‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 89 sur 126 · C. Re'sultat nul · texte numérisé non relu

C. Re'sultat nul

Obs. 58. 5 séances, pile et procédé de Ciniselli, aucun effet, mort par suffocation 4 mois après la première opération (Ciniselli, in Verard., n° 25).

Obs. 39. 1 séance, pile et procédé de Ciniselli, aucun effet, mort par asphyxie 1 mois après (Ciniselli, in Verard., n" 39).

D. Résultats donteu.r.

Obs. 40. 1 séance, pile et procédé de Ciniselli, amélioration de courte durée, mort 1 an après, à la suite de l'opération de Brasdor (Ciniselli, Gaz. med. lomb., 1871, in Verard., n° 24).

Obs. 41. 5 séances, pile de Gaiffe, 5 aiguilles d'acier, courant positif, 5 minutes sur chaque aiguille, malade très-soulagc, amélioration considérable du souille. Pas d'autres détails; fait connu seulement par la mention des tableaux de buiABDiN-BEADMETz et de Uobin.

GALVANO-PUNCTLRE (bibliographie). r>ll

II. Anéyuysmes de l'aoiitk tiioiuciqle avec Tuur.L'R SECONDAIRE EXTERNE. A. AméUoralioii notable par le traitement.

Obs. 42. Rupture imminente, deux séances, pile à colonne, 52 élémenls, G aiguilles d'acier, courant positif sur 5, négatif sur une, 30 minutes, amélioration notable (Uossé, in Cinisein, p. 298).

Obs. 45. 7 séances, pile de Daniel!, oO éléments, 7 aiguilles d'acier, courant positif, 18 minutes, amélioration, mort 10 mois après la l'^" séance, 1 mois après la dernière, rupture interne (Zdekauer, St-Petersb. med. Zeilschrift, 18G9, Bd. XVI, p. 57).

Obs. 44. 2 séances à 54 jours d'intervalle, pile à colonne de 30 éléments avec de l'eau salée, 5 aiguilles en acier, isolées par le courant positif, procédé de Ciniselli, amélioi^ation après la l"^* séance, aggravation'après la 2", rupture interne 22 jours après celle-ci (Pinali- Vanzetti, in Ciniselli, Mem. tie 1870, p. 309).

Obs. 45. 1 séance de 40 minutes, comme dans le cas précédent, amélioration, rupture interne 100 jours après [Id., p. 159).

Obs. 46. 4 séances, pile et procédé de Ciniselli, guérison temporaire, mort 1 an après par rupture du sac causée par un antlirax développé sur sapai'oi (Gallozzi et Yizziou, Enciclop. méd., vol. 1", p. 1544, in Verard., n" 28).

Obs. 47. 5 séances, pile de Weiss, 5 à 12 éléments, pôle positif, guérison pendant 4 ans, mort subite, l'anévrysme était consolidé (Dbeschfeld, Bévue mensuelle, 1878, p. 3G5).

Obs. 48. 5 séances, pile de Stôhrer, 5 à 15 éléments, en augmentant de 5 toutes les 5 minutes, amélioration progressive constatée l'année suivante (Browne et IIeatii, f/ie Lance!, 1875, t. II, p. 264).

Obs. 49. Menace de rupture, 4 séances à intervalles de 5 jours, 17 jours, 2 mois 1/2, pile de Slohrcr, 4, 6, 8 éléments, 1 aiguille vernie, courant positif 1/2 heure; oppression, œdème du bras gauche après la dernière séance, puis amélioration de l'état local et général constatée 15 mois après ; puis refroidissement, bronchite, mort 2 mois 1/2 après, de rupture interne ; poche remplie de caillots anciens, les gros vaisseaux en partaient (JIac Cali, AxtJEiisoN, //le Lancet, 1875, t. I, p. 261, et 1874, t. I, p. 865).

Obs. 50. 1 séance, pile de Foveaux, 2 aiguilles isolées, courant positif, amélioration immédiate; cinq semaines après, la tumeur était dure, diminuée de volume ; diminuîion des douleurs (C. Bastian, Drit. Med. Journ., janv. 187 i, t. I, p. 84).

Obs. 51. Plusieurs séances sous le chloroforme, pile de Smee, amélioration, mort tie pleurésie 3 mois après, caillot stratifié remplissant le sac (Altiiads et Holmes, loc- cit., p. 650). Obs. 52. Anévrysme de la crosse, devenu 2 fois externe par érosion du sternum et fies deux premières côtes, 5 séances d'environ 50 minutes, pile de Yolta de 30 éléments à lames carrées, 2 aiguilles, courant changé sur les aiguilles, amélioiation instantanée progressive et durable: malade en bonne santé 5 ans après, 8 juin 1880 (Veraudini. Ce cas fait l'objet du mémoire cité en tête de la bibliographie).

Obs. 55, 2 séances, amélioration de 7 mois après la première, pile de Foveaux, 8, 15, 16, 5 éléments, trois aiguilles positives, courant continu pendant 2 heures. 2° séance, 8 mois après la première, pile de Stuhrer, 6 à 10 élémenls, 3 aiguilles positives, 1 heui e, amélioration d'abord, puis inflammation et abcès du sac, nouvelle amélioration, enhn rupture 2 mois et iO jours après (Simpson, Brit. Med. Journ., 1877, t. 11, p. 405).

Obs. 54. 2 séances, amélioration, coagulation d'une grande partie du sac, cessation des battements (Foster, Brit- Med. Journ., 1876, t. I, p. 510).

Obs. 55. 1 séance, pile de Trouvé, 10 à 70 éléments, 56 minutes, amélioration (José Penna, Ann. del circulo med. argentine, t. I, n° 2, et Canstatt's Jakresb., 1878, t. Il, p. 524).

Obs. 56. 2 séances à 26 jours d'intervalle, appareil de Gaiffe, 26 éléments, 5 aiguilles positives, 5 minutes sur chaque aiguille, 25 minutes en tout, amélioration après les 2 séances, mort 75 jours après la première, d'atfection cardiaque (Dujardin-Beaumetz, Bull, dethér..

1877, t. XCIlI,p. 1, et thèse de Robin, 1880, p. 115).

Obs. 57. 2 séances, pile de Yolta à lames carrées de 8 à 12 éléments, 2 aiguilles', courant changé sur les aiguilles, guérison temporaire, durant encore 8 mois après la première séance (Vehardim, n" 50).

Obs. 58. 5 séances, pile de Weiss, 50 éléments, 2 aiguilles positives. 7 mois après la dernière séance, tumeur ferme, sans pulsation ni bruit anormal (Dreschfei.d, Bévue mensuelle,

Obs. 59. Rupture imminente, 4 séances, 2 aiguilles, courant continu, durée : 1°, 2 heures; 2°, 3 heures et demie; 3% 4 heures; 4°, 4 heures et demie. Amélioration aprèschaque séance, légère hcmorrh?gie après la dernière, mort d'épuisement 11 jours après ; cicatrices syphilitiques sur le foie et la rate (ïd., p. 569).

Obs. 60. 5 séances, à intervalles de 27 et 38 jours, pile de Stôhrer, 2, 4, 6, 8 éléments, 2 pôles la première séance, pôle positif seul les 2 autres, amélioi'ation aprèschaque séance.

612 GALVANO-PUNCTURE (bibliographie).

cessation des battements après la dernièie. 7> mois après, récidive comme le premier jour (Bkowne, Ihe Lancet, 1878, t. Il, p. 582).

Obs. 61. 2 séances à 1 mois d'intervalle, procédé et pile de Ciniselli, accidents nerveux immédiatementaprès la première, puis amélioration ; après la deuxième, amélioration pendant 9 mois, puis gaslro-eritérite qui provoque l'accroissement de la tumeur ; mort d'hémoptysie 1 mois après (Fbanzolini, Gioru. veii. di scieine met/., février 1878, p. 142).

Obs. 62. 5 séances à intervalles de 5 semaines, appareil de GaifTe, 2 aiguilles positives, 5 minu'es sur chaque aiguille à 5 reprises, amélioration notable, cessation des douleurs ; propagation de l'anévrysme au canal rachidien 8 mois après, méningite spinale, mort (Proust, in thèse de Teismkr, p. 126, et Coiupès de Paris, 1878, p. 93lj.

Obs. 63. 12 séances dont 2 par la méthode Ciniselli, les autres par la méthode de Dujardin- Beaumetz; pile de Gaiffe, 2 aiguilles posilives, 5 minutes sur chaque à 2 reprise?, amélioration après les 10 premières séances, surtout la b' et la 9% aggravation après la 11" et surtout après la 12", mort par rupture sous-culanée 9 mois et demi après la première séance ^BucQuoï, thèse de Robin, p. 77).

Obs. 64. Menace de rupture, 2 séances, pile à courant continu, 2 aiguilles, les 2 pôles; cassation des battements, diminution de la tumeur, mort 5 semaines après, de rupture dans le péricarde (Duncan, lln't. Mcd. Joiirn., avril 1879, p. 510).

Obs. 65. 5 séances, même procédé, amélioration; malade perdu de vue pendant plusieurs mois, augmentation de la tumeur, mort par hémorrhagie externe (Id.).

