ERRATUM
A l'article Fobges-i.es-Eaux, p. 616, par suite d'une faute typographique, la proportion de crénate de fer contenue dans la source Cardmale a été inexactement indiquée. Au lieu de « 0.0080, » lisez « 0,0980 ». R.
FAl'CHEL'R. Arachnide du genre Phalangien, caractérisé par des antennespinces assez courtes; deux palpes liliformes non épineuses, terminées par un article long et crochu, des yeux portés sur un tubercule commun et des pieds très-longs et très-minces qui se contractent longtemps après qu'on les a séparés du corps. Le Faucheur des murailles a le corps de couleur roussàlre, blanc en dessous {voy. PH.!ii,.\NGiEN-s). D.
ADDENDA. *0d
FBSStRELLE {Fissurella Brug.). Genre do MoUusques-Gastéropodes- Prosobranches, type de la famille des Fissurellidés. Les animaux qui en l'ont partie ont une tète distincte, tronquée en avant et pourvue de deux tentacules coniques rétractiles, à la base externe desquels sont insérés les yeux. Le manteau, toujours très-ample, forme sur la face dorsale de l'animal une cavité respiratoire dans laquelle se trouvent deux grandes branchies pectinées disposées symétriquement; il est percé à sa partie supérieure d'un trou ovalaire par lequel pénètre l'eau destinée à baigner les branchies. La coquille, simple, oblongueet en iorme de cône surbaissé, offre à son sommet un orifice ovalaire correspondant à l'ouverture du manteau ; cet orifice donne également passage à l'eau qui est rejetée des branchies.
Ces mollusques sont exclusivement marins et herbivores; comme les Patelles, parmi lesquelles les plaçaient Linné et la plupart des anciens autours, ils ne s'éloignent "uère des côtes et se fixent très-fortement sur les rochers au moyen de leur pied ovale, épais et musculeux. On en connaît de nomlireuses espèces répandues surtout dans les mers chaudes. La plus commune dans la Méditerranée est la Fissurella grœca L., qui est connue à Maiseille sous le nom vulgaire d'Oreille de Saint-Pierre et dont les pêcheurs font une assez grande consom^ niation. Ed. Lefèvre.
FLAGELÎ.ÉS. Groupe de protozoaires. Voy. Infusoires, Monadiexs, Pé-
RIDINIEXS, EuGLÈNE.
FliEC'KLES (Leopold). Médecin des bains de Carlsbad, membre de la Faculté de médecine de Vienne et de la Société des naturalistes et des médecins de Dresde, mourut à Carlsbad, le 21 novembre 1879, à l'âge de soixante-seize ans. Ce médecin distingué a publié un très-grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons :
I. BerSchlafin seiner Beziehung auf die geist. u. phys. Gesundheil des Mensche». Pestli., 1831, in-16. — II. Die Schlafloshjlceit, ihre Ursachcii und Folgen, etc. Mien., 1831, in-S°.
— III. Die Kiinst Krankheiten vonubeugen. Wien, 1855. gr. in-12. — IV. Der âf-ziliclte Ptalhgeber. Wien. 1854, gr. in-li. — V. Die herrsclietiden Krankh. des schônen Gcschlechls. 'Wien. 1852, gr. in-12. — VI. Die Krâmpfe in allen ihren Formen. Wien, 1854, gr. in-S".
— VII. Der ântl. Wegweiser nack den vorzuglic/isten Heilquellen u. Gesundbrunnen. ^Yien, 1854, gr. in-8°. — VIll. Prit fende Blicke auf die vorziiglichsten Krankheitsanlagen zu langwier. Leiden. StuUgart, 1855, gr. in-8°. — IX. Karhbad, seine Gesundbrunnen. Stuttgart, 1858, gr. in-8°. — X. Karhbad mit bes. Rûcksicht auf seine Heilanstalten. Leipzig, 1844, gr. in-8°. — XI. Die Gesundbrunnen und Mineralbâder. Le'pzig, 1841, gr. in-12. — XII. Brunnenârztliche Mitlkeilungen... Leipzig, 1848, 1852, gr. in-8°. — XIII. Balnenlog. iVillheil.., Leipzig, 1855, gr. in-8°. — XIV. Die Thermen von Carlsbad... im J. 1854. Leipzig, 1855, gr. in-S°. —XV. D. Th. v. Carlsbad... i. J. 1855. Leipzig, 1856, gr. in-8». — XVI. Zur Balneotherapie chronischer Krankheiten. Leipzig, 1857, gr. in-S". — XVII. Beob. il. Erfahr. an den Heilquellen von Carlsbad. Leipzig, 1858, gr. in-8°. — XVIII. N. Beitr. zur Balneolherap. chron. Krankh. Leipzig, 1859, gr. in-8°. — XIX. Die Therm. v. Carlsbad im J. 1859. Prag., 1860, gr. in-8". — XX. Ueber Diabètes mellitus... Prag., 1865, gr. in-8°.
