GANNAL
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GAlVJii., GAUJO, GACJJICA, GU.VJHA. On donne ces noms divers à une substance formée par les tiges du clianvre indien, portant à leur extrémité les inflorescences femelles. Elle a une odeur narcotique très-prononcée {voy. Chanvre). Pl.
GAXIVAL(Jeax-IVicolas). Chimiste et pharmacien français, né à Sarrelouis le
28 juillet 1791. Dès l'âge de quatorze ans, il fut placé dans une pharmacie et manifesta de bonne heure des dispositions particulières pour l'étude de la chimie. Requis en 1808 pour le service des hôpitaux militaires, il passa successivement à ceux de Metz, de Hambourg et de Lubeck, puis fut chargé à Mohilov d'organiser les hôpitaux militaires, et prit part à la désastreuse retraite de Russie, Fait prisonnier plusieurs fois, il sut toujours échapper aux dangers qu'il courait. A la chute de l'Empire il vint à Paris et fut nommé préparateur-adjoint au laboratoire de chimie de l'École polytechnique ; plus tard il fut préparateur du cours de chimie de Thénard à la Faculté des sciences. En 1818, il dirigea une manufacture de toiles peintes, puis exploita un procédé trouvé par lui pour le raffinage du borax; en 1820, il trouva un moyen nouveau de fondre le suif et de le diluer par les acides; en 1822, il fabriqua de la colle forte et en 1827 obtint de ce chef une médaille de bronze. La même année, l'Institut lui décerna l'un des prix Montyon pour l'application des fumigations de chlore à la guérison des catarrhes chroniques des voies respiratoires. Entre autres découvertes ou inventions utiles, signalons encore les cheminées à courant d'air chaud, la charpievierge, les tentes -bâches, des perfectionnements apportés à la panification, etc. Ses travaux sur la gélatine et sur la géline l'amenèrent à reconnaître que la géline, en se combinant avec l'albumine, donne naissance à un produit impu-
TCO GANOÏDES.
Irescible, et en 1831, sur l'instigation du zoologiste Strauss-Turckheim, il chercha à appliquer ce moyeu à la conservation des cadavres. En 1855, il fit des expériences officielles, injectant un sel albumineuxdans le système artériel, puis entourant le corps de bandelettes comme les momies d'Egypte. Sur le rapport de l'Académie de médecine, une récompense nationale (8000 Irancs) fut décernée à Gannal et l'Institut lui accorda le prix Montyon. Notre ingénieux chimiste fut longtemps en butte à la jalousie de plusieurs médecins, qui lui contestaient l'invention de l'embaumement par injection.
Gannal mourut à Paris, en 1852, laissant :
I. Histoire des embaumemcnls et de la préparation des pièces d'analomie normale, d'anatoinie patltoloijirjue et d'histoire naturelle, suivie de procéde's nouveaux. Paris, 1837, ■1841, in 8°. — II. Du cidore employé comme remède dans la phlhisie pulmonaire. Paris, 1833, in-8°. — III. Lellre aux médecins sur la question des embaumements. Va.ris, 1853, in-8°. — IV. Charpie-vierge. Paris, 1834, in-8°. — V. Sur la gélatine. Paris, 1834-3G, in-8°. — VI. Sur la conservation des parties animales. Paris, 183G, in-8°. — VII. Lettre adressée à MM. les membres du Conseil de salubrité au sujet de la translation des cendres de Napoléon. Paris, 1840, in-8°. — VIII. Mém. au préfet de police sur Vapplicat. d'un nouveau système d' inhumation dans les cimetières. Paris, 1842, in-4°, — IX. Quelques réflexions sur les embaumements. Paris, 1842, in-8°. — X. Mém. descriptif d'un nouveau procédé de fabrication du blanc de céruse. J'aris, 1843, in-8°. — XI. Lettre à l'Institut sur la question des embaumements. Paris, 1843, in-8°. — XII. Nouv. lettre aux médecins sur la question des embaumements. Paris, 1844, in-8°. L. Un.
UAIVOÏDEIS. En traitant des Poissons [voy. ce mot) en général, nous avons dit quelques mots de la classification qui avait été proposée par Agassiz et qui était fondée principalement sur la structure des écailles, et nous avons rappelé que ce grand naturaliste avait, dans ses premiers travaux, réparti les Poissons en quatre ordres, dont le premier portait le nom de Ganoïdes (de yâvo;, éclat). Pour Agassiz, les Ganoïdes étaient des poissons revêtus d'écaillés généralement beaucoup plus épaisses que celles des autres espèces et formées de deux substances distinctes superposées dont la supérieure constituait, chez le plus graud nombre, une couche d'émail lisse et luisante, et dont l'inférieure représentait un véritable écusson osseux ; toutefois, dans certains cas, et, par exemple, chez les Ostraciontes , ces deux substances pouvaient être remplacées, l'une par une couche épaisse de dentine, bien distincte dans sa structure de l'os proprement dit, lautre par une substance cornée. Dans cet ordre des Ganoïdes, Agassiz avait primitivement distingué les quinze familles suivantes : Lépidoides ou Lépklostés, Céphalaspides, Acanthodiens, Diptériens, Saiiroïdes, Cœlacanthes, Pycnodontes, SUuroïdes, Acipenséroïdes, Lépidosiréniens , Tétragonurides, Macrourides, Sclérodermes , Gymyiodontes et Lophobr anches. Mais plus tard, en 1857, il éleva les Ganoïdes au rang de classe, il en retira les Lépidosiréniens, les Tétragonurides et les Macrourides, et il ne reconnut plus dans celte division aiuïi restreinte que trois groupes principaux, trois ordres, les Cœlacanthes, les Acipenséroides et les Sauroïdes, auxquels il rattacha avec doute les SUuroïdes, les Plectognathes et les Lophobranches. De son côté J. Mùller, qui s'était, dans l'intervalle, livré à une étude approfondie de l'ordre ou de la classe des Ganoïdes, constata que les Siluroïdes ne peuvent être séparés des Malacoptérygieus abdominaux [voy. le mot Silure], et se trouva d'accord avec M. Vogt pour écarter des Ganoïdes les Lophobranches et les Plectognathes. Cette manière de voir fut adoptée par M. A. Duméril, qui dans son Histoire naturelle des Poissons, publiée en 1870, donna les détails les plus circonstanciés sur le