Obs. 66. 1 séance, même procédé, diminution considérable et progressive de la tumeur; 5 semaines après le malade rentre chez lui (W.).

Obs. 67. 1 séance, môme procédé, diminution de volume de la tumeur, continuation du traitement par l'iodure de potassium; au bout de six mois la tumeur avait disparu (Id.).

Obs. 68. 2 séances, même procédé, disparition presque complète de la tumeur; 8 mois après, mort subite; pas d'hémorrliagie externe (Id.).

Obs. 09. Tumeur dans la fosse jugulaire, 1 séance, juême procédé, amélioration immédiate et progressive; la malade peut reprendre son état de blanchisseuse; récidive quelques mois après {Id.}.

Obs. 70. Légère saillie externe, 1 séance; amélioration marquée; le malade quitte l'hôpital [Id.).

Obs. 71. 1 séance, yile de Stôhrer, 4 à 6 éléments, 1 aiguille positive, durée 1 heure, hémorrhagie assez abondante en retirant l'aiguille, amélioration considérable et toujours progressive, résultat constaté 13 mois après l'opération (M. Gall Andersox, Glasgow Med. Journ., avril 1879, p. 298).

Obs. 72. 5 séances, pile de Ciniselli, procédé de l'auteur, 4 aiguilles positives, amélioration (iVo/e inédile de VERAnDiNi).

Obs. 75. 5 séances à 12 ou 15 jours d'intervalle, 40 à 45 minutes chaque, grande pile de Gaiffe à Sou 10 éléments, 5 aiguilles, pôle positif, tumeur externe volumineuse avec accès d'angine de poitrine, soulagement de la douleur el de l'angine de poitrine, amélioration considérable de la tumeur pendant 6 jnois (Teissieiî, Obs. inédite).

Obs. 74. Même sujet, récidive, rentre à l'hôpital, plusieurs séances comme dans le cas précédent, nouvelle amélioration de la tumeur; on est obligé de suspendre les séances à cause de douleurs vives dans l'abdomen.

Obs. 75. Anévrysme énorme de l'aorte ascendante, insuffisance aortique, tumeur secondaire externe à base très-large ; les deux premières séances sont accompagnées de syncopes dues à la frayeur du malade qui ne peut éprouver la moindre émotion vive sans se trouver mal ; au bout de plusieurs mois, on essaye de nouveau la galvano-puncture, 7 séances à 15 jours d'intervalle, pile de Gaiffe, 2 à 22 éléments, 1 aiguille positive, courant continu de 8 à 10 minutes, amélioration considérable de l'état général et local, le malade est encore soumis à l'observation (Duiaruin-Beaumetz, Bull, de tliér., 15 juillet 1880, p. 12).

Obs. To. Vaste tumeur secondaire externe avec insuflisance aortique, 5 séances à intervalles irréguliers, opération comme dans le cas précédent, amélioration considérable de l'état général et local, tumeur dure, battements très-diminués; le malade est retourné dans son pays (Dujardin-Beaumetz, Id., p. 10).

Obs. 77. Tumeur externe avec hémorrhagie avant le traitement, menace de rupture, survie 68 jours, 2 séancer de galvano-puncture, appareil de Bunsen, 4 à 6 éléments, 2 aiguilles avec couche isolante, courant continu, 20 minutes, 53 jours d'intervalle entre les 2 séances, phlegmon, puis gangrène du sac, rupture 34 jours après la dernière séance (Dnxcw, Edinburgh Med. Journ., 1867, t. Xlll, 1 part., p. 101).

B. Pas d'amélioration notable après le traitement.

Obs. 78. (1'= de Ciniselli), 2 séances à 11 jours d'intervalle: l" séance, pile à colonne, 30 éléments avec eau salée, 2 aiguilles d'acier, courant continu, 52 minutes, ulcérations

r.ALVANO-l'UNGTUUE (bibliogkaphie). (U.")

supfiiicicUcs; 1° séance, pile de Vollaston, 10 éléments en 2 séries, 4 aiguilles recouvertes de vernis, courant changé sur les aiguilles, durée 30 minutes, progrès du mal; mort par rupture de l'anévrysme interne 4 mois et demi après (Giniselli, Gai. mcd. di Milano, 1847, n- 2, et Jl/em. de 1870, p. 294).

Obs. 79. 2 séances, appareil d'induction, 4 aiguilles, courant positif sur les aiguilles, progrès du mal, suicide par plaie pénétrante de la tumeur (Zdekauer, Sl-Petcrsb. mcd. Zeit- ■schrift, 1809, Bd. XVI, p. 33).

Obs. 80. Ouvrier de Cliarrière, 1 séance avec la machine de Breton, 2 aiguilles en rapport avec les 2 pôles, amélioralion temporaire, mort subite 15 jojrs après (Piédagnel cité par Dujaudi.v-Beaumetz, Bull, de thér., 1877, t. XCIIi, p. 4).

Obs. 81. Plus de 11 séances, appareil d'induction, 2 à 4 aiguilles, courant posilif, 10 minutes, mort par rupture interne 5 mois après le début du traitement (Zdekaueh, loc. cit., p. 43).

Obs. 82. 11 séances, pile à colonnes, 5 à 6 aiguilles d'acier, courant positif, 10 à 20 minutes, amélioration passagère, mort 2 mois et demi après le début du traitement par rupture interne (Zdekaueb, loc. cit., p. 40).

Obs. 83. 1 séance, pile de Vollaston de 6 à 28 éléments, 8 aiguilles d'acier, courant posilif, 15 minutes, c<chare, mort ()ar hcmorrhagie secondaire à la chute de l'cscliai'e

(Zf)EKAUER, kl.).

Obs. 84. Tumeur externe, hémorrhagie avant le traitement, 2 séances à 24 heures d'intervalle, pile de Bunsen, 4 éléments, 2 aiguilles d'acier, courant continu pendant 45 minutes, changé, 85 minutes, en tout 110 minutes, battements plus faibles, mort par rupture du sac Tjoui's après la dernière séance (Duncan. Edinburgli Mcd. Joiirn., ISGG, t. I.\, S" part., p. 920).

Obs. 85. 2 séances à 20 jours d'intervalle, colonne de 50 éléments avec eau salée, 6 aiguilles en acier, durée 45 et 25 minutes, courte amélioration après la première séance, progrès du mal après la deuxième, augmentation de l'anévrjsme interne, compression thoracique, mort d'asphyxie 2 mois après la dernière séance (Rouge, de Lausanne, Bull. Soc. mcd. de la Suisse romande, 1869, in Giniselli, p. 523).

Obs. 86. 1 séance, même procédé, 4 aiguilles, amélioration, puis progrès du mal, mort par hémorrhagie externe 52 jours après (De Cristoforis, in Giniselli, p. 330).

Obs. 87. 1 séance, mêmes détails, progrès du mal, mort par rupture interne 3 jours après (Giniselli, Mém. de 1870, p. 555).

Obs. 88. Uécidive de l'obs. 1. 1 séance 20 mois après la première, pile de Giniselli, 24 éléments, 3 aiguilles isolées par le courant positif, durée 50 minutes, eschares superficielles, durcissement de la tumeur, après augmentation subite, puis distension du sac, sphacèle, rupture externe, mort 42 jours après l'opération (Giniselli, loc. cit., p. 554).

Obs. 89. 4 séances à quelques jours d'intervalle, pile de Bunsen, 1 à 2 éléments; première séance, 1 aiguille en acier en rapport avec le pôle négatif ; les autres séances, 4 aiguilles, eschare, réaction générale et locale phlegmoneuse, mort par hcmorrhagie externe à la chite des eschares (Mazzuciielli et Porta, Gaz. med. ilal, lomb., 1870, n° 44, in Giniselli, p. 365).

Obs. 90. 1 séance, procédé de Giniselli, mort par suffocation 10 jours après (Giniselli, in Verard., n° 26).

Obs. 91. 7 séances du 22 octobre au 14 décembre, pile de Stôhrer, 4 à 8 éléments, 1 aiguille positive dans 6 séances, 2 aiguilles avec les 2 pôles à la A' séance, hémorrhagie, mort par rupture externe (Mac Call Axderso.v, the Lancet, 1874, t. I, p. 82o].

Obs. 92. 3 séances à 5 jours d'intervalle, pile de Foveaux, 5, 8 et 11 éléments, 1 aiguille isolée positive, 2 à la 5% courant continu une demi-heure, augmentation delà tumeur après les deux dernières séances, rupture interne du sac 11 jours après la dernière (G. Bastian Brit. Med. Journ., nov. 1873, t. XI, p. 594, 625).

Obs. 93. 9 séances à 6 et 8 jours d intervalle, pile de Foveaux 5 à 30 éléments, 1 aiguille isolée positive à toutes les séances, sauf à la cinquième où on employa 2 aiguilles en rapport avec les 2 pôles, hémorrhagie cette fois par les piqûres, amélioration après les premières séances, inflammation du sac après les 3 dernières, rupture externe du s?c (Ralfe et Smith, Med. Times et Gaz., 1874, t. I, p. 07).

