‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.43Chapitre 4 sur 61 · GÂTEUX · texte numérisé non relu

GÂTEUX

malades ressentent un bien-être tel, que c'est avec le plus grand plai/ se soumettent à un pareil traitement; l'innocuité, du reste, en est t l'on peut sans danger l'appliquer en toutes saisons » (Morel, Des gâtti^^ un asile d'aliénés, m Ann. méd.-psych., 1850, p. 98).

Le bon effet qu'on retire pour le traitement des gâteux des douches dirigées le Ion" de la colonne vertébrale et sur la région abdominale est aujourd'hui presque universellement reconnu ; leur emploi est devenu d'un usage commun dans im grand nombre de services d'aliénés, et il n'est pas un médecin qui n'ait à s'en louer.

Si le traitement hydrothérapique arrive à diminuer le nombre des gâteux d'un asile, il existe un autre moyen qui donne des résultats non moins importants et qui consiste à régulariser les fonctions, à accoutumer les malades à satisfaire leurs besoins à des heures réglées. C'est une sorte d'éducation à faire; à certains gâteux tels que les idiots, il s'agit d'apprendre ce qu'ils n'ont jamais su; à d'autres tels que les déments, les paralytiques, les maniaques, etc., il faut arriver à leur faire reprendre une habitude momentanément perdue. Régulariser les fonctions, tel doit donc être le but à atteindre. Pour cela, il faut pouvoir compter sur le zèle et l'intelligence du personnel de service; car de lui dépend le succès. 11 faudra que deux fois par jour, matin et soir, les infirmiers et les infirmières conduisent les malades à la garde-robe. Mais cela ne suffit pas ; plusieurs fois par jour, et deux ou trois fois pendant la nuit, on devra provoquer chez les gâteux l'émission de l'urine en leur présentant le vase. M. Girard de Cailleux va plus loin ; il propose de suspendre des horloges dans chaque section de gâteux, pour donner aux surveillants la possibilité de faire passer régulièrement les malades sur le siège, et d'éviter ainsi les souillures des parquets, des vêtements, et les odeurs infectes qui en sont le résultat. C'est là certes une idée pratique et qui tendrait à donner à la régularisation des fonctions une exactitude pour ainsi dire mathématique. Mais n'a-t-on pas, à ce propos, le droit de se demander, ainsi que le fait M. Baillarger, s'il n'y a pas là une exagération fâcheuse, si le remède ne pourrait pas devenir pire que le mal? « C'est ce qui arriverait, s'il fallait, en hiver, par exemple, laisser les malades plusieurs heures sur le siège, les réveiller plusieurs heures pendant la nuit, etc. » ^.

Quoi qu'il en soit de ces exagérations, le procédé que nous venons de décrire,

* Qui se serait douté qu'une méthode si simple, puisqu'elle s'applique journellement aux enfants qu'on habitue à régulariser les fonctions en les asseyant sur le vas^e plu:^iears lois par jour et même parfois la nuit, qui se serait douté que cette méthode maternelle susciterait d'assez vives revendications de priorité, comme s'il s'agissait de la découverte d'une loi scientifique importante? Et cependant cela est. Et la preuve, c'est que, lorsque Archambauli, médecin de Charenton, présenta, le 24 juin 1841, à l'Académie de médecine, sa Noie sur la suppression des gâteux dans les asiles d'aliene's, dans laquelle il e.\posc le système décrit plus haut, des lettres de pi'iorilé vinrent des quatre coins de la France. Renaudin, Morel, Girard de Cailleux, etc., reclamèrent vivement et contestèrent à Archambault l'honneur de la découverte. Londe, le rapporteur de l'Académie, discuta gravement toutes ces réclamations et conclut qu'en définitive c'est à Archambault qu'appartient l'honneur du progrès accompli. Cependant, si l'on en croit Parchappe et M. Baillarger, ce n'est ni à Archambault, ni à Renaudin, ni à Morel, ni même à M. Girard de Cailleux, qu'est due l'application aux aliénés du moyen de régulariser les fonctions, usité par toutes les mères de famille, mais à un simple infirmier de l'hospice de Rouen, nommé Nicou. « Cet homme, dit M. Baillarger, faisait depuis plus de vingt ans, pour les malades gâteux qui lui étaient confiés, ce qu'on a fait depuis à Auxerre et à Charenton ; il se levait la nuit et présentait l'urinoir aux malades; en outre, il les mettait plusieurs fois chaque jour sur le siège pour éviter que les vêtements ne fuisunt salis » {Ann. méd.-psych., 1855, p. 701).

