‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41Chapitre 83 sur 163 · FRANCE (démographie · texte numérisé non relu

FRANCE (démographie

b. Pour les femmes... 8r Isère, 15,6; 82° Gironde, 16; 83° Lot-et-Garomie, 16,1; U^ Hautes-Alpes, 16,7; Corrèze et 86° Ain, 16,9; 87° Seine, 17,7; 88^ Jura, 18; 89° Var, 19.

On remarquera que la Gironde, le Jura, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, mais surtout l'Isère et le Var se trouvent parmi les plus décimés pour l'un et l'autre sexe ; on peut presque dire la même chose pour la Gironde, l'Ain, la Seine, un peu moins pour le Lot-et-Garonne dont la mortalité des célibataires, relativement élevée pour un tel département, très-intense pour les hommes, se rapproche de la moyenne pour les filles, et même pour le Finistère descend bien au-dessous.

Distribution géographique de la mortalité comparée des célibataires hommes et femmes au delà de l'âge légal du mariage. Pour l'un et l'autre sexe les bassins de la haute Seine sont le siège d'une faible mortalité ; mais le point sur lequel j'appellerai l'attention c'est sur la différence profonde de la mortalité des célibataires des deux sexes dans la Bretagne et notamment dans ses trois départements les plus occidentaux et les plus bretons (Côtes-du-Nord, Morbihan, Finistère) puisque la mortalité masculine y est très-forte et la féminine décidément au-dessous de la moyenne, surtout dans le Morbihan où elle est vraiment inférieure.

Mortalité des époux. L'âge moyen du groupe des hommes mariés est de 4,58 ans et celui des épouses de 4,25 années, la mortalité du premier groupe est de lïjSS décès par an et par lOOO époux ; et celle du second est de 15,82 décès. Les départements les plus favorisés sont : r Hérault, 14 décès pour les hommes (au 2° rang avec 13,3 décès pour les femmes) ; 2° Aude, 14,9 (au 9' rang avec 13,6 décès pour les femmes) ; 3"= Yonne, 15,3 (4" et 5,3 décès pour femmes); 4'' Haute-Garonne, 15,32 (8° et 13,6 décès pour femmes) ; 5° Gironde, 15,4(5° et 13,5 décès) ; 6° Aube, 15,5 (15° rang et 14 décès pour femmes) ;T' Haute-Marne, 15,7; 8° Marne, 15,8 (T et 13,2 décès) •,r Meuse, 15,8; (17° et 14,12 décès); 10* Charente-Inférieure, 15,83 (25' et 14,6 décès pour femmes). Il ressort de là, que la plupart des départements à très-faible mortalité d'époux sont aussi à faible mortalité d'épouses; il n'y a d'exception à peine marquée que pour l'Aube et surtout pour la Charente-Inférieure, qui, au 10° rang, par sa mortalité masculine, occupe le 25° par sa mortalité féminine ; en outre, il y a encore l'Eure-et- Loir qui, au troisième l'ang par sa faible mortalité des épouses (13,4), est au 27° par la mortalité plus forte (16,9) des époux; de même Seine-et-Marne, au 6° rang par la mortalité des épouses (13,5), est au 26° pour celle des époux (16,8), et enfin Lot-et-Garonne au 10° rang par les femmes descend au 19° par les hommes.

Les départements qui présentent la mortalité la plus élevée des époux (nous mettons comme ci-dessus entre parenthèse le rang et la mortalité des femmes), sont : 81° Corrèze, 20,54 (83° avec 19,75 décès) ; 82° Jura, 20,72 (79' avec 18,9 décès); 83° Haute-Vienne, 20,9 (82° avec 19,7 décès); 84° Hautes-Alpes, 21,15 (88° avec 21,4 décès); 85° Mayenne, 21,28 (63° avec 16,94 décès) ; 86° Morbihan, 22,35 (86" avec 26,3 décès); 87° Savoie, 22,48 (87° avec 20,83 décès; 88° Côtesdu-Nord, 23,7 (84° avec 19,84 décès); 89° Finistère, 23,8 (85° avec 20,2 décès). Pour les femmes il faut ajouter à cette liste :

Le 57° Alpes-Basses avec 18,32 mortalité masculine (81° rang avec 19,5 décès pour femmes) et le 75° Isère 20 décès hommes (89° avec 22 décès femmes).

