‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 90 sur 126 · GANGA · texte numérisé non relu

GANGA

puis vint exercer l'art de guérir dans sa ville natale. 11 n'y resta que peu de temps, entreprit une série de voyages dans presque toute l'Europe et fit un séjour assez long en Espagne; après quoi, il vint s'établir à Gènes, oii il vécut encore environ quarante ans; d'après Renzi, il est mort vers 1785. « Il joignit la culture des sciences physiques à celle de la médecine, dit Dezcimeris, et voulut trop souvent imposer à celle-ci des lois empruntées aux premières. » Dezcimeris est du reste très-sévère à l'égard de cet auteur et affirme trop légèrement peut-être que ses ouvrages ne répondent point, par leur mérite, aux éloges pompeux donnés à l'auteur par ses contemporains. S'il faut en croire Renzi, Gandini n'était pas précisément en grand honneur auprès de tous ses contemporains ; mais déjà Haller, en lui décernant le titre de clinicien, avait proclamé toute la valeur pratique et positive de ses ouvrages, et ses successeurs furent plus affirmatifs encore. Renzi, dans son Histoire de la médecine en Italie, a analysé avec soin les travaux publiés par Gandini et a fait ressortir la vaste érudition et l'esprit éminemment philosophique qui les distinguent. D'après Sormani {Annal/ univ. di medicina, t. CXXIX, p. 224, 1849), ils renferment le germe d'une grande partie des doctrines physiologiques et pathologiques actuellement en vogue. Voici le titre de ces ouvrages :

I. Distamina délie cagioni chc hanno rilaidato e vitardano il •progressa dclln medicina. Genova, 1758, in-8°. — II. Osservazioni, riflessioni, nuove scoperle sulfe leggi de' movimenti animali. Genova, 1709, in-4". — 111. Orazione eccilaloria ail' intvoduzione delV inncsto de vajuolo det sig. Doit. P.-F. Pizzorno... Lucca, 1759, in-S". — IV. Gli elemenii deW arte sfygmica, ossia la doUrina del polso... Genova, 1709, in-S". 2 pi. — V. Saggio di lettere apologeliche critiche concernenle Varie raggioitevola di medicina. Lucca, 1759, in-4° (piibl. sous le pseudonyme de Dicéophile). — VI. !xlt. suW inoculazione del vajuolo, 1760. — VII. Riflessioni sopra l'aringa niedica d'Igii. Monli, 1707. L. Un.

GAl^DOGER DE FOIGX'Y (PiERRE-LoDis). Médecin français, naquit à Lyon, le 6 août 1752. Envoyé loin de sa famille dès l'âge de sept ans, privé à quinze ans d'un père qui avait perdu sa fortune et négligé l'éducation de son fils, Gandogcr ne dut rien qu'à son propre goût pour l'étude et à l'ardeur avec laquelle il s'y livra. Il lit des progrès si rapides dans les mathématiques, que Clairaut lui donna le nom de petit Bernouilli. Il stiivit tout d'abord la carrière du génie, mais le retour de la paix ne lui laissant aucun espoir de faire son chemin, il aima mieux se tourner vers la médecine et alla l'étudier à Paris. Après^ quatre ans d'efforts, il fut reçu docteur. Il était sur le point de se rendre, par autorisation ministérielle, à Québec, en qualité de médecin du roi, quand vint la nouvelle de la prise du Canada par les Anglais. Obligé de rester à Paris, il y cultiva avec ardeur la chimie jusqu'en 1765, où il alla se fixer à Nancy et ne tarda pas à obtenir la chaire d'anatomie, de chirurgie et de botanique, et acquit une grande réputation. 11 fut même nommé médecin consultant de Stanislas, roi de Pologne.

Gandoger mourut à Malzeville le 5 août 1770, laissant, entre autres opuscules, une apologie très-judicieuse de l'inoculation, surtout intéressante par les détails historiques qui l'accompagnent.

Traité pratique de l'inoculation. Nancy, 1 768, in-8°. L. Hn'.

GAIVGA. Le genre Ganga ou Pterocles (Tem.) est considéré par les ornithologistes modernes comme le type d'une famille (Pteroclidœ) ou même d'un groupe plus important [Pleroclomorphœ), qui dans la classification de M. le

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