FUSTER
FUSEIL-ODL. Nom américain de l'alcool amylique (essence de pomme de terre) ; le fusel-oil est quelquefois administré à l'intérieur comme excitant et reconstituant, D.
FL'SBXIERI (ÂMBROGio), Célèbre médecin et physicien italien, né à Vicence le 9 juillet 1775, mort dans cette ville le 14 janvier 1855. 11 était membre de l'Institut lombardo-vénitien et de la Société italienne. Parmi les nombreux écrits de Fusinieri, nous mentionnerons seulement :
I. Sopra il trasporto di materia ponderabile nelle scariche. Pavia, 1825, 1842. — II. Contro allerazioni fatli dei principii di mcccanica molecolare. Padova, 1843. — III. Aggiunte alla dif'esa seconda e terza dei principii di vieccanica molecolare. Padova, 1845. — IV. Sopra alcuni fenomeni melcorologici che hanno rapporta colla sviluppo di elettricità, etc. In Mem. Soc. Ital.. t. XXlI, 1859. — V. ISuovi fenomeni magnetici. In Giorn. di fisica, Dec. II, t. V, IS'i^. — VI. Singolare effelli prodotli du una scarica di elettricilàatmasferica. Ibid., t. VIII, 1825. — VII. Il publia, de 1851 à 1840, les Annali délie scieme dei Bcgiio Lombardo-Venete, in-4°. On y trouve un grand nombre d'articles de Fusinieri sur la lumière, la chaleur, l'électricité, le magnétisme, la météorologie, etc. L. Un.
Fi:siO!\l (Anomalies par). Les anomalies par fusion, caractérisées par la réunion intime de parties élémentaires, d'organes ou même d'individus que l'on rencontre habituellement distincts, constituent le degré le plus avancé qu'on puisse concevoir dans le groupe des soudures anomales [voy. Soudures) ou, en d'autres termes, des monstruosités par défaut de séparation ou par excès d'union.
rtt;.<9SS?OR2t!M (Fusisporiiim Link). Genre de Champignons -Gymnomycètes, dont les spores fusiformes, plus ou moins courbes, sont superposées, au nombre de trois ou de quatre, sur des filaments rameux très-lins qui forment par leur réunion un stroma mou, presque gélatiueux, de forme héuiisphérique ou ovoïde et de couleur très-variable passant, suivant l'âge, de la teinte la plus claire à la teinte la plus foncée.
Ces Champignons se développent sur les branches de bois mort, sur les feuilles sèches, les fruits tombés, les tiges desséchées, les vieilles racines, etc. On en connaît un assez grand nombre d'espèces, dont les principales sont : F. auraiitiacum Link, qui se rencontre sur les fruits tombés ainsi que sur les tiges desséchées du Mais et des Cucurbitacées; F. flavum Fr., commun en automne sur les feuilles sèches du Chêne et du Châtaignier; F. hacilligerum Derk., sur celles du Rhamnus alaternus L., F. Georginœ Berk., sur les tubercules des Dahlias, F. mon Link [Septoria mori Lév. ), F.arundinis Cord. {Capillaria arundinis Pers.), etc. Éd. Lefèvre.
FUSOSHE ou FASOCiSl. Nom donné à Tanger à une sorte de Gomme ammoniaque {Voy. G0.MME amjio.maque). Pi,.
GuiEour.T. Drogues simples, 7= êdit., III, p. 245. Pl.
FUSTER (Joseph-Jean-Nicolas). L'éminent professeur de la Faculté de Montpellier naquit à Perpignan le 19 janvier 1801 ; il appartenait à une famille de médecins. Après de bonnes études classiques au collège de sa ville natale, il vint à Montpellier suivre les coius de la Faculté de médecine et obtint le diplôme de docteur en 1826. De 1825 à 1826, il remplit auprès de Broussonnet et de Cai*
DICT. E.NC. i* s. VI iG
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zcrgues les fonctions de chef de clinique médicale. Reçu agrégé en 18l28, après un brillant concours, il vint à Paris en décembre 1829 et ne tarda pas à se créer une situation des plus honorables dans le journalisme médical. J. Guérin qui venait de fonder la Gazette médicale, en 1850, l'attacha à son journal comme collaborateur, et eu 1851, quand Miquel créa le Bulletin de thérapeutique , il en devint l'un des principaux rédacteurs. Pendant vingt ans, il se servit de sa plume pour combattre à la fois le broussaissisme et l'organicisme, pour défendre les traditions anciennes de la médecine, les principes de la médecine d'observation, pour chercher à démontrer l'inanité, au point de vue clinique, de la méthode numérique, et l'insuffisance de l'analomie pathologique, envisagée uniquement dans ses rapports avec la symptomatologie, comme seul fondement de la thérapeutique, etc. On trouve, de plus, de lui dans la Gazette médicale une série d'articles, datant de cette époque, sur les constitutions médicales, sur le choléra, sur les crises, sur la spécificité, etc. Mais il ne développa complètement ses idées sur la médecine météorologique que dans ses ouvrages sur les maladies et sur le climat de la France, sur l'affection catarrhale, etc., ouvrages qu'on trouvera cités ci-dessous.
