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GALLIUM

dansladiatlièsebémorrliagique, dans l'hémoptysie, l'épistaxis, riiématénièse, etc.; à moins de contre-indication, il doit être administré à très-haute dose, de 30 centigrammes à 1 gramme par jour en plusieurs prises, sous forme de pilules ou dans du pain azyme.

L'acide gallique peut remplacer aussi le tannin dans l'albuminurie. Todd, Richard Neale, Gubicr et d'autres en vantent les effets. Ce dernier auteur le regarde, en outre, comme un très-bon diurétique « toutes les fois que l'anurie est liée à un état d'hyperémie ou de phlogose rénale » [Comment., 2* édit., p. 702) ; il l'a même fait entrer dans un oxijmel diurétique de sa composition. Au contraire, suivant Rabuteau, l'acide gallique serait propre à diminuer la sécrétion ordinaire ; l'autre ajoute, il est vrai, que ses expériences « méritent d'être reprises » [M. de thér., 1" édit.). D.

GALLISCH (Friedrich-Anton). Médecin allemand, né à Leipzig, le 28 août 1554, mort prématurément de la petite vérole dans la même ville, le 15 février 1783. Il était fils d'un pharmacien de Leipzig. Reçu maître es arts à l'Université en 1775, docteur en médecine en 1777, il fut nommé en 1782 professeur extraoï'dinaire de médecine. On a de lui :

I. Biss. de Arhtotele, rei naturalis scriptore. Lipsiaj, 1776, in-i". — II. Diss. de valeludine veriia. Lipsite, 1777, in-4°. — III. Diss. : corporum vi acris mutatorum exempta. Lipsiœ, 1777, in-4°. — IV. Diss. de aens in corpus humanum vi. Lipsiae, 1777, in-4°. — V. Progr. de acido salis ejusque dcphlogisticatione. Lipsiœ, 1782, in-4°. — YI. Verauch einer Anwendung der depihlogistisirlen Luft auf das Lôlhrohr. In Crell's Annal., Bd. Ij 1784. — VIL Ur.e traduction : Duciuxoy. Versuch iiber die Kenntniss der mineralog. Wasser... Ans d. Franz, ûbers. Leipzig, 1783, in-S". L. Hx.

GALLIUM (Ga= 69,865). La découverte de ce métal par M. Lecoq de Boisbaudran, en 1875, n'est pas due au hasard. Elle a été prévue par les déductions tirées des rapprochements que présentent entre elles certaines propriétés des éléments connus, notamment les longueurs d'onde des rayons lumineux émis à une haute température par ces éléments ou par leurs combinaisons. Ces rapprochements ont fait voir dans certaines séries de corps des lacunes provenant évidemment de métaux encore inconnus : c'est une de ces lacunes qu'est venue remplir la découverte du gallium. Et non-seulement l'existence du gallium était prévue, mais aussi ses principales propriétés.

La discussion des poids atomiques des éléments d'une même famille chimique a conduit d'un autre côté M. Mendeeleff à prévoir l'existence de nouveaux éléments. Parmi ceux-ci s'en rencontre un, placé entre l'aluminium et l'indium, que M. Mendeleeff a nommé ekaluminium, et dont les propriétés prévues et le poids atomique se confondent sensiblement avec ceux du gallium. On voit donc que la découverte de ce métal présente un intérêt scientifique des plus élevés.

Le gallium a été trouvé dans certains minerais de zinc parmi lesquels les plus riches sont : la blende noire de Bensberg (Rhin), la blende jaune des Asturies et la blende brune de Pierrefitte (Pyrénées). La blende de Pierrefitte, dans laquelle le gallium a été découvert, ne paraît néanmoins en renfermer qu<e 1/400000 à 1/500 000; celle de Bensberg est notablement plus riche. Cette infime teneur en gallium rend l'extraction de ce métal longue et difficile.

Extraction. Le produit du grillage du minerai, dans les fours à pyrite, est traité par une quantité d'acide sulfurique insuffisante pour le dissoudre en totalité ; la majeure partip de l'oxyde de zinc se dissout et le gallium reste dans

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