Sublimé 1 gramme
Eau distillée .' 20 —
Faites dissoudre à une douce chaleur et, au moyen de cette solution, préparez une pâte avec de la farine de froment, des œufs, du sucre ou du miel ; divisez en 100 parties, que vous cuirez au feu. Le docteur Bru avait été autorisé par le gouvernement à fabriquer ces biscuits pour l'usage de la marine. D.
GATEXHOF. Voy. Gattenhof.
GATEUX. Eu médecine mentale, on donne le nom de gâteux aux aliénés qui sont atteints d'incontinence d'urine, et quelquefois d'incontinence stercorale.
On emploie souvent aussi le terme de gâtisme pour indiquer cet état qui
est-il besoin de le faire remarquer? — ne constitue pas une affection spéciale, mais un symptôme d'affections mentales diverses, dont l'énumération fera l'objet de la partie clinique de cet article.
Le nombre d'aliénés atteints de gâtisme est considérable ; nous en donnerons pour preuve les chiffres suivants, que nous empruntons au Dictionnaire de médecine de MM. Litiré et Robin (12^ édit., Paris, 1865, art. Gatedx). « A Bicêtre, sur une population de 850 aliénés hommes, on compte 80 gâteux • à
62 GATEUX.
la Salpêlrière, sur 1074 femmes, on trouve 212 gâteuses; à l'asile de Saint- Yon, à Rouen, sur 753 aliénés des deux sexes, on compte 98 gâteux ; dans l'asile de Ponlorson (Manche), sur 265 aliénés des deux sexes, le chiffre des gâteux s'élève à 40 ; à l'asile de Maréviile (Meurthe), on a compté jusqu'à 70 gâteux sur une population de 717 aliénés des deux sexes; à la maison de Charenton, sur 250 hommes, le chiflre des gâteux est de 34, dont 14 atteints de démence simple, 15 de démence compliquée de paralysie générale, 2 d'épilepsie avec démence et 5 d'imbécillité ».
Si nous nous adressons à des documents plus récents, nous trouvons des chiffres à peu près analogues. Ainsi, M. le docteur Henry Bonnet, directeurmédecin de l'asile d'aliénés de la Roche-Gandon (Mayenne), nous apprend, en son Rapport pour l'exercice 1878, que le l"' janvier, sur 232 hommes, il y avait 25 gâteux, dont 7 de jour et 16 de nuit; sur 267 femmes, 27 gâteuses, dont 6 de jour et 21 de nuit. Ces chiffres ne varient guère généralement: ainsi, le même asile compte, au 1"' juillet de la même année, 235 hommes, et sur ce chiffre il y a 17 gâteux, dont ,3 de jour et 14 de nuit ; les femmes, qui sont au nombre de 271, fournissent 20 gâteuses, 5 de jour et 15 de nuit.
A la Maison nationale de Charenton, le 1«*'' janvier 1880, sur 278 hommes, il y avait 24 gâteux, et 17 gâteuses pour 285 femmes; le 1" juillet de la même année, on trouve 26 gâteux sur 279 hommes et 16 gâteuses sur 297 femmes.
Mais ce qu'il importe plus de connaître que ces chiffres statistiques, ce sont les circonstances pathologiques dans lesquelles se produit le gâtisme, quelles sont les maladies mentales qui fouz'nissent surtout les gâteux.
Si l'on étudie les gâteux, sans s'occuper de la forme d'aliénation mentale dont ils sont atteints, on arrive à reconnaître qu'ils forment deux groupes distincts: 1" les gâteux volontaires ; 2° les gâteux involontaires. Les premiers ne gâtent généralement que de loin en loin ; parmi les autres, il en est qui ne deviennent gâteux que momentanément, tandis qu'un grand nombre le sont habituellement, quelques-uns enfin d'une manière continue.
