GARDENIA
tlièque royale. Ce ne fut qu'assez tard qu'il se décida à se vouer à la médecine. Il cultiva les sciences naturelles, et fut nommé membre correspondant de l'Académie royale des sciences, pour la botanique. Il fit quelques voyages dans le midi de la France, et se fixa enfin à Toulouse. Il gagna, au concours, la chaire de médecine, et celle do mathématique de l'Université. Trente ans de sa vie furent consacrés par lui à la traduction des œuvres d Hippocrate, et il avait mené à fin cette grande entreprise quand il mourut, le 19 avril 1808, âgéde plus de quatre-vingtdeux ans. (Dezeim.)
Nous connaissons de Gardeil :
I. Eléments de physiologie, de pathologie et de thérapeutique. Toulouse, 177., in-8°. — II. l.ettrc à Bernard de Jussieu sur le tripoli. In Rec. de l'Acad. des se. de Paris. — IK. Traduction des œuvres médicales d' Hippocrate sur le texte grec, d'après l'édition de Foës. Toulouse, 1801, 4 vol. in-8°. — lY. Observ. sur une bouche bridée avec carie aux maxillaires. In Mém. de Toulouse, t. II, p. 34. — Y. Diverses traductions du grec, restées manuscrites. L. H.\.
CiARDElVi.4 Ellis. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Rubiacées, caractérisé de la manière suivante : Calice à tube ovale, muni de lobes, à limbe tronqué ou divisé en 5 dents ; corolle infundibuliforme ou hypocratériforme, à tube plus long que le calice, à limbe marqué de 5-9 divisions. Anthères de 5 à 9 linéaires, sessiles à la gorge delà corolle; ovaire uni-loculaire, incomplètement divisé en 2 à 5 loges; fruit charnu, à endocarpe carthacé, à 2-5 loges incomplètes ; graines très-petites, nombreuses, noyées dans des placentas charnus.
Les Gardénia sont des arbres ou des arbustes, tantôt épineux, tantôt sans épines, à feuilles opposées, rarement verticillées, ovales, à fleurs terminales ou axillaires, le plus souvent solitaires, blanches, d'ordinaire odorantes. On en connaît un assez grand nombre d'espèces, parmi lesquelles nous citerons seulement :
i" le Gardénia florida L., sans épines, dressé, à feuilles elliptiques, à fleurs solitaires, sessiles, hypocratériformes, d'un blanc jaunâtre et d'une odeur suave, qui les fait cultiver dans les jardins. Elle vient de l'Inde et de la Chine;
2" Le Gardénia grandiflora Lour., également inerme, à feuilles lancéolées, brillantes, à fleurs solitaires, grandes, blanches et odorantes, à 6 divisions. Les fruits charnus, à 6 angles, ont une pulpe rougeâtre, qui sert à teindre la soie dans la Cochinchine. Secso en a fait une décoction émoUiente et réfrigérante, utilisée dans la fièvre hectique, la dypsnée, etc. ;
5° Le Gardénia gummifera L. F., arbrisseau inerme, de Ceylan et du Coromandel, dont les bourgeons sont résineux ; les feuilles sont oblongues, obtusément acuminées, les fleurs sessiles solitaires ; le tube du calice est sans côtes ; la corolle a un long tube cylindrique. L'écorce de cette plante laisse découler une gomme que Sprengel dit ressembler à l'Élémi des Indes occidentales, et qu'il rapporte au Y.iyxaiio-j des Grecs.
Le Gardénia dumetorum Retz, n'est plus dans le genre Gardénia ; il fait partie des Randia {voy. ce mot). Pt.
Bibliographie. — Lixné. Gênera, 296. Species, 505. — LouREino. Flora cnchinchinensis, I, 182. — RoxBUKGH. Flora indica. II, 550. — E-ndlicher. Gênera. — De Candolle. Prodromus, lY, 379. — Sprengel. Historia Rei herbariœ, I, 252. Pl.
CARDEROBIî;. Nom donné à diverses plantes odorantes, qu'on met souvent
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dans les vêtements pour les préserver des insectes ou leur donner une odeur agréable. Celle qui porte le plus communément ce nom est la Santoline [Santoima chamœqjpamsus L.) {voy. ce mot). Parmi les autres citons VArtemisia abrotanum L. [voy. Armoise) et le Lavandula Spica L. {voy. Lava>de).
Pl.