— XXI. Balneoth. Mitth. ûb... chron. Leiden der Harnorgane. Leipzig, 1867, gr. in-8°. — XXII Die chronische Diarrhôe. Leipzig, 1868, gr. in-8°. — XXIII. Zur Pathogenese... des Diabètes mellitus. Leipzig, 1871, gr. in-8°. L. Hn.
FLEivili^'G (John-Gibson). Médecin anglais, né à Glasgow, le 2 décembre 1809, mort dans cette ville, le 2 octobre 1879. Il fit ses humanités dans sa ville natale, puis étudia la médecine à l'Université, sous Th. Thomson, Jeffray, et Hooker, Burns, etc. ; il suivit en même temps les leçons de chimie de Graham
et celles d'anatomie de Hunter à Portland-Street School. Reçu docteur en 1830, il alla passer six mois à Paris, puis visita les principales villes du continent Le 2 décembre 1833, il fut reçu membre de la Faculté de médecine et de cliirurgie de Glasgow; en 1862, il devint représentant delà Faculté au Conseil général de médecine et accomplit pendant quinze ans ces délicates fonctions, à la satisfaction de tous. En 1865, il fut élu président de la Faculté et le fut à diverses reprises les années suivantes jusqu'en 1871. Comme membre du Conseil d'administration du Royal Infirmanj , il fil tous ses efforts pour améliorer le sort des malades et l'enseigueuieut clinique. C'est encore à lui que l'Ecole de médecine, annexée à cet hôpital, doit son existence, et il y remplit avec le plus grand succès les fonctions de chirurgien et de professeur de clinique chirurgicale. Comme directeur du Old Mans Institution, du Eye Infirmary et du Maternity Ilospital, il rendit également de signalés services à ces établissements, La clientèle de Fleming était très-étendue; il était l'ami de ses malades autant que leur médecin, dit son biographe {Glasgow Med. Journ.,i. XII, p. 371, 1879). Fleming était membre d'un grand nombre de sociétés savantes. Nous citerons de lui :
I. The Pathology and Treatnicnl of Ramollissement ofthe Brain. A. Prohationary Essai/. Glasgow, t853. — II. Médical Stulislics of Life Assurance., being an Inqiiiry info the Causes of Dcalli among the Meinbers of the Scollish Amicable Life Assurance Society, from 1826 </// 1860. Glasgow, 1862. — 111. Articles dans divers journaux de médecine. L. Hn.
FOIVT AIRELLES. (Anatomie). Espaces laissés libres en différents points du crâne par suite de la réunion incomplète des os chez les jeunes enfants {Voy. Crâne).
FOKTE (Pathologie) {Voy. Colliquation et Fo.ndants).
FORCEPS (Anatomie). Prolongement de l'extrémité postérieure du corps calleux {Yoy. Cerveau).
FOSTER (Michael). Médecin anglais, né le 212 avril 1810, à Holywell, petit village du Bedfordshire, mort à Huntingdon, le 7 janvier 1880, dos suites d'une paralysie agitante. Il commença ses études médicales en 1826, à Kimbolton, en qualité d'apprenti et d'élève auprès d'un chirurgien, puis, en 1851, fréquenta l'école de médecine à' Universiiy Collège et les cliniijues de Middlesex Hospitat à Londres. Il eut pour maîtres Charles Bell, Elliotson, Rich, Quain, etc., et remporta un grand nombre de distinctions honorifiques dans le cours de ses études. Il obtint ses grades au bout de deux ans et alla se fixer à Hunlindgon, oii il devint successivement l'assistant et l'associé de Josiah Wilson, puis fut nommé médecin consultant à l'hôpital de Huntingdon et, en 1852, membre honoraire {fellow hon.) du Collège royal des chirurgiens. Pendant plus de quarante ans, il remplit avec un dévouement exemplaire les pénibles devoirs du praticien de campagne. Ce n'est qu'à l'invasion de la cruelle maladie qui devait l'emporter qu'il renonça à la clientèle ; il venait de perdre par accident l'un de ses fils. Il laisse un autre fils, Michael Foster, l'éminent professeur de physiologie de Cambridge.
