‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 64 sur 126 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GABRIEL (Les).

Gabriel (Gabriel). Médecin, philosophe et poète de Padoue, pratiqua l'art de guérir successivement à Ferrare et dans sa ville natale. Son amour pour cette dernière lui fit refuser les offres les plus séduisantes, que lui fiient plusieurs universités ; cependant, peu avant sa mort, il accepta le poste de médecin à Porto Gruaro. Mais une maladie grave le fit revenir deux ans après à Padoue, où il mourut le 50 juillet 1555, à l'âge de cinquante-neuf ans. Il est l'auteur de deux dissertations fort insignifiantes, malgré la sensation qu'elles firent au moment de leur publication.

In quœstionem Eieronymt Boniperti Novariensis de materiœ imminutione in principio morbi, Dissoluliones. — De totius evacuanclœ materiœ ratione explicatio. Ticini, 1550, in-4°. L. Hn-.

GABRIELLI (Les deux). -IH

Gabriel (Djabril-ben-Bakhtisciiou). Médecin syro-neslorien , de l'illustre famille des Bakhlischou, mort en 829 (an 213 de l'hégire). En 790, il fut présenté par son père à Djafar le Barraécide, qui le prit pour son médecin. L'une des favorites du célèbre khalife llaroun-al-Raschid ayant été guérie par ses soins, ce dernier le nomma le chef de ses médecins. Il occupa cette haule position jusqu'à la dernière maladie de Ilaroun, qui, irrité de ne point voir arriver la guérison, ordonna de le jeter en prison et de le faire périr; mais le khalife étant mort quelques jours après, Gabriel fut sauvé par le vizir Fadih, €t le nouveau khalife, Amiu, accorda toute sa confiance à Gabriel ; le khalife Mamoun, qui renversa Amin, ne lui donna sa faveur qu'une dizaine d'années après, en 825. Le fils de Gabriel, Bakhtischou, lui succéda dans les fonctions qu'il renipliss;iil auprès du khalife.

Gabriel fit, paraît-il, beaucoup de bien à ses concitoyens. Il était très-versé dans les langues grecque, arabe et persane, et a publié les ouvrages suivants :

I. Un Dictionnaire syro-arabe. — II. Inlrocluction à la logique. — III. Epllre à Mamoun sur les aliments et les boissons. — IV. Livre sur l'union des sexes. — V. Traite nbrcfjé de médecine. — VI. Pandcctes de l'art de guérir. — Yll. Livre sur l'usage des parfums.

!.. Ilx.

Gabriel (Djabril-ben-Obeïdallah). Médecin nestorien, arrière-petit-fils de Bakhtischou, fils du précédent, naquit en 924 et mourut en 1006. Il était médecin du sultan Bouïde Adhad ed-Daulet et professeur de médecine et de physique à l'hôpital fonilé à Bagdad par ce prince. Il vécut ensuite à Meyvafarekin. On a de lui :

I. Pandectes de l'art de guérir, et un abrégé de ceux-ci. — II. Traite' sur le sang.

m. Des maladies des yeux. — IV. De la céphalalgie. — Y. Tlcfulation des Juifs. — Vl. De la prohibition de l'usage du vin dans le sacrifice de la messe. £. n^,

G.%BRIELLI. (Les deux).

Gabrielli (Pip.ro-Maria). Fils d'uu officier du roi d'Espagne, était de Sienne, où il naquit le 1^'' avril 1645. Ses parents le destinaient à la jurisprudence, qu'il commença en effet à étudier ; mais un goût décidé pour les sciences naturelles renlraîua bientôt dans la carrière médicale. 11 s'attacha suitout à l'anatomie, à la botanique et à la chimie, dont l'astrologie judiciaire parvint à le détourner, mais seulement pour un bien court espace de temps. Devenu professeur de botanique et de médecine théorique dans sa ville natale, il y fonda, en 1691, sous les auspices du cardinal Fr. Medici, et sous le titre de Colonia arcadica fisiocritica, une académie de physique que l'empereur François l'^'' rétablit plus tard, et qui ne commença qu'en 1760, à faire connaîtie les résultats de ses travaux au public. Gabrielli mourut le 1 9décembre 1 705. On lui doit la description d'une ligne méridienne qu'il avait fait tracer dans la salle où s'assemblait l'Académie (Sienne, 1705, in-4.°). Il a aussi inséré quelques articles tant dans la Galeria di Minerva, que dans les Ephéméiides des curieux de la nature dont il était membre sous le nom de Straton. Tous ceux qui font partie de ce dernier recueil, ont rapport à la médecine [Biogr. niéd. Panck). L, n^^

