L. Ils
Frîck (Melchior). De son nom latinisé Friccius, exerçait la médecine à Ulm vers la fm du dix-septième siècle; il vivait encore en 1711. « Praticien habile et expérimentateur hardi, Frick tient rang, dans l'histoire de la matière médicale, parmi ceux qui ont le plus fréquemment fait usage des poisons les plus énergiques à titre de médicaments, et qui ont le plus contribué à enhardir leurs successeurs dans l'emploi de ces remèdes héroïques » (Dezeimeris). Voici la liste de ses ouvrages :
I. Hisloria et consultaiio medica j^ro podagrico. Dlinœ, 1684, in-4°. — II. Disserl. médita de peste, seu nova melhodus cognoscendi et curandi pestem. Ulmte, 1684, in-12. — III. Icwi
60 FRICKE (Les deux).
podagrœ reprœsentans morbi podagrici historia?ii, causas , prognosm et curalionem. Ulmae, 1693, in-'12. — IV. De colica scorbutica. Ulmae, 1696, in-12. — V. Paradoxa niedica in ijuibus plurima ciiriosa et utilia contra communes medicorum opiniones pertractantur. Ulmse, 1099, in-12. — VI. Tractafus medicus de virtute venenorum medica. Ulmae, 1695, i n-8°; Ibid., 1701, in-12. — VII. Paradoxa de venenis in quibus apprime curiose et contra communem medicorum opinionem, experimentis, rationibus et celeberrimorum in arte medica virorum authoritatibus probatur, venena interne et externe usurpata, no7i esse noxia, sed prœstantissima remédia et in morbis desperatis ultimum ?nedicorum et œgrotorum refugium. Auguste Vindelicorum, 1710, in-S" (On trouve un extrait de cet ouvrage, devenu trèsrare, dans \& Journal des savants). L. Hn.
Fpîfk (George). Médecin d'origine allemande, exerça l'art de guérir à Baltimore (États-Unis), pendant la première moitié de ce siècle. 11 était médecin oculiste au General Dispensûry de Baltimore.
Frick eït connu par son traité sur les maladies des yeux, qui obtint un assez grand succès lors de sa ))ublication :
I. A Treatise on the Diseases of the Eije, inchiding tlie Doctrines and Practice of the mos, Eminent Surgeons and parlicularly tliose of Prof. Béer. Baltimore, 1823, in-8°. New Edit. with Notes by Rich. Welbank. London, 1826, in-S°. — II. Menschenblattern in Baltinioret Aus einem Schreiben vom 28. Fcbruar 1822. In Medic.-chir. Zeitung, Bd. III, n» 71, p. 335, 1822. L. Hx.
Frick (Joseph). Médecin allemand, né à Stauffen, le 16 juin 1806, exerça tout d'abord l'art de guérir à Fribourg, en Brisgau, mais abandonna en 1858 la pratique médicale pour accepter une chaire de mathématiques et d'histoire naturelle au gymnase de cette ville et fut nommé peu après directeur de l'Ecole supérieure.
On connaît de lui :
I. Versuche ùber das specifische Gewicht der Organe des menschlichen Kôrpers. Freiburg, 1832. — II. Anfangsgrûnde der Naturlehre. Freiburg, 1851. — III. Physikalische Technik oder Anleitung zur Anstelhmg physikalisclier Versuche. 2te Aufl. Braunsch"weig, 1856. — IV. Vergleichende Versuche i'iber das Magnetisiren des Stahls mit der Spirale von Elias und mit deni Elektromagnet. In Poggendorff's Annalen, Bd. LXXII, 1849, et Bd. LXXXII, 1851. L. Hx.
FRICKE (Les deux).
Frîcke (Johan>-Hei>rich-Gottlob). Né à Brunswick, le H décembre 1765, étudia la médecine et les sciences accessoires à Gottingue, prit son grade de docteur en médecine à cette Université en 1792, puis en 1805, s'établit ?i Brunswick pour exercer l'art de guérir et à la même époque fut nommé professeur à l'Institut physico-médical de cette ville ; par la suite il obtint les chaires de chimie et de physique au Collegium CaroUnum. Fricke mourut à Brunswick le 24 septembre 1825, laissant :
I. Dissert, inaug. de contusionibus pectoris. Gottingfe, 1793, in-8°. — II. Grundlinien der Anatomie und Chirurgie fur angehende Wundàrzte. Braunschweig, 1794-95 in-8°; neue Aufl. Ibid., 1800, in-8'. — III. Ueber die Furcht von Gewittern. Braunschweig, 1800, pet. in-8''. — IV. Veher die Nutzlosigkeit der Spitzen und Auffartjsstangen an Blitzableitern. In Braunschw. Magazin, 1803, St. 31-33. L. Hn.
Fricke (J.-C.-G.). Fils du précédent, naquit à Brunswick le 28 janvier 1790. Reçu docteur en médecine et en chirurgie, il s'établit à Hambourg, où il obtint la charge de deuxième médecin et de premier chirurgien à l'hôpital général et celle de chirurgien des hôpitaux des franc-maçons. En 1826, il fit un voyage en Hollande, pour étudier de près une épidémie qui désolait cette
FRICTIONS. tJl
contrée, et en 1855, il devint directeur de l'École médico-chirurgicale qu'on venait de fonder à son instigation à Hambourg. 11 était en outre membre du conseil sanitaire de Hambourg et de plusieurs sociétés savantes, et avait été nommé chevalier de l'ordre de Dannebrogen 1831 et de l'ordre de Saint-Wladimir de Russie en 1838. Il mourut à Hambourg vers 1848.
Fricke s'est fait connaître par plusieurs bonnes publications; il rédigea, avec Oppenhcim, de 1836 à 1847, le Zeitschrift fur die gesammfe Medicin (Hambourg, gr. in-8'') ; nous citerons encore de lui :
I. Geschichle einer durch dcn Lebensniagnettsmus geheilten E2}ilei)sie. Halle, 181-2, iii-S».
— II. In memoriam defiincli Jens Imm. Baggesen. Relalio de sectione, iisque vitiis, quœ in obducto defuncti corpore reperta sunt. Hamburgi, 182G. gr. in^". — III. Avec Sandtraann : Bericht ûber das allgemeine Krankenhaus in Hamburg von 1825. Hamburg. 1826.