Obs. 94. Menace de rupture, 1 séance, 2 pôles dans la tumeur, rupture externe du sac par un des trous d'aiguille (Althaus et Holmes, in Althaus, loc. cit., p. 649).

Obs. 95. 2 séances à 10 jours d'intervalle, pile de Smee-Foveaux, 20 à 29 éléments, 2 jours après la première séance rupture dans la plèvre, puis amélioration; après la deuxième inflammation, gangrène, mort par rupture interne 14 jours après (BECKet Rixger, the Lancet 1875, t. XI, p. 550).

Obs. 96. î séance, pile commune, 5 aiguilles, courant changé sur les aiguilles, amélioration courte, mort 2 mois après (Fraxzolim, G*o»'«. venet. di scienze^med. Dec. 1876 in Verard-, n" 41).

(Hi GALVANO-PUNCTURE (bibliographie).

Obs. 97. 3 séances, pile de Foveaux, 5-8 cléments pour les 2 premières. 25 pour la 5^, 2 à 3 aiguilles positives, pas de résultat après les 2 premières, augmentation de la tumeur après la 5«. Entre la 2" et la 3° on fit une séance sans aiguilles, les 2 électrodes élant terminées par des éponges appliquées sur la paroi du sac; bien que la séance précédente ait eu lieu 9 jou>'s auparavant, il y eut une hémorrhagie par les piqûres. Mort par rupture dans le péricarde 10 jours après la dernière séance (Simpsox, Brit. Med. Journ., 1877, t. Il, p. 40).

Ubs. 98. 6 séances en 2 mois, de 20 à 30 minutes chaque, pile de Volta, 52 disques, plusieurs Eiguiiles, mort par rupture du sac interne dans la trachée (VERAnciNi, // Mor(jagni,

Obs. 99. Menace de rupture, \ séance, pile à courant continu, 2 aiguilles en rapport avec les 2 pôles, mort la 2° nuit par hémorrhagie externe venant du point gangreneux (Dcncan, Brit. Med.Jouin., 5 avril 1879, p. 710).

Obs. 100. Menace de rupture comme dans le cas précédent ; 1 séance, abcès des parois de l'anévrysme, rupture 21 jours après (Duncan, eod. loc ).

Obs 101. Tumeur externe volumineuse à marche progressive, 9 séances à 15 jours d'intervalle, amélioration après chaque séance, mort 5 jours après la dernière, rupture dans la plèvre (DuNCAx, eod. toc).

Obs. 102. 3 séances, amélioration légère après chacune, mort par compression intra- Ihoracique (/«.).

Obs. 103. 3 séances à 15 jours d'intervalle, pile de Gailfe, 2 aiguilles, pôles positif et néiiatif alternés, 5 minutes, diminution considérable de la tumeur, moit pyr rupluie, anévrysme faux consécutif (Dijaudin-Beaumetz, in thèse de Robim, 1880, p. 85).

Obs. 104. 3 séances à 28 jours d'intervalle, peu de résultats après les 2 premières; après la dernière, résultat satisfaisant d'abord, puis abcès et augmentation de la tumeur, mort, 6 semaines après la dernière opération, de rupture sous-cutanée du sac (Gairdî;er et \nderson, Clasfjow Med. Journ., sept. 1879, p. 226).

Obs. lOo. 1 1 séances, 7 à intervalle de 8 à 10 jours, 1 aiguille négative non vernie, durée une demi-heure, amélioration après les premières séances, puis augmentation, 5 séances avec une aiguille positive, puis une avec les deux aiguilles, amincissement de la paroi, mort par rupture interne 3 semaines après la dernière séance (Fori.is, Brit. Med. Jauni., 5 avril

Obs. 100. 1 séance, pile de Léclanché, 15 couples, 2 aiguilles, durée 1 heure, inflammation autour de l'anévrysme, mort au 4° jour, rupture dans la trachée, ranévrysme n'avait pas de sac (David Drummom), the Lancet, 9 août 1879, t. II, p. 193).

Obs. 107. Même sujet que l'obs. 28, récidive au bout de 17 mois, nouvelle séance 2 ans aiirès la première, aggravation; 2*sèance21 .jours après, aggravation, douleur, toux, dyspnée, augmentation de la tumeur, mort par rupture inlra-thoracique 2 mois après la dernière séance (Bdrresi, loc. cit.).

Obs. 108. Dyspnée et douleurs intolérables, 3 séances à 4 et 19 jours d'intervalle, pile de GaifTe, 4 aiguilles vernies, la 2" non vernie, le 3^ courant changé sur les aiguilles, 2 minutes sur chaque; après la 2° séance syncope le 5° jour, puis hémiplégie, diminution des douleurs pendant 15 jours; après la 3-, épanchement sanguin sous-cutané considérable, néanmoins diminution nouvelle des douleurs ; mort, 15 jours après la dernière séance, d'inanition prolongée, œsophage comprimé par la tumeur, rien au cœur ni dans le cerveau (Habran et IIenrot, Union méd. du ^ord-Est, mars 1880, p. 67).

G. Cas douteux.

Obs. 109. 2 séances à 15 jours d'intervalle, pile de Stôhrer, 8 à 10 éléments, 5 aiguilles, pôle positif, 40 minuies, amélioration des douleurs, augmentation de la tumeur après la 2"^ séance, résultat inconnu, le malade ayant quitté l'hôpital 3 semaines après (IIoma.xs, Boston Med. Journ., 1876, t. XGV, p. 579).

Obs. 110. 1 séance, pile de Gaiffe, 2 aiguilles, les 2 pôles, 2 minutes sur chaque, soulagement marqué, cessation de l'éleciro-puncture à cause de l'état du cœur et de la tendance aux syncopes (Dujardis-Beaujietz, thèse de Robin, p. 119).

Résultat nul.

Obs. 111. Séance, pile modiflée par l'opérateur, 3 aiguilles, courant changé sur les aiguilles, aucun elfet, mort un mois après, par rupture de l'anévrysme interne (Machi.avelli. Giorn. med^ mil. (Vei'.ard., n° 30).

Cas de nature douteuse.

Obs. 112, 11-5, 114. Simplement mentionnés par Simpsos, qui cite les malades comme améliorés [Brit. Med. Journ., 1877, t. I, p. 200).

Asévrysmes de l'aorte abdominale et d'autres vaisseaux.

Obs. 115. 4 séances, 30 macs, 6 avril, 4 mai, 22 juin 1871, mort le 28 juillet, améliora-

GALVAINO-PUNCTURE (bibliographie). 615

tioii de l'état général, mort d'épuisement (Keyes, New-York med. Journ., déc. 1871, cité par BowDiTcii, Boston med. Journ., 187G, t. XGIV, p. 103).

0I)S. 11(). Anévrysme abdominal, probablement du tronc cœliaque, 2 aiguilles isolées, pôle positif, 12-8 éléments Bunsen, 50 minutes, douleurs vives. On coupa les aiguilles près delà peau et on les laissa 23 heures en place; rongeur de la peau autour; le lendemain induration de l'anévrysme et diminution des battements, pas de renseignements ultérieurs (.\nstie, the Lancet, I8"4, t. II, p. 98).

Obs. 117. Anévrysme du tronc cœliaque, procédé Ciniselli, 3 aiguilles, séance sous le chloroforme, mort par rupture du sac une heure et demie après le commencement, trois quarts d'heure après la fin de la séance ^Dell' Acqua, Gaz. med. ilal. lomb., 1870, et Canstatt's Jahresbericlit , 1870. t. 11, p. 109).

Obs. 118. Anévrysme énorme du tronc brachio-céphalique, 4 séances, pile de Gaiffe, deux aiguilles d'acier, pôle positif, cinq minutes sur chaque aiguille, à deux reprises, cessation des douleurs, amélioration très-notable (Oujahdin-Deaumetz, tableau, n" 7).

Obs. 119. Cas analogue, 4 séances, même; procédé, huit minutes à deux reprises sur chaque aiguille, la tumeur a diminué, est plus dure, la malade a quitté l'hôpital (Moutard- Martix, in Thèse de Robin, 1880, p. 67).

Obs. 120. Cas analogue, 4 séances, môme procédé, cinq minutes sur chaque aiguille, modifications très-appréciables dans la tumeur, qui devient plus consistante et diminue de volume, augmentation après la dernière séance, mort par rupture dans la trachée (Dujaudix- Beal'metz, in Thèse de Robin, p. 117).

Obs. 121. Anévrysme de l'innominée, 3 séances, mort des progrès du mal. mais la marche fut certainement arrêtée après cliaque intervention (Duncan et Ballantyxe, Brit. Med. Journ., 1870, t. I, p. 520, col. 1).

Obs. 122. Anévrysme du tronc brachio-céphalique, amélioration temporaire antérieure par la galvano-punctuie; après la récidive, on lit 7 séances en six mois, avec quatre aiguilles d'abord, puis avec six; séances de cinquante minutes en augmentant pi'ogressivement l'intensité du courant; diminution d'un tiers (JIarti.no, Ann. universali dl med-, 1877, t. CC.\.L, p. 546).