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On voit donc que la moitalilé se trouve la plus élevée presque dans les mêmes départemeuts pour les époux comme pour les épouses, à une seule exception près, les Basses-Alpes.

distribution géograpliique de la mortalité des époux. Cette distribution est assez remarquable. Nous retrouvons toujours, et pour chaque sexe, ces deux groupes de départements à faible mortalité occupant surtout le bassin de la Seine et celui de la Garonne. Cependant, pour le nord de la France, l'Eure, Eure-et-Loir, et plus encore Seine-et-Oise, qui sont le siège d'une faible mortalité des épouses ont une mortalité des époux qui atteint la mortalité moyenne, c'est précisément l'inverse pour le Nord. La mortalité de la Seine-Inférieure et Loire-Inférieure qui était moyenne pour les épouses, dépasse cette moyenne pour les époux. La même aggravation au détriment des époux est encore plus marquée dans l'Orne, le Calvados, dans la Manche, dans la Meurtlie. C'est le fait inverse pour la Charente-Inférieure, et plus encore pour les Deux-Sèvres, la mortalité des époux y est relativement moindre que celle des épouses.

En ce qui se rapporte au sud de la France, et particulièrement au groupe à faible mortalité du bassin de la Gironde, je remarquerai que la Gironde, l'Hérault, sont les lieux de très-faible mortalité pour les deux sexes, que cette mortalité relative, toujours au-dessous de la moyenne, s'aggrave pourtant un peu pour les hommes dans le Lot-et-Garonne, le Tarn-et-Garonne, le Gard et Vaucluse ; dans les Landes, de moyenne pour les épouses, elle devient bien supérieure pour les époux; elle s'aggrave de même dans les Basses Pyrénées. Dans d'autres départements c'est le fait inverse (la mortalité des épouses s'y aggrave relativement à celle des époux; c'est ce qui arrive pour la Dordogne, pour le Gard et Vaucluse, les Basses-Alpes, les Alpes-Maritimes, la Corse, le Gers, le Tarn, l'Ariége, la Drôme. Il est remarquable que la mortalité des époux et des épouses reste très-supérieure dans les départements bretons ; les épouses n'y bénéficient plus des dégrèvements de mortalité si remarquables pour les filles camparées aux garçons ! Il en est à peu près de même pour les départements alpins ! Que de sujets d'investigations pour les Conseils d'hygiène de nos départements, pour élucider tous ces funestes problèmes!

Mortalité des veufs et veuves. En France, les 52 centièmes de veufs et les 51,6 de veuves sont compris entre 55 et 75 ans; de plus, 52 veufs et près de 14 (13,9) veuves sont au-dessous de 55 ans, tandis que 16 veufs et 54,5 veuves sont au-desus de 75 ans. En résumé, l'âge moyen des veufs existants est de 61 ans et celui des veuves de 60 ans ; leur âge médian (ou probable) est 62 ans pour les veufs et 60,25 pour les veuves. L'âge moyen des décédés est 7 1 ,4 pour les veufs comme pour les veuves.

Cela établi, nous pourrons dire que la mortalité moyenne est, par 1000 veufs de chaque sexe, de 68,6 décès annuels pour les veufs, et de 54,3 par 1000 veuves.

Pour abréger l'analyse par département, convenons d'abord de mettre entre parenthèses les nombres (rang et mortalité) qui se rapportent aux veuves, et sans parenthèses ce qui s'applique aux veufs.