— lY. Bericht ûber seine Beise nach Holland und den angrenzenden Gegenden zur Erforschung der in den gedachten Gegenden im Sommer und Herbste dièses Jalires geherrschten Krankkeiten. Hamburg, 1826, gr. in-S". 2ter Bericht ûber seine Beise... Ibid., 1827, gr. in-8°. Trad. franc. : De l'épidémie gui a régné en Hollande et dans les pays voisins en 1826. Traii. de l'allem. par J.-B. Montfalcon. Paris, 1828, iii-8°. — V. Annalen der chirurgischen Abtheilung des allgemeinen Krankenhauses in Hamburg. 1. u. 2. Bd. Hamburg, 1828-53, gr. in-S". — VI. Die Bildung neuer Augenlieder (Blepharoplastik] nach Zerslôrungenund dadurck lieworgebrachten Auswàrlswendungen derselben. Hamburg, 1829, gr. in-8"'. — VII. Avec Bartels : Amtllcher Bericht ûber die Yersammlung deulscher Natuiforscher iind Aerzte in Hamburg im Sept. 1850. Hamburg, 1851, gr. in^».— \'I1I. Geschichtliche Darstellung des Ausbruchs der asiatischen Choiera in Hamburg. Hamburg, 1831, gr. iii-8°. — IX. Ueber die Errichtung einer anatomisch-chirurgischen Lehranstalt ia Hamburg. Hamburg., 1833, in-4''. — X. Nombreux articles daus Schmidt's Jahrb., Grâfes u. Walther's Joiirn. d. Chir., Rust's Magaz., Gersons u. Julius's Ma'gaz. d. ausl. Heilk., Froriep's Nolizen, Preuss. med. Y ereinszeitung , Casper's Woch. der Heilk., Zeitschr. f. Med. et Pierer med. Zeitung. L. H.\.
FRICUER Jacob-Philipp). Médecin allemand, né vers la lin du di.v-iiuitième siècle, reçu docteur en médecine à Tubingue en 1813, puis médecin de district et médecin des bains à ^^'ildbad, a publié :
I. Dissert, inaug. de secando trunco nervi duri in prosopalgia (prses. Autenrieth). Tubingse, 1813. En allemand dans Weber's Sammlung med. Dissertât, von Tûbingen, St. 5, 1829 — II. Die Heilkràflen der warmen Quellen zti Wildbad im Kônigreich Wurtemberg nack den in den letzten'2 Decennien gesammellen Erfahrungendargestellt. Ludwi"sburo- 1837 m-8°; 2teAull., ibid., 1840, in-8°. ""l. Hx.'
Il ne faut pas confondre cet auteur avec :
Fricker (Gottlieb-Friedrich). Natif de Stuttgard, reçu docteur à Tubingue, comme le précédent, en 1811, médecin en chef du district de Wiblino-en et mort en 1833.
Diss. inaug. med. de organis morbosis, resorptionem puris prœcipue spectantibus (pree^ Autenrieth). Tubingce, 1811, in-8''. L. H.v.
FRICTIONS. Le mot friction n'a pas besoin d'être détini; tout le monde sait qu'on appelle ainsi le frottement exercé sur une partie du corps ou sur le corps tout entier avec la main seule ou armée d'instruments variés : brosses gants, pièces de toile ou de drap, avec ou sans addition de substances diverses médicamenteuses ou non médicamenteuses.
La friction est dite sèche, lorsqu'elle est pratiquée avec la main seule ou les instruments seuls ; elle est dite humide, lorsqu'on y associe quelque substance liquide ou demi-liquide (eau, vin, vinaigre alcool, huile, graisse, etc.) pure ou contenant divers principes médicaraenteu,x.
62 FRIGTlOiNS.
Les instruments qui servent dans la pratique des frictions sont, aujourd'hui, soit des brosses ordinaires de crin, des brosses de chiendent, de flanelle, etc. (voy. Brosses) ; soit des gants de crin, de peau; soit des pièces de flanelle ou de toile plus ou moins rude.
Du temps des Romains, on se servait aussi d'un instrument particulier, le striqil, sorte d'étrillé, ou de couteau mousse recourbé en faucille, dont on se faisait frotter le corps au sortir du bain. Dans certaines villes de l'Orient, à Constantinople, par exemple, le strigil des anciens est remplacé aujourd'hui par un morceau de camelot dont, après le bain d'étuve, on frotte longtemps la peau afin d'en détacher les squames épidermiques mélangées avec la sueur et la poussière qui en constituent les impuretés.
Les substances que l'on associe le plus généralement aux frictions sont liquides ou demi-liquides comme l'eau, le vin, le vinaigre, l'alcool, l'huile, les 'Traisses, et ces substances sont employées tantôt seules, tantôt mélangées à des principes médicamenteux très-variés, empruntés à toutes les parties de la matière médicale et ta tous les agents de la thérapeutique, principes médicamenteux auxquels elles servent de véhicule et qui sont employés sous formes d'hydrolats, œnolats, acétolats, alcoolats, liniments, baumes, pommades, onguents, etc.
Les frictions durent être employées dès l'origine, par une sorte d'instinct qui porte l'homme à se servir de ce moyen, soit pour combattre l'impression pénible due à l'action du froid sur les parties découvertes du corps, soit pour atténuer la sensation douloureuse produite sur iel ou tel point de l'enveloppe extérieure par un coup, une chute, etc. Les procédés, très-simples d'abord, se perfectionnèrent graduellement avec les progrès de la civilisation, de l'hygiène et de la matière médicale ; ils se raffinèrent sous l'influence des civilisations grecque et romaine, où les frictions devinrent, avec les onctions et le massage, les pratiques les plus habituelles et les plus recherchées de ceux qui fréquentaient les établissements de bains. Ces pratiques existent encore en Orient où se sont conservées les traditions romaines. Le bain accompagné ou suivi de frictions, d'onctions, de massage, constitue, en effet, le bain dit oriental.