Gabrielli (Salvadore). Médecin italien, né à Sienne le 25 décembre 1809, mort dans cette ville, d'apoplexie cérébrale, le 24 juin 1880. Il prit ses grades en 1829, obtint la licence d'exercer la médecine et la chirur'îie à Sienne en 1851, puis pendant dix ans fut médecin pensionné successivement à Palaz-

AU GADALDINI (Les deux).

zone et à San Gemignano. En 184i, il fut nommé prosecteur à l'université de Sienne et en 1851 devint professeur de matière médicale et de thérapeutique expérimentale à la même université. Nous connaisson* de lui :

I. Brève rayr/uaglio délia malattia e consecutiva nea-oscopia del sig. Alf. Fondi, perito dcl cancro ollo stomaco. Siena, 1855. — II. Ilelazione délia malattia che toise di vila il fanciullo Tito Buonsignori ; evibolia dellarleria iliaca piimitiva désira. Sicna, tS.Jô. — III, Biografia di Giov. liait. Vaselli, professare d'anatomia umann nella B. Universita di Sicna. 1861-02. — IV. Prelezione al corso di materia ynedica e di terapeutica dell'anno 1801-62. — V. Sludj microscopici e sperimenlali sulla circolazione e sulla flussione san- (juigna considcrata corne elemento delta flngosi. Firenze, 1861. — YI. Orazione inaugurale 2>er l'anno accademico 1866-67 nella B. Univ. di Siena. — VU. Inlorno aile virtu terapcuticlie dellc arque mincrali delta Galleraie. Siena, lf<68. — YIII. // bagno termo-sulfureo deir anticn Querciolnja presse Bapolano (avec (J. Camparia). Siena, 1875. — JX. Nombreux articles de ihérapeutique dans Dizionario italiano di scienze mediche. L. H.n.

GABL'CCIKI (Gerommo). Médecin du seizième siècle, né à Frano. Il paraît avoir étudié avec soin les hydatides du foie chez divers animaux. L'on ignore la date de sa mort. Yoici les titres des ouvrages que l'on cite comme ayant été compo.sés par lui :

I. De lumbricis alvum occupantihus, ac de ratione curandi ces qui ab illis infestantur, commentarius. Venise, 1547, in-S"; Lyon, 1549, in-16. — II. De cornitiali morbo libri très. Venise, 1561, 1568, in-4°. — III. De podagra couuncntarium, ad faciendam medicinam accommodalum. Venise, 1509, in-4°. .4. D.

GABURET (Nicolas). Chirurgien de Louis XllI, se distingua, en 1631, pendant l'épidémie de peste qui régnait à Paris ; il fut l'un des bienfaiteurs de la communauté de Saint-Côme. D'après VIndex funereus chirurgicorum parisiensiitm, de Devaux, Gaburet mourut le 2 juin 1662. L. Hn.

GA.cnET. Médecin de la fin du dix-huitième, auquel Dezeimeris consacre la notice suivante : « docteur en médecine, membre de l'Académie des Arcades de Rome et du Musée de Paris. Pour le désigner par son titre le plus caractéristique, nous ajouterons qu'il fut un charlatan à secret. iNons ne l'admettons dans ce diclioniiaire que parce que ses ouvrages sont indiqués dans divers recueils comme des œuvres scientifiques; tandis que ce sont, si l'on peut ainsi parler, des procédés industriels propres à répandre l'annonce de remèdes inventés par l'auteur et tenus secrets par lui pour le plus grand bien de l'humanité )>.

1. Manuel des goutteux et des rlmmatistes, ou l'art de se traiter soi-nicnic. Paris, 1785, in-1-2; 4' édit., ibid., 1795, in-12, 2 vol. Trad. en allem. par Tahor. DQikbeim, 17'.'2, iii-8°. 11. Avec Maison : Tableau historique des événements présents, relativement à leur influence .<!!/)• la santé... Paris, 1789, in-12. — 111. Problème médico-politique pour et contre les arcanes ou remèdes secrets. Paris, 1791, in-8°. L. H.v.

G.4D.%LDIXI (Les deux).

Gadaidini (AuGusTo). Médecin italien du seizième siècle, né à Modène, mort à Venise en 1575. Il corrigea les traductions lalines de la plupart des œuvres de Galien (édit. de Venise, 1551 et 1609, in-fol.). On connaît de lui :

Stephani Alheniensis explanationes in Galeni librum therapeuticum primum ad Glauconcm, latine cuni scholiis. Venet., 1555, in-S° Lugd., 1555, in-S". L. ILn.