Il existe, avons-nous dit, certains aliénés qui se gâtent volontairement, qui font exprès soit d'uriner au lit ou dans leurs vêtements, soit de faire leurs excréments partout où ils se trouvent. Quels peuvent être les mobiles qui les incitent à une telle dépravation? Ce sont, chez les uns, des idées d'humilité, de mortification religieuse, etc. ; d'autres agissent par méchanceté, pour se venger, pour jouer un tour aux gens de service, etc. ; il existe enfin une certaine catégorie de malades qui gâtent volontairement afin de pouvoir se barbouiller de leurs excréments, ou bien — ce qui n'est pas rare — pour s'en nourrir (coprophagie, skatophagie) . Les gâteux de cette classe sont des aliénés atteints de mélancolie religieuse, ou de folie hystérique, ou d'imbécillité, etc.
Quant aux aliénés que nous avons appelés gâteux involontaires et qui sont les plus nombreux, nous en formons deux catégories : dans l'une rentrent ceux qui ne présentent de l'incontinence d'urine ou des matières stercorales que momentanément (ce sont, pour ainsi dire, de véritables gâteux aigus) ; l'autre comprend ceux chez lesquels cette incontinence a passé à l'état d'infirmité, ou elle est devenue pour ainsi dire habituelle et chez quelques-uns continue (ce sont les gâteux chroniques).
Pour l'intelligence de ce qui va suivre, il est utile d'entrer dans quelques détails de physiologie.
A l'état normal, la miction et la défécation sont précédées chacune par une
GATEUX. 65
sensation particulière, qui a reçu, dans le premier cas, le nom de besoin ou envie d'uriner {voij. art. Mictioin), et, dans le second, besoin de déféquer [voy. art. Défécation). Ces deux sensations, qui ont pour point de départ, la première la muqueuse de la portion prostatique du canal de l'urèLhre, et la seconde la muqueuse du rectum, arrivent à conscience, c'est-à-dire qu'elles sont perçues par la partie supérieure de l'appareil encéphalique; celle-ci, ainsi mise au courant de la réplétion de la vessie ou de la présence de matières stercorales dans le rectum, peut hâter ou retarder, selon l'occurrence, l'expulsion soit de l'urine, soit des fèces. L'opération présente donc trois temps, con)me un acte réflexe : le transport de l'impression au centre cérébral (mouvement centripète), le travail cérébral proprement dit pour satisfaire ou arrêter le besoin, enfin le transpoi't par l'intermédiaire des nerfs centrifuges du résultat de ce travail cérébral. De ces trois temps, le moins important n'est pas le travail cérébral : c'est lui, en effet, c'est la volonté, qui permet, sinon de soumettre l'expulsion à une régularité complète, du moins de ne la provoquer que lorsque le lieu et la bienséance le permettent.
Supprimez cette volonté, cet acte cérébral, résultat de ■ l'éducation, et les phénomènes delà miction et de la défécation, devenus purement involontaires, se réduisent à de simples actes réflexes, dont le dernier terme (mouvement) se produit dès que le premier (sensibilité) s'est manifesté par la présence des matières à expulser. En un mot, tout individu dont le cerveau, pour une cause ou une autre, ne dirige plus ces fonctions, devient gâteux.
Il reste à rechercher les causes qui peuvent, soit momentanément, soit d'une façon habituelle ou continue, enlever au cerveau la direction de fonctions aussi élémentaires que la miction et la défécation.
Toutes les formes de maladie mentale peuvent amener le gâtisme. Ainsi on conçoit facilement que les maniaques et les mélancoliques, lorsqu'ils sont absorbés par leurs idées délirantes, souillent leur lit ou leurs habits, surtout durant le temps de paroxysme de leurs accès. Ce sont des gâteux momentanés, chez lesquels l'incitation partie soit de la muqueuse uréthi-ale, soit de la muqueuse rectale, « n'arrive pas au cerveau avec son énergie accoutumée, ou, si ell3 y arrive, elle n'est pas comprise » (J. Christian). Il peut arriver aussi que ces deux muqueuses soient anesthésiées d'une façon plus ou moins complète, comme on l'observe dans les cas de mélancolie avec stupeur : alors c'est à l'impression qui s'y produit par la présence des matières à expulser, tiop faible pour arriver jusqu'au cerveau, et sans doute aussi à un relâchement musculaire momentané, ainsi que l'admettent certains auteurs, qu'il faut attribuer l'incontinence de l'urine et des matières stercorales.