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employé avec suite et dévouement, a pour résultai de diminuer d'une façon notable le nombre des gâteux dans les asiles. On arrive ainsi à débarrasser ces pauvres aliénés de ces espèces de blouses, seul vêtement dont on les recouvrait, qui étaient continuellement souillées d'excréments et répandaient au loin ime odeur infecte et nauséabonde. Les gâteux ne se distinguent plus aujourd'liui des autres malades ; ils sont habillés comme les autres et, grâce à la surveillance constante dont ils sont l'objet, leurs habitudes de malpropreté diminuent considérablement. Mais, pour que ce but soit complètement atteint, il existe encore une source d'indications à remplir empruntées à l'hygiène et qu'il nous reste à faire connaître.

Moyens Jujcjiéniques. En tête de ces moyens doit se placer le régime alimentaire. Celui-ci devra être pour les gâteux substantiel et de facile digestion. Une légère quantité de vin, ce précieux médicament, comme dit Morel, devra leur être donné à chaque repas. Le repas du soir surtout devra être très-nourrissant et comprendre principalement de la viande et le moins possible de légumes. En résumé, nourriture substantielle et de facile digestion, une petite quantité de vin et fort peu de boissons aqueuses.

Après l'alimentation vient l'habitation. Une ordonnance ministérielle de 1859 prescrit d'établir, dans chaque asile, un quartier spécial dit quartier des gâteux. Cette prescription a généralement été suivie; voici, en effet, ce que nous apprend sur ce sujet le Rapport général sur le service des aliénés, publié en 1878 par MM. les inspecteurs généraux Constans, Lunier et Dumesnil : « Presque partout les malpropres sont séparés des autres malades et placés dans un quartier distinct. Quelques établissements (Auxerre, Dôle) ont réservé l'une des salles du quartier de l'infirmerie pour les malpropres atteints de maladies incidentes. 11 est préférable de leur affecter un dortoir spécial dans le quartier même qui leur est destiné. Plusieurs asiles n'ont pas de quartiers de malpropres (Toulouse, Auch) ; ailleurs enfin ils sont placés dans le quartier des agités (AIbi, Saint- Alban, Saint-Dizier), ce qui nous paraît inacceptable à tous égards » (p. 94).

Le local destiné aux malades gâteux devra être élevé, spacieux, aéré ; le plancher sera ciré ; en hiver, les salies seront convenablement chauffées et ne devront pas contenir un nombre trop considérable d'individus; les malades seront, en effet, d'autant mieux soignés et d'autant moins malpropres qu'ils seront plus disséminés.

Il est néanmoins une classe de gâteux, ceux que nous avons appelés continus, dont Pincontinence n'est nullement modifiée par les procédés précédemment décrits. Afin de leur éviter les excoriations, les eschares, les gangrènes, etc., il est important d'employer certains moyens artificiels qui empêchent le contact ie& matières avec la peau. Yoici d';ibord pour ce qui concerne l'incontinence de l'urine. Pour les malades dont nous venons de parler, ainsi que pour ceux qu'on est obligé de maintenir exeptionnellement attachés sur leur lit, on se trouve bien de placer entre leurs cuisses, en l'enveloppant dans des linges, un urinai en faïence, en métal, ou mieux encore en caoutchouc vulcanisé ou en gutta-percha. Cet urinai peut d'ailleurs être disposé de façon à se vider directement dans un vase placé au-dessous ou à côté du lit. Chez les femmes, on remplace l'urinai par une éponge ou par des linges formant pelote. Quand ces malades sont sur pied, on peut leur appliquer des urinoirs portatifs, dont les modèles sont connus et dans la description desquels nous n'avons pas à entrer ici .

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Pour l'incontinence des matières stercorales, il est indispensable, pendant le jour, de placer ces malades sur les fauteuils à siège percé; mais ces fauteuils, dont on a si souvent abusé, ne devront être utilisés que dans les cas exceptionnels que nous venons d'indiquer. Pendant la nuit, on couchera ces malades dans un lit de gâteux.

Malgré les soins les plus attentifs et les plus dévoués, on ne peut pas avoir la prétenlion de supprimer radicalement le gâtisme nocturne des aliénés : aussi depuis la création des asiles s'est-on beaucoup préoccupé du meilleur mode de couchage pour ce genre de malades. Bien des systèmes ont été imaginés, les uns simples, les autres compliqués. Il nous semble utile d'indiquer ici les principaux, car les éuumérer tous serait ou impossible ou fastidieux.