Fusler exerça l'art de guérir à Paris, fut médecin du dispensaire en 1852, et se distingua durant l'épidémie de choléra ; il ne quitta la capitale qu'en 1848, et se rendit à Montpellier pour briguer la chaire de clinique médicale laissée vacante par la mort de Broussonnet; un premier concours n'eut aucun résultat, et c'est à son occasion que Fusler soutint sa belle thèse sur les Antagonismes morbides; au deuxième concours qui eut lieu, et à l'occasion duquel Fuster écrivit sa thèse : Du pronostic médical, notre auteur fut nommé. En 1850, il fonda avec Abjuié la Revue thérapeutique du Midi, mais il ne tarda pas à en confier la rédaction à Saurel, pour se consacrer entièrement à l'enseignement. En 1875, il permuta avec le professeur Combal et prit la chaire de thérapeutique qu'il n'occupa qu'un an. Le mauvais état de sa santé l'obligea à se faire suppléer les années suivantes, et il mourut le 17 octobre 1876, à Ogeu (Basses-Pyrénées), dans une de ses propriétés.
Fuster avait été nommé, en 1846, membre de la Société des naturalistes de Moscou; il était chevalier de la Légion d'honneur (1870) et membre de l'Ordre de Charles 111 d'Espagne; ses concitoyens lui avaient confié en 1871 le mandat de conseiller municipal. Ajoutons enfin qu'en 1851 il fit partie de la Commission chargée d'étudier l'épidémie de suette qui ravageait l'Hérault, qu'il présida les travaux de la Commission du goitre en Savoie, qu'en 1870-71 il dirigea une ambulance à Montpellier; il a du reste publié dos rapports au sujet de ces différentes missions.
Nous avons dit plus haut déjà que Fuster était attaché aux anciens principes de l'École de Montpellier; il leur resta toujours fidèle et, on peut le dire, les poussa jusqu'à l'extrême; c'est ainsi qu'il donna une extension tout à fait abusive aux constitutions médicales dans l'interprétation des phénomènes pathologiques et dans l'établissement des indications thérapeutiques. Cependant, il ne résistait pas aveuglément aux progrès de la thérapeutique, et il a introduit plusieurs médications, jusqu'alors redoutées, dans la Clinique de Montpellier.
Nous citerons de Fuster :
I. Considérations sur les leinpcraments et les âges dans leurs rapports avec le système
des forces vitales. Thèse de Montpellier, 1826, ia-4° II. Anatomice patliologicœ philoso-
phia explanatur. Fiat appUcatio extispiciis viclimarum typhus, ut pateat cuinaui causa-
FYFE (Les dedx). 40?>
rum morborum ordini, lœsiones observalœ tribui quœant? Monspelii, 1829, in-4*. — III. Des changements dans le climat de la France; histoire de ses révolutions météorologiques. Paris, 1845, in-8°. — IV. Des maladies de la France dans leurs rapports avec les saisons, ou histoire médicale et météorologique de la France. Paris, 1840, in-S" (ouvrage couronné par l'Institut). — V. Des antagonismes morbides ; des applications que l'on peut en faire en thérapeutique. Thèse de concours. Montpellier, 1848, in-i°. — VI. Apprécier la valeur respective des sources du pronostic médical, déterminer les circonstances qui le rendent difficile ou incertain Thèse de concours. Montpellier, 1848, in-4''. — VII. Monographie clinique de l'affection calarrhale. Paris, 1861, in-8. — VIII. Clinique médicale de Montpellier, t. I, Paris, 1874, in-8». L. Hx.
Fiisier (Lucas). Médecin espagnol de la fin du dix-septième siècle, était de Valence. Il prit le bonnet de docteur à l'Université de sa ville natale. On a de lui la réimpression des Commentaires de J.-B. Navarre sur le traité de differentiis febrium, de Galien, suivie d'un ouvrage de sa façon, intitulé :
Anaceplialeosis librorum Galeni de crisibus. Yalencia, 1051,in-8°; 1693, in-4°. L. Hs.
FCSTET, FUSTEC. § I. Botanique. Noms vulgaires du Mus Cotbim L., encore appelé Arbre à perruques, et qui appartient au genre Sumac {Voy. ce mot). H. B>.
§ 11. Emploi. L'écorce de Fustet, dont on a détaché la partie blanche, est employée contre les fièvres intermittentes, de la même manière et presqu'aux mêmes doses que le quinquina. Cette pratique, peu connue en France, dont la région méridionale produit pourtant le Fustet, est en usage dans In partie méridionale de l'Autriche et en Servie. {Voy. Sumac.) D.