Gadaldinî (Belisario). Fils du précédent, né à Modène, floi'issait à Venise à la fin du seizième siècle. Il publia avec une préface signée de lui :

GADDESDEN. ^^^

Pra'lectiones de ratione curandi pai-ticularcs corpor'is /nimani affectas. — Explanationesin Galeni libres de differenliis febriwn. Yeaet., 1575, in-iol. L- H^'.

GADD (Peter-Adrun), né à Birkala, le 12 avril 1727, a été professeur de chimie à l'université d'Aaho, directeur des plantations en Finlande et membre de l'Académie des sciences de Stockliolm. 11 est mort à Aabo, le H août 1797. 11 a publié un nombre considérable de mémoires et de dissertations sur la chimie, la minéralogie et la botanique, mais un petit nombre d'entre elles intéresse la médecine. Nous citerons seulement de lui :

I. Aphorismi de morbis planlarinn. Aabo, IT-iS, in-4''. — II. Dlsquiailio chemica lujpolhcseos de Iransmutatione aquœ in lervam. AaLo, 17Gô, 111-4°. — 111. Disseilatio de exlicdaliunihiis mineraliuiu. Aabo, 1766, in-4°. — IV. Observaliones cliemico-p/iysicœ de originaria corporum mineralium electricilale. Aabo, 170!), 111-4°. — V. Forsog til en lnjdrologisk afliandl//ig, oin iirspningU ock beskaffen heten of de storska valludiag i Finland. Aabo, 1772, in-4°. A. D.

G4DDESDEV (Jean de) ou Jkan l'Anglais. Célèbre chirurgien anglais, mort vers 1550. Le premier, il lit usage des tcnctles pour extraire la jiierre de la vessie. 11 lut l'élève de Gordon et de Henri de Mondeville à Montpellier et à Paris dans les premières années du quatorzième siècle; il emprunta même beaucoup aux ouvrages de ces deux savants, sans les citer. Le titre même de son ouvrage le plus important, Rosa medicinae, rappelle singulièrement le Lilium medicinae de Gordon. Guy de Ghauliac ne professait pas une grande estime, pour cet ouvrage : « On m'a envoyé cette fade rose, disait-il, je pensais y trouver quelque saveur et je n'y ai vu que des fables ». Cependant Gaddesden osait écrire au sujet de cette élucubration fantastique : « Mon livre l'emporte sur toutes les pratiques de médecine autant que la rose l'emporte sur les autres lleurs ».

Notre auteur fut néanmoins comblé d'honneurs; il était chanoine de Saint- Paul, et il fut le premier anglais employé comme médecin à la cour de Londres, car avant lui, la charge de médecin du roi était toujours confiée à des étrangers. 11 habitait le collège de Merton à Oxford.

« Freind, Thistoiien qui a lu ses écrits avec le plus de soin, y a recueilli tout ce qui pouvait faire connaître le caractère de l'auteur. 11 avait, dit cet historien, assez de sagacité pour pénétrer les différents faibles de la nature humaine ; il savait bien juger à quel point il pouvait en imposer à la crédulité. 11 présente avec beaucoup d'art des amorces aux personnes délicates, aux dames, aux riches, et s'étudie à inventer pour eux des remèdes très-recherchés et trèschers. Chargé de soigner le fils du roi d'Angleterre de la petite vérole, il ordonna avec toutes les formalités requises et avec un air important, qu on enveloppât le malade dans de l'écarlate, que tout ce qui était autour du lit lut rouge, ce qui est dit-il, un fort bon moyen. Lorsque dans les écrouelles, le mal ne cédait pas anv souverains remèdes, tels que le sang de belette, ou la fiente de pigeon, il exhortait les malades à aller .sup|>lier le roi de les toucher. Homme à spécifiques, il parle avec complaisance de ceux qu'il avait inventés, et des sommes qu'il en avait tirées en en dévoilant quelques-uns soit à des particuliers, soit à des chirurgiens barbiers. Pour quelques maladies que ce soit, il en a de tout prêts; son fort est en recettes. Il fait avec elles des choses merveilleuses. Il a guéri, dit-il, vingt hydropisies avec de la lavande ; mais c'est un remède pour lequel il faut se faire payer d'avance. Quelqu'un avait-il la pierre? il était l'homme qui pouvait la dissou-

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