Le moyen le plus simple est celui que j'appellerai volontiers le moyen officiel, puisqu'il a été recommandé par un arrêté ministériel en date du 20 mars 1857. Il consiste dans des lits u à fond garni de zinc, formé de quatre plans inclinés vers un orifice central ouvrant sur un tiroir à cuvette, et ayant pour fournitures ou des matelas de balles d'avoine coupés en trois segments, ou de la zostère, ou de la paille ». Le matin, on enlève la zostère ou la paille souillée et on la remplace; si le lit est composé de matelas, c'est celui du milieu, celui qui est au niveau du siège, qui est mouillé et qu'on n'aura qu'à enlever pour le faire sécher. M. Dagonet indique pour ce dernier système une modification heureuse : le segment médian du matelas ou le matelas du milieu présente à son centre une fente qui facilite l'écoulemeut des urines. C'est ce système cjui a été adopté dans la plupart des asiles français.

Dans d'autres, on lui a substitué la couchette en fer, garnie à l'intérieur de panneaux de bois, remplie à la tête et aux pieds d'une paillasse et d'un matelas, et ne contenant de la zostère ou de la paille qu'à la partie moyenne. De ce système se rapproche celui adopté dans quelques nsiles et qui consiste en « lits en fer ordinaires, garnis, à la tète et aux pieds, de paillasses et de matelas, et, au milieu, d'un coussin rempli de balle d'avoine, de paille ou de zostère, et reposant sur un double fond suspendu formé de saugles (Auxerre) ou de minces lamelles de fer entre-croisées (Blois). Un large bassin en zinc, placé sur les traverses du lit, au-dessous du double fond, est destiné à recevoir les urines « {Rapport général sur le service des aliénés. Paris, 1878, p. 99).

M. Duraesnil a apporté une innovation heureuse à ce genre de couchage. Le lit de gâteux, dont il est l'inventeur et qu'il a introduit à l'asile de Quatre^ Mares, mérite ici une description spéciale. Les lits sont en fer; le fond est plein et le tiers moyen de ce fond est disposé en plans inclinés, garnis de zinc, convergeant vers de petites perforations centrales au-dessous desquelles est placé une cuvette en zinc qui glisse aisément dans les rainures qui la supportent. L'intérieur du lit est garni des deux côtés, ainsi qu'à la tête et aux pieds, de cloisons en planches s'ajustant librement dans des rainures et pouvant, par conséquent, être montées et démontées à la minute. Voilà pour le contenant; voici maintenant pour le contenu. Un sommier Tucker est posé au fond de cette sorte de boîte ; il porte carrément sur ce fond et reste par conséquent parfaitement assujetti. Sur ce sommier sont posés deux petits matelas en zostère, capitonnés, l'un à la tête, l'autre aux pieds, ayant toute la largeur de la boite; mais, comme ils n'ont chacun que le tiers de la longueur de la couche, il en résulte un vide de 60 centimètres au milieu du lit. Ces deux matelas sont recouverts de deux autres matelas en laine et en crin ayant la même longueur et la même largeur

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que les matelas en zostère et également capitonnés. Le vide laissé au-dessus du sommier, entre les quatre matelas, mesure environ 40 centimètres cubes; on le comble avec de la paille contuse, ou des feuilles de maïs, ou de la zostère. Enfin le lit se termine comme un lit ordinaire : drap de dessous, avec alèze au centre, si on le juge à propos, drap de dessus, couvertures, traversin, oreiller. Pour préserver la partie moyenne du sommier de l'altération rapide que lui ferait subir le contact des liquides avant de glisser dans le fond de l'auge, et de là dans la cuvette, et éloigner ainsi une cause d'insalubrité, M. Dumesnil fait recouvrir entièrement avec de petites bandes de papier bitumé chaque lame de bois du sommier, dans son tiers moyen. On obtient le même résultat eu remplaçant, ainsi que le conseille M. Lunier, la partie moyenne des trois ou quatre lames médianes du sommier, sur une longueur de 50 à 40 centimètres, par du fil de fer galvanisé.

Les avantages hygiéniques que présente ce lit de gâteux sont nombreux. M. Dumesnil les a résumés de la manière suivante : « Toutes les pièces en sont légères et mobiles, ne demandent qu'un instant pour être enlevées, secouées, battues et nettoyées de fond en comble. L'air n'est pas confiné entre les plans superposés des appareils, il circule amplement entre le fond et le sommier ; et dans ce vide de 20 centimètres de hauteur qui répond à tonte l'aire du lit, on peut placer, au besoin, des chlorures, des substances désinfectantes, des poudres insectifuges, des plantes aromatiques, etc. L'élasticité ne laisse rien à désirer; le malade est porté mollement, et les matelas parfaitement maintenus en place, mais indépendants les uns des autres, se prêtent à tous les mouvements du corps » (Dumesnil, Un lit de gâteux, in Annales médico-psychologiques, 1870, t. m, p. 87).