CiARDlEN (Claude-Martin). Médecin et physicien français, né à Tarjet (Berry), le \à juillet 1767, fit ses études au collège de Bourges, puis y professa la physique et les mathématiques. Les événements de la Révolution l'ayant obligea suivre une autre carrière, il étudia la médecine à l'hôpital de Clerniont, de 1791 à 1793, puis vint se fixer à Paris, où il fut reçu docteur en 1799. 11 pratiqua surtout les accouchements et ouvrit des cours publics sur ce sujet, ainsi que sur les maladies des femmes et des enfants. En 1811, à la mort de Baudelocque, il concourut pour la chaire laissée vacante par ce célèbre accoucheur, et, malgré tout le talent et toutes les connaissances dont il fit preuve, échoua et dut se retirer devant son compétiteur Désormeaux. Découragé par cet échec immérité. Gardien ferma les cours qu'il avait si bien remplis jusqu'alors, et se livra exclusivemerit à la pratique de son art. 11 mourut en juin 1858 . laissant :
I. Examen des effets que produisent sur l'économie animale les qualités physiques de l'air. Paris, an VII, in-8°. — II. Du toucher. Thèse d'agrég. Paris, 1811, in-4°. — III. Traité complet d'accouchement et des maladies des filles, des femmes et des enfants. Paris,. 1807, 4 vol. in-8°; 2° édit., rev. et augm., ibid., 1816, 4 vol. in-8°; 3"= édit., ibid., 1823-24, 4 vol. in-8°. Trad. ital. Milano, 1820, in-8°. — IV. Avec C.-C.-H. Marc : Consultation médico-légale .^ur les pièces à eux soumises par M- Pointel, avocat d'Aimée Perdicat, accusée d'infanticide. Paris, 1809, in-8°. — V. Consid. tendant à fixer les cas oh le tampon peut être de quelque utilité. In Journ. de méd. de Leroux, t. IX, p. 112, an XIII (1804). — VI. Mém. sur la section de la symphyse des os du pubis. Ibid., t. IX, p. 29, an XIII (1804). — VII. Exam. crit. des préceptes donnés par les accoucheurs sur la rupture de la poche des eaux. Ibid., t. X, p. 201, 443, an XIII (1805). — VIII. Notice relative à l'état de syncope dans lequel se trouvent quelques enfants au moment de la naissance. In BuUet. de l'Ecole de méd. et de la Soc. de Paris, 1806, p. 32. — IX. Opérât, de la symphyse pratiquée avec succès, etc. In Bull, des se. méd. de Tarira, t. V, p. 73. — Nombreux arlicles dans le Dict. des se. médicales. L. Hn.
CiARDllv (Louis du). De son nom latinisé Gardinius ou Hortensius, naquit à Valenciennes, prit le grade de docteur en médecine à Douai et enseigna pendant vingt ans à cette université. L'époque de sa mort n'est pas connue ; mais il est certain qu'il ne vivait plus en 1638, époque où J. Briffault faissait imprimer un ouvrage posthume de lui.
Louis du Cardin était fils de Jérôme du Cardin, médecin et auteur d'un commentaire sur le Traité des eaux, des airs et des lieiu d'Hippocrate.
On a de Louis du Cardin :
I. Alexilœmos, sive de pestis natura, causis, signis prognoslicis et curatione epitome. Duac), 1617, in-8°; ibid., 1631, in-12. — II. De animatione fœtus, in qua ostenditur quod anima ralionalis aide orqanisationem non infimdatur. Duaci, 1623, in-8° (Discussion oiseuse contre l'opinion de Th. fyens sur le moment précis où l'âme s'inti'oduit dans le corps du lœfus). — III. Manuductio ad onines medicinœ partes, seu inslitutioncs medicmœ. Duaci. 1626, in-8''. — IV. Manuductio ad pathologiam, sive institutionum medicinœ pars altéra. Duaci, 1626, in 8°. — V. Anima ralionalis restitiita in integrum. Duaci, 1629, in-8°. — VI. Medicamenta purgantia simplicia et composita, selecta, usitala et sufficientia , etc. Duaci, 1651, in-12. — VII. Circumstanciœ et tempora de variis venis pleurilidis ratione secundis, inler varias medicinœ proceres lite dirimentia. Duaci, 1632, in-4°. — VIII. Institutionum medicinœ liber tertius, sive subsidiaria medicina. Duaci, 1658, in-4° (ouvrage puJdié par BrilTault). 1. Un
(iARELLl. 'Î21>
€iARDIi\ (Du). Voy. DWARDLV.