Mode d'action des frictions : action physiologique, effets thérapeutiques. Les frictions agissent en stimulant l'innervation et la circulation périphériques. L'excitation des papilles nerveuses sensitives du tégument externe, par le frottement de la main ou d'un corps plus ou moins rude, transmise aux vaso-moteurs amène, par action réflexe, d'abord le resserrement, puis la dilatation des vaisseaux capillaires cutanés ; la circulation s'accélère, le sang afflue dans ces vaisseaux, les congestionne, augmente la rougeur et la chaleur de la partie et, finalement, sa nutrition et son action organique générale. Cette excitation se transmet aux tissus sous-jacents, aux vaisseaux, aux nerfs, aux muscles, même aux organes profonds, si bien que le mouvement fonctionnel est ainsi partout augmenté. Si à la friction s'ajoute l'action de substances médicamenteuses stimulantes ou irritantes, ces effets seront accrus et portés à leur summum d'intensité, jusqu'à l'irritation parfois très-vive de la partie qui est le siège de la friction.
Un des effets physiologiques les plus remarquables produits par la friction consiste dans l'augmentation de la faculté d'absorption du tégument externe, si bien que l'on peut, de la sorte, faire pénétrer dans l'organisme, par la voie ■cutanée, divers principes médicamenteux, par exemple : le mercure, l'iodure de
potassium, etc, etc. Cette propriété de la friction est précieuse pour le thérapeutiste, car nous avons vu, article Bains, combien la faculté d'absorption dévolue au tégument externe est faible, douteuse même et difficile à démontrer dans les conditions ordinaires, si bien qu'au dire du plus grand nombie des auteurs qui ont expérimenté et écrit sur ce sujet, la peau n'absorberait pas ou absorberait à peine les liquides et les substances solubles avec lesquels elle est mise en simple contact.
A cette action pbysiologique complexe que nous avons indiquée, correspondent des effets thérapeutiques de l'ordre de ceux que l'on désigne sous le nom (Fexcilants, de stimulants, d'irritants, de révulsifs, auxquels il faut joindre les effets produits sur l'organisme parles principes médicamenteux que l'absorption cutalanée a fait pénétrer dans le torrent circulatoire, et auxquels la friction a ouvert la voie.
Il est facile de se rendre compte déjà, par ce simple aperçu, de l'importance et de la puissance considérables du modificateur que le médecin possède dans la friction, et de prévoir les nombreuses applications dont il est susceptible, au double point de vue de l'hygiène et de la thérapeutique.
Applications hygiéniques. Nous avons déjà rappelé l'usage habituel que faisaient de ce moyen certains peuples de l'antiquité, qu'on en fait encore aujourd'hui dans certains pays de l'Orient. Chez les Romains, les frictions à l'aide du strigil, faisaient partie, au même titre que les onctions et le massage, de l'hygiène balnéaire. De même, aujourd'lmi, à Constantiuople, le massage et les frictions avec la peau de camelot, se pratiquent d'une manière usuelle, à la suite du bain turc.
Ce sont là d'excellentes pVatiques hygiéniques. En effet, les frictions générales complètent l'action du bain, en achevant de débarrasser la peau de toutes les impuretés formées par les squames épidermiques mêlées avec la sueur et la poussière. En outre, en stimulant l'activité de la circulation périphérique elles tonifient la peau, favorisent les fonctions d'absorption et d'exhalation, combattent l'action débilitante du bain, quand il est trop prolongé et qu'il s'accompagne de transpiration ; enfin, elles rendent la peau moins impressionnable à l'influence de l'air froid.
Les frictions générales font également partie intégrante des pratiques salutaires de l'hydrothérapie hygiénique, de celles de l'hydrothérapie curative, ainsi que nous le verrons plus tard, lorsque nous traiterons in extenso de cette importante méthode thérapeutique.
Les frictions sèches pratiquées tous les jours à l'aide de brosses de crin, de chiendent, avec des gants de crins, etc., sont utiles pour entretenir les fonctions de la peau dans leur intégrité : en activant la circulation périphérique, en tonifiant le tégument externe, elles combattent la prédisposition fâcheuse aux rhumes, aux maux de gorge, aux rhumatismes, etc., que présentent les individus à tempérament lymphatique, à circulation languissante, à faible réaction contre les intempéries atmosphériques, ce qui est le cas des enfants et des vieillards.
Non-seulement les fonctions de la peau sont maintenues dans un bon état par l'usage habituel des frictions, mais encore l'activité musculaire est accrue, la circulation et l'innervation générales sont stimulées, et, par elles, les fonctions de digestion, d'assimilation, de nutrition, d'où résulte, pour l'organisme une sensation de bien-être, et de force.
Des vieillards ont pu, grâce à l'emploi journalier de ce moyen si simple en
apparence, maintenir la vigueur de leur constitution et le bon état de leur santé, et parvenir à la vieillesse la plus reculée, sans en ressentir les infirmités habituelles.
Les enfants dont la peau fine et délicate ne saurait s'accommoder de frictions un peu rudes, si utiles aux vieillards, se trouvent bien de frictions générales pratiquées avec une pièce de flanelle sèche ou bien imbibée d'un liquide stimulant tel que l'alcool pur ou contenant divers principes aromatiques.
L'usage des frictions générales convient aux adultes, comme aux enfants et aux vieillards. Tout le monde sait qu'aux jeux olympiques, les athlètes, avant d'entrer dans l'arène oii se disputait le prix de la lutte, se faisaient frotter d'huile, pour donner à leurs articulations et à leurs muscles plus de force, de souplesse, d'élasticité, et pour diminuer l'abondance de la transpiration.
Les Nègres et les lloltentotts se frottent avec de l'huile de palme, les Esquimaux avec de l'huile de poisson.
