‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 15 sur 126 · L. Un · texte numérisé non relu

L. Un

FREYCIIVET (Louis-Claude-Desaulses de). Naturaliste et voyageur, membre de l'Institut de Fiance et du bureau des Longitudes de Paris, naquit à Montélimart, le 7 août 1779, et mourut dans sa propriété près de Loriol,dans le déparlement de la Drôme, le 18 août 1842. 11 servit dans la marine française à partir de 1795, accompaga en 1800, le capitaine Baudin, dans son expédition à la côte sud de la Nouvelle Hollande et à la terre de Van Diemen. Nommé capitaine de frégate en 1811, il fut chargé d'entreprendre en 1817, avec la frégate, VVranie, un voyage de découverte dans les mers du sud et de recueillir des données nouvelles sur la forme de la terre et la puissance du magnétisme terrestre dans l'hémisphère australe ; il publia les résultats de ce voyage en collaboration avec Gaudichaud, Arago, Pellion, Quoy et Gaymard, dans un magnifique ouvrage qu'on trouvera cité ci-dessous. Enfin, de 1826 à 1850, Freycinet fut gouverneur de la Martinique.

On a de lui :

I. Voyage de découverte aux terres australes... pendant les amiées 1800-1804. Paris, 1807-1816, 5 vol. 111-4° et 1 atlas in-fol.; 2= édit. Paris, 1824, 4 vol. — II. Voyage autour du monde... pendant les années 1818-1820. Paris, 1824-44, 15 vol. in-4"' et 4 atlas in-fol. — III. Articles àans Annales maritimes et Compt. rend, de l'Acad. des sciences. — IV. Un manuscrit sur les eaux d'Aix [en Provence). L. Un.

FREl'TAG (Les).

Freytag OU Freiog (Arnold). Médecin allemand, naquit à Emmerich, datis le duché de Clèves, vers 1560. On ne sait pas grand'chose de la vie de ce médecin, sinon qu'en 1589 il fut professeur à l'Université d'Helmstadt et qu'il ne conserva cette charge que peu de temps (Bœhmer). 11 mourut en 1614, laissant :

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I. Mythologia ethnica. Antverpife , 1579, in-4°. — II. Ba/thasaris PisanelU de esculetitorum potulèntorumque facullatibus, liber mhus, ex italico in latinum conversus. Uerborn, 1593, in-12. —III. Philippi Mornœi de veritate religionis christianœ liber. Herborn, 1C02, in-12.— IV. Med/c/iia aiiimœ, seu ars moriendi, ex idiomale etrusco in latinum conversa. Brème, 1614, in-12. L- H^-

Freytag OU Freitag (Johann). Célèbre médecin allemand, né à Nieder- Wesel, dans le duché de Clèves, le 30 octobre 1581. « Ses parents, qui professaient la religion réformée, ayant été obligés de se réfugier à Osnabruck, ce fut dans cette ville qu'il commença ses études; il les continua ensuite à Cologne et à Wesel, puis il se rendit à Helmstadt pour y faire sa philosophie. Ayant résolu d'embrasser la profession de médecin, il parcourut plusieurs universités du nord de l'Allemagne, s'arrêta pendant quelque temps à Rostock, et revint à Helmstadt, où Meibomius lui confia l'éducation de son fils. En 1004, on le nomma professeur extraordinaire, malgré sa grande jeunesse. Quatie ans plus tard, il prit le bonnet doctoral et se rendit cà la cour de l'évêque d'Osnabruck, dont il avait été nommé premier médecin. Après vingt-trois ans passés au service de trois évêques, qui se succédèrent durant ce laps de temps, il fut congédié en 1031, pour avoir refusé d'abjurer la religion de ses pères. Les comtes de Nassau et de Bentheimlui firent alors obtenir, dans l'Université de Groningue, une chaire qu'il remplit avec éclat jusqu'à sa mort, arrivée le 8 février 1041. Dans ses derniers moments, il fut assailli par une foule de maux... que luimême avait la bonne foi d'attribuer à son intempérance » {Biogr. méd. de Panck).

Galéiiiste et chimiatre fanatique, partisan de la philosophie d'Aristote, il fit une guerre acharnée autant ip'aveugle au cartésianisme. La lecture de ses ouvrages est très-fatigante à cause de leur prolixité ; ils renferment néanmoins des documents intéressants au point de vue de l'histoire des controverses médicales du début du dix-septième siècle. Voici la liste de ces ouvrages :