Obs. 123. Anévrysme de l'innominée, avec anévrysme abdominal. Le premier fut soumis à l'électro-puncture ; le malade fut soulagé et on trouva des caillots dans le sac à l'autopsie (RoBERTsoN, Brit. Med. Journ., 1879, t. 1, p. 512).

Obs. 124. Anévrysme de la sous-clavière, 4 séances, une aiguille positive dans la tumeur, électrode négative sur la poitrine, courant continu pendant un quart d'heure, deuxième et troisième séances à sept et onze jours d'inteivalle, la tumeur durcit, mais augmenta. Nouvelle séance quatorze jours après, forte hémorrliagie, puis une seconde trois jours après, mort par rupture par les trous d'aiguille (Sands, New-York med. Bec, l"' sept. 1869, et Constates Jcihresb., 1809, v. II, p. 518).

Obs. 125. Id. d'origine traumatique, de petit volume, 4 séance." : 1" s., deux aiguilles d'acier isolées, en communication avec les deux pôles, pile de Weiss, 5 éléments, trois quarts d'heure, pas de résultat; 2" s., dix jours après, une aiguille de platine, positive, une d'acier, négative, 10-15 éléments, douleur intense pendant, durée deux heures un quart, écoulement de sang en enlevant les aiguillps, amélioration des douleurs; 3= s., trois quarts d'heure, vingt jours après, 3 aiguilles négatives, éponge au pôle positif, amélioration pendant deux mois, puis récidive par frayeur violente ; 4* s. comme la 1", mais chlorolorme, disparition des douleurs, diminution et induration de la tumeur, amélioration consiatée trois mois après (P'ergusson Me Gill, the Lancet, 4 juillet 1874, p. 9).

Obs. 126. Id. Cas intéressant par ce l'ait qu'après la mort on trouva la carotide de l'autre côté oblitérée par le cadlot (Cliffort Albuit, cité par Du.nc.4n, Brit. Med. Journal 1876, t. 1. p. 620, col. 2).

Obs. 127. Anévrysme de la fémorale de cause traumatique, quatre séances sans succès, augmentation de la tumeu», ligature de l'iliaque externe, suppuration du sac, mort quarante-quatre joui's après l'opération (Lecahre neveu, As.<iociation française jwur /'avancement des sciences. Congrès du Havre, 1877, p. 800;.

Obs. 128. Anévrysme de la région latérale droite du cou, deux séances, pas de résultat (Gl'ido Bini, L'Impar'Jale, 1877, n" 9).

Obs. 129. Anévrysme de la poplitée, une séance, résultat satisfaisant {Id.). Obs. 130. Anévrysme traumatique de la cubitale, deux aiguilles en rapport avec le pôle négatif, séance de dix minutes, hémorrhagie en ôtant les aiguil es ; le lendemain, rupture du sac, ligature de l'artère au-dessus et au-dessous, guérison(PicK, in Althaus, A Treatise on Médical Electricity, 5° édit., p. 649).

Nous recommandons en outre la lecture des travaux suivants :

Andersox (Mac Call). Case of Aneurism of Ihe Arch of Aorta treated by Galvano-punclure

616 GALVANO-PUNCTURE (bibliographie).

{Ihe Lancel, 1875, 1. 1, p. 201). — Du même. Clin. Lecture onlwo Cases of Aneur'mnoflhe Arch ofilie Aorta ùented by Galvmio-puncture (tlieLancct, 1874, t. I, p. 825et8C5i. — Bacciii. fiei'ue critique sur le traitement des anévrijsnies de l'aorte (Bull. <jén. de (hcr , 1878, t. XCV, p. 119 et suiv.). — BASTi\s,Cbar\[on. Clinical Lecture on a Case of Aneurijsm of the Arch of Aorta treated hij Galvano-punctiire (Brit. Med. Journ., 22-29 nov. 1873, p. 594, 623). — Beck Marcus. On a Case of Aneurysm of the descending Aorta treated by Galvano-jmncture {the Lancet, 18 oct. 1873, p. 550). — Boinet. Rapport sur le traitement des anévrysmes parla çalvuno-puncture. In Mém. Soc. de chir., Paris, 1853, t. III. p. 74.

— I. BowDicH Eleclrolysis in Thoracic Aneurism [Boston Med. Jour , 1878, t. XGIV, p. 57).

— Broca. Des anévrysmes et de leur traitement. Paris, 1856, p. 299. — Traité des tumeurs, t. 1", p. 479, 1866. — Blcqdot. Anévrysme de l'aorte traité avec succès par l'électrolyse (Bull. Acad. de méd., 1879, p. 55, et thèse de Robin, p. 77). — Carter. Aneurism ofT/ioracic Aorta treated by Ergotine Injections and Gahano-punclure (ihe Lancet, 1878, t. 11, p. 761).

— CiMSELLi. Aneicrisma poplitea trattato colla correntr eletlrica (Gaz. med. di Milano, 1846, p. 55, 100 et 207). — Sulla elettro-puntura nella cura degli aneurismi. Coiisiderazione pratiche (id., 1847, n° 2, p. 9). — Due osservazioni di aneurismi curali dall Boit. Bosse e considerazionipratiche(ld., 1850, n°44). — Sulla elettro-puntura nella cura degli aneurismi. Cremona, 1856. — Nuovo apparato elettromotore ad un solo liquida ed a corrente costante (Gaz. di Cremona. 15 mai 1808). — Bettificazione di alcuni scritti riguardanti l'opusculo : Studii ed osservazioni sulla elettro-puntura nella cura degli aneurismi (Gaz. med. ital. lomb., 1859). — De V électro-puncture dans le traitement des varices et des anéurysmes, par Gamberini et ToRBi. — Rectification de Ciniselli (Gaz. méd. de Paris, 1859, p 702 et 832). — Ancvrisme de l'aorte ascendante traité pwr la galrano-puncture [Bull. Soc. de chir., 1868, p. 359). — Sugli aneurismi dcll' aorta toracica pnora trattati colla elettro-puntura (Ann. univ. di mid., 1870. t. CCXIV, p. 292). — Sopra alcuni aneurismi deW aorta toracica osservati dopo il 18T0 (Galrani. Bologna, janvier 1873). — Aneurisma deW arco deW aorta trattato colla galvann-puntura dal Dott. M. Call Axderson (Galvani. Bologna. avril 1875). — Dimoi'trazione di alcuni coagiili ele'Jrici trovati in aneurismi trattati colla galvano-ago-puulura e présent az-ione dei relativi pezzi patologici. Cremona, 1876. — Sur le traitement des anévrysmes de l'aorte jmr la galvano-puncture (Bull. gén. de thér., 30 août 1877, t. XCIII, p. 177). — Clavel. De V électro-puncture . Thèse de Paris, 1837, n°182. — De Cristoforis. L'ago-cle.ttropuntura negli aneurismi delV aorta (Bcndiconto dell B. inst. lomb., sér. 11, vol. III. fasc. 14 et 15). — Dijardin-Beaumetz. ^ole sur un cas d'anévrysme de la crosse de l'aorte traité piar V électro-puncture (Bull, de thér., 1877, t. XCIII. p. 1).

— Sur le traitement des anévrysmes de l'aorte par V électro-puncture (Congrès de l'Ass. franc, pour r avancement des sciences, session de Paris 1878, p. 928). — Leçons de clinique thérapeutique : Du traitement des anévrysmes, 1"= édit., p. 176, 2''édit., p. 186. — DirxcAMJohn M.). On theCalrano-punclure of Aneurism. (Edinburgh Med. Journ., 1806, t. XI, 2" part., p. 920).

— On the Treatment of Aneurism by Eleclrolysis, with an Account of an Investigation inlo the Action of Galvanism on Blood and on Albuminous Fhiias, by Thomas R. Fraser (Id., 1867, t. XIII, première part., p. 101). — I^ectures on Eleclrolysis (Brit. Med. Journ., 1876, t. I, p. 619 et 715). — Discussion on Treatment of Internai Aneurism lld., 1879, t. I, p. 510). — FiscHEK. Ein fall von Aortaneurysma , beliandelt mit der Galvanopunclur nach Ciniselli (Berl. klin. Woch , 1875, p. 007 et 625). — Lapanxe, Traitement des anévrysmes par V électro-puncture (Thèse de Paris, 1851, n" 229). — Lincoln-. Case of Aneurysm of the Arch of the Aorta treated by Eleclrolysis CSew-Yurk Med. Rec.,25 mai 1875 (non consulté). — Machiavelli. SulV eleltro-ago-punlura applicata a mezzo curativo degli aneurismi delC aorta toracica (Gaz. med. ital. lomb., 1875, n'' 22,24 6126). — Meige (Achille.) De l'application de la galvano-puncture au traitement des anévrysmes (Thèse de Paris, 1851, n° 253). — Ottoxi. Storie di tre aneurismi delV aorta toracica curati colla galvano-ago-punctura (Ann. univ. di med., 1878, t. CCXLV, p. 442). — Pétreqcis. Sur une nouvelle méhode pour guérir certains anévrysmes sans opération sanglante à l'aide de la galvano-puncture (Gaz. méd. de Paris, 1846, p. 736). — Robix (Laurent-Aristide). De V électro-puncture dans la cure des anévrysmes intra-lhorac'iques , étude expérimentale et clinique (Thèse de doctorat, Paris, 1880, n° 216). — Hosenthal. Electricitàts, lehre fur Mediciner. Berlin, 1862, p. 177. — Rorx (Copstani). Du traitement des anévrysmes par la galvano-puncture (Thèse de Paris, 1848, u» 168). — Sevestre. Bévue sur le traitement des anévrysmes (Bev. des .sciences méd. Paris, 1879, t. XIII, p. 744).— Steinlin. Ueber Galvanopunktur bei Varices und Aneurysmen (Zeitschr. f. Gesselschaft der Aerzte zu Wien, 1853, t I, p 512). — Stramdio. Voir art. Axévrysme du Dictionnaire. — Teissier. De la valeur thérapeutique des courants continus (Thèse d'agrég. en méd., Paris, 1878, p. 119] . — Zde- KACER. Acta Inst. clin. imp. med. dur. Acad., 1845-46 (Eist. morb., W 221). — Du même. Galvanoplastische Behandlung der Aorten-aneurysmen (St-Petersb. med. Zeitschr., 1869, t. XYI, p. 29). L. H. Petit.