Il est inutile de i'aire remarquer que notre civilisation, nos mœurs, nos habitudes, notre manière de vivre et de nous vêtir, s'accommoderaient mal de ces pratiques, en usage chez les anciens ou parmi des peuplades sauvages. Mais, depuis, la vulgarisation des procédés hydrothérapiques, beaucoup de personnes ont pris l'habitude éminemment salutaire et hygiénique de se faire pratiquer le matin, au sortir du lit, des frictions générales sur toutes les parties du corps, avec des éponges volumineuses et rudes imbibées d'eau froide, à la température de 10 à 12" centigrades : c'est là une friction humide, d'un effet tonique et excitant, que nous ne saurions trop recommander, pour notre part, comme pratique hygiénique de premier ordie, et bien préférable à l'immersion simple dans une baignoire, parce qu'elle est suivie d'une réaction plus sûre et plus énergique.
Ces ablutions, en agissant sur la circulation capillaire générale, régularisent les phénomènes d'absorption et d'exhalation cutanées, activent toutes les grandes fonctions de l'économie, et spécialement la digestion et la nutrition, rendent le sujet moins impressionnable aux vicissitudes atmosphériques, et opèrent une rapide et remarquable transformation sur les enfants débiles et lymphatiques.
Ces frictions humides, utiles pour tous, auraient plus particulièrement pour effet, si elles étaient adoptées et généralisées, d'exercer la plus heui'euse influence au point de vue de l'hygiène de certaines professions. En nettoyant la peau, en la débarrassant de la poussière, des corps étrangers qui se déposent à sa surface, s'y incrustent et entravent ses fonctions, elles deviendraient un moyen prophylactique puissant destiné à préserver les ouvriers des accidents que produit le maniement des substances toxiques.
Emploi thérapeutique des frictions. Les frictions s'emploient de deux manières différentes : l'^ A titre d'agent purement extérieur appliqué dans le but de déterminer simplement surla peau une action stimulante, irritante révulsive; 2" comme moyen de faire pénétrer, par la voie' de l'absorption cutanée, dans le torrent circulatoire, divers principes médicamenteux que l'on ne veut pas ou qu'on ne peut pas introduire sans inconvénient dans l'organisme par les autres voies de l'absorption.
Au premier mode appartiennent inconstestablement, cela va sans dire, les frictions sèches, et, peut-être aussi, la plupart des frictions pratiquées avec des prépai'ations diverses, liquides ou demi-liquides : eaux, vins, teintures, alcoolats, liniments, pommades, etc, contenant des principes médicamenteux. En effet,
si l'absorption par la peau, au moyen des frictions, est évidente pour un certain nombre de substances comme le mercure, l'iodure de potassium, la belladone, etc., incorporés dans des corps gras, elle est au moins douteuse pour le plus grand nombre des autres médicaments.
Les frictions sèches générales avec les mains, avec des brosses de crin, de chiendent, des gants de crin, des flinelles, etc., sont utiles dans la plupart des affections chroniiiues des organes contenus dans les grandes cavités splanclmiques, du thorax et de l'abdomen; dans l'anémie, lachloro-anémie, les cachexies; dans les engorgements ganglionnaires chroniques ; dans les maladies chroniques des articulations, des muscles, du système nerveux cérébro-spinal et sympathique ; en un mot, dans tous les cas oii il y a lieu de stimuler la circulation et l'innervation languissantes, de rétablir l'équilibre dans les fonctions de la peau, dans les fonctions digestives et assimilatricos. Elles sont utiles également dans le choléra et chez les enfants nés en état de mort apparente.
Les frictions sèches, localisées sur le ventre sont employées avec avantage dans l'inertie utérine qui accompagne ou qui suit parfois l'accouchement et devient la cause d'bémorrhagies redoutables; dans la pneumatose gastro-intestinale chez les enfants et les vieillards, dans la constipation, dans la gastralgie, l'entéralgie, la dyspepsie, etc.
Les frictions sur les membres sont pratiquées avec succès dans les crampes et les engourdissements et les engorgements de ces parties.
On emploie les frictions douces, sous forme d'onctions, au moyen de liniments calmants, opiacés, narcotiques, préparés avec le laudanum, le chloroforme, le camphre, la belladone, lajusquiame, le datura, l'huile de camomille, le baume tranquille, etc., d,ms le rhumatismea rticulaire ou musculaire sub-aigu, ou vers la fin des rhumatismes aigus, pour combattre les douleurs qui persistent après la disparition des phénomènes généraux. Les mêmes préparations conviennent également dans les accès aigus des névralgies.
Dans les douleurs rhumatismales chroniques, musculaires ou articulaires, les malades se trouvent bien de frictions stimulantes, excitantes, avec l'essence de térébenthine, avec les liquides aromatiques, alcooliques, camphrés, ammoniacaux; avec le baume opodeldoch, le baume de Fioraventi, le baume nerval, le Uniment volatil, etc., qui jouissent d'une réputation ancienne et méritée dans les cas de douleurs invétérées, de rigidités articulaires ou musculaires. De même dans les névralgies, particulièrement dans la névralgie sciatique, dans le tic douloureux de la face, lorsque la douleur est déjà un peu calmée par les vésicatoires, les frictions excitantes avec les liniments ammoniacaux, les baumes opodeldoch, nerval, l'essence de térébenthine, sont indiquées ; ces frictions sont surtout utiles à la fin de la maladie, lorsqu'il reste de l'engourdissement et de la faiblesse dans la partie affectée.
On combat la dermalgie par des frictions narcotiques, la névralgie vésicoanale par des frictions faites sur le pourtour de l'anus avec de la pommade à la belladone, l'angine de poitrine avec des frictions irritantes, alcooliques, aromatiques ou ammoniacales.
Dans les paralysies essentielles, on recommande les frictions avec des liniments composés de différentes substances parmi lesquelles viennent en première ligne : l'ammoniaque, l'alcool camphré, le phosphore, l'alcoolat de mélisse les teintures de quinquina, de cautharides ou de noix vomique. C'est ainsi qne l'on traite les paralysies de la cinquième et de la septième paires. La paralysie du piCT. ESC. 4' s. VI. 5
voile du palais est combattue à l'aide de friclions irritantes sur les parties late'rales ou antérieures du cou.