«ARDIIVER (JoH?(). Médecin anglais, membre du Collège royal des médecins et de la Société royale d'Kdimbourg. vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. Quoique partisan de CuUen, cet auteur n'admet pas sa doctrine au sujet de la goutte, qui, selon l'illustre nosologiste, serait une affection nerveuse, mais en fait une affection inflammatoire spéciale plus ou moins compliquée de symptômes nerveux. Dezeimeris cite de lui :
I. Diss. med. de vino. Ediuburgi, 1758, in-8°. — II. Ohs. on Ihe Animal OEconomtj and on ilie Causes and Cures of Diseuses. Edinburgh, 1784, in-8° (ouvrage écrit dans les idées de CuUen) . — III. An Inquirtj into ihe Nature, Cause and Cure of Ihe Goût. Edinb., 1792, in-8°. — IV. Essaijs, Literarij, Political and Œconomical. Edinburgh, 1803, 1801, 2 vol. ln-8°. — V. Method of Giving the Solution of Corrosit'e Sublimate in Sniall Doses. In Essays a. Obs. Pliys. a. Liter., t. III, p. 580, 1771. — VI. On the Abuse of Caustics in Venereal Watds. Ibid., t. III, p. 505, 1771. — VII. Reuss attribue à Gardiner : Pliarmacopœa Collegii regii medicoruni Edinburgensis, 1792, in-8°. I.. Un.
(jiARDl^l (Francesco-Gioseppe). Né le 22 janvier 1740 à Vascagliana, village près de San Damiano, dans la province d'Asti, fit ses premières études au collège d'Asti, se rendit à Turin, pour y étudier la pliilosophie, et attiré par la réputation et les leçons de Beccaria, il suivit son cours de physique et devint l'un de ses meilleurs élèves. Il continua ses études médicales et fut reçu docteur en médecine en 1762. Rentré dans son pays natal, il se livra à la pratique de la médecine, mais employait ses loisirs à la culture des sciences physiques et naturelles. Il s'est surtout occupé d'électricité et a publié un grand nombre d'ouvrages sur la question de son application à la médecine. Plusieurs de ses travaux sont encore consultés et témoignent de ses grands efforts pour étendre les rapports des sciences physiques avec l'art de guérir. Il était bon physiologiste et peut être considéré comme l'un des précurseurs de Galvani et de Bichat. 11 a été aussi un des propagateurs zélés de la vaccine en Italie. Il mourut le 15 mai 1816 à San Damiano. Voici la liste de quelques-uns de ses travaux.
I. L applicazione délie nuove scojierle del fluido eleclrici agli usi délia 7-agionevoh medicina. Gênes, 1774, in-S". — II. De effectibus electricitatis in homine dissertatio prœrnio donata ah illustr. Se. Lugg. Acad. Gênes, 1780, in-S". — III. De influxu electricitatis atmosphericœ in vegelanlia dissertatio ab Acad. se. Lndg. prœrnio donata, an. 1782. Turin, 1784, in-8''. — IV. Riflessioni ed esperienze sulV articolo scoperte ed invemioni, etc., in fisica, riguardo Vazione delV elettricita sulla vegelazione esposte con leltera al signor Jobert. In Giornale scienlifico, letterario e délie arte, etc. Turin, 1789, t. IV, p. 160. — V. Descrizioni délia vinlatlia délia Brienne. Ibid., Suppl. du 2° trimestre, p. 519. — VI. Descrizioni d'un istrumento proprio per conoscere Veleltricila tanto giornaliera, quanta spor.tanea degli uomini. animali, e quella, que puo suscitasse in qualumque operazione artificiale, o naturale, fisica, cliimica, Ibid., même Suppl., p. 371. — VII. Esperimenli fatti nel mese di marzo 1789, sopra Velettricita spontanea degli uomini, ogni giorno, e massime sopra gli scuolari tutti giovanni, e sopra diverse altre persane. Ibid., Suppl. du 5° trimestre, p. 402. — VIII. De natura ignis eletlrici. Dissertation couronnée en 1788, par l'Académie des sciences de Mantoue. Mantoue, 1792, in-S". — IX. Dissertazione Sopra il quesito ; verificare con piu accurati mezzi se Vacqua sia un corpo composta di déverse arie, corne in oggi pensano alcuni moderni fisico-chbnici, appune se sia un vera clémente semplice came si è universalmente creduto per lapossato. Mantoue, 1794, in-8°. — 'IX. De effectibus procellarwn supra hominem et cœtera animantia. Uraxelles, 1812, in-8'. .;j A. D.
GJlRELL,! (iXiccoLO Pie de). i\é à Bologne en 1670, était fils du premier médecin de l'empereur Léopold et, après avoir commencé ses études médicales DICT. ENC. i' s. VI. 47