Après les maniaques et les mélancoliques, une autre classe de malades chez lesquels on observe le gâtisme d'une façon intermittente, ce sont les épileptiques. On sait que l'incontinence d'urine est un i)liénomène fréquent dans l'attaque d'épilepsie; mais il ne s'agit pas ici de ce qui se passe durant cette attaque, mais des accès de folie qui la précèdent ou la suivent. Les troubles intellectuels sont, dans ces cas, parfois si considérables, que certains malades deviennent complètement gâteux.
Il est enfin une dernière classe de gâteux intermittents, ce sont les paralytiques généraux. Ceux-ci, en effet, ne sont pas fatalement fi'appés d'incontience continue d'urine et des matières fécales pendant tout le cours de leur maladie. Pendant longtemps cette incontinence n'a lieu que d'une façon intermittente.
64 GATEUX.
« En général, dit mon collègue J. Chiistian, voici ce qu'on observe : pendant les périodes d'excitation, le paralytique se gâte. Quand le calme revient, l'incontinence disparaît, et pendant de longs mois la fonction s'exécute d'une manière normale. Ou bien, s'il y a incontinence, elle est capricieuse, ne survient que la nuit, ou de deux jours l'un, ou une fois par semaine... Ce n'est qu'à une phase avancée de la maladie, quand la démence est complète, que l'aliéné paralytique se gâte d'une manière habituelle a (J. Christian, Nouvelles recherches sur la nature de la paralysie générale, in Ann. méd. psych., n° de mai 1879).
Les paralytiques ne rentrent donc dans la classe des gâteux habituels que lorsqu'ils sont arrivés à une période déjà avancée de leur affection, lorsque la démence est devenue complète. Dans cette classe rentrent encore tous les aliénés tombés en démence à la suite d'une forme quelconque de folie. Ces malades arrivent au dernier degré delà malpropreté ; en quelque lieu qu'ils soient, dans leur lit, assis, debout ou à la promenade, ils se souillent quand le moment de l'évacuation est venu. On peut en dire autant des idiots ; mais la cause de l'incontinence habituelle est ici autre que pour les malades précédents. Si ces derniers ont perdu, par suite de leur triste déchéance intellectuelle, l'habitude de la propreté; les idiots, au contraire, s'ils restent gâteux toute leur vie, c'est « parce que chez eux toute éducation a été impossible, qu'ils n'ont jamais pu apprendre à se tenir propres ». Par tout ce qui vient d'être dit, il est facile de conclure que, chez les aliénés en général, le gâtisme n'est pas le résultat d'une paralysie des sphincters, « le cerveau seul est responsable, parce qu'il manque à sa fonction de modérateur, de régulateur » (J. Christian). Les déments pèchent donc par oubli, les idiots par ignorance.
Enfin il existe une dernière catégorie de gâteux involontaires : ce sont ceux dont l'incontinence est continue et permanente. Ce sont tous les aliénés qui sont atteints de paralysie des sphincters, de paralysie de la vessie, etc., soit par suite d'une affection de la moelle épinière ou d'une maladie organique du cerveau (déments apoplectiques), soit encore à la suite de certaines maladies de la vessie, etc. C'est surtout chez les malades de cette catégorie qu'on voit apparaître, souvent très-rapidement, ces lésions locales, si fréquentes chez les gâteux en général, c'est-à-dire les excoriations, les eschares au sacrum, les plaies gangreneuses, etc. Pour éviter ces complications, il existe un grand nombre de moyens prophylactiques et hygiéniques dont il sera parlé plus loin.
Avant de passer à l'étude du traitement, il nous reste à dire quelques mots sur la valeur pronostique du symptôme gâtisme. Est-il vrai, ainsi qu'on est porté à le croire dans le public ignorant des choses de la médecine en général et de la médecine mentale en particulier, est-il vrai que tout gâteux est un être dégradé et par cela même incurable? L'analyse clinique à laquelle nous nous sommes livré plus haut permet de répondre négativement à cette assertion ; elle montre une fois de plus que dans les maladies mentales, de même que dans les autres maladies de l'organisme, pour arriver à un pronostic sûr, il ne faut pas considérer un seul symptôme, mais l'ensemble de l'affection. Et de fait, que d'erreurs on commettrait, si on voulait établir la curabilité ou l'incurabilité des aliénés en n'envisageant que le symptôme gâtisme! On risquerait fort de classer parmi les incurables un nombre assez considérable de malades qui, atteints d'affections mentales passagères et très-curables, ne sont gâteux que momentanément. Pour éviter de telles erreurs, il ne faut jamais
GATEUX. 65
oublier que le gâtisme n'est pas nécessairement un signe d'incurabilité, de démence, de paralysie, et qu'il peut se rencontrer, ainsi que nous l'avons montré plus haut, dans les formes de folie les plus diverses et les plus curables, telles que la manie et les différentes espèces de mélancolie, etc.
Traitement. On comprend que pour combattre un tel symptôme on ait eu recours aux moyens les plus divers ; et, de fait, agents médicamenteux, procédés hygiéniques, action morale même, rien n'est épargné pour diminuer, dans les asiles, le nombre des aliénés gâteux qui en forment sans contredit la partie de la population la plus incommode. Examinons ici ces différents moyens.
Agents thérapeutiques. Les médicaments qu'on a préconisés sont : le sulfate de strychnine, la noix vomique et la belladone.
C'est M. Girard de Cailleux, alors médecin de l'asile d'Auxerre, qui, le premier, soumit les aliénés atteints d'incontinence d'urine et des matières fécales à l'influence du sulfate de strychnine. Il administre le médicament à la dose de 2 centigrammes sur 30 grammes de sirop de sucre. Il donne d'abord 5 à 10 grammes de ce sirop, puis, dans les cas rebelles, il l'élève progressivement à 20, 30 et même à 40 grammes. Il a consigné les succès obtenus dans un travail intitulé : des gâteux dans les asiles d'aliénés {Ann. niéd.-psych., 1853, p. 594), et les observations qu'il y a insérées semblent concluantes. Mais de nouvelles expériences, faites par d'autres observateurs, ont donné des résultais inverses. Nous citerons entre autres celles tentées par Guislain. « J*ai voulu apprécier le mode d'agir de ces médicaments, dit l'éminent aliéniste belge. Quarante-trois sujets, tous atteints d'incontinence urinaire et la plupart d'incontinence fécale, ont été soumis à l'action de ce médicament.
« J'ai eu soin de négliger toutes les influences auxquelles on aurait pu attribuer l'action du remède, telles que les lotions d'eau froide et la régularisation des évacuations.
« Pour ces 43 malades, la durée du traitement a été de quarante-cinq jours.
« Chez les hommes, 336 pilules, d'un sixième de grain de sulfate de strychnine chacune, ont été données à 16 malades; 520 pilules ont été administrées à 27 femmes.
« 5 patients, hommes et femmes, ont ingéré 3 pilules pâivjour, soit un demigrjin ; 58 ont pris 4 pilules par jour, soit deux tiers de grain.
« Dans ce nombre, 2 sujets ont éprouvé des secousses convulsives dans les membres ; chez 3 autres on a dû cesser l'usage du remède, à cause de troubles do la digestion, de vomissements et de mouvements convulsifs.
« Cet ensemble de malades se composait de déments, d'idiots, de paralyses, d'épileptiques. Un seul sujet, une petite fille, âgée de quatorze ans, atteinte d'imbécillité, qui depuis six mois seulement laissait couler pendant la nuiJ; ses urines, a vu son infirmité disparaître au bout de huit jours.
« Ainsi, sur 43 aliénés gâteux, soumis exclusivement à l'action du sulfate de strychnine, 1 seul a éprouvé un effet salutaire de l'administration de ce médicament.
« Ces expériences me portent donc à croire que dans le cas où l'on fait intervenir dans le traitement d'autres modificateurs, c'est moins à l'action de la noix vomique qu'à celle d'autres agents employés simultanément qu'il faut le plus souvent attribuer le succès qu'on rapporte « {Leçons orales sur les phrénopathies, Gand, 1852, t. III, p. 520).
Le sulfate de strychnine est donc loin d'être, comme on le voit, un spécifique DICT. ENC. i° s. Vil. 5
66 GATEUX;
contre le gâtisme ; mais il reste cependant à expliquer les quelques succès obtenus. On connaît l'action des préparations de la noix vomique et de ses alcaloïdes sur le système nerveux et en particulier sur la moelle épinière. C'est sans aucun doute à la propriété excitatrice du pouvoir réllexe, que possède la strychnine, que doit être attribuée la cessation de l'incontinence, et encore celle-ci devaitelle, dans ces cas, tenir à une affection de la moelle.
Ce que nous venons de dire de la strychnine se rapporte naturellement à la noix vomique, que M. Dagonet administre aux gâteux sous forme d'extrait alcoolique dans une solution gommeuse simplement édulcorée. Il porte successivement la dose de 25 milligrammes à 10 centigrammes, qu'il ne de'passe jamais.
Le même aliéniste prescrit aussi quelquefois la belladone en poudre ou en extrait, à la dose de 25 milligrammes à 10 centignimmes. Ce médicament produirait des résultats favorables dans certains cas, d'ailleurs assez rares, qu'il spécifie ainsi qu'il suit : « Cliez quelques malades atteints de délij'e maniaque aigu, de mélancolie, d'hypochondrie, l'incontinence est souvent due à une sorte d'hypereslhésie. Les sphincters se dilatent sous l'influence de l'excitation organique la plus légère; l'incontinence est alors plutôt nocturne; pendant le jour, les malades peuvent satisfaire le besoin d'excrétion dès qu'il se fait sentir » .
De l'influence de la belladone dans ces cas, M. Dagonet cite l'exemple suivant : « Un de nos malades, dit-il, atteint de la variété de lypémanie qu'on a désignée sous le nom de panophobie, est obligé, le jour, d'uriner à chaque instant; ce besoin fréquent le tient éveillé la nuit; s'il s'endort, il manque rarement de mouiller son lit, ce qui le contrarie vivement. La belladone a pu remédier chez lui aux accidents que nous venons de signaler » {Nouveau traité élémentaire et pratique des maladies mentales. Paris, 1876, p. 618).
Mais un procédé de traitement préférable à tous les agents médicamenteux, c'est le traitement hydrothérapique : lotions froides, douches d'eau froide sur la colonne vertébrale et le bassin, bains de siège froids, parfois transpiration dans des couvertures mouillées. Morel préconise beaucoup l'emploi des affusions d'eau froide dirigées le long de la colonne vertébrale et sur la région abdominale. Pour arriver à soumettre dans l'espace d'une heure 50 à 60 malades à ce traitement, voici la manière dont il procédait : « Je fais placer 6 malades de front, raconte-t-il ; on les prépare aux affusions que l'on va diriger sur eux en les frictionnant fortement avec une éponge à demi mouillée ; un baquet rempli d'eau est placé devant eux, et ils se lavent eux-mêmes, et se frictionnent la partie antérieure du corps. Les irrigations se font au moyen d'une pompe à incendie moyenne S dont le tuyau est surmonté d'un tube présentant une ouverture de 2 à 3 millimètres de hirgeur et pouvant lancer, à 8 ou 1 0 mètres de distance, un jet d'eau divergent avec une intensité assez forte pour enlever à cette opération tout ce qu'elle aurait de désagréable. Les affusions sont dirigées, comme je le disais, également dans la région dorsale et abdominale ; les mouvements que se donne le malade en se frictionnant lui-même avec ses mains la poitrine et le ventre aident le rétablissement de la chaleur et accélèrent la circulation générale; au bout d'une minute, le malade est essuyé avec vivacité par l'infirmier avec du linge sec, une grande chaleur se développe à toute la périphérie, et les
» Ceci est écrit en 1850. Aujourd'hui il n'est pas un asile en France qui ne possède ces deux appareils élémentaires de l'hydrothérapie, la douche en pluie et la douche à colonne, et la pompe à incendie ne serait plus nécessaire.