On emploie, à titre de résolutifs, les frictions avec les pommades iodurées dans les cas d'hydarthrose commençante, dans les engorgements glandulaires chroniques, dans les abcès froids, dans les tumeurs blanches.
Lorsqu'on veut obtenir, par les frictions, des effets révulsifs d'une grande énergie, on se sert de linimentsoude pommades faites soit avec l'huile decroton tiglium, soit avec le tartre slibié.
La première produit une éruption miliaire vésiculeuse analogue à l'eczéma ; on l'emploie en frictions matin et soir ; on recouvre ensuite la partie, sans l'essuyer, avec une plaque de sparadrap : l'éruption apparaît le deuxième ou le troisième jour et s'accompagne de vives démangeaisons.
La ponmiade stlbiée, dite pommade d' Autenrielh, est également un révulsif puissant ; à doses modérées, elle produit des pustules ombiliquées semblables aux pustules variohques ; à hautes doses, elle détermine des ulcérations gangreneuses. On l'emploie, à la dose de 1 à 2 grammes, en frictions répétées deux ou trois fois par jour. On recouvre d'un morceau de sparadrap la surface Irictionnée. L'éruption apparaît du premier au troisième jour, plus tôt si l'épiderme a été entamé par des piqûres ou des scarifications.il y a lieu d'en surveiller les effets, car elle produit souvent un mouvement fébrile avec beaucoup de douleur.
On emploie les frictions d'huile de croton tiglium ou de pommade stibiée, dans les affections pulmonaires aiguës, lorsque la résolution se fait attendre et que les phénomènes généraux ont disparu ou se sont notablement atténués ; dans les mêmes affections passées à l'état chronique, dans les laryngites ou laryngo -bronchites chroniques ; dans les maladies chroniques des organes abdominaux. Ou emploie également avec avantage les frictions stibiées, au début de l'hydarthrose ou vers la fin de cette affection, lorsqu'elle est trop lente à se résoudre.
On se sert, parfois, des frictions pour provoquer la diurèse, lorsque le médecin pense qu'il y a lieu de ne pas donner les médicaments diurétiques par la bouche, de peur d'irriter les voies digestives. On emploie de la sorte les teintures de scille et de digitale en frictions sur les parties infiltrées de sérosité et sur la peau qui recouvre les cavités sphanchniques affectées. Nous avons déjà vu le même efl'et produit par les fomentations faites avec de fortes décoctions de bulbes de scille et de feuilles de digitale.
Ce mode d'absorption des médicaments par la surface cutanée, à l'aide des frictions, est surtout rendu évident par les effets que l'on obtient de frictions faites avec des corps gras, liniments ou pommades, dans lesquels sont incorporées certaines substances telles que le mercure, l'iodure de potassium, la iDcUadone, etc. Tout le monde sait que les frictions ou onctions faites autour de l'orbite avec l'extrait de belladone, amènent rapidement la dilatation de la pupille, signe irréfragable de l'absorption du médicament. Personne n'ignore que les frictions ou onctions d'onguent napolitain sur la peau, déterminent avec promptitude le gonflement des gencives et l'irritation des glandes salivaires. On a constaté maintes fois des phénomènes d'iodisme léger, produits par les friclions avec des pommades iodurées.
Or, de nombreuses expériences, dont nous avons rendu compte à l'article Bains, ont démontré que la peau revêtue de son épiderme intact n'absorbe pas ou absorbe à peine les solutions aqueuses des médicaments ou des poisons, ce que
l'on explique par ce fait : que l'épiderme est constamment revêtu d'un enduit gras qui empêche qu'il ne soit pénétré ou même mouillé par l'eau ou les liquides aqueux. On a donc conclu, des faits cités plus haut et qui démontrent la réalité de l'absorption delà belladone, du mercure, de l'iode, etc., à l'aide de frictions pi'atiquées avec des liniments ou des pommades contenant ces principes, on en a conclu, disons-nous, que l'absorption, dans les cas dont il s'agit, est favorisée par l'incorporation des médicaments dans des corps gras miscibles à l'enduit cutané et que la friction fait pénétrer probablement par les orifices des conduits excréteurs de glandes sudoripares, ouverts à la surface de la peau.
Tel est le principe et telle est l'explication de la méthode qui consiste à chercher à faire pénétrer les médicaments par la voie cutanée dans le torrent circulatoire, au moyen des frictions, toutes les fois que le médecin ne peut pas ou ne veut pas les introduire par les voies digestives. Ces conditions sont réalisées lorsque les premières voies très-irritées outrés-irritables, ne pourraient sans inconvénient supporter le contact des médicaments ; lorsqu'il s'agit de très-jeunes enfants ou de malades plongés dans un étal tel que l'administration des médicaments par la bouche ou l'anus soit devenu impossible ; enfin, dans les cas rares où la voie cutanée est reconnue préférable, en elle-même, aux autres voies naturelles.
Une des plus Importantes applications qui aient été faites de cette méthode, est celle des frictions raercurielles dans le traitement des accidents secondaires de la syphilis : les frictions avec l'onguent napolitain ont été et sont encore considérées par beaucoup de médecins spécialistes, comme le mode le meilleur, le plus rapidement et le plus sûrement efficace, d'administrer le mercure contre cette maladie si longue, si rebelle et dont les manifestations, facilement réprimées par ce médicament, sont malheureusement si promptes aux récidives. Ce procédé expose, il est vrai, plus que tout autre à la stomatite et à la salivation, phénomènes recherchés autrefois par les praticiens spécialistes, et que ceux de nos jours combattent, dès leur apparition, par le gargarisme au chlorate de potasse, ou par l'attouchement des gencives à l'aide d'un pinceau imbibé d'acide chlorhydrique.
