FRUITS
États-Sardes, vers le commencement de ce siècle, mort à Milan, au début de l'année 1879. Il fit ses études à l'Université de Pavie et obtint le diplôme de docteur en médecine et en chirurgie en 1835; il se lit recevoir également maître en obstétrique et en oculistique. 11 se fixa ensuite à Milan, oià il devint par la suite médecin de la Maternité provinciale; il fut en outre choisi par ses concitoyens pour remplir le mandat de conseiller municipal. Frua a joui d'une certaine réputation comme médecin des enfants, et il s'est f;iit connaître par plusieurs travaux assez intéressants sur la vaccine, l'hjdropisie, la pellagre, etc.; nous n'avons pu voir les titres que des ouvrages suivants :
I. De (iscite tijmpanitico. Dissert, inaug. Ticini, 1835 (1834), iii-S". — II. // medico nellu società, ovvero guali sieno le cagioni délia dissidenza fra i medici ed il popolo. Milano, 1855, in-16. — III. Délia vaccina suV uomo in confronta drl vajuole umano. Milano, 18i6, in-8°. — IV. Esperieme e deduzioni intorno alla genesi deW idrope. In Annnli univ. di med., t. CXXXIV, p. 7"2, 1850. — V. // pus del vajuolo umano sponlaneo riprodolto ira gli uomini per afcuni successivi processi d'innesto, ed in lai guisa modi/icalo, è la migliora linfa da generalizzare alla tutela contra il vajuolo umano. Ibid.. t. CXXXV, p. 36, 1850. — VI. Corollarii desumibili dalle indagini suite qualità dei sieri cadaverici in rapporta aile malattie. Ibid., t. CXII, p. 323, 1844. L. Un.
FRUITS. § I. Pharmaeie. Au sens botanique, les fruits, qui sont les ovaires des plantes arrivés à maturité, sont d'une très-grande ressource en médecine. Ils offrent en effet une plus grande variété et une plus grande puissance de vertus médicinales que les fleurs. Succulents (fraises, framboises) acides (citron, orange); amers (brou de noix); carminaùfs (badiane); astringents (cynorrhodons) ; aromatiques (baies de genièvre) ; excitants (poivres) ; purgatifs (coloquinte, baies de nerprun); narcotiques (fruits de ciguë, tête de pavot) ; convulsivants (coque du Levant) ; (Z/a/>/iO/'eii</Mes (fruits de sureau), etc., ils peuvent répondre à une foule d'indications thérapeutiques. Certains fruits sont employés en totalité; d'autres ne le sont que pour quelqu'une de leurs parties. 11 en est qui recèlent dans leurs diverses parties des propriétés également diverses ; amers, par exemple, dans leur péricarpe, ils sont doux et acidulés dans leur pulpe (oranges).
Il est des fruits qui sont employés seulement à froid, soit qu'on les mancre tels quels, soit qu'on les prépare en sirops, en conserves, enopiats. D'autres sont principalement ou exclusivement employés à l'état sec. Voici, pour ces deux catégories, la liste que donne, M. Planchon dans son excellent Traité des drogues simples :
1" Parties de fruits {écorces de fruits). Écorce d'orange amère. Écorce de grenade. Biou de noix.
2" Fruits employés à l'état frais. Fruits du mûrier noir, framboises, fraises, h'uits d'aurantiacées, fruits de pomacées, fruits de cucurbitacées, groseilles, baies d'épine vinette.
3" Fruits employés à l'état sec. Figues, cynorrhodons, baies de genièvre, myrtilles, raisins secs, alkékenge, piment des jardins, dattes, pruneaux, cerises jujubes, myrobolans, coloquinte, orangettes, poivre long, fruits de sureau piment de la Jamaïque, baies de nerprim, coque du Levant, poivres, cônes de houblon, noix de cyprès, badiane, tête de pavot, vanille, cévadille, cardamome fruits d'ombellifères, gousses de légumineuses, anacardes, fruits d'ansérine, fruits de graminées.
Ce sérail s'engager dans des détails aussi longs que superflus que de s'étendre ici sur les modes de préparations pharmaceutiques dont les fruits sont sus-