FiJTER (Edward). Médecin suisse, né vers le commencement du siècle, fui, de 1827 à 1829, médecin des bains de Gurnigel, puis en 1850 devint professeur de pathologie à l'Université de Berne et président de la policlinique, et par la suite membre, puis président de la Société médico-chirurgicale du canton de Berne. Nous connaissons de lui :
I. Bericht ûber die in den Sommern 1827 und 1828 in Gurnigel gemachten Beobachtungen. In Verhandl. der vereinigt. âritl. Gesellsch. in der Sckweiz, Jahrg.1820, H. 2, p. 215. Tirage à part : Berne, 1830, in-S". — H. Erster Jahresbericht der poliktinischen Anstalt an die T. Departemenle des Innern und der Erziehung fur das Jafir 1855. Bern, 1836 (1835), gr. in-S". — III. Ideen iiber das Wesen und die Heilungsart der Galien-, gastrischen u. Nervenfieber. Bern, 1836, gr. in-S". — IV. Die sozialen Fragen vom Standpunkte des prahtischen Arztes. Ziirich, 1849, gr. in-b°. L. Hn.
FÏEIV'S. Voy. FlENDS.
FïFE (Les deux).
Fyfe (Andrew). Célèbre anatomiste écossais, était d'Edimbourg. 11 lut successivement aide du professeur Monro et professeur d'anatomie à l'Université de cette ville. U était en outre fellow du Collège royal des chirurgiens et de la Société royale d'Edimbourg. Fyfe mourut vers 1825, laissant plusieurs ouvrages estimés sur l'anatomie de l'homme et sur l'anatomie comparée :
I. A System of Anatomy and Physiology, from the latest and best Authors. Edinburgh, 1786, 2 vol. in-8°; 2= ëdit., ihid., 1787, 3 vol. in-K°. — II. Analomia britannica. A System of Anatomy in six Parts; illustrated by upwards o/"500 Fol. (.opper Plates... Edinburgh, 1786, in-8°; ibid., 1804, 3 vol. in-8'. — III. A Compendium of tlie Anatomy of the Human Body ; illustrated by upwards of 160 Tables and nearly 700 Figures... Edinburgh and Lon-
i04 ADDENDA.
don, 1800-1802. ô vol. gr. in-4'. London. 1815, ô vol. in-8«. Edinb., 1819. 4 vol in-Sv — IV. A Compendium of Anatomy. Hiiman and Comparative... Edinhiirçli, iSOf), 2 vol. in-12; 9lh Edit. rev. a. cwrect. by AnJr. Fyfe jnn. Ibid., 1826, 4 vol. ii)-8°. (C'est le texte de l'ntlas précédent. 1 — V. Views of the Bones, Mwscle^. Viscera and Orçam of the Sensés. Edinburgrh. 1800. — Yl TAe Outlines of Comparalice Anatomy. Edinburgh, 1*13, in-8°. — Yil. The Anatnmy oftht: Uiiman Bodtj. Edinburph, 1850, in-4°. — VIII. The Anatomy, Parlirular and Sutgical, of tlie Hv.man Body. Edmb., 1857, in-4°. L. Ih'.
Fjfe (A-^DREw). Fils du précédent, né à Edimbourg le i8 janvier 1792, H fit. ses études à l'Université de sa ville natale, prit le bonnet de docteur en 1814, et fut a2;réé la même année fellow du CoUéae royal des chirurgiens, qu'il présida plus tard; il devint en outre successivement fellow et président de la Société royale d'Edimbourg. Pendant un grand nombre d'années, il fut professeur de cliimie à l'Université de cette ville, et plus tard fut nommé professeur de médecine et de chimie à l'Université et au King's Collège d"Abcrdeen. Il mourut le 51 décembre 1861 à Edimbourg, laissant :
I. Dissert. inaug. de copia acidi carbonici e pulmonibus inter respirandum evolufi. Edinburgi, 1814, gr. in-8°. — II. A Manual of Chemhtnj. Edinburgb, 1826, in-1-2. — m. Eléments ofCliemistry. Edinburgh, 1827, 2 vol. in-S°. — IV. On tlie Quantity of Saline Malter in the Water of the Noith Polar Seas. In Edinb. Phil. Journal, t. I. 1819. — V. On the Plants which yiehl Jodine. Ibid , id. — VI. Analysis ofthe ?îative Ihidrate of Maynesia. Ibid., t. IV. IS-JI. — Vfl. On the Sntphate of Mckel and Copper. ll.id., t. V, 18'-'1. — VIII. On tlie Action of Waler iipon Maynesia. Ibid , id. — IX. On the Tutenag or White topper of China. Ibid., t. VII, iS'2'1. — X. On the Comparative Value ofOUand Coal-Gas. Ibid., t. XI, 1824. — XI. On the lUuminating Power of Coal-Gas and Oit-Gas. Ibid,, id. — XII. Description of a Hydropncumatic Lamp. Ibid., id. — XIU. On the Employment ofjron in the Construction of Vollaic Dalleiies. In Philos. Mag., t. XI, 1857. L. Hx.