Les pommades ou onguents mercuriels ont reçu encore un très-grand nombre d'applications thérapeutiques. Sous forme de frictions douces ou d'onctions soit générales, soit pratiquées loco dolenti, on les a employées dans le traitement aborlif des pustules de la variole qui ont leur siège à la face ; au début du phlegmon et de l'érysipèle j)hlegmoneux, pour prévenir la suppuration ; au début des abcès chauds du panaris, dans l'angloleucite et l'adénite aiguës, dans la phlébite, la phegmatia alba dolens, dans la péritonite et la métro-péritonite puerpérales, la néphrite albumineuse, dans l'hépatite aiguë ou chronique, la méningite, l'hydrocéphalie aiguë, le rhumatisme articulaire ou musculaire aigus, quand on craint la suppuration; dans le croup ; en un mot, dans un grand nombre des phlegmasies membraneuses ou parenchymateuses. On visait surtout, dans ces applications, les propriétés altérantes ou antiphlogistiques du mercure, admises, à une certaine époque, sans conteste, par la plupart des praticiens, même les plus éminents.
Les frictions, avec les pommades iodurées sont employées surtout dans les engorgements glandulaires chroniques, dans les abcès froids, dans les engorgements articulaires chroniques, etc. , concurremment avec l'usage des préparations
iodées à riiitérieur, pour combattre la diathèse scrofuleuse, dont les maladies que nous venons de citer ne sont que des manifestations locales.
On pratique avec avantage les frictions de pommades belladonées sur le front et les tempes, dans l'iritis, et généralement dans toutes les ophthalmies douloureuses accompagnées de photophobie ; on emploie encore ces pommades en frictions douces ou onctions autour de l'anus, dans la névralgie ano-vésicale, dans le ténesme si douloureux de la dysenterie, dans les tumeurs héraorrhoïdales enflammées.
La méthode des frictions pratiquées sur la peau, dans le but de faire pénétrer, par cette voie, dans l'économie, les agents médicamenteux, ti'ouve surtout son application chez les enfants du premier âge, auxquels il est parfois si difficile de faire prendre les médicaments par la bouclie ou par l'anus. Pour rendre l'absorption plus facile et plus prompte, on choisit les parties de la peau qui sont douées de plus de finesse et de délicatesse, la face interne des cuisses, des bras, le creux axillaire, etc. On peut administrer sous cette forme aux enfants l'iodure de potassium, le sulfate de quinine et un certain nombre d'autres médicaments.
On s'est encore servi des frictions sur la peau dans le but de détruire certains parasites du tégument externe. C'est ainsi que l'on détruit les poux de la tête ou du pubis au moyen de frictions mercurielles pratiquées sur ces parties.
C'est encore ainsi que l'on tue le sarcopte de la gale, à l'aide de frictions avec la pommade d'Helmerich. Tout le monde connaît le traitement expéditif proposé par M. le professeur Hardy pour guérir la gale en quelques heures. On commence par faire sur tout le corps, pendant vingt ou trente minutes, une friction avec du savon noir, pour déchirer les galeries que l'insecte se creuse sous l'epiderme, on plonge ensuite le malade pendant une heure dans un bain alcalin. Au sortir du bain, on frictionne de nouveau tout le corps avec de la pommade d'Helmerich.
L'acarus est ainsi détruit partout. C'est le traitement adopté à l'hôpital Saint-Louis, et grâce auquel on n'a plus besoin maintenant de recevoir de galeux dans les salles.
On n'a pas seulement pratiqué les frictions sur la peau, mais encore sur les parties accessibles du tégument interne ou muqueux. On prescrit les frictions sur les gencives avec des liminents calmants, opiacés, chloroformés, pour calmer les douleurs de la névralgie dentaire, chez l'adulte, ou celles de la première dentition chez les enfants.
Jij On prescrit encore les frictions ou onctions douces avec la pommade à la belladone, l'onguent populéum, etc., sur lestumeurshémorrhoïdales douloureuses. ■-'Citerons-nous, pour mémoire, les frictions vaginales conseillées par quelques ahédecins dans le but de faire cesser les convulsions des accès d'hystérie? ou bien encore les frictions avec le doigt introduit dans l'anus, imaginées par iRécamier pour combattre les douleurs de la fissure anale, et désignées par lui ^auâ Je- nom bizarre de Massage cadencé du rectum ?
,9'iliki3ons enfin, pour terminer, que les frictions sèches avec les brosses de crin,
,d09chiBnd;eHt, de flanelle, avec des éponges ou des linges de toile rudes, font
partie essentielle des pratiques de l'hydrothérapie hygiénique ou curative, et
aBéckmeiiti justement une part de mérite dans les résultats heureux que l'on
-sèlieH-tj dîuiâ.une foule de maladies, à l'aide de cette méthode thérapeutique.
''<■ '■-•■ uiqt.'iq c'jL ygcai, A. Tartivel.
FRIED (Les). 69
FRIDERICI (Johann-Arnold). Médecin allemand, naquit à Altenbourg, en Misnie, le 24 juin 1657. Il fit ses humanite's dans sa ville natale, puis se rendit à léna, où il étudia d'abord la philosophie, puis la médecine, sous la direction du célèbre Jean-Théodore Schenck, dont il suivit les leçons pendant quatre ans. Après quoi il alla écouter celles de Michaelis à Leipzig. 11 quitta cette université en 1659 et fit un voyage en Italie, en Angleterre, dans les Pays-Bas et en Allemagne. En 1661, il revint prendre le bonnet doctoral à léna, se fixa ensuite dans cette ville, et peu après fut nommé professeur extraordinaire. Il obtint par la suite les chaires de botanique, d'anatomie et de chirurgie, et enseigna avec succès jusqu'à sa mort, arrivée le 27 mai 1672. On n'a de lui que sa dissertation inaugurale et de nombreuses dissertations soutenues sous sa présidence et auxquelles il a coopéré plus ou moins selon l'usage de l'époque. Nous ne cilenons que les plus importantes :
I. Diss. de peripneumonia.leme, 1661, in- 4°. — II. Diss. de cerebro,cerebello et horum mcdulla oblongata. lonae, 1601, in-i". — III. Diss. de causa seu febre ardente. lenœ, 1061, iii-4''. —
IV. Diss. de adfectus hi/pochondriaci genuina indole, caiisis et remcdiis. Ien;e, 1662, in-4''.
V. Diss. de abortu. lenœ, 1002, in4°. — VI. Diss. de oculo. lenœ, 1005, in-4''. — VII. Diss. de trepanatione. lenœ, 1065, in-4''. — YIII. Diss. ordo et methodus cix/noscendi et pcr curationem prœservandi abortuin. lenœ, 1664, in-4''. — IX. Diss. de dgstocia naturali. lena-,
1665, in-i". — X. Diss. de anatome medicinœ fundainento. lenœ, 1665, in-4''. — XI. Diss. de hœmoptijsi. lenœ, 1665, in-i°. — XII. Diss. de fluoré albo mulierum. lenœ, 1666, in-4°.