Foster a publié un assez grand nombre d'articles dans les journaux médicaux; nous nous bornerons à mentionner :
I. Very Rapid Death from Arsenic in three Cases. In The Lancet, 1837. — II. Tivo Cases
of Vililigoidea. In Association Journal , ISS'i. — III. Case of Unilatéral Anasarca. Ibid., 1852. — IV Trifolium in Fœno in Pertussis. In Med. Tim. a. Gazette, 1861. — V. Nitrite of Amyle in Tetanus. In The Lancet, 1870-1811. L. Un.
FOU (Zoologie). Genre d'oiseaux voisins delà Frégate, de la famille des Totipalmes (Cuvicr), ordre des Palmipèdes. Bec long et droit, dentelé sur les bords, courbé à la pointe; queue taillée un peu en coin; ailes moins grandes que celles de la Frégate; pieds courts; ongle du doigt médian taillé en scie; gorge nue, ainsi que le pourtour des yeux. Il a à peu près la grosseur de l'oie. Posé à terre, il s'enlève avec peine, et on l'approche ainsi facilement. Il plane rapidement au-dessus de l'eau. D.
FOX. (William Tilbury). Eminent dermatologiste anglais, né en 1836, à Drougthon (Hampsliire, où son père, Luther-Owen Fox, exerçait la médecine avec succès. Après d'excellentes humanités, il entra à l'Ecole de médecine d'I/^/iimrslt.y Collège à Londres et y fit des éludes brillantes sous la direction de professeurs tels que Walshe, Jeûner, Garrod, Ouain, Erichsen, etc. 11 remplit avec honneur les fonctions de House-Surgeoii, sous R. Qiiain, de House-Physician, sous Jeûner, à l'hôpital d'Universilij Collège, celles de Remling House- Surgeon à la Maternité de Lambeth, puis, en 1858, prit le grade de docteur en médecine de l'Université de Londres. 11 se fixa tout d'abord à Bayswater dans le but de faire de la clientèle, puis voulut se restreindre à la consultation. Ses goiits le portait à la gynécologie, il se fit agréer médecin-accoucheur au Farringdon General Dipensary et écrivit ses premiers ouvrages sur la gynécologie. Mais il abandonna bientôt cette branche de la médecine pour s'adonner aux maladies de la peau, que Jenner lui avait enseignées le premier; aussi le voyons-nous publier, dès 1865, son premier travail sur les affections cutanées d'origine parasitaire et, l'année suivante, son traité des maladies de la peau en général. A cette époque, il était Senior Physician to St John's Hospital for Skin Diseuses et médecin du Farringdon Dispensary.
Eu 1864, il entreprit un voyage en Orient en compagnie du comte de Hopetoun. 11 en revint riche d'observations sur les maladies des Indes , mais malade, affaibli par la dysenterie et une fièvre rhumatismale, qui ne tarda pas à se compliquer d'une alfection cardiaque. H se fixa alors dans la métropole, dans Sackville-Street, pour s'occuper exclusivement de sa spécialité des affections cutanées, et ne larda pas à être nommé professeur de dermatologie à Charing-Cross Hospital. Plus tard il prit la même chaire à University Collège Hospital et la conserva jusqu'à sa mort. Il se distingua à cette célèbre école comme professeur, y fonda une clinique très-importante des affections cutanées et un vaste établissement de bains, et fit enfin tous ses efforts pour vulgariser l'étude de la dermatologie, pour lui conquérir dans les écoles de médecine une place égale à celle qu'y occupe l'enseignement de l'obstétrique, de l'ophthalmologie, etc.
De 1869 à 1870, Fox fit les Lettsomian Lectures et choisit pour sujet VEczéma ; il publia ensuite ses leçons. C'est vers 1873 qu'il ac,|uit la triste conviction qu'il était atteint d'une affection aortique ; il ne renonça pas cependant à ses occupations et il préparait l'adresse qu'il devait lire au meeting de l'Association médicale anglaise à Cork, comme président élu pour la section de dermatologie, quand il mourut le 7 juin 1879. Son pèie, Luther-Owen Fox, le suivit dan^ la tombe le 18 juin de la même année.
