L. Hn
Friedlànder (Ludw'ig-Herrmaxn). Médecin allemand distingué, naquit à Kônigsberg, le 29 août 1790. 11 fit ses humanités dans sa ville natale, puis se fit immatriculer à l'université et étudia les langues anciennes et modernes sous
72 FRIEDLIEB.
la direction de Kraus. Ce n"est que plus tard qu'il s'adonna à la médecine, et en 1812 obtint le grade de docteur. Encore la même année, il se rendit à Berlin, pour se perfectionner, et en 1815, devint médecin en chef d'ambulance à l'armée de Blùcher; arrivé avec les alliés à Paris en 1814, il profita de son séjour dans cette capitale pour visiter avec soin les hôpitaux, les écoles, les musées et collections, puis obtint son congé et se rendit peu après auprès de son ami , Max von Schenkendorf, à Vienne, pour suivre les leçons d'ophthalmologie de Béer. De 1815 à 181 C, il fit un voyage en Italie, puis revint à Berlin, et en 1817, se fit agréer privat-docent à l'Université de Halle. Nommé professeur extraordinaire en 1819, professeur ordinaire en 1823, il fit pendant un grand nombre d'années, des leçons très-suivies sur l'encyclopédie et la méthodologie médicales, sur la psychiatrie, l'anthropologie, la pathologie générale, la pharmacologie, etc., et à partir de 1828, à la mort du professeur Ersch, fut chargé de la rédaction de la partie médicale du Hallers allgemeine Literatur-Zeitung, enfin en 1835, à la mort de Meckel, devint censeur des publications médicales, et par la suite fut nommé conseiller médical. On connaît de Friedlànder :
I. Dissert, inaug . exhibens apharismos de somno. Kegiomont., iS\2. — II. De medicina oculorum apud Celsum commentarius. llala", 1817, gr. in-8°. — \\\.De institidione ad medicinatn libridtio. Ilake, 1823, gr. iii-8°. — IV. Fundamenta doclrinœ pathologicœ slve de corporis animique inorbi ralioiie atqite nalura. HalfP, 1823, gr. in-8''. — V. Vorlesungen ûberdieGeschichleder Ueilkiinde. 2 llelte. Leipzig, 1838-39, gr. in-8». — YI. 11 a publié : Ileberdeiii Opéra medica. Lipsise, 1831, gr. in-12. — YII. Articles dans divers journaux allemands et dans le Conversations-Lexicon. L. Un.
Friedlànder (Bernhard-Nathais). Né à Oppeln, le 9 décembre 1798, étudia la médecine à Breslau à partir de 1818, puis en 1822 servit dans l'armée, et en 1823 se rendit à Berlin pour terminer ses études et prendre le degré de docteur ; il soutint à cette occasion une dissertation assez intéressante, intitulée : Dissertatio inauguralis anatomico-pathologica de rara vesicœ urinariœ cum intestino recto coalitione et exulceratione (Berolini, 1825, gr. in-8°). 11 se fixa ensuite dans sa ville natale et y exerça l'art de guérir avec un zèle et une activité admirables pendant quarante-six ans. Il mourut le 5 août 1870. Il était conseiller sanitaire. L. Hn.
FRIEDLIEB (Thomas). Médecin allemand, né à Oldensworth, près d'Eiderstedt, dans le Schleswig, le 21 mars 1778, étudia la médecine à Kiel, fut reçu docteur en 1805 et s'établit à Ilusum. Il devint médecin pensionné intérimaire de Husum et de Friedrichsstadt en 1809, conseiller royal de justice en 1828, et mourut à Husum en 1858. Friedlieb avait eu la réputation d'un excellent praticien, et il s'est fait connaître surtout par de bons mémoires épidémiologiques. Il était membre de plusieurs sociétés savantes. Ou peut citer de lui :
I. Monslrosi fœtus descrîptio atque delinealio. Dissert, inaug. Kiliœ, 1803, gr. in-4°, 6 pi. — II. Anweisung fur die Einwoliner des Husumer P/tysi/iats-Districles, wic man beidem, in hiesiger Gegcnd gegetiwârtig iiemlich hâufig vorkommenden hitzigen , gefâhrlichen Brusifieber sîch zu verhallen habe. Friedrichsstadt, 1811, in-8°. — III. Unterrickt fur den Landmann , wie er die Scliaafraude oder den Scliorf ohne Arsenik, mit andein unschâdlichen Mitleln siclier imd grûndlich heilcn kônne. Friedriclisstadt, 1811, iu-8°. — IV. A?iweisung zur Erkeîinung und Vorbeugung der Hundswutli, als auch zur Verhûlung der gefâhrlichen Folgen, die der Biss wiilhiger Thiere nach sichzieht. Husum, 1815, gr. in-S". Kurze Nachricht von einer merkwiirdigen Katien-Missgeburt. In iV. Nordisc/ies Archiv fur ISatur- und Arzneiwiss., Bd. I, p. 287, 1807. — YI. Die Verbesserung des unreinen Wassers durch einfache und wohlfeile Viltrirmaschinen. In Husumer Wochenbl., 1819, p. 179. — VII. Seebad auf Fôhr Ibid., 1820, p. 110. — YllI. Nachricht Hberdie im Husumschen Phy-
FRIEDREICH (Les deux). 75
sikals- Bezirke und tn den angrànzenden Marschen beobachteten epidemischen Krankhcilen, wâhrend der Jahre 1826 u. IS'-iT... 1828. In Gersons u. Mim's Mag. d. ausl. Heilk.,M. XV, p. 1, 1828 ; Bd. XVIH, p. 189, 1829, u. Bd. XiX, p. 194, 1830. — IX. Mchriclit voneiner Typhusepiclemie in Husum. In Pfaff's Millheil. aus der Medicin, Jahrg. I, p. 88, 1832. — X. Ist man wirklich berechtigl verschiedene Formeii der asiatischen Choiera anzuiie/tmcn, oder wie ist der Verlauf dieser Krankheit am riclUigsten aufzufassen? Ibid., Jahrg. H, p. 96, 1833. ~ L- H^••
FRIEDREICH (LeS DEUx).