— XIII. Diss. de ileo. lenœ, 1666, in-4°. — XIV. Diss. de morbo caslreitsi liuiujarico. lenœ.
1666, in-4''. — XV. Diss. de renum et vesicœ calcula. lenœ. 1600, in-4''. — XVI. Diss. de spiritibus sylvestribus. lenœ, 1067, in-4''. — XVII. Diss. de contritione vertebrarum. lenœ, 1668, 10-4". — XVIII. Diss. de anatomia lienis. lenœ, 1669, in-4''. — XIX. Diis. de constitutione inammarum. lenœ, 1669, in-4''. — XX. Diss. de lethargo. lenœ, 1609, in-4''. — XXI. Diss. de corpulentia nimia. lenœ, 1670, in-4''. — XXII. Diss. de aure. lenrc, 1670, in-4'',
— XXIII. àeuTipojoymc, seu de secundarum iiatura, usu et iioxa. lenœ, 1671, in-4''. — XXIV. Diss. de gangrœna et sphacela per x-^if^i-n-j xai 7rpo-^u)ia|tv chirurgico-pharmaceulicam tollendis et curandis. lenœ, 1671, in-4''. — XXV. Diss. de cardialgia. lenœ, 1671, in-4°. — XXVI. Diss. de hœmarrhagiœ uteri menslruce prœlernaturalis tliearia et therapeutice. lenœ, 1671, in-4°. — XXVii. Diss. de lœsione oris scorbutica. lenœ, 1672, in-4°. — XXVIII, Diss. de convulsione inferioris maxillœ. lenœ, 1672, in-4°. — XXIX. Diss. de inibecillitate ventriculi. lenœ, 1672, in-4''. L. H.n.
La biographie médicale éditée par Panckoucke parle de deux autres auteurs du même nom :
Friderici (Anton-Gunther). Médecin de Leipzig, vivait au dix-septième siècle. Il a publié :
I. Diss. de nutritiva facultate. Lipsiœ, 1652, 10-4°. — II. Diss. de hcemorrhoïdibus immodicis. Lipsiœ, 1658, in-4''. L. Un.
Friderici (Gottlob). Mort le 14 février 1742, à Leipzig, où il exerçait l'art de guérir, a laissé :
I. Diss. de fiducia œgri in medicum. Lipsiœ, 1721, in-4''. — II. Monstrum humanum rarissimum observationibus pathologicis aliisque illuc perlinentibus illustratum. Lipsiœ, 1737, in-4°. L. H».
FBIED (Les).
Frîed (Jean-Jacques). Célèbre accoucheur de Strasbourg, peut être, à juste titre, considéré comme le réformateur des études obstétricales dans cette antique université. A la Faculté de médecine, il n'y avait point de professeur spécial chai-gé de l'enseignement de l'obstétrique, et en tout cas le côté pratique de
70 FRIEDLANDER (Les).
cette science était singulièrement négligé. En 1738, une école spéciale, destinée surtout à foi'mer les sages-femmes, fut fondée à l'hôpital civil de Strasbourg; Fried en fut nommé prolesseur, et il remplit cette charge pendant trente ans^ avec la plus grande distinction. « Il mourut au commencement de septembre 1769, âgé de quatre-vingts ans, selon les Commentaires de Leipzig, et selon Meusel et Osiander, qui ont adopté les renseignements fournis par ce journal, ou bien à l'âge de quatre-vingt-dix ans, suivant Schweighâuser. Fried (en dehors de sa thèse inaugurale et un mémoire sur le cathétérisme des femmes enceintes atteintes de rétention d'urine, in Acta Acad. Nat. Cur.) n'a rien écrit, mais on peut regarder en quelque sorte comme son ouvrage le Traité d'accouchements de Thebesius, qui n'est qu'un résumé de ses leçons. Il eut pour successeur dans l'école d'accouchement son adjoint, Weigen, qui mourut à la fin de septembre 1773, la même année et le même mois que le fils de Fried, professeur en second dans la même école » (Dezeimeris). L. Hx.
Fried (George-Albert). Fils du précédent, naquit à Strasbourg et y fut reçu docteur en médecine le 13 août 1760. « A la mort de son père, en 1769, il obtint la place de Weigen, qui lui succédait, et il mourut, comme ce dernier ,. à la fin de septembre 1773. Pour servir de base à ses leçons, il publia un manuel d'accouchements, dans lequel il refondit en quelque sorte le traité de Thebesius, comme représentant les leçons de son père. C'est le seul ouvrage qu'il ait publié, avec sa thèse inaugurale » (Dezeimeris).
I. Dissert, medico-ohstetricalis de fœtu inteslinis plane midis extra abdomen pendentibus nato. Argentorati, 1760, in-4°. Reçus, in Sandifort : Thésaurus disserlationum, t. I, p. 511. — II. Anfangsgrûnde der Geburlshiilfe zuni Gebrauche seiner Vorlesungen. Strassburg, 1769, in-8°, 6 pi.; 2» édil., ibid., 1787, in-S». L. Ils.
