérants tenaient encore pour cette vieille mesure, il faudrait qu'ils eussent grand soin de la définir ; car aujourd'hui, grâce à M. Loua, il y a deux périodes de doublement : « l'ancienne », dit cet auteur, « et la nouvelle » découverte par M. Loua lui-même; la première, admettant que la population croît selon une progression géométrique (nous avons vu à la page précédente que cette hypothèse est nécessaire), se calcule d'après la formule algébrique des intérêts composés; et la seconde, constatant qu'en fait elle semble plutôt croître selon une progression arithmétique, se calcule d'après la formule des intérêts simples. Ainsi il' est démontré que ce croît de la P. est nécessairement une progression géométrique, mais à période de doublement incessamment variable, et, par suite, échappant à tout calcul. Quoi qu'il en soit, l'auteur ci-dessus s'efforce de montrer expérimentalement que la période de doublemement de la population française, d'après son croît moy.en de 1831 à \%1\, eût été de (65 ans d'après <>. l'ancienne méthode », et d'après la sienne de 236 an«! On voit que la différence n'est pas petite et que, grâce à lui , il ne sera pas désormais facile de s'entendre lorsqu'on parlera de période de doublement; cette anarchie est un appoint importiint apporté à notre conclusion : qu'il y a lieu d'abandonner absolument, au moins comme mesui'e d'accroissement, cette considération surannée et eiTonée des périodes de doublement.

- Ou 4,2 avec annexion de la Savoie et de Nice.

FRANGE (bémographie). 421

on pourra remarquer que, dans la cruelle période 1871-1872» la diminution de fait, plus grande, dépasse de près de— 2 la diminution physiologique, ce qui résulte de la fuite des immigrants étrangers, et peut-être de quelques mauvais Français ; si, au contraire, dans la période suivante, 1872-1876, le croît de fait dépasse presque de -h 2 le croît physiologique, c'est que le mouvement migratoire inverse s'est passé : les fugitifs nous sont revenus.

Accroissement de population comparé en diverses nations. Pour mieux apprécier ce faible croît de la population française, il faut le comparer à celui des diverses nations voisines K Mais, réservant pour l'article Population l'étude plus complète de ces développements comparés des populations, je dois m'en tenir ici aux temps actuels, aux dernières périodes dont les deux ou trois derniers census, généralement plus exacts, nous ont appris l'accroissement. Cependant, il est encore une autre appréciation de la multiplication des hommes, qui donne lieu à quelques remarques intéressantes, c'est celle qui est en rapport avec la surface du sol occupé par les nations, ou le croît par kilomètre carré ; le calcul en est facile. Ainsi, pour la France, il suflit de remarquer que, d'une part, la densité de notre population est environ de 69 habitants par kilomètre carré, et d'autre part, que, dans le même temps, le croît a été de 3,5 par an et par 1000, quel est donc le croît annuel par K^? soit x ce croît ; on aura cette proportion : 1000/69 = 3,5/^ et par suite x = 0.24 (soit un peu moins de un quart d'habitant par an et par P). C'est d'après ces considérations que nous avons dressé le tableau suivant :

ACCROISSEMENT COMPARE DE LA POPULATION DANS LA DERRIÈRE OU DANS LES DERNIÈRES

PÉRIODES DÉCENNALES.

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