Friedreich (Nicolaus-ânton). Né à Wurtzbourg, le 24 février 1761, fut dès 1795, professeur extraordinaire de thérapeutique générale à l'Université de sa ville natale, devint en 1796 professeur de médecine pratique, puis en 1798, fut nommé médecin en chef des troupes de la principauté de \\'urtzbourg et obtint en 1800 la médaille d'or du mérite. En 1806, lors de l'annexion de Wurtzbourg au loyaume de Bavière, il fut nommé membre du comité directeur des ambulances de guerre et résida à Munich. Mais le pays de Wurtzbourg, se trouvant de rechef érigé en grand-duché indépendant, il revint dans sa ville natale et y devint deuxième médecin au Julms-Hospital, et professeur de clinique médicale, puis en 1812 premier médecin du JitUus-Hospital, en 1818 conseiller de la cour de Bavière. U obtint en 1819 un congé illimité, nécessité par le mauvais état de sa santé, et mourut le 5 septembre 1856, à un âge très-avancé. On peut citer de lui :
I. De paralysi nmsculorum faciei rheunialica. Progr. Virceburgi, 1797, in-8°. — I). Ueber den Typhus und die entzûndungswidrige Méthode dageyen. Wiirzburg, 1814, gr. in-8°. — III. Werth der Leichenôffnungen ziir Bestimmung : Typhus sey nirneiitzitndung.^\'ûvihuvg, 1814, pet. in-8°. — IV. Vorzilge des Bauchslichs in der Bauchwassersucht, als Eitiladitng zu seinem klin. Unlerricht, etc. Wûrzburg, 1817 (1816), gr. in-8°. — V. Entziiiiduity, der endemische Character ini Wïirzburgischea ; als Einladung zutn klinischen Unterrichle in bevorstehendem Sommersemesler . M'iirzburg, 1818, gr. iii-8°. — VI. Plan zur Errichtung einer Anstalt fur Fallsiichdge. Wûrzbiirg, 1819. — VII. Gesammelte inedicïnisehe Programme. Heiausg. ^on J. B. Friedreicb. Wûrzburg, 1824, gr. in-S". — VllI. Sa biographie a été écrite par un auteur anonyme : Friedreich {Nicol.-Anl.). Ein biograpltischer Denkstein, 1837, iIl-4^ L. Un.
Friedreicb (Johannes-Baptista). Fils du précédent, naquit à Wurizbourg en 1796. Après d'excellentes hiunanilés, il se lit immatriculer à l'Université de sa ville natale et remporta plusieurs prix dans le cours de ses études académiques. Reçu docteur en 1818, il fut nommé deux ans après professeur extraordinaire de médecine à l'Université ; il n'était âgé que de vingt-quatre ans. En
1825, il se distingua dans une épidémie grave qui sévit à Halle, et obtint, en
1826, la grande médaille d'or prussienne du mérite. En 1850, il fut nommé professeur ordinaire de médecine à Wurtzbourg ; en même temps, il remplit les fonctions de médecin de l'orphelinat.
En 1852, le gouvernement bavarois, craignant l'influence d'un esprit libéral, €omme l'était Friedreich, sur la jeunesse de l'Université, le relégua à Weissenburg, avec le titre de médecin juridique [Gerichlsarzt), en même temps qu'il voulut reléguer Schônlein à Passau. Friedreich accepta sa situation et devint en outre médecin de Straubing en 1858, et médecin d'Ansbach en 1845. En 1850, il s'établit à Erlangue, où il fit également partie du jury médical et obtint en même temps le titre de pro/esse««' /ionomtre. En 1855, il se retira définitivement à Wurtzbourg, et se consacra exclusivement au journalisme médical et à quelques travaux littcrahes. Il mourut le 29 janvier 1862. Il était chevalier de l'ordre du mérite de Saint-Michel, membre ordinaire de la Société d'histoire naturelle de
74 FRIEDREICH (Les deux).
Moscou, membre de la Société d'histoire naturelle de Copenhague, des sociétés d'histoire naturelle de Dresde, d'Iéna, etc., des Sociétés physico-médicale de Berlin, de Bonn, d'Erlangen, etc., de l'Académie médico-chirurgicale de Naples, etc., etc. Friedreich, le célèbre clinicien de Heidelberg, le coUoborateur de Virchow dans le Hanclbuch der spez. Pathologie, etc., est son fils aîné.