Cela arrêté, les déparlements dont les veufs et veuves bénéficient de la moindre mortalité sont: 1^ (r) Corse, 57,2 décès (43,76 d.) ; r (r) Allier, 57,8 (45,76) ; 3" (5") Hérault, 58,6 (48,7); i' (41") Ardèche, 58,65 (55,13); 5" (60=) Loiret, 59, 1 (56,25) ; 6"^ (7") Cher, 59.5 (50,2) ; T m Nord, 60,8 (52,2) ; r (W) Lo-

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zère, 51,15 (55,35); 9= (21=] Gard, 61,16 (52,7); W {W) Indre, 81,4 (52,1), etc., et, pour compléter la liste des dix départements ayant la moindre mortalité des veuves, nous y ajouterons : (2° rang) et 33" pour les veufs, la Seine (44,2 d.) et 66,7 d. pour les veufs; (4°) la Creuse (48,36) avec ir rang et 64 décès pour les veufs ; (6' Bouches-du-Rhône (49,5) avec 25' rang et 65,5 décès pour les veufs ; (&'=) Vendée (50,7) avec U"- rang et 62,3 d. pour les veufs ; enfin (lO") Haute- Marne (51 ,3) avec le 53' rang et 69 pour les veufs. On remarquera de suite que quatre à cinq déparlements sont pour l'un et l'autre sexe ceux où les veufs et veuves sont les moins frappés et, à leur tète, la Corse! Pourquoi ce département où les célibataires hommes, avec les époux et les épouses paient un aussi lourd tribut à la mort, pourquoi ces veufs et veuves présentent-ils la plus faible mortalité? Je ne saurais le dire. D'ailleurs, il en est à peu près de même nour le Cher, pour l'Allier, pour la Creuse, bien que d'une manière moins prononcée. Distribution géographique. On ne retrouve plus ici les deux agglomérations de départements à faible mortalité du nord-est et du sud-ouest : les groupements sont plus irréguliers et ne se prêtent plus aussi bien à des vues d'ensemble. Le fait le plus remarquable après la Corse déjà signalée, c'est la forte mortalité des veuves pour les trois départements alpins, les Savoie et l'Isère; ce dernier est le seul qui partage également cette aggravation entre les deux sexes. 11 est remarquable encore que le Finistère, jusqu'ici si chargé de mortalité prenne ici une place bien meilleure, tandis que les départements contigus (Morbihan et Côtes-du-Nord) restent fort mal partagés.

Mort-nés et mortinatalité. Nous prions le lecteur de se reporter à l'article MoRT-NÉs pour toutes les généralités concernant les mort-nés. Nous n'avons ici qu'à étudier la mortinatalilé par département; nous verrons que le sujet est encore assez vaste et d'un grand intérêt.

En France, dans la période 1856-1865, la mortinatalité générale a pour mesure, d'après la formule dn/N, 43,3 mort-nés et prétendus mort-nés.

Cependant, dans la période î868-i874, cette mortinatalité s'est élevée à 45,

La mortinatalité générale se décompose en légitime et illégitime.

Dans la période 1856-1865, la mortinatalité légitime est de 40,6 par 1000 naissances légitimes, mort-nés inclus; (et 48,3 dn sur lOOO naissances î^iMW^es). La mortinatalité légitime s'élève à peine à 41 dans la période suivante.

La mortinatalité illégitime s'est élevée à î5,i mort-nés par 1000 naissances illégitimes (mort-nés inclu's, ou 81, 15 sur 1000 naissances vivantes). Mais dans la période 1868-1874, ce rapport est monté à environ 83 (toujours mort-nés inclus).

Les départements qui font enregistrer le moins de mort-nés sans distinction de catégorie sont : f l'Ardèche, 13,18 ; 2" la Corse, 14,8 ; 3" Basses-Pyrénées, 19,3; 4' Corrèze, 21,9; 5' Creuse, 21,9; 6' Cantal, 22,11; 7' Haute- Loire, 26,4; 8" Cher, 25,7 ; r Deux-Sèvres et 10° Landes, 27,7, etc. Ceux qui accusent le plus de mort-nés sont : 8r Alpes-Maritimes, 53,2 ; 82' Marne, 53,7 ; 83' Meurthe, 56,3; 84' Ule-et-Vilaine, 58,14; 85' Bouches-du-Rliône, 59,87; 86'' Rhône, 60,5; 87' "Vosges, 61,1 ; 88' Savoie, 66,4: 89' Seine, 67,6.

Cependant, il convient d'ajourner toute remarque après l'étude séparée de la mortinatalité légitime et de l'illégitime, si profondément diflérentes l'une de l'autre, et par l'intensité et par les causes.