Une autre amélioration dans le couchage des gâteux a été proposée, en 1864, par M. Dagonet, et a été adoptée dans un certain nombre d'asiles. Voici en quoi elle consiste. On emploie une toile caoutchoutée sur les deux surfaces et munie d'une manche étroite et suffisamment longue pour traverser le matelas et la paillasse, percés d'un trou dans leur milieu. Cette sorte d'alèze en caoutchouc, longue et large de 80 centimètres, est simplement attachée aux deux bords du matelas ; sa manche vient tomber au-dessus d'un vase en tôle peinte, parfaitement vernissée, qui reçoit les matières liquides et qui ne conserve aucune espèce d'odeur. Le malade est couché comme d'habitude sur un drap qui recouvre le matelas et l'alèze.

Ce lit présente cet avantage que les gâteux, quels qu'ils soient, couchent sur de bons matelas, absolument comme les autres malades ; en outre pas de tiroirs et d'appareils spéciaux. Au lieu de l'incommode changement de la paille et des paillasses qu'il s'agit de faire chaque matin pour les systèmes précédents, il suffit, pour entretenir la propreté du lit que nous venons de décrire, de remplacer le drap de dessous et d'essuyer simplement, avec une éponge imbibée d'eau fraîche, l'alèze caoutchoutée.

Après la description des diverses modifications qu'on a fait subir au système primitif du lit de gâteux, nous devrions faire peut-être une étude comparative pour faire ressortir les avantages et les inconvénients de ces différents modes de couchage. Mais cela nous paraît superflu. Contentons-nous de dire en terminant que, quel que soit le système qu'on emploie, il est indispensable que le médecin exerce une surveillance incessante pour que infirmiers et infirmières ne négligent aucun des soins de propreté qu'exige un pareil service. Ant. Ritti.

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GATTENHOF OU GATEi^HOF (Georg-Matthias). Médecin allemand, né à Miianersladt, en Franconie, en 1722, étudia les sciences et la médecine successivement à Gottingue et à Wurtzbourg, puis fut reçu maître es arts à l'Université de cette ville, et -docteur en 1748. Il remplit immédiatement les fonctions de médecin officiel à Bruchsal et l'année suivante à Gernsheim. En 1750, il obtint la chaire d'anatomie à l'Université de Heidelberg, puis occupa successivement celles de physiologie, de pathologie, de médecine pratique, de matière médicale et de botanique. Gatenhof joignait à ces fonctions les titres de vicechancelier, de comte palatin et d'archiatre du prince-évêque de Spire. 11 termina sa carrière le 15 janvier 1788, laissant un grand nombre d'opuscules académiques, programmes, dissertations, etc., tous d'une latinité correcte et élégante, et témoignant de connaissances sérieuses et d'une profonde érudition. Nous en empruntons l'énumération à Dezeimeris :

I. Diss. de calcido renum et vesicœ. Yirceburgi, 1748, in-i°. — II. Diss. de paraphrenitidc. Ileidelbergse, 17ol,in-4°. — III. Diss.de ventriculi et intestinorum ratione habcnda in ordine ad œstimandas medicamentorum vires. Heidelbergae, 1756, in-4°. — IV. Diss. de curis infantum pkysico-medico. Heidelberg, 1766, in-4°. — V. Diss. de crusta sanguinea sic dicta inflammatoria. Heidelbergœ, 1766, in-4''. — VI. Diss. de hypochondria. Heidelbergîe, 1768, in-4°. — VII. Diss. Venœ sectionis verœ indicationes. Heidelbergre, 1771, in-4°. — Vin. Diss. Symplomatum quorumdam febrilium momenta. Heidelberg», 1771, in-4°. — X. Diss. quœ iiiflammalionis rationem exhibet. Heidelbergœ, 1775, in-4°. — X. Diss. de inflammationis caussis et evenlibus.Prœmisso Programmaie de viribus vitalibus.Eeidelhergdi, 1775, in-4°. — XI. Progr. de abdominis crassi et obesi fatis. Heidelberg, 1775, in-4''. — XII. Prog. de vesicœ urinarice in graviditate et post parlum adfectionibus. Ilcidelb., 1775, ia-4°. — XIII. Prog. de atrophia infantili. Heidelberg, 1775, in-4°. — XIY, Progr. de naturœ circa longevitatem regulis. Heidelb., 1775, in-4°. — XV. Diss. frigoris febrilis examen. Heidelberg«, 1776, in-4°. — XYI. Diss. Caloris febrilis examen. Heidelb., 1778, in-4°. — XYII. Diss. Pletliorœ. Heidelb., 1779, in-4°. — XVIII. Progr. annum medicum Heidelbergensem 1778 exhibens. Heidelb., 1779, in-4''. — XIX. Progr. exhibens annimedici Heidelbergