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GEBER

pensionné à Liegnitz, puis en 1743 alla occuper une chaire à l'Université d'Erlangen. En 1745, le margrave lui conféra le titre de conseiller, et en 1746 la Faculté de philosophie lui accorda le diplôme de maître es arts. Il passa en 1749 à Bayreuth, oii il remplit les fonctions de médecin particulier du prince, et mourut dans cette ville le 18 septembre 1764, laissant :

I. Diss. de puerperio mullorum morborum sœphts initio opporfmio. Ilalce, 1739, in-4°. — II. Progr. œdil.stilo lapidari exaratum. Erlangfe, 1744, in-fol. — III. Progr. de curatione nonnullorum morborum per causas. Erlangrc, 1744, in-4°. — IV. Diss. de parorijsmo febrili. Ei'langii!, 1745, 111-4°. — V. Diss- de salubrltate ha'morrhagiœ uleri. Erlmgœ, 1746, in-4°. — VI. Diss. de spasmo fixa Paracelsi. Eiiangae, 1746, in-4°. — VII. Kurzer Unterrichl von dem niUzliclien uiul reclUen Gebrauch seiner balsamischen Pilleii, nebst einer besonderen und nôlhigen Abhandlung von den Frauemimmer-Kranhheilcn. Frankfurtu. Leipzig, 1748, in-8°. — VIII. Diss. chijmico-medica de aceio. Edangae, 1748, 111-4°. — IX. Divers articles dans Gelehrte Anzcigen d'Erlangen. L. Un.

Gebauei* (Johanix-Christian-Ehrejn-fried). Autre médecin allemand, né à Probstliayn, le 11 avril 1742, membre du collège médical et sanitaire de Glogau, médecin pensionné de la principauté de Liegnitz, a publié les opuscules suivants :

I. Diss. de dosibus refractis medicamentorum. Erlangœ, 1705, in-4». — II. Diss. de eo quod conjugium conferl ad sanilatem hominis lam conservandam quam reslilucndam. Liegnitz, 1706, in-4°. — III. Von dem grossen Einfluss der Religion in der Arzneigelulirheit. Liegnitz, 1772, in-4°. — IV. Von der nôlhigen Serge der Obrigkeiten fur die Gesundheil der JJnlerllianen. Liegnitz, 1775, in-4°. — V. Von dem Einflusse einiger Leidenschaflen auf das Vergniigen und Gluck des ehelichen Lebens. Liegnitz, 1790, in-S". L. ll.\.

GEBEL (Joseph-Bernhard-August). Médecin allemand, né le 19 mars 1772, à Reichenbach, en Silésie, fit ses études à Francfort-sur-l'Oder et y oblint le diplôme de docteur en 1794. Dès 1795, il exei'ça son art dans le cercle de Jauer, devint en 1797 médecin pensionné, en 1803, conseiller médical, puis, après avoir occupé diverses charges dans l'administration prussienne, devint directeur gouvernemental à Erlangcn en 1816 et oblint sa retraite en 1826. 11 se retira ensuite dans sa propriété de Peterwitz, près de Jauer. Gebel était membre de plusieurs sociétés savantes et chevalier de la Croix de fer. Nous connaissons de lui :

I. Pliilosophiam criticam arti rnedicœ non esse inimicam. Diss. inaug. Francof. ad Viadr., 1794, in-8°. — II. Aclensliicke, die Môglichkeit der gânzlichen Blaltern-Ausrotlung in den Preussischen Staaten belreffend. Breslau, 1802, gr. in-8°. — III. Bruchslïicke ûber ansteckende Krankheilen und das gelbe Fieber. Berlin, 1804, pet. in-8°. — IV. Aphnrismen ûber die Brechruhr. Liegnitz, 1831, gr. in-8°. — V. IJeber Théorie und Praxis. Eine Vorlesuug. Breslau, 1834, gr. in-8°. — VI. Der Sieg der Wahrheit und des P,echls oder wie es mir wegen der Homoopalhie ergangen. Leipzig, 1857, gr. in-8°. — VII. Nombreux articles dans Ihifeland's Journal, Loder's Journal, Horn's Archiv, etc. L. Un.

GÉBER. Abou-Moussa (ou Abdallah) Djaber ben haïaiv, surnommé el Tarsoussy, EL Thousy, EL KouFY, pour être né cà Tarse ou à Thons et avoir habité Koufa, généralement connu sous le nom de Géher, est le plus grand nom de l'alchimie; s'il ne la créa pas, il la cultiva avec une telle supériorité qu'il en est resté le représentant et l'oracle.

On s'est mépris sur les origines de l'alchimie et sur les prédécesseurs de Géber, pour avoir négligé de consulter les sources arabes.

L'Egypte nous paraît avoir été le berceau de l'alchimie. C'est là que l'on connut le plus anciennement le travail des métaux, c'est là que convergent toutes

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les traditions, et, si chacune d'elles en particulier paraît manquer d'autorité, leur ensemble, du moins, commande l'attention ; si quelques noms rappellent Byzance, il nous est difficile de les admettre sans attaches avec l'école d'Alexandrie, qui fut jusqu'au septième siècle de notre ère le grand centre de la culture intellectuelle. C'est en Egypte que nous voyons l'alchimie prendre décidément corps dans la personne de Khaled ben lézid, vers la fin du septième siècle.

Il y a lieu de s'étonner que tous les historiens de l'alchimie, depuis Salmon et Lenglel-Dufresnoi jusqu'à MM. Chevreul, Ilœfer et Figuier, se soient mépris à l'endroit de Khaled ou Calid. Dans les noms altérés des traductions latines, rien de plus facile cependant que de reconnaître Khaled ben lézid ben Moawiah ben Abi Sofian, l'auteur du Liber secretorum et du Liber trium verborum. Sa généalogie suftisait pour en l'aire le précurseur et non pas l'un des successeurs de Géber. Au nom de Khaled vient s'ajouter celui de son maître Morien.

L'auteur du Fihrist, le plus ancien écrivain qui nous parle de Khaled, et qui vécut deux siècles seulement après lui, nous apprend qu'il fut le premier pour qui l'on traduisit des ouvrages de médecine, d'astronomie et d'alchimie, et que ces traductions, faites sur le grec, furent l'œuvre d'Etienne l'ancien [Kitâb al Fihrist, édité par Fluegel, Leipzig, p. 244 et 554, 1871 ; et Hadji-Khalfa, édité par le même, n» 4582). Ce furent, disent ces auteurs, les premières traductions qui se firent dans l'Islam. Khaled mourut en 704. '

L'histoire de Khaled jette un nouveau jour sur la personne de Géber. Les traductions commandées par Khaled expliquent les vastes connaissances et les travaux encyclopédiques de Géber, travaux qui ne nous sont révélés que par les Arabes, travaux que l'on soupçonnait seulement sur le terrain de l'alchimie, où il nous déclare avoir consulté ses devanciers. La science grecque avait déjà livré une partie de ses richesses aux Arabes, avant de les livrer tout entières sous l'inqiulsion des Abbassides.

Géber naquit probablement au commencement du huitième siècle de noti-e ère, et non dans le neuvième, comme le dit M. Chevreul, sa mort étant fixée par Hadji Khalfa à l'année 776. 11 naquit soit àTharse, soit à Tous, et vécut à Coufa, s'il faut s'en rapporter tant à ses surnoms qu'aux dires du Fihrist, d'après lequel Géber semblerait être né à Coufa. Nous lui connaisons un maître dans la personne de l'Imam Djafar essadik, dont il parle souvent dans ses écrits (ceux du moins qui nous sont restés en langue arabe), et qui, à côté de ses rêveries superstitieuses, cultivait aussi l'alchimie. On a voulu voir à tort dans ce Djafar un des Barmécides, rangé aussi parmi les adeptes, et auquel Géber a dédié quelques-uns de ses ouvrages.

L'alchimie ne fut pas la seule occupation de Géber. Ses écrits embrassent tout ce qui était alors compris sous le nom de philosophie. Le nombre en est trèsgrand. Le Fihrist a laissé les noms de plusieurs centaines d'entre eux, et il parle de cinq cents autres. Il est vrai qu'un bon nombre de ces écrits durent être de courts opuscules, ou même de simples chapitres réunis sous un titre commun. Deux faits nous autorisent à le penser. Dans le manuscrit n" 7156 du fonds latin de la Dibllolhèque nationale, qui est un recueil d'ouvrages hermétiques, nous trouvons au folio 66 un ouvrage sous ce titre : Liber de septuagiuta Ubris de lapide animali, traduit par Gérard de Crémone ; les 70 livres sont tellement courts que le dernier finit au folio 83. Autre exemple : len" 1080 du supplément arabe delà même bibliothèque contient en 165 feuilles une vingtaine d'ouvrages 4e Géber, chacun ayant son titre spécial.

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