Notre Friedreich a pubhé un nombre considérable d'ouvrages, se rapportant surtout à la psychologie, à la psychiatrie et à la médecine légale. Esprit positif avant tout, il ne s'est pas perdu dans les spéculations métaphysiques; sa psychologie est entièrement fondée sur les faits observés, et il l'a traitée à un point de vue purement objectif. Son traité de psychologie médico-légale est un chefd'œuvre dans son genre. Il déploya en outre une grande activité comme journaliste. Il rédigea avec Ilesselbach : Beitràge zur Natiir-und Heilkitnde, 1825-26; Bibliothek der deutschen Medicin und Chirurgie en IS'iS, ouvrage continué par Hesselbach jusqu'en 1852, et dont parut de 1835-37 une édition en 15 volumes, à bon marché, sous le titre : Pfennig-Bibliothek, etc. ; avec Blumrôder : Bldtter fur Psychiatrie, 1. Ileft, en 1837 ; et prit part, de 1835 à 1838, à la rédaction de Allgem. med. Zeitung. Il fut seul rédacteur de Magazin fur philosophische, medicinische und gerichtiiche Seelenkunde, de 1829 à 1834, de Annalen der auslàndischen Medicin en 1830, de Central-Arcliiv fur die geh. Staatsarzneikiinde de 1 844 à 1 849 ; il fonda en 1 850 le Bldtter filr gerichtiiche Anthropologie, et rédigea cette importante collection jusqu'à sa mort en 1862, oîi elle fut continuée par Buchner. Enfin, Friedreicli a édité : Collectio operum medicorum antiquiorum, vol. I-IV, Nordlingen, 1828-29, in-S".
Ajoutons que Friedreich était doué d'un caractère loyal et ouvert, de manières affables et de toutes les qualités qui font un homme de société.
Nous citerons seulement de lui :
I. Dissert, inaug. de nisu formativo (prses. Ign. Dôllinger).Virceburgi, 1818, in-i". — II. Ueber die Lienterie. Ein Programm. Wiirzburg, 1824, gr. in-S". — III. Andeulimgen zum Versiiche aines neuen Systems der Erscheinitngen des gesunden und kranken Lebeiis. 'Wûrzburg, 1825, gr. in-4°. — IV. Handbuch der palhologischen Zeichenlelire. AYùrzburg, 1825, gr. in-8°. — V. Notizeti iiber Baierns Bàder und Heilquellen. Nûrnberg. 1827 (1826), gr. 111-8°. — VI. Skhzç einer allgemeinen Diagnoslik der psychischen Krankheitcn. Wûrzburg. 1829, gr. in-8°; 2te verb. Aullage. Ibid., 1825, gr. in-8°. — VII. Versudi einer Literârgeschichte der Pathologie und Thérapie der psychischen Krankheiten. Le\\m^, 1856, grin-8». — VIII. Synopsis librorum de pathologia et therapia morbum jjsychicorum. Heidel" bergse, 1830, in-8°. — IX. Analecten zur Natur- und Heilkunde. Wiirzburg, 1831, in-4°; 2te verm. Aufl. Ansbach, 184C, gr. in-8''. — X. Syslematische Literatur der ârztlichen und gerichtlichen Psychologie. Berlin, 1833 (1832), gr. in-8°. — XI. Systcmatisches Handbuch der gerichtlichen Psychologie. Leipzig, 1835, gr. in-S"; 2te umgearb. Aufl. Regensburg^ 1842, gr. in-8°; 3te Aufl. Ibid., 1852, gr. in-S" (ouvrage capital). — XII. Historisch-kritische Darstellung der Théorie iiber das Wesen und den Sitz dei^ psychischen Krankheilen. Leipzig, 1856, gr. in-8°. — XIII. Handbuch der allgemeinen. Pathologie der psychischen krankheiten. Erlangen, 1839, gr. in-8°. — XIV. Anleilicng zur gerichtsârztlichen Untersuchung der liôrperverleizungen. Straubing. 1841, gr. in-8°. — XV. Zur jysychiati'ischen Literatur des neunzehnten Jahrhunderts (1801-1856). Regensburg, 1842, gr. in-8°. — XVI. Hand~ buchder gerichtsârztlichen Praxis. Regensburg, 1843-1844, 2 vol. gr. in-8°; 2te verni. Ausg. Regensburg, 1855, gr. in-8°. — XVII. Ueber die jiidische Beschneidiing in historischer^ operativer imd sanitàlspolizeilichcr Beziehung. Ansbach, 1844, gr. in-8°. — XVIII. Handbuch der Gesundheilspolizei der Speisen, Getrânke und der zu ihrer Zubereitung gebrâuchlichen Ingredienzen. Ansbach, 1846, gr. in-8°; 2te verm. Ausg. Ansbach, 1851, gr. in-S". — XIX. Compendium der gerichtlichen Anthropologie. Regensburg, 1848, gr. in-S"; 2teverm. Aufl, Ibid., 1853, gr. in-8°. — XX. Zur Bibel. Naturhistorische, anlhropologische und medicinische Fragmente. Nûrnberg, 1842, 2 vol. gr. in-S". — XXI. Ueber die Knochen in forensischer Beziehung. Ausbach, 1853, gr. in-8°. — XXII. Anthropologisch-psychologische Bemerkungcn iiber den Bayerischen Entwurf des Gesetzbuches iiber Verbrechen und Vergehen vom Jahre 1854, und dessen Motive. INurnberg, 1855, gr. in-8°. — XXIII. Memoratida
FRIEDRISCHALL (Eaux minérales de). 75-
der gericktlichen Anatomie, Physiologie und Pathologie. Wiirzburg, 1857, in-8. — XXIV. Symbolik der Natur, 1859. — XXV. Très-nombreux articles dans une foule de recueils médicaux allemands.