Tilbury Fox a joui d'une réputation européenne comme dermatologiste. Il a fait faire d'importants progrès à la science des maladies cutanées, surtout de celles qui sont d'origine parasitaire, et s'Cï-t en outre spécialement occupé des affections cutanées communes dans les Indes orientales. Il a même publié un ouvrage sur ce sujet conjointement avec F;u'quliar. Outre un nombre très-considérable de mémoires et d'articles imporlnnts dans The Lancet, The Médical Times and Gazette, The British Med. Journal, The American Journal of SijjÂilis and Derniatology et dans les Transactions des Sociétés dont il faisait partie, on a de lui :
I. Plilecjmasia dolens. In Obsletr. Transaci., t. II, p. 201, 1860. — II The Pathological Lésion of Phicqmasia dolens. ILid., t. II, p. 222, 18{j0. — 111. On Puerpéral Fever. Ibid., t. III, p. 568, 1861. — IV. Skin Diseases of Parasitic Origiit. London, 1865, in-8°. — V. The Classi/ication of Skin Diseases. London, 1864, in-S". — VJ. Slcin Diseases; their Description. Diagnosis and Treatment. London, 1864, in-S"; 5° édit., ISIÔ, in-8°. — VII. On Eczéma and incidentallfi tlie Influence of Constitulional Conditions in Skin Diseases. London, 1870, in-S». — VIII. Allas ofSkin Diseases. London, 1877, gr. in-4°. 72 pi. col. — IX. .Avec Farquhar : On Certain Endémie Skin and Olher Diseases of bidia and Hot Climates generalhj. London, 1876, in-S". L. H.n-.
FRAïSSE (Charles- Antoi.ne). Une courte notice a été consacrée à ce médecin dans le t. lY, p. 219 (4^ série) de ce Dictionnaire. Yoici quelques détails complémentaires sur ce savant praticien. Né à Pkiin-Palais (canton de Genève), en 18U4, il lit ses humanités au lycée de Lyon et s'y lia d'une amitié durable avec l'illustre Trousseau. Après avoir soigné les cholériques de Marseille, il se fixa à Lyon, oîi ii devint successivement médecin, puis administrateur du Bureau de bienfaisance, médecin du dispensaire général de la Société protestante, membre du Conseil de salubrité, secrétaire général de l'Académie dos belles-lettres, sciences et arts de Lyon, secrétaire perpétuel de la Société littéraire de la même ville, conservateur delà bibliothèque du palais des Arts, etc. En 1848, il fut conseiller municipal et adjoint au maire de Lyon; il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1817.
FraiîSe mourut à Lyon en 1871, laissant outre les ouvrages déjà cités dans la notice sus-mentionnée :
I. Quelques mots sur V liomœopathie . Lyon, 1843. — II. Notice sur la bibliothèque du palais des Arts. Lyon, 1831. — 111. Notices historiques sur J.-U.-A. Coste, sur Gauthier, Jùusset de Vauxonne, etc. — IV. Jiombreux discours académiques, artic. nécrologiques, etc., dans les Mém. de l'Acad. de Lyon. A. C.
FRÉGATE (Zoologie). Genre d'oiseaux de la famille des Totipalmes (Cuvier), ordre des Palmipèdes. La Frégate, ainsi nommée à cause de sa forme et de la rapidité de son vol, se rapproche du Cormoran, mais en diffère pai^ ses mandibules recourbées à l'extrémité, sa queue longue, la grande dimension de ses ailes et la brièveté de ses pieds, qui sont muais d'une membrane très-échancrée. C'est un oiseau de proie maritime. La mieux connue de ces espèces est le Tachypetes aqiiila ou Grande-Frégate, à plumage noir tacheté de blanc sous le cou ; il a la grosseur d'une poule. D.
FIK DE LA LETir.E F
«ABELCUOVER OU GABELKHOVER (Les DElx).
(■ahelchover (Oswald). Médecin et célèbre historien allemand, né à Memmin^^en, et non à Tubinyue, comme l'écrivent la plupart de ses liiograplies, le 5 septembre 1559, mort à Stutt|fuid le 51 décembre 1016. Il l'ut d'abuid médecin de !a ville de Gôppingen, puis devint médecin et liistoriograpbe de la cour de Wurtemberg. 11 remplit ces fonctions pendant trente-sept ans successivement auprès de quatre ducs régnants. C'est d'après l'ordre de l'un d'entre eux, le duc Frédéric, qu'avec l'aide de son fils Jean-Jacques Gabelcliover, il entreprit l'/V/stoire générale du Wurtemberg. Cette histoire devait se composer de liois ()aities : la moi't l'empccha de rédiger au-delà de la première, qui a été publiée en 6 tomes, et qu'on regardait jadis comme le meilleur ouvrage de ce genre; Ph.-Fr. Weiss en a donné un abrégé et Crusius l'a mise à profit dans sa Chronique de Souabe. On a encore de Gabelcliover :
I. De gemmis et lapidibus preliosis traclatus ; accedil Dispulalio de gciicratione aiiri et ejus lempcramenlo. Francof., 1C05 (Ouvrage attriljué quelquefois au lits de Galjelctiover, à ^Yolfgang). — II. Nii/zlich Arzneybiicli fur aile des ynenscklicken Leibes Aiilirgeii uiid Gehrechen. Tùbingeu, 1589, in-4'' (Cet ouvrage a eu un grand nombre d'éditions et a clé traduit en hollandais et en anglais, quoiqu'il soit très-médiocie. D'après llallcr, les matériaux en auraient été fournis par le duc Louis de Wurtemberg).