Ainsi que nous l'avons vu, la mortinatalité légitime est de près de 4i

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mort-nés ou prétendus tels par 1000 naissances générales (4'S,3 pour les garçons et 33,4 pour les filles), mais vraisemblabement de 31,3, si on ne tient compte que des vrais mort-nés (et alors à peine 3G,3 pour les garçons et as,?* pour les filles). Cependant, les départements qui enregistrent (nous ne disons pas : qui ont) la moindre mortinatalité légitime sont : r la Corse, 12,47; 2' Ârdèche, 12,85; 3° Basses-Pyrénées, 17,55; 4" Conèze, 19,55; 5-^ Cantal, 20,36; 6"= Creuse, 20,8; T Haute-Loire, 24,6; 8'' Landes, 24,81 ; f Cher, 25,8 ; iO" Lot, 26, etc. Ceux qui dénoncent la mortinatalité légitime la plus élevée sont : U" Meurthe, 50,4 ; 82° Alpes-Maritimes, 51,5 ; 83' Rhône, 54,6 ; U"- Haute-Savoie, 54,8 ; 85" Bouches-du-Rhône, 55,25 ; 86" Hle-et- Vilaine, 56,6 ; 87° Vosges, 59 ; 88° Seine, 61 ,8 ; 8r Savoie, 64,4 !

Distribution géographique de la mortinatalité légitime. La Bretagne et la Manche d'une part et tous les départements en bordure de la frontière belge, allemande, suisse et italienne, et encore ceux contigus à ceux-là sur deux ou trois rangs, sont tous remarquables par l'intensité de la mortinatalité légitime! A ces départements frontières du nord et de l'est, il faut ajouter encore la Seine- Inférieure. An contraire, tous les départements du centre, à l'exception peut-être du Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne, accusent la moindre mortinatalité. 11 y a, par exeaiple, une opposition flagrante entre les départements alpins, notamment les deux Savoie si chargées de mort-nés, et les départements Pyrénéens qui en ont fort peu. 5Iais ne serait-ce pas surtout les inscriptions imparfaites qui feraient si faible la mortinatalité de la Corse, de rArdèche,des départements Pyrénéens, de la Corrèze. du Cantal, de la Creuse, des Landes, etc., tous départements où fleurit l'ignorance? 11 est vrai que les départements bretons et alpins si chargés de mort-nés, ne sont pas beaucoup plus éclairés !

Mortinatalité illégitime. Comme cette mortinatalité s'est beaucoup accrue, et semble croître toujours, il importe de bien entendre que les valeurs que nous donnons se rapportent à la période 1856-1 865-

Cela convenu, la mortinatalité illégitime a été pour les deux sexes 75,1 mort-nés sur 1000 naissances générales (mort-nés inclus) hors mariages, 81,1 pour les garçons et 68,6 pour les filles. Si on enlève les faux mort-nés probables (d'après les enquêtes belges), il n'y aurait que 59 vrais mort-nés pour les deux sexes (64 pour les garçons et 54,2 pour les filles). Cependant, les départements qui enregistrent le moins de ces mort-nés sont : r la Creuse, 36,7 ; r Basses-Pyrénées, 38,8 ; ^ Cher, 40,5 ; 4° Indre, 41 ,5 ; 5° Deux-Sèvres, 41 ,8 ; 6^ Lozère, 45,5; T Corrèze, 47; 8° Corse, 47,2; r Cantal, 48; iO° Aude, 48,5, etc. Ceux qui accusent le plus de mort-nés sont : 79° et 80° les deux Charenles, 94,4; 81° Rhône, 96,2 ; 82° Maine-et-Loire, 98,4; 83° Bouches-du-Rhône, 98,8; 84° llle-et-Yilaine, 102; 85° Meurthe, 102,7; 86° Gironde, 106,8; 87° Savoie, 1 15 ; 88° Hérault, 133 ! ; 89^ Isère, 196?!