GAMARDE {Eav\ minérales de). G17

Ga;m4 (J.-P.). Médecin français, né à Ronibas (Moselle), se fit recevoir «lecteur en médecine à Montpellier le 51 août 1814; sur sa thèse, il se donne les titres de membre de la Légion d'honneur et de chirurgien principal aux armées. En 1816, il fut appelé par le gouvernement de la Restauration à diriger l'un des hôpitaux militaires d'instruction qui venaient d'être fondés, et en 18!2ti il était chirurgien en chef de l'hôpital militaire de Strasbourg ; de là il passa avec les mêmes fonctions au Val-de-Gràce, oij il fut nommé premier professeur à l'hôpital militaire d'instruction. 11 obtint sa retraite en 1856 et continua à habiter Paris jusqu'à sa mort, arrivée en 1861. Gama était grand-croix de l'ordre de Gustave Wasa, de Suède (1856). « Ses écrits, dit Laveran, ont éclairé la pratique et fondé l'histoire de la médecine militaire en France ; il a été le promoteur des défenseurs heureux des droits de la médecine militaire. » Nous connaissons de lui :

I. De la dilatation des plaies d'armes à feu et de l' extract ion des corps étrangers qu elles peuvent contenir, considérées dans la mcessilé de les pratiquer sur le champ de bataille. fiièse de Montpellier, 1814, 111-4°. — II. Disc. pron. à Vliôpit. milit. d'instruction de Strasbourg, le 12 nov. 18'22, etc. Strasbourg, 1823, ln-8\ — III. Traité des plaies de télé et de L'encéphalite, principalement de celle qui leur est consécutive. Paris, 18.'0, in-S"; t- édil., ibid., 18ÔG, in-S". — IV. Observ. relative à un anévrysme de la crurale. In Mém. de mvd., t. XVIII, p. 209. Extr. dans Bull. se. méd., t. VIII, p. Ô74, 1826. — V. Esquisse historique du service de santé militaire en général et spécialement du service chirurgical depuis l'étahlissement des hôpitaux militaires en France. Paris, 1842, 111-8". — Yl. Proposition d'un projet de loi pour la création : i" d'un directoire des hôpitaux militaires avec ses divisions et dépendances ; 2° d'un nouveau corps de médecins milit. Paris, 184G, in-8°. — VII. Mém. justificatif du décret du 3 mai 1848, réorganisant le service de santé, etc. Paris, 1848, in-8°. — VIII. Du décret du 3 mail^iHqiii réorganise, etc. Paris, 1849, in-8°. — IX. De l'utilité des citernes dans les établissements militaires on civils et les maisons particulières. Paris, 1856, in-8°; 2" édit., ibid., 1858, in-S". — X. Esquisse historique de Gutenberg. Paris, 1857, in-8°. — XI. Lettre sur le service de santé militaire. Paris, 1858, in-S". — XII. Seconde lettre sur le service de santé militaire. Paris, 1860, ln-8°. — XIII. Plusieurs mém. dans le Rcc. de mém. de méd. milit. L. ]h.

CiiAMARDE (Eaux miîjérales de). Athermales, sulfatées calciques faibles, sulfureuses moyennes. Dans le déparlement des Landes, dans l'arrondissement de Dax et à seize kilomètres de cette ville, à un kilomètre du bourg de Gamarde, émergent les deux sources des Deux-Louis et de la Reille. Leur eau claire, transparente et limpide, a une odeur sulfureuse prononcée, une saveur fade et hépatique, une température de 15" centigrade (source des Deux-Louis) et de 16" centigt^ide (source de la Treille). L'eau de Gamarde dépose, dans le ruisseau qui la conduit, une matière glaireuse, qui est probablement de la barégine. M. Salaignac a fait en 1850 leur analyse chimique qui a donné pour 10(10 grammes d'eau les pTincipes suivants :

Clilorure Je sodium 0,700

— magnésium (i^dSg

Carbonate de chaux 0,228

— magnésie n'02a

Sulfate de cliaus 0,126

Acide silicique 0,012

Matière végétale 0,011

— grasse résineuse 0,010

Total des matières fixes 1,200

Gaz acide sulftiydrique 0"',168

— carbonique 0"',100

C"',268 mr.T. E.NC. 4' s. VI. ^q

ei8 GAMASES.

L'eau de la source des Deux-Louis est seule employée en boisson et en bains. Elle est ingérée à la dose d'un à quatre verres par jour, le matin à jeun, un verre de demi-heure en demi-heure. La même quantité d'eau est bue ordinairement avant le dîner.

L'établissement de Gamarde se compose de six baignoires ovi l'on élève l'eau à lu température du bain par un chauffage artificiel. La durée des bains varie d'une demi-heure à une heure.

Action thérapeutioue. Les sources et l'établissement de la Gamarde ne sont fréquentés que par les habitants du pays qui viennent boire ces e^ux et s'y bai- "ucr pour soulager ou guérir leurs affections des voies respiratoires, digestives, génito-urinaires ou cutanées, qui reconnaissent pour cause un vice herpétique auquel conviennent les eaux sulfureuses. M. le docteur Batbédat, médecininspecteur de celte station, signale encore de nombreux cas de gucrison de fièvres intermittentes de date récente par le traitement hydrominéral sulfureux de Gamarde.

La durée de la cure est de vingt à trente jours.

On exporte l'eau de la source des Deux-Louis de Gamarde au grand établissement thermal de Dax pour les malades qui doivent suivre un traitement hydrominéral sulfureux. A. Rotureau.

GAMASES. GAMASIDÉS. On connaît sous ces noms des animaux de fort petite taille, parfois parasites et faisant partie des Arachnides de l'ordre des Acariens {voy. Acariexs).

Le nom générique de Gamasus a été donné pour la première fois à un groupe d'Acariens par Latreille {Histoire des Insectes, Paris, an Xll), et A. Dugès forma une petite famille, celle des Gamasés, ayant pour type le genre Gamase de Latreille, en la subdivisant en cinq genres : Dermanyssus, Gamasus, Uropoda. Pteroplus et Argas. Depuis celte époque, Koch, Kolenati et d'autres, ont, soit ajouté de nouvelles coupes génériques, soit décrit de trop nombreuses espèces. Le proerès le plus grand qui ait été fait dans l'étude des Gamases ou Gamasidés est la distinction, la séparation des premiers états de larve et de nymphe (larvose et nymphose) avec celui d'animal sexué (ou à l'état de perfeclose).

p. Mégnin, dans le Journal de Vanatomie et de la physiologie, etc., du professeur Charles Robin, a publié, en 1874 et 1876, deux importants mémoires sur les premiers états des Gamases et sur la classification monographique de ces animaux. On ne saurait actuellement en déterminer avec sûreté une espèce, si on ne connaît tous ses représentants aux divers âges et dans les deux sexes. L'état liypopial ou d'hypope , pendant lequel les nymphes de (}amases se transforment en devenant hétéromorphes, est très-remarquable. En effet, lorsque la matière alimentaire oii vit une colonie de ces animaux vient à manquer, soit par épuisement, soit par dessiccation, cette colonie semble prèle à périr : les larves et les adultes meurent, mais les nymphes pourront la propager. Ces nymphes se transforment, deviennent très-dvu'es, ont'des organes nouveaux sous forme de ventouses sous-abdominales, des pattes] fortes, pourvues de solides crochets; les ouvertures buccale, anale, génitale, sont obstruées. Finalement, sous cette forme nouvelle, cuirassée, hypopiale, elles recherchent un animal quelconque, pouvant leur servir de véhicule, se cramponnent, [s'attachent à lui et ne l'abandonnent que lorsqu'il les a transportées dans un endroit favorable pour leur développement ultérieur. Alors elles quittent cette enveloppe hypopiale, véritable habit

GAMASES. iii'J

de voyage, elles reprennent la forme gamasique, deviennent sexuées et forment de nouvelles colonies.