Friedreich s'est en outre occupé avec succès de philologie ; on cite surtout de lui :
Realien in der Iliade und Odyssée. 2te Ausg. Erlangen, 1856, in-S". L. ILv.
FRIEDRICIISIIALL (Eaux MINÉRALES de), atîiermales, chlorurées sadiques et magnésiennes fortes, sulfatées sadiques et magnésiennes fortes, carboniques moyennes. Dans le Duché de Saxe-Meiningen, dans la vallée de la Greck (chemin de fer de lleidelberg, Wurtzbourg, Baniberg, Lichtenfeld et Coburg, d'oîi une voiture parcourt en deux heures les 16 kilomètres qui séparent Cloburg de Friedrichshall). Le fond de la vallée repose sur des couches de terrain secondaire dans lesquelles se rencontrent stratifiés la marne, l'argile, le grès et le gyspe. Ces couches se poursuivent à une profondeur indéterminée; au nord et au nord-ouest, elles sont traveisées par des masses de basalte et de dolomie. Ces données géologiques autorisent à croire que les sulfates de chaux et de magnésie et les chlorures de sodium et de magnésium des couches terrestres parcourues par l'eau de la source, aujourd'hui exploitée seule à Friedrichshall, sont l'unique cause de sa minéralisation. De temps immémorial, en eflét, on tirait le sel de cuisine de la source de Friedrichshall, et dès 1158, cette saline était donnée en fief; mais ce n'est que dans le siècle dernier que l'attention fut attirée sur les sels qui se trouvent en grande quantité dans les produits de la saline, et que M. le professeur Deiius déclare supérieurs au sel de Glauber. Ce n'est qu'en 18-43 que la fabrication du sel fut abandonnée ; MM. le docteur Bartenstein et Oppel s'associèrent alors pour l'exploitation et la propagation de l'eau de Friedrichshall, qu'ils firent analyser de nouveau par Liebig et Bauer. L'eau de la source de Friedrichshall est claire et limpide, mais elle a une coloration jaunâtre, lorsqu'on la voit en grande quantité ; elle est inodore, son goût est à la fois amer et salé. Elle ne fait aucun dépôt et cependant des préposés la filtrent avant de la mettre dans les cruchons qui doivent être exportés et dans lesquels elle se conserve sans altération, à moins qu'ils n'aient pas été convenablement lavés et qu'ils ne renferment des parcelles de paille, par exemple, qui suffisent pour réduire les sulfates en sulfures, comme cela arrive d'ailleurs à la plupart des eaux minérales exportées. La température de cette eau est de 10° centigrades, sa densité est de 1,0170, d'après Bauer, qui, en 1847, a fait son analyse chimique et qui a trouvé que 1000 grammes contiennent les principes suivants :
Chlorure de sodium 8,3812?>
— magnésium 4,04(99
— ammonium 0,00847
— aluminium 0,00880
Bromure de magnésium 0,00270
Sulfate de soude 6,45367
— magnésie a,1497.î
— chaux 1, 40517
— potasse 0,00-252
Carbonate de magnésie 0,45995
— chaux 0,01457
Silice 0,02700
Ai.ide crénique traces.
Total des matières fixes 24,95200
Gaz acide carbonique libre (Liebig) 0 lit., 170
76 FRIEDRISCHÂLL (Eaux minérales de).
. Mode d'administration et doses. Quelques personnes des environs viennent boire à la source l'eau de Friedritlishall, mais elle est beaucoup plus souvent employée à distance ; car ses principes actifs sont assez fixes pour qu'il n y ait aucune différence dans son usage, que l'on soit sur les lieux mêmes, ou qu'on en soit très-éloigné. On veut obtenir en prenant l'eau de Fiiedrichshall, comme toute eau amère [Bilterwasser) , deux elfets qui en font varier les doses. Si l'on veut obtenir une action laxative, il est évident que la quantité doit être moins considérable que si on veut arriver à une purgation complète. Dans ce dernier cas, il est presque toujours nécessaire de prescrire l'emploi d'un demi-litre à un litre d'eau minérale. Si on se contente d'un effet laxatif, le médecin et le malade devront chercher ensemble la quantité convenable, car il est impossible de formuler des règles fixes, approximatives même, puisque tout dépend d'une susceptibilité individuelle plus ou moins grande.