On remarquera que, à part de rares exceptions, comme l'Indre et svirtout la Lozère, les départements qui ont le moins de mortinatalité illégitime se trouvent aussi ceux qui ont le moins de mortinatalité légitime; pourtant à ceux-là il faut ajouter la Haute-Loire et le Lot, départements qui, ayant fort peu de mortinatalité légitime, en ont beaucoup d'illégitime, ce qui ne peut que faire soupçonner des mort-nés volontairement fabriqués ! De même, ceux qui sont les plus chargés de mort-nés illégitimes sont aussi (à deux ou trois exceptions près : Gironde, Hérault, et même Isère), ceux qui comptent une forte mortinatalité

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légitime. Cependant, les Alpes-Maritimes et surtout la Haute-Savoie qui ont une grosse mortinatalité légitime, en ont une moyenne pour les illégitimes, peutêtre par omission d'inscription. Mais pourquoi l'Isère qui a une mortinatalité légitime seulement un peu au-dessus de la moyenne, pourquoi en a-t-il une formidable pour les naissances hors mariage? Y fait-on des mort-nés avec le pouce? Même question pour la Gironde, pour l'Hérault?

On pourra remarquer que la distribution géographique de la mortinatalité illégitime ne suit plus aucune loi de distribution! Pourquoi? Est-ce parce que les nombres observés et la durée de l'observation (dix ans) sont trop restreints? Ou est-ce parce que ce n'est plus là seulement un phénomène naturel, physiologique ; mais en partie artificiel et alors beaucoup plus arbitraire. Certainement, on ne saurait admettre comme résultat physiologique que dans la Gironde, lorsque l'on ne compte que 37,7 mort-nés sur 1000 accouchements en mariage, il s'en trouve 1 07 hors mariage ; et de même lorsqu'on en relève 39 dans l'Hérault en mariage, il s'en trouve 133 hors mariage ; ou 43,5 dans l'Isère chez les légitimes, les accouchements hors mariage en produisent 1 97 ! Ce sont là des impossibilités physiologiques qui décèlent l'intervention certaine de causes nouvelles, et presque certainement des interventions criminelles. Que (îeux qui en ont charge y veillent !

Mortinatalité selon le sexe combiné avec l'état-civil. Nous avons dit que la mortinataUté des garçons dépassait toujours celle des filles. En France (1856- 1865) la mortinatalité déclarée des garçons (c'est-à-dire avec les faux mort -nés) a été tout près de 50 mort-nés sur 1000 naissances mâles (N', c'est-à-dire mortnés inclus) et celle des filles seulement de 36,25 sur 1000 N"; et 43,3 pour les deux sexes, mais toutes ces valeurs sans distinction d'état-civil. Si on introduit l'analyse simultanée du sexe et de l'état-civil, on a une mortinatalité :

1° Chez les légitimes .-47,3' pour les garçons, et 33,45" pour les filles;

2" Chez les illégiti^nes : 81,2' pour les garçons, et 68,6" pour les filles ;

(Pour ce sujet j'écrirai ainsi partout dans le texte : les chiffres qui se rapportent aux illégitimes en caractères gras, et, suivant mon constant usage, marquant d'un accent ou prime' ceux qui s'appliquent aux garçons, et de deux accents" ceux qui s'appliquent aux filles).

On voit donc que la mortinatalité éprouve une crue considérable pour les illégitimes de chaque sexe, et comme nous avons montré^ que la criminalité intervenait très-vraisemblablement pour grossir ce contingent des mort-nés hors mariage, il y a donc un intérêt puissant à fournir l'étude de cette aggravation en chaque département. C'est ce que nous avons fait dans le tableau X, {QS"] travée col. [a) et [b) p. 474, et ici même, p. 541-542. On y trouvera, en dernière ligne, [68^] travée, les rapports déjà annoncés : que pour la France entière cette aggravation delà mortinatalité illégitime est comme 1000 : 171,5 pour les garçons et comme 1000 : 205,1 pour les filles.

Cependant on peut s'attendre à trouver des départements où cette aggravation, due à l'illégitimité, est bien moindre, soit pour un sexe, soit pour les deux. Ainsi dans la Haute-Marne cet accroissement n'est que de 100,0

* Yoy. article mortalué, p. 18 et mout-xés, p. 768; mais surtout notre Rapport sur la mortalitd des nouveaux-nés au congrès international d' lujgiène, tenu en 1878, au Trocadéro (p. 56 et suiv.).

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