L'état liypopial des nymphes de Gamases a été observé par Mégnin sur d'autres Acariens sarcoptides [Tyrocjlyphus, Cœpopliagus, Serrator, etc.); il y a là tout un champ de recherches. Je pense que de nouvelles observations sont nécessaires pour établu' d'une manière définitive la réalité et les limites de l'état hypopial pour plusieurs espèces d'Acariens.

La synonymie des Gamases a élé extrêmement embrouillée par les auteurs. Linné, DeGéer, Hermann,Latreille, Léon Dufour, Dugès, Koch, etc., ont prispour des types d'espèces et même de genres, tantôt des mâles, des femelles ou des nvmphes. La plus ancienne espèce de Gamase, le Gamams coleopleralomm de Latreille et de Dugès, VAcarus coleopteratorum de Linné, est une nymphe non sexuée. Les Gamasus tcstudinarius et G. crassipes sont le premier le niàle et le second la femelle de l'espèce dont le G. coleopteratorum est la nymphe. Le G. ietragonoides est le mâle du Gamasus cellaris. VUropoda vegetans De Géer n'est qu'une nymphe, munie d'un appareil d'adhérence, qui lui permet de s'attacher aux insectes à téguments lisses ; cet appaieil dispaïaît à l'âge adulte.

Dans le travail précité [Monographie de la. famille des Gamasides, in Journal de l'anat. et de la physiol. de Charles Robin, 1876), P. Mégnin a donné soigneusement les caractères distinctifs des Gamasides : Acariens aveugles, à té^uments coriaces en tout ou en partie, à rostre composé de deux maxilles à pointes libres, soudées dans leur moitié postérieure et unies supérieurement à un labre festonné, de manière à former un tube complet, ces maxilles portant une paire de galea et des palpes maxillaires de cinq articles. Menton mobile. Une languette triangulaire, allongée, simple ou fourchue, à bords velus, reposant sur le planciier des maxilles soudées. Mandibules en pinces didactyles, parfois dissemblables suivant les sexes, quelquefois à l'état de long stylet, invaginées, trèsexsertiles, portées sur un long stipe articulé dans la moitié de sa longueur. Pattes de six articles, le tarse subarticulé près de sa base, terminé par deux ciochets accompagnés d'une caroncule membraneuse, trilobée. Système respiratoire trachéen, très-visible; une paire de stigmates situés entre et derrière les pattes postérieures, protégés par un péritrême tubaire très-long, dirigé en avant. Appareil digestif simple, à deux intestins latéraux symétriques, souvent anastomosés. Organe sexuel mâle sortant par une ouverture circulaire taillée dans le plastron sternal près du bord antérieur. Organe sexuel femelle placé de même, mais plus en arrière que l'organe mâle, ayant la forme d'une ouverture grande, triangulaire, fermée par un clapet, ou trapézoïdal et avec une membrane plissée. Génération ovo-vivipare ; larves hexapodes et parfois octopodes.

Les Gamasides formeraient, d'après Mégnin, une transition naturelle entre les insectes hexapodes et les Arachnides, montrant des détails anatomiques commuas aux deux classes. Le parasitisme hypopial chez les Gamases et les Uropodes a lieu ordinairement sur d'autres insectes, et ce sont les nymphes (ou les jeunes femelles fécondées) qui se servent de ce moyen de véhicule ou de transport pour la conservation de l'espèce. Ces nymphes et femelles ne nuisent pas à leur monture, ne l'attaquent point ; ce sont de faux parasites. Beaucoup de Gamasides sont vagabonds.

On peut diviser depuis Dugès, comme je l'ai déjà dit, les Gamasides en quatre genres : Gamasus, Uropoda, Dermauyssus et Pteroptus. Les deux premiei's seuls intéressent le médecin.

o2() (iAMASES,

Les Gainasiis Latreille ont pour caraclères d'avoir Je corps recouvert de k'gumcnls en graiule partie coriaces, des mandibules chéliformes peu différentes ou semblables dans les deux sexes; ils sont ovo-vivipares, à larves bexapodes.

Le Gamase ptéroptoïde {Gamasiis pleroploides Me'guin) est brun, à pattes robustes, épaisses, surtout celles de la piemière paire ; rostre pelit. Longueur : mâle 0""",45 ; femelle 0""', 55. 11 vit d'une manière permanente au fond du poil dos mulots, la|iins et chauves-souris, en se nourrissant des exsudations cutanées et même du sang obleim en pi([uant la peau.

Le Gamase derma>;vssoïde [Gamasus dermanyxsoides Uégn'm = Dermanyssns cnrnifexModx) est brun quand il est à jeun et rougcàlre quand il est re|)u. Corps rectangulaire, réiréci en arrière chez le mâle. Rostre plus grand que dans l'espèce précédente ; pattes plus grêles. Les mandibules sont en forme de pinces, ou styliformes, semblables dans les deux sexes. Largeur : mâle 0'""',60; femelle 0'"'",75. Ce Gamase, semblable à un Dermanysse, vit sur le serin et les petits oiseaux de volière ainsi que sur de petits rongeurs.

Les Derma)i)jssiis Dugès sont caractérisés ])ar des téguments mous et finement striés, à l'exception de petits plastrons, mi supérieur et un inférieur, transparents comme les téguments, lyriformes, inversement tournés, le supérieur le plus grand, élargi en avant, Linlérieur élargi en arrière. Mandibules portées sur un long stylet filiforme cliez la femelle, transformées en une sorte de dague lancéolée et articulée chez le mâle. Génération ovipare; larves hexapodes.

Le Dermaîsvsse des volailles {Dermanyi^sus yalliiice De Géer), ovo-piriforme, ■dilaté en arrière, aplati, blanc-jaunâtre à jeun, rouge de sang pendant la digestion, avec un dessin noir en fornii! de lyre. Longueur : mâle 0'""',60 ; femelle 0""",70; nymphe 0""",40 ; œuf 0""",25. Celte espèce est nocturne, elle reste pendant le jour dans les feules, ou bien dans les anfracluosités des parois ou des perchoirs des poulailler» et colombiers, et se répand la nuit sur les oiseaux volatiles et même sur les animaux du voisinage pour se repaître de leur sang.

Le DEP.jiAiWSSE des hilo-ndelles {Dermanyssus hirunâinis De Géer) est du double plus grand que 1\ spèce précédente. Le péi'ilrème sligmatique a le tube très-court. La couleur est brun-violet. Longueur : mâle l'""',20; femelle l""",iO ; <Buf 0""",50. Il se trouve dans les nids d'hirondelles; ou n'a pas encore constaté 5a présence sur des oiseaux domestiques.

Le Dermanysse des oiseaux {Dermanyssus avium De Géer) tient le milieu pour la grandeur entre les deux espèces qui précèdent. Couleur grisâtre, à tache dorsale Jyriforme et noire. Longueur : mâle 0""",80; femelle 1 millimètre; œuf 0'""',55. Il se tient le jour dans les cannes creuses qui servent de perchoirs aux petits oiseaux et se rend sur ces mêmes oiseaux pendant la nuit.

Les Gamases ne sont pas nuisibles pour l'homme. Les entomologistes qui ont -parfois donné asile sur leur tégument à ces animaux attachés d'abord aux in- :sectes Coléo[)lères {Ilister, Necrophonis, Copris) ou Hyménoptères, en nombre ^considérable, n'en ont pas souffert non plus que les préparateurs d'histoire iiaturelle. Les oiseaux ne sont malades par les^atteintes du G. dennanyssoides -qu'avec une excessive multiplication de ce parasite.

• Les Dermanysses sont, au contraire, des Acariens redoutables dans plusieurs circonstances, et je vais exposer leur action sur les oiseaux, les chevaux et l'homme.

La demeure habituelle des Dermanysses est le poulailler, le colombier, ainsi que la volière et la cage; pendant le jour, ces Acariens se tiennent dans les

GAMASES. ti21

fissures des parois, du plancher, duns les perchoirs, même diuis les déjections, le fumier desséché, en un mot, ils sont en colonies parfois très-nombreuses dans tous les creux ou enfoncements. Dès que la nuit est venue, les Dermanysses atteignent les oiseaux ; de plus, si leur nombre est considéi'able, et pressés pa/ la faim, ils attaquent les chevaux à leur portée, l'honmie qui soigne ces animaux. Ils piquent la peau ou le cuir au moyen de leurs mandibules stylilbrmes et sucent le sang de leurs victimes. Les piqûres sont douloureuses; elles ne laissent guère de traces chez les oiseaux, mais elles peuvent amener par leur nondjre, surtout chez les jeunes n'ayant pas quitté le nid, l'épuisement et même ia mort.

Mégnin a fait voir que les Dermanysses ont parfois un parasitisme permanent, c'est-à-dire ûe jour et de nuit. 11 cite l'exemple d'une poule et d'un faisan morts rapidement. La poule était couverte sous les plumes d'une quantité innombrable de Dermanysses; ceux-ci, tant mâles que femelles, nymphes et larves, coui'aicnt en tout sens, et des œufs nombreux se trouvaient sur la peau. Tous les organes internes étaient sains, mais les muscles étaient pâles ; le sang décoloré se trouvait en petite quantité dans le cœur et les vaisseaux.