Emploi thérapeutique. Les auteurs qui ont écrit sur l'action thérapeutique de l'eau de Friedrichshall se sont plu à étaler une longue liste de maladies dans lesquelles, conviennentà un haut degré, ces eaux minérales. Ainsi, les états pathologiques des glandes et des membianes muqueuses du tube gastro-intestinal et de ses annexes, des organes urinaires et de l'arbre aérien, les affections des systèmes vasculaire et nerveux, les maladies constilutionnellcs et les dyscrasies, les affeclions de la peau même, sont du domaine de l'eau de Friedrichshall. Nous ne partageons pas cet engouement et nous ne reconnaissons aux eaux minérales de Friedriclibhall que deux indications spéciales et tranchées, qu'elles partagent d'ailleurs avec toutes les eaux de la même nature, telles que les eaux de Piillna, de Birmenstorff, de Seidlitz, de Saidchûlz, d'Hunyadi Jânos {voy. ces mots) . Ces deux indications sont une laxation et une purgation que l'on peut continuer impunément très-longtemps, sans fatiguer les organes digestifs, autant qu'avec les moyens pharmaceutiques ordinaires. Les maladies dans lesquelles on a le plus souvent l'occasion de faire prendre comme purgatives les eaux de Friedrichshall sont celles où une révulsion sur le tube digestif doit être continuée assez lontemps, comme dans certaines congestions d'autres organes, ou dans certaines hémorrhagies, et particulièrement dans les apoplexies cérébrales. Lorsque le médecin veut combattre des constipations habituelles et opiniâtres, c'est à dose laxative, au contraire, que l'eau amère de Friedrichshall doit être conseillée, jusqu'à ce que l'intestin ait pris l'habitude d'une exonération suffisante et régulière.
On exporte plus de 500,000 cruchons d'eau de Friedrichsliall tous les ans.
A. Rotureau.
Bibliographie. — Senf (E.-A.). Die Saline Friedrichshall in den Herzogl. Sâchsisc/thildburgliausischen Landeii, enthaltend eine Nachricht von der Wiederaufnalune dièses teclinologisch merkwûrdigen Werkes, 1820. — Crectzburg (Ch.). Cliemiscite UnUrsuclningen des Soolenivassers der Saline Friedrichsliall ini Herzoglhum Sachsen-Meiningen. In Erdmann's Journal fur practische C/temie, Bd. XIII, H. 6. Leizig, 1838. — Von Liebig (Justus). Analyse des Bilterwassers zu Friedi'ichshall bel Hildburghausen im Herzogthum Sachsen-Meiningen {aus den Annalen der Chemie und Pharmacie, Bd. LXIIl, besouders abgedruckt. Giessen, 1847. — Bartensiein. Bas Friedrichshaller Bilterwasser, seine Anwendung und Wirkung. (Separat-Abdruck aus der Allgemeinen medicinischen Cenlral-Zeilung. 1846, n° 74 und 75). ISordhausen, A. Bluchting, 1846. — Eisesmann. Bas Friedrichshaller Bilterwasser, seine Bestandlheile, Wirkung und Gebrauch. Erlangen, bei Ferd. Enke, 1847. Drille Ausgabe. Wûrzbui-g, 1861. Vierte Ausgabe. 1862. — Du même. Bas Friedrichshaller Bilterwasser, seine Wirkungen und Heilkrafle. Eine Unterweisung zu seinem Grebrauche fiir nichtârztlices Publicum. Ilildburghauseii, 1848. — Du uêhe. Bas Friedrichshaller Bilterwasser, seine Wirkungen und Heilkrafte.Zweite verbesserte und verànderle Auflage. Hildburghau-
PRIES (Les). 77
sen, 4849. — Do même. Das FriedrichshaUrr Bitlerwasser. Beilar/e zii n' \Q6 des Reichs- Anzeigers der Deutschen , 1849. Auck besondeis abgedruckt, 8 Seiten, in-8°. — Du même. L'eau amère de Friedrichsliall. Wiirzburg, Staliel, 1855. — Du même. L'acqua amara di Friedrichshall, le sue qualité i suoi effelti sanativi ed il suo uso. Monaco, 1858. — Du mk.me. The BUtev Water of Friedrichxhall. Translated from the German by Dr Fr. d'Alquen. Wiirzburg, typography of M. ^^'alz. 1856. — bu même. L'eau amère de Fr'iedrichi^hall. Trad. de l'Allemand par A. Morpain. 1858. — Strumph. Zur Kenntnissname des Friedrichslialler Bittenvassers, etc {Medicinische Zeituiig de') Vereins fiir He'dkunde in Preussen vont l'irfccember 1849, n° 50. Auch besonders ali?:edruckt, in-8°. — Speif.r. Erfalirungen iiber die Wirksainkeit des Friedrichslialler Billerwassers [Deutsche Klinik. 185), n" 17). — Schôn- FELD (M.). Quelques mots sur les effets thérapeutiques de l'eau de Friedric/ishall. Charleroi, Dubresse-Steigner, 1851. — Weber (J.]. In Halle, das- Friedrichslialler Biltcrwasser ans der Deutschen Klinik, 1853, n° 30, besonders ausgedrûckt. — Mosler (Fr.). Ueber die Wirkung des Friedrichshalier Billerwassers. Marburg, G. Elwert, 18C0. Ein Separatabdruck aus dem Archiv filr gemeinschaftliche Arbeiten. A. R.