I. Noctes medicœ, sive de abusu medicinœ tractalus. Francoforti, 1616, in-4°. — II. Aurora medicorum galeno-chimicorum, seu de recta purgandi melhodo e piriscis sapienti.x decretls postliminio in lucem reducta. Francof., 1650, in-4'>. — III. Dissert, de morbis substantiœ et cognatis quœstionibus contra hujus temporis novatores et paradoxologos. Groningse, 1652, in-12. — \S . Dissert . calidi innati essentiam juxta veteris medicinœ el philosophiœ décréta expUcans, opposita neotericorum et novatorum paradoxis. Groningte, 1652, in-8°. — V. Casus œgritudinis per Jac. Ottonis cum Freitagio communicatus. Groningœ, 1652, in-12. — VI. De opii natura et medicameniis opiatis liber singularis, cui de 7iova phlhisin curandi ratione consilium, et diversœ consultât iones médicinales sub finem accessere. Groningse, 1632; Lipsiœ, 1655, in-12. — VII. Consilium in catarrho calido. Groningse, 1652, in-8°. — VIII. Dissert, de formarum origine. Groningsp, 1655, in-8°. — IX. Oratio panegyrica de persona et officio pliarmacopœi el pliarmacopolio rite recleque instruendo. GroningEe, 1653, in-4°. — X. Deieclio et solida refutatio novœ sectœ Sennerto-paracelsicœ , qua anliqua veritalis oracula et Aristotelicœ et Galenicœ doctrinœ fundamenla convellere muliuntur. Amstelodami, 1656, in-12; Groningœ, 1637, in-S". — XI. Poemata juvenilia. Francofurti, 1616, in-4''. — XII. H. Welman, élève et successeur de Freitag, a prononcé son oraison funèbre. L. Hn.

Freytag OU Freitag (Joha>n). Autre médecin allemand, naquit à Perleberg, dans la marche de Brandebourg, le 25 mars 1587. 11 étudia la médecine successivement à Francfort sur l'Oder, à Vienne et à Bàle, puis se rendit en Italie et prit le bonnet doctoral à la célèbre Université de Padoue, en 1017. 11 alla ensuite se fixer à Ratisbonne et y exerça l'art de guérir avec le plus grand succès.

FRICK (Les). 59

Freytag mourut à Ratisbonne, laissant un ouvrage assez insignifiant sur riiypochondrie :

Kurzer Bericht von der Melancholia hypochondriaca, nebst zwôlf curiôsen Fragen von der Analogia der grossen Welt mit der kleinen. Augsburg, 1678, in- 12. L. Hs.

Freytag (Joiiana'-Heinrich). Médecin allemand de mérite, naquit à Tennstâdt le 21 juin 1751. Après de bonnes humanités, il alla étudier la médecine à l'Université de Leipzig. Une fois reçu docteur, il se fixa à Chemnitz, où il devint médecin pensionné et acquit en fort peu de temps une grande clientèle. Freytag est mort à Chemnitz le 4 janvier 1820. Il est regrettable que ce savant praticien n'ait pas trouvé le temps d'écrire ; on n'a de lui que deux opuscules, dont l'un est relatif à une machine de son invention, destinée à permettre au chirurgien de remettre facilement et sans aide les luxations les plus graves et les plus invétérées de l'épaule et du coude. En voici les titres :

I. Glandulœ tliyroïdeœ parlim meliceridis speciem referentis exslirpatio. LipsiiT, 1778, in-4''. — II. Beschreibung einer von ihm erfundenen Maschine, mit ivelcker nœlhigenfall/i ein einziger Wundarzt aile selbsl scinvere und veralterte Verreiikungen des Oberarms und Achselgelenks leichter fiir den Krankeii, minder schmerzhafl und ùberhaupl zwecknicissiger ah bisker einrichlen kann. Chemnitz, 1810. L. lis.

Freytag (Johann-Heixrich). Médecin du dix-septième siècle, exerçait son art à Quedlimbourg.

Il a publié :

Catalogi testium veritatis chimiatricœ jJrodromus, hoc est observationum medico-chirurgtcarum ad methodiim chimicam inslitularum centuria prima. Halberstadt et Quedlimbourg, 1655 ; ibid., 1636, in-I2. !.. 11n.

FRÉZBLLOX. Un des noms donnés au Troène [Liguslrum vulgare L.).

Pl.

FRICK (Les).

Frîek (JoHANw). Médecin allemand, né à Hambourg, le 5 novembre 1671, était le fils d'un marchand. Il étudia l'art de guérir successivement à léna, Leipzig et Halle, et obtint, en 1701, le diplôme de docteur à Kiel. « Il ne nous reste de lui que sa thèse de réception, dont le contenu nous laisse peu de regrets sur la perte des nombreux manuscrits qu'on trouva, suivant Moller, parmi ses papiers, après sa mort » (Biogr. Panck.).

Diatribe medico-spagijrica de aura potabili sophorum et potabili sophistorum àrpo^o^oi^ candide proponens artis spaggricœ subjectum genuinum, modum operandi legitimum et medicamentorum rêvera pohjchrestorum prœparal'ionem secrctissimam. Accesserunt corollaria tria proemtica. Processus artis œmgmatice descriplus. Hamburgi, 1702, in-4°.

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