Les oiseaux tourmentés par les Dermanysses se roulent dans le sable, essayent de se poudrer pour calmer les démangeaisons. Si on les prend et si on écarte leurs plumes, on peut voir les parasites longs de près d'un millimètre qui courent avec rapidité sur la peau.

Pour préserver les oiseaux ou pour les débarrasser des parasites, il faut tuer ces derniers. On y parvient sur l'oiseau en insufflant de la poudre de pyrèlhre du Caucase, fraîche et authentique; on peut aussi en mettre dans les nids et la volière ou la cage. Pour assainir le poulailler ou le colombier, on peut avoir recours au soufre brûlé ou à l'acide sulfureux ; on a conseillé les vapeurs mercurielles. Le sulfure de carbone, placé dans de peliles bouteilles à col étroit (50 à 60 grammes par flacon) et renouvelées toutes les semaines, nettoie bien le colombier (Mégnin). Une fiole suffit pour un pigeonnier de 20 mètres cubes.

Quand on ne peut fermer hermétiquement le poulailler ou colombier, on emploie le grattage à fond, le plâtrage; enfin l'échaudage à l'eau bouillante des bâtons, des perchoirs, des parois, lue tous les Dermanysses et leurs œufs.

La disposition des poulaillers et colombiers au-dessus des écuries ou près de celles-ci expose les chevaux aux atteintes des Dermanysses, atteintes qui ont lien pendant la nuit et causent un prurigo dermanyssique. Il est exceptionnel de trouver les Acariens sur le tégument des chevaux pendant le jour ; une fois cependant, à la clinique vétérinaire d'Alfort, une colonie de Dermanysses a été vue en plein jour établie sur un ( heval, grâce à une couverture couvrant l'animal et laissée jour et nuit. Les Dermanysses s'étaient établis sous le tissu de laine et dans ses plis; de là, ils se répandaient sur lequadrupède.

La dermatose du cheval, résultant de la piqûre des Dermanysses, consiste en élevures ou papules, suivies de petites dépilations lenticulaires, non conflueutcs: les démangeaisons sont vives. Si les piqûres se réitèrent toutes les nuits, les chevaux, surtout quand ils sont nerveux, s'agitent et se tourmentent, mais jamais les éruptions et dépilations ne sont confluentes comme dans la gale sarcoptique.

Le transport du poulailler loin de l'écurie préserve les chevaux du prurigo dermanyssique. On peut laver les animaux avec une solution aqueuse de chlorhvdrate d'ammoniaque au vingtième, ou bien pratiquer des lotions émollienles.

''i2 GAMBARINI.

La quantité des Dermanysses est quelquefois tellement grande dans les poulaillers et pigeonniers que ces Acariens se répandent sur les filles de basse-cour et les personnes qui soignent les volatiles. La démangeaison causée par la piqiire des Dermanysses e^t vive; elle est suivie d'une élevure, d'une papule avec un point ecL-ljymotique central, mais l'éruption est fugace; ces Acariens ne s'acclimatent pas et ne pullulent pas plus sur l'homme que sur le cheval.

Bory de Saint-Vincent a décrit et figuré dans les Annales des sciences naturelles, 1""'= série, t. XVllI, p. 125, planche 11, fig. 0, une sorte d'Acaride qui a causé de fortes démangeaisons sur le corps d'iuie dame de quarante ans, où il se trouvait en grand nombre. Simon, de Berlin, signale aussi une multitude d'Acariens sur la peau d'une femme d'oij ils paraissaient sortir. Dans les deux cas, il s'agissait de Dermanysses, et la lemmc observée par Simon les recueillait tous les jours, et sans le savoir, dans un poulailler.

F. V. Raspail,dans son livre Sur la santé et la mr//r!r//e, rapporte les observations qu'il a faites au sujet des Dermanysses qu'il appelle « jeunes tiques » et qu'il représente n"^ 1 et 2 de la planche III. « Le corps mesure à peine un millimètre de long, il est dur et corné, etc.. C'est le jeune âge de l'Acarus du pigeon... Cet insecte s'attachait aux jambes et aux bras des enfants et des adultes sur le tiajet des veines et veinules superficielles et les couvrait de boutons oblongs ayant la forme ovale des bulles qu'on trouve dans le verre. Ils se terminaient (les boutons) sans suppuration, se desséchaient, et offraient quand on enlevait la croûte une tache rouge avec un pointillé noir. Il fut un soir où nos voisins ne pouvaient pas mettre le pied dans leurs petits jardinets sans en revenir les pieds et les jambes couverts de ces pustules qui leur donnaient pendant toute la nuit la lièvre de la démangeaison. C'était pour tout le monde un cas d'éruption épidémique dont la cause ne fut bien connue que quand je l'observai à la loupe.

« Or, tous nos voisins élevaient des pigeons ainsi que nous, et on ne fumait les jardins qu'avec de la colombine ; sur les pigeons pullulaient tellement les Acares qu'on ne pouvait les prendre avec les mains sans avoir la peau couverte de ces tiques de tous les âges... les oiseaux de nos volières en étaient assaillis et même les plantes des jaidins. J'en fus piqué moi-même dans la barbe et j'en eus un véritable furoncle avec bourbillon.

« Toute calamité disparut, une fois qu'on eut fait enlever les pigeons et enfouir la colombine. »

J'ai rapporté ces faits malgré quelques exagérations de l'auteur.

Pour calmer la démangeaison du prurigo dermanyssique, des lotions avec l'eau vinaigrée ou avec l'eau blanche rendront des services, ainsi que les grands bains d'eau pure ou amidonnée. A. Laboulbèae.

GA!?IBARI!\I (Alessandro). Médecin italien de grand mérite, né à Milan vers le commencement du siècle, mort dans la même ville, le 25 janvier 1866, à l'âge de soixante-quatre ans. Dès son enfance, il montra des dispositions remarquables pour l'étude, et son goût pour le travail ne se démentit pas quand, après avoir fait d'excellentes humanités, il entra à l'Université pour étudier la médecine. C'est à Pavie qu'il se livra îi cette dernière, avec une ardeur extrême, embrassant avec enthousiasme les idées de Rasori, la doctrine nouvelle que cet éminent savant venait de substituer au brownisrae, qu'il avait professé tout d'abord. Gambarini ne se confina pas dans le système rasorien, mais suivit

GAMBODIQUE (Acide). 6-23

constamment les progrès de la médecine, cherchant lui-même à y contribuer dans la mesure de ses foixes.

Après avoir soutenu une excellente dissertation sur la myopie, Gamharinï revint dans sa ville natale et y devint successivement premier médecin de Vlstituto Pio di Santa Corona et de VOspitale Maggiore. Pendant trente-sept ans il exerça la médecine à Milan, se dévouant avec une rare abnégation à sa clientèle, qui était très-vaste. Ce n'est que dans les dernières années de sa vie que des infirmités graves le déterminèrent à renoncer à la pratique, et il ne conserva que son service hospitalier.

Le docteur Plinio Schivardi vante en outre Gambarini comme un écrivain trèssavant et un clinicien habile. Nous citerons de lui :

I. Ohservationes in nuperam myopiœ œtiologiam dynamicam. Ticini... (réimprimé dans Radius. Script, ophthahn. min., t. lll, 1830). — II. Osservazioni e rif.essioni sul morbo varioliform. In Aniiali univ. di med., ottob. 1832. — III. Di una fisica alterazione del cuore. Ibid., a^jost. 1838, p. 594. — IV. SulV ulceretta al frenulo délia lingua. Ibid., t'ebbr. 1854. — Y. SuW uso delV olio di fegato di merluzzo net racliitianio . Ibid., genn. 1850. — VI. Di alcuni usi terapeulici drl clorato di potassa. Ibid., giupri. 1858. — VII. Azioiœ vicaria al salasso spiegata dcil fluido elellrico. lu Gazzella medica, ottob. 1842. — VIII. Caso di paraplcgia in un bambino. Ibid., l'"' avril 1861. — IX. Nombreux mémoires restés manuscrits, qui ont, paraîl-il, été brûlés sur le désir de l'auteur, après sa mort. L. Un.

GAMBIR otj GAiMBEEit. Le gambir, nommé aussi Cachou cubique, est une sorte de cachou qu'on retire de VUncaria gambir Roxb, Nauclea gambir Hunt, et d'autres espèces voisines, telles que VUncaria acida Roxb, qui croissent dans l'Archipel indien, à Ceylan, à Sumatra et dans la presqu'île de Malacca.

Les feuilles de la plante, séparées de la tige, sont mises à bouillir dans des vases de fer ; on évapore ensuite en consistance d'extrait, et on coupe la pâte en petits cubes que l'on fait sécher au soleil.

Le gambir est le plus souvent en petits pains cubiques de 2 à 5 centimètres de côté. Ils sont d'un brun jaunâtre à la surface, et contiennent à l'intérieur une substance légère, poreuse, qui s'écrase sous le doigt et donne comme une poudre farineuse qui, examinée au microscope, se montre composée d'une foule de petits cristaux aciculés de catéchine.