FRIER. Né à Grenoble vers 1760, a publié les ouvrages ci-après :
I. Guide pour la conservation de l'homme. Grenoble, 1792, iii-12. — II. IVouvelle édition avec un Traité sur les maladie.^ vénériennes. Grenoble, 1801, iii-12. — III. Autre édition sous le titre : Guide pour la conservation de l'homme, contenant des observations sur les causes de la révolution opérée dans nos climats et dans nos tempéraments. Grenoble, 1803- 1817, 2 vol. in-8°. — IV. Itecueil de lettres adressées à M. le docteur M. de Saint-Ursin : 1. Sur les erreurs destructives de l'espèce humaine; '2. Sur les moyens prophglactifs et curatifs de la plupart des maladies, et surtout de celles qui sont nerveuses; 3. Sur la nature des remèdes qu'on peut employer pour les guérir; 4. Sur la manière de varier les vertus médicamenteuses du lait et du miel. Grenoble, 1811, in-8°. — V. Quatrième lettre adressée à M. le docteur M. de Saint-Ursin, rédacteur de la Gazette de santé : Sur les moyens d'augmenter la quantité et les propriétés du miel. Grenoble, 1811, in-S". — VI. Mémoire, ou précis pratique sur l'efficacité des eaux minérales et salines de la Motte, de Balaruc, de Bourbonne, et autres à peu près de la même nature, contenant l'indication, la contre-indication et le régime convenable à chaque cas. Grenoble, 1815, in-8"'. — VII. Observations sur les causes, les symptômes et les moyens propres à prévenir et à guérir les maladies épi démiques qui ont régné dans les communes de Si-Georges, de Camiers, de St-Pierre de Fontaine, etc. Grenoble, 1819, in-8°. A. D.
PRIES (Les).
Pries (Fhilipp-Adolph). Médecin allemand, né à Nassau-Siegen, le 22 octobre 17 41, mort à Munster, le 12 novembre 1790. Il remplit avec distinction pendant plus de vingt ans la chaire d'anatomie, de chirurgie et d'accouchements à l'Université de cette ville. On peut citer de lui :
I. Dissert, pathologica de genesi materiarum febres inflammatorias et lentes excitantium. Ilarderovici, 1779, in-S»; réinip. dans les Opnscula latina medici arqumenti de G.-L. Hoffmann. — II. Von der Nothwendigkeit die Ausbruchsfieber der Pokken gehôrig zu behan-
deln, nebst elner Vertheidigung gegen Herrn C.-J. Wintersohn. Munster, 1780, in-8°.
III. Von der Ursache, warum die meisten Pocken im Gesicht ausschlagen, und hier stârker zu narben pflegen als anderwârts ; nebst dem Unterrichte, wie man dies verhûten kann . Munster, 1780, in-S". L. Un.
Pries (Jacob-Friedrich). Célèbre philosophe allemand, né à Barby, le 25 août i 115. Il entra tout d'abord à l'école des frères Moraves de sa ville natale et y étudia la théologie En 1795, il se rendit à Leipzig, puis à léna pour y étudier la philosophie; en 1797, il fut précepteur à Zofingen et en 1801 se fit agréer privat-docent de philosophie à léna, et y devint professeur eu 1804. En 1805 et en 1804, il fit avec son ami, le baron de Hainiz, un voyage en Allemagne, en Suisse, en France et en Italie. En 1805, il fut nommé professeur ordinaire de philosophie et de mathématiques élémentaires à l'Université d'Heidelberg, puis
78 FRIES (Les).
en 1816 passa à léna, en qualité de profeseur de physique générale. Dans l'intervalle, en 1811, il avait obtenu le diplôme de docteur en médecine honoris causa des facultés de Heidelberg et de Marbourg. En 1819, ses idées démocratiques et la manifestation de la Wartburg, à laquelle il prit part, et surtout la dénonciation faite par le ministre de la police prussienne, von Kamptz, lui firent perdre momentanément dans l'enseignement la position qu'il y avait conquise si honorablement. Cependant, en 1824, sur la proposition de Charles-Auguste, il fut nommé professeur de physique et de mathématiques, et en 1825, il put même reprendre ses cours de philosophie. Il mourut le 10 août 1845.
Fries était un disciple de Kant et surtout de Jacobi ; nous n'avons pas à exposer ici son système philosophique; disons cependant que sa théorie physicomathématique, qui tend à expliquer mathématiquement tous les phénomènes de la nature et considère les organismes comme résultant de l'action mécanique, réciproque, qu'exercent toutes les parties les unes sur les autres, a trouvé des adhérents éminents, tels que : Apeit, Schmidt, Schlomiich, de Humboldt, et surtout rillustre botaniste, Schleiden, qui s'est efforcé d'appliquer au monde végétal les conceptions de Fries.