On a quelquefois confondu l'auteur précédent avec Fried (Je.\n-Henr[), autre médecin strasbourgeois. Nous ignorons s'il était de la même famille que les précédents. 11 a publié :
I. Dissert, de jure obstetricum secundum statuta Argentoralensia. Argentorati, 1762, in-4°.
FRlEDUElin (Carl-Emmanuel). Médecin allemand, naquit à Côthen, le 11 février 1801. Il fit ses premières études dans sa ville natale et à 3Iagdebourg, puis se livra à la médecine à Gottingue, en 1821, et à Berlin en 1825, et prit son grade de docteur à cette dernière université en 1824. Il se fixa ensuite à Berlin, oij il exerça l'art de guérir avec succès, devint le chirurgien en titre du prince Henii de Prusse en 1837, et chevalier de l'ordre de l'Aigle rouge de 4*' classe en 1839. On peut citer de lui :
I. Dissert, inaug. pinjsiol. med. de prima respiratione. Berolini, 1824, gr. in-4'>. — II. Erfahrungun ûber Homôopathie, unter den Aitgen homôopathischer Aerzte gesammelt. Berlin» 1855, gr. in-8°. Trad. danoise. Kjobenhavn, 1856, in-S". L. Hs.
FRIEDLÂivder (Les).
Friedlander (Michel). « Israélite, neveu de David Friedliinder, l'ami intime et le collaborateur de Moses Mendelssohn, naquit à Kônigsberg (en 1769). Il fit ses études médicales à Halle, où il reçut le grade de docteur en 1791. Il vint ensuite à Berlin, et, sous les auspices des fameux docteurs juifs, Marcus Herz et Bloch, il se livra avec ardeur à l'étude des sciences exactes, physiques
FRIEDLA.N'DER (Les). 7i
et naturelles. Vers 1804, il vint à Paris et s'y fixa. Il fit néanmoins depuis, divers voyages dans lesquels il parcourut l'Angleterre, la Hollande, l'Allemagne, etc. » (Dezeimeris). Friedlànder exerça la me'decine avec distinction et il rendit, paraît-il, à Paris, de nombreux services à ses compatriotes, mais malgré toutes les précautions qu'il prit pour rester inconnu, le bruit de ses bonnes actions arriva à l'oreille du roi de Prusse, qui lui en témoigna toute sa gratitude dans une lettre autographe, qui n'a été connue qu'après k mort du savant allemand, arrivée en avril 1824; Dezeimeris devait la connaissance de ce fait à Villermé, qui fut l'ami de Friedliinder.
Notre auteur publia un grand nombre d'articles dans les Mélanges de liUe'rature française, publiés à Tubingue depuis 1802, et dans le Neues Journal der ausiândischen med.-chirurg. Literatur, rédigé par Harless, etc., dans la Biographie universelle, dans le Dictionnaire des sciences médicales, dans les Bulletins de la faculté de médecine, dans le Journal complémentaire, dans la Revue encyclopédique, etc. On peut citer de lui :
I. De calore corporis humani e jusque medela. Halœ, 1791, in-S". — II. Neiieste Enfdeckungen der franzôsisclicn Getehiten odev framusisc/ie Annaleti fiir die allr/eincine Nalurgeschichte, Physik, Chemie, Physiologie , tmd i/tie geiiieinniilzigen Aiiweiidungen, herausg von Pfaff u. Friedlànder. Helt. 1-5. Hamburg, 1802-1805, in-8°. — III. Nachricht von den neueslen Versuchen des Grafen Rumford iiber die strahlende Wdrme. In Gilberl's Annalen der Pliysik, n" 5-0, 1804. — IV. Exposilion du syslèiiie craniologique de Gall, prrsentre à la Soc. de médecine. (Paris), in-4°. — V. Education physique de l'homme. Paris, 1815, in-8° (publié par parties dans les Annales de l'éducation, rédig. par Guizot). Trad. allem. par E. Oehler : Ueber die kôrperliche Erziehung der Menschen. Leipzig, 1819, gr. in-8°. — VI. ^ote sur l'état actuel du magnétisme animal en Allemagne. Lettre au rédact. de la Gaz. de santé. In Gaze/te médicale, ]" janv. 1817 (Cette note donna lieu à une réplique d'un partisan du magnétisme, C. Oppert : Obs. relative à la lettre de M. Friedlànder, sur l'état actuel du magnet. en Allemagne. Paris, 1817, iri-8°). — VII. Bibliographie méthodique des ouvrages publiés en Allemagne sur les pauvres, etc. Paris, 1822, in-S". — YIII. ^ote concernant une expérience faite avec l'huile de croton tiglium, nouvellement arrivée de l'Angleterre. In Journ. complém., t. XYII, p. 340. — IX. Sammlung von Beobachtungen und Thatsachen, die die hâutige Bràune (croup) belreffen, ans dem von der Pariser medicinisclien Schule im Juni 1808 bekannt gemachten franzôsischen Originale ûbers. u. herausg. von M. Friedlànder. Stuttgart, 1808, gr. in-8°. L. Hn.
Friedlànder (D.-Joachim). Médecin Israélite, confondu par la plupart des bibliographes avec le précédent, pratiqua la médecine à la fin du siècle dernier à Zalescyk et dans divers cantons de la Gallicie orientale, puis devint médecin à l'hôpital des Juifs de Brody (Gallicie), où il vivait probablement encore en 1840. Il était membre des sociétés médicales de Moscou et de Wilna. Ou connaît de lui :
I. Versuch einer Âuflôsung des StoU'schen Problems : Wie kann ein und derselbe Krankheitsstoff in der Lufl verschiedene Krankheiten, die durch einerlei Miltel gehoben werden, hervorbringen ? Nebst einer hieraus entstehenden Erkldrung der Entslehungsart der Blutfliisse und des weiblichen Monatflusses, Breslau, 1797, gr. in-8'. — II. Versuche in der Arzneikunde. 2 Theile. Leipzig, 1802-1804, gr. in-S". Neue unver. Aullage. Ibid., 1810, gr. in-8°. — III. Versuch i'iber die inneren Sinne und ihre Anomalien, Starrsucht, Entziickung, Schlafsucht und Intelligenzze7-7-tittung... i.Hd. Physiologie der innern Sinne. Leipzig, 1826, gr. in-S". — IV. Skizze einer medicinischen Topographie der k.k. freien Handelstadt Brody in Gallizien. Nebst Beobacht. u. Bemerk. ûber die sowohl in der Sladt, als in dem Israël. Krankenh... vorgekomm. Krankheiten, In Beob. u. Abh. Osterr. Aerzte, Bd. VI, p. 197, 1828.