Gabelcliover (WoLGANo). Fils du précédent naquit à Stuttg,u\l, vers là70, étudia la médecine à Tubingue, passa ensuite plusieuis années en Italie, pailiculièrement à Padoue, et à son retour en Allemagne, devint mé.lecin pensionné de la ville de Calwe. Peu après, il fut nommé médecin de la cour do Wurtemberg. L'époque de sa mort n'est pas connue. Outre une traduction des Traités de Baccio sur la licorne et lélan (Stuttgard, 1598, in-S"), Gabelcliover a publié un ouvrage assez insignifiant intitulé :
Curationum et observationum medicinalium centuriœ sex. Francof. et Tubin"-rc, 1011- 1627, in-8°. L. Ils.
GABER (Jean-Baptiste). Médecin italien, né à Saorgio, le 16 juillet 1750, mort à Turin le 17 juillet 1781. 11 exerça avec succès la médecine dans cette dernière cité, y fut médecin de la cour et membre de la Société des sciences de Turin, dans les mémoires de laquelle il a publié entre autres :
Spécimen experimentorum circa putrefactionem humorum animalium. In Mise. Taurin t. I, 1859; t. Il-III, I7t)'2-G5. L. Ib, '
DICT. ENC 4' s. VL 27
410 GABRIEL (Les).
GABIA^V (Eaux minérales de). Athermales, bicarbonatées sodkjnes et ferrugineuses, carboniques fortes, dans le département de l'IIérault, dans l'arrondissement de Bézicrs, sur la Tongue, à 14 kilomètres de Pézenas, est un gros bourg peuplé de 1100 habitants. La géologie des environs de Gabian est à la fois remarquable par ses filons de houille, par ses bélemnites fossiles et surtout par ses cristaux durs qui imitent le diamant. Trois sources émergent à Gabian, elles sont connues sous les noms de Source de l'huile de pétrole, de Source de santé forte et de Source de santé faible. Ces deux dernières sont aussi désignées par le nom de Sources d'Oulliot.
1" Source de riiuile de pétrole. Son griffon est à 2 kilomètres du bourg de Gabian ; son eau est claire, limpide et incolore, sa saveur est à la fois lerrugineuse et bitumineuse, par conséquent très-désagréable, son odeur rappelle celle de l'asphalte fondue; elle est très-gazeuse, des bulles assez grosses montent à sa surface et s'attachent aux parois intérieures des vases dans lesquels elle est contenue. Cette eau entraîne, dans son mouvement ascensionnel, une certaine quantité d'une matière à la fois huileuse et goudronnée, nommée dans le pays huile de Gabian et qui est livrée à l'industrie. L'eau de la source de l'huile de pétrole est légèrement acide, aussi rougit-elle le papier bleu de tournesol ; sa température est de 13", 4 centigrade; son analyse chimique n'a jamais été complètement faite : M. de Saint-Pierre y a seulement signalé du gaz acide carbonique en excès, des bicarbonates de chaux, de soude, de fer et du bitume.
2" et 5" Les fontaines de santé ou d'Oulliot sont également chargées de gaz acide carbonique libre, de bicarbonates de chaux, de soude et de fer, mais elles ne renferment pas de bitume. Ce sont ces eaux qui servent aux usages thérapeutiques restreints des malades du voisinage qui les emploient exclusivement en boisson dans des affections multiples, mais encore assez mal définies.
GABOiv. Voij. Guinée.
G.4.BORREAU (Louis). Né à Ussé, près d'Avranches, membre de la Communauté des chirurgiens de Paris, s'est distingué par ses succès dans l'opération de la taille. Choisi pour son premier chirurgien par la reine Christine de Suède, il suivit cette princesse à P»ome et resta à son service pendant sept ans. De retour à Paris, il y reprit l'exercice de son art et mourut le 15 octobre 1682.