Nous citerons de lui :
I. liegulativ fur die T/ierapeutik, nach lievristischen Grundsàtzen der Nadir-Philosophie aufgesieUt. Leipzig-, 1805, iii-8°. — II. Fichtes und Schellimj's neiieste Lehreii von Gotl und der Welt. Heidelberg-, 1807, in-8°. — III. System der Philosophie, als évidente Wissenschaft, Leipzig-, 1804, in-S". — I\'. Neiie oder anthropologische liritik der Verniinfl. Heidelberg, 1807, 5 vol. in-8» (son ouvrage capital). — V. Handbuch der psychischen Anthropologie, lena, 1820-21, 2 vol. in-8°. — VI. Die mathematische Na/i/rphilosophie. Heidelberg, 1822, gr. in-8°. — Yll. Geschichte der Philosophie. Halle, 1837-40, iû-8°.— YIII. Ueher den optischen Millelpunct im menscldichen Auge^ nebst allgem. Bemerk. iiber die Théorie des Sehens. lena, 1859, gr. iii-8°, pi. — IX. Abhandlungen der Fries'schen Schule, publié par Schleiden, Scblômilch, Fr. Francke, Schmidt et Âpelt. Leipzig, 1847-49, 2 fasc. in-S". — X. Frets prit part à la rédaction de Jenaische allgemeine Literalurzeitimg , etc. L. Hn.
Fries (Elias-Magnus). Botaniste suédois du plus grand mérite, naquit le 15 aoiit 1794, dans la paroisse de Femsiô (Smaaland), oia son père était pasteur. Dès son enfance, il montra une prédilection particulière pour l'étude de l'histoire naturelle, et spécialement pour la botanique, où son père fut son premier maître; le gymnase de Wexiô ayant été fermé en 1808 à cause de la guerre et des épidémies qui ravageaient alors la Suède, il s'adonna complètement à la botanique et décrivit toutes les mousses qu'il put trouver, de trois à quatre cents, leur donnant des noms provisoires, en attendant qu'il pût consulter les livres. En 1811, il quitta le gymnase et se rendit à l'Université de Lund, où il eut la bonne fortune de faire la connaissance de Retzius et d'Agardh, qui mirent à sa disposition les oeuvres mycologiques de Persoon et d'AIbertini, les meilleures pour l'époque; il prit successivement ses grades académiques, fut reçu docteur en philosophie en 1814 et encore la même année fut agréé docent de botanique; il obtint en 1819 le titre de professeur adjoint, en 1824 celui de professeur, et en 1828 celui de démonstrateur de botanique; enfin, en 1854, il fut appelé à la chaire d'économie pratique à l'Université d'Upsal, qu'il remplit avec honneur jusqu'en 1851, où il y joignit la chaire de botanique, devenue vacante par la mort de Wahlenberg. En 1844-1845 et 1847-1848, Fries fut chargé de représenter l'Université d'Upsal à la diète, et à cette occasion il déploya un talent oratoire remarquable. En 1847, il devint membre de l'Académie de Suède, et en 1851, directeur du muséum et du jardin botanique de l'Uni-
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versité; il contribua beaucoup à améliorer ces établissements. Eu 1853, il fut nommé recteur de l'Université, et en 1859, il prit sa retraite avec le litre de professeur éraérite et vécut à Upsal jusqu'à sa mort, arrivée le 8 février 1878.
Fries est surtout connu comme mycologue et lichéi>Dlogue ; il entreprit, comme nous l'avons vu plus haut, l'étude des champignons, à une époque oîi la plus grande obscurité et le plus grand désordre régnaient encore dans cette branche de la botanique, dont Linné disait en son temps : « Fungoriim orclo in opprohriiim scientice chaos est ». Dans les derniers temps, il s'est de préférence occupé des hyménomycètes et a 'publié à ce sujet une longue série de monographies.
Nous citerons de Fries :
I. Noviliœ Florœ suecicœ. Lundœ, 1814-25, in-4". Ed. altéra. Londini Gotliorum, 1828, in-S". Conlimiado... Acced de slirpibus in Norvegia recenthis delectis prœnotationes, etc. Lundfe et Upsaliœ, 1852-1842. in-8°. — II. Obaervationes nujcoloc/icœ, prœcipue ad illustrandam Floram suecicam. Havniîe, 1815-18. 2 vol, in-8°. Ed. nova, llaviiia^ 1824, in-8°. pi. — III. Liclwnum Dianumc nova. Lunda', 1817, iii-4°. — IV. Spécimen stjslemalis mijcologici. Dundte, 1817, in-S". — V. Flora Hollandica, sistens enumerationem vcgelabilium in IJoltandia sponce nasceiilium. Lundœ, 1817-1818, in-8°. — VI. Sijmbolœ Gastcromijcorum. Lundre, 1817-1818, in-4°. — VII. Om Brand och Rost paa wâxter, jemle fiilislândig undcrràltelse om deras kônneicckcn, orsakcr, skada saml medel till dens fôrckommande. Lund., 1821, in-8°. — VllI. Bcskrifning paa nija LafsUigten. Stockholm, 1822, in-8». — IX. Syslema mycologicum sistens fungorum ovdines, gênera et species hucusque cngnitas, quas ad normam methodi naturalis determinavit, disposait atque descripsit. Gryphiswaldiïe, 1821-29, 3 vol. in-8°. Supplém. Ibid., 1850, iii-8°. — X. Schedulœ criticœ de Lichenibus exsiccatis Sueciœ 1-XIY. Londini Gothorum, 1824-1853, in-4°. — XI. Stjstema orbis vegelabiVis... Pars I. Plantœ Iwmonemeœ. Lunds, 1825, in-S". — XIl. Stirpiiitn agri Feinsoniensis index, observalionibus illustrala. Lundœ, 1825-26, in-8°. — XIII. Elenckus fungorum, sistens commentarium in syslema mycologicum. GryphiiB, 1828, 2 vol. in-8°. — XIV. Synopsis Agaricortim Etiropœoritm. Lundse, 1830, in-8°. — XV. Primitiœ gcograpkiœ Lichenum. Londini Gotliorum, 1831, in-S". — XVI. Lichenographia europœa rcfonnata. Prœmitluntur Lychenologiœ fundamenta. Lundse et Grypbiœ, 1831, in-8^ — XVII. Mappa botanica ex affinitate et analogia, sive clavis artificialis in familice jilantarum phanerogamarum indigenas epartibus floris conspicuis. Upsalise, 1835, in-fol. — XVIII. Boleti, fungorum generis illustratio. Upsaliœ, 1835, in-8°. — XIX. Flora scanica. Upsaliœ, 1855, in-8°. — XX. Botaniskt antiquariske Excursioner af hvilka den fôrsta ôfver Grekernes Nympheaceer. Upsala, 1856, in-4\ — XXI. Om Sâdeslagens Stamland. Upsala, 1856, in-4°. — XXII. Anteckningar ôfver de in Sverige vâxande âlliga Svampar. Upsala, 1830, in-4". — XXIII. Gênera Hymenomycetum ; nova expositio. Upjaliae, 1836, in-8°. — XXIV. Synopsis generis Lenlinorum. Upsaliœ, 1836, in-8°. — XXV. Epicrisis systemalis mycnlogici, seu synopsis Hymenomycetum. Upsaliœ et Lundœ, 1836-38, in-8°. — XXVI. Fungi Guineenses Adami Afzelii ad schedulas et specimina inventoris descripti. Upsaliœ, 1857, in-4°.
— XXVII. Spicilegium plantarum neglectarum. Decas I. Agaricos hyperrhodios sistens. Upsaliœ, 1837, in-4". — XXVIII. Ofter Vâxternes Namn . D. 1-IV. Upsaliœ, 1842, in-8». — XXIX. Aro Naturvedenskaperna naagot Bildningsmedel ? En lit-stridsfraaga. Upsala, 1842, in-8°. — XXX. Fflaren. Upsala, 1842, in-8°. —XXXI. Grunddragen af Aristotelis Vàxtlâra. Upsal., 1843, in-S". — XXXII. Botaniska Utflygter. Upsala, 1843-64, 5 vol. in-8°.
— XXXIII. Summa vegetabilium Scandinaviœ, sive enumeratio systematica et critica plantarum, etc. Holmiœ et Lipsiœ, 1846-49, 2 vol. in-8°. — XXXIV. Symbolœ ad historiam Hieraciorum. Upsaliœ, 1847-48, in-S". — XXXV. Monographia Hymenomycetum Sueciœ. Upsaliœ, 1857-63, 2 vol. in-S". — XXXVI. Epicrisis generis hieraciorum. Upsaliœ, 1862, in-8"'. — XXXVII. Sveriges âtliga och giftiga Svampar. Stockholm, 1862-69, 93 pi. — XXXVIII.. Symbolœ ad synonymiam hieraciorum. Upsaliœ, 1866, in-S". — XXXIX. Icônes selectœ Hymenomycetum nondum delineatorum. Ilolmiœ, 1867, pi. col. — XL. Hymenomycœtes Europœi sive epicriseos systematis mycologici editio altéra. Upsaliœ, 1874, in-S". L. Hn.
Fries (Bengt-Fredric). Médecin et naturaliste suédois, né à Helsingborg, le 24 aoijt 1799, était le fils du médecin Andreas-Peter, mort en 1802. 11 étudia à l'Université de Lund, à partir de 1810, soutint son examen pro exercitio en
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1821, sous le professeur E.-E. Bring, et en 1823, sous le professeur C.-F. Fallen, fut reçu maître en philosophie en 1823, nommé docent d'histoire naturelle en 1824, et prit sa licence médicale en 1827. Nommé docent d'anatomie en 1828, directeur des collections d'histoire naturelle du muse'um de Lund, et professeur d'histoire naturelle en 1831, il fut, peu après, appelé à Stockholm, où il professa longtemps avec succès. En 1833, il fit un voyage scientifique sur le continent. 11 a également servi pendant plusieurs années dans l'armée en qualité de médecin. Outre un grand nombre de travaux sur l'entomologie, énumérés par Sacklen, on a de lui :
Aarsberâltelse om nyare Zoologiska arbeten och upplâkler ; lemnad till K. Veteiisk. Acad., 1832-34. Stockholm, 1832-54 (Tirage à part : Stockliolm , 1854-1757, in-S").