L'odeur est à peu près nulle, la saveur anière et astringente avec un arrièregoût sucré.

Parfois le gambir se présente en prismes allongés ; on l'appelle alors gambir en aiguilles. Pl.

Pour V emploi médiccd, voy. Cachou.

Bibliographie. — Goibourt. Drogues simples, 7" édit., III, 406. — Fluckiger et Hanbuky. Pharmacographia. — G. Planchon'. Traite' de la détermination des drogues simples, II 463. Pl. '

CAMBODGE (pour Camboge). Nom anglais de la Gomme-Gutte, qu'on croyait uniquement produite par le Garcinia Cambogia ou Cambogia Gutta, et qu'on sait aujourd'hui fournie plutôt par le Garcinia Morella Desrx. H. Bn.

GAMBODIQUE (acide). C-IP^'O'^ Johnston a donné ce nom à une résine jaune, inodore et insipide, un peu soluble dans l'a coo ^ t l'éther, soluble dans l'ammoniaque et dans une solution faible de potasse, décom[»osant les carbonates à chaud et précipitée de ses solutions alcalines parles acides. L'acide gambodique constitue la majeure partie de la gomme-giUte {voy. ce mot). L; Hn,

G24 GAMMARIDES.

(iAMn.iRiDES {Gammaridœ Lalr.). Famille de Crustacés, de l'ordre des Aiiipliipodcs. dont les représentants, presque tous do petite taille, sont caractérisés ainsi (|ii'il suit : Corps oblong, arqué, très-conipiiiué laléralenicnt. Tète petite, nettement distincte du thorax ; antennes grêles et filiformes, les antérieures pourvues, à l'extrémité du 5*^^ article, d'un fouet multiarticulé et d'un appendice accessoire plus ou moins allongé ; yeux sessiles, généralement petits, parfois rudimentaires ; pattes-màchoires réunies à la base et terminées chacune par deux grandes lames cornées sur le côté externe desquelles est insérée une longue lige palpiforme pluriarticulée. Thorax formé de sept anneaux libres, pourvus chacun d'une paire de pattes dont l'article basilaire (hanche), élargi Iransversalement en une lamelle mince et demi-transparente, porte en dessous une branchie lubuleuse ; dernier article des quatre pattes antérieures transformé en une sorte de pince plus ou moins forte. Abdomen assez allongé, composé de six anneaux et terminé par un appendice écailleux (lamelle caudale) entier ou bifurqué ; fausses pattes des trois anneaux antérieurs nuinies à leur base de deux longs appendices multiarticulés et sétigères, celles des trois anneaux, postérieurs allongées, dirigées en arrière et ciliées sur les bords.

Ces Crustacés vivent les uns dans les eaux douces, les autres dans la mer. Ils nagent toujours au fond de l'eau couchés sur le côté ; leur principal moyen de progression consiste dans la délente rapide et souvent renouvelée de leurs appendices abdominaux. Ils ont les sexes séparés; les femelles se distinguent des mâles par leur taille plus petite, par les pinces beaucoup moins fortes et surtout par !a présence, à la base des pattes Iboraciques médianes, de lamelles ciliées servant de cavités incubalrices pour les œufs.

Le genre type de la famille est le genre Gammams Fabr., dont on ne connaît guère que trois espèces : G. marinus Lesich et G. lociista Leach, qui se rencontrent communément sur les côtes de France et d'Angleterre, et G. pulex Fabr. [Cancer pulex L.), ou Crevette ch's ruisseaux de Gcolfroy {îns. des Env. de Paris, II, 667, pi. 21, fig. 6). Cette dernière espèce abonde en Europe dans les eaux courantes, les fontaines, les cressonnières, etc., où sa présence est considérée comme une preuve de la pureté des eaux; elle est très-nuisible au frai de poissons, qu'elle détruit rapidement.

Près des Gammarus se place le genre iSipliargus établi par Schiodte [Act. Soc. Roy. Dan., p. 26, 18ol) pour le Gammarus suhterraneus de Leich (G. pulex, minutus P. Gerv. — G. puleanus Ch. Kocli — ISyphargus stygius Schiodte), qui vit dans les puits, les citernes et en général dans toutes les eaux souterraines soustraites à l'action de la lumière. Rencontré d'abord en Angleterre par te dotteur Leach, puis aux environs de Paris par P. Gervais, ce Cruslacé a été retrouvé par Ch. Koch aux environs de Ratisbonne, et par le docleur Schiodte dans les eaux souterraines des grottes d'Adelsberg et de Liiez, en Carniole. Il est surtout remarquable par la grande longueur qu'atteint l'une des branches des appendices abdominaux et par la réduction des yeux qui sont complètement dépourvus de pigment et très-dilTiciles à distinguer [voy. P. Gervais, Ann. se. nat., 'i" sér.. Zoologie, t. IV, p. 128, puis Spence Bâte et Wcstwood, History Sessile-eyed Crustacea, t. I, p. 511). Ed. Lefèvre.

GAno3i4!\iE (de y «aoç, mariage, et y.«v/a, manie). Legrand du Saulle a décrit une forme d'aliénation mentale caractérisée par l'idée fixe du mariage. Cette forme, loin d'accuser l'excitation de l'appétit vénérien, se rencontrerait

G VNDERÂX. 625

principalement chez des individus dont le système génital serait imparfaitement (Icvelopcé. Le gamomane serait donc le contraire du salyriasique. Sans le conlon'^re nvei' rorotomanc, il s'en rapprocherait en ce sens que, dans l'érotomanic aussi ijjcn que uaus la l'olie du mai'iage, la folie est toute de >entimeni. et sans vraie exaltation du sens génital. D.

CiAIX'DA RUSA. VojJ. GkNDARUSSA.

ftAXDERAX (Ch\rles-M.\hie-J.-H.-P.). Médecin français, naquit à Plaisance, dans le Gers, le 50 septemhi'e 1810. Son père, ancien chirurgien-major des armées, remplit pendant un grand uomhrc d'années les fonctions d'inspecteur des eaux de Bagnères-de-Bigone ; la science lui est redevable du travail le plus important qui ait été publié sur cette station thermale, travail qui assura à son auteur une réputation universelle: Recherches sur les propriétés physiques , chimiques et médicinales des eaux minérales de Bagnères-de-B if/or re. Paris, 1827, in-8*'. Charles Ganderax fut donc initié dès son enfance à ces éludes spéciales dont l'application devait, un jour, marquer le terme de son ambition.

Entré au service militaire le 4 mars 1851, en qualité de chirurgien élève à riiôpilal d'instruction du Yalde-Grâce, Ganderax devint sous-aide un an après. 11 passa par divers hôpitaux , entre autres par l'hôpital d'instruction de Strasbourg, puis fit un séjour au Yal-de-Gràce et prit son diplôme de docteur à la Faculté de médecine de Pai'is. Sa thèse inaugurale a pour titre : Essai sur les eaux minérales de Bagnères-de-Bigorre. Climatologie, analyse chimique, effets thérapeutiques, observations, Paris, 185tî, in-4°.

iNomnié chirurgien aide-major en 1840, à la suite d'un excellent concours, il servit successivement au 8= bataillon de chasseurs, puis en 1845 passa aux ambulances d'Algérie avec le grade de médecin-adjoint, obtenu au concours. Il fut promu médecin ordinaire de 2" classe en 1851 et rentra en France en 1852. 11 avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur le 10 décembre 1849, avec cette mention : « pour avoir fait preuve d'un courageux dévouement pendant l'épidémie de choléra ».

Ganderax prit une part brillante à la campagne de Crimée et fut, en 1855, promu à la première classe de son grade. Rentré en France, il lut nommé médecin en chef de l'hôpital militaire de Bordeaux, détaché an camp de Chàlons en 1858, puis envoyé à l'armée d'Italie. 11 revint de cette nouvelle campagne avec le grade de médecin principal de 2" classe et reprit son poste à l'hôpital de Bordeaux. En 1861, il obtint le poste, depuis longtemps ambitionné par lui, de directeur de l'établissement thermal militaire de Baréges et passa médecin principal de 1'''* classe eu 1865. 11 mourut à Baréges au commencement de l'année 1866. « Grâce à son esprit judicieux, à son tact médical parfait, dirigé par une grande sûreté de coup d'œil, Ganderax occupait une place d'élite parmi nos bons praticiens; s'appliquant à la précision du diagnostic, médecin prudent, mais ne reculant pas, suivant l'exigence des cas, devant une sage témérité, des succès habituels témoignaient de l'excellence de sa thérapeutique. Il n'était étranger à aucune des nombreuses questions qui se rattachent à l'hydrologie médicale » (E. Grellois, Bec. de mém. de méd. milit., q" sér., t. XYl, p. 192, 1866). L. Hn.

.' G.i\ui\l (Charles). Médecin italien, naquit à Vérone vers le commencement du dix-huitième siècle, fit ses études médicales et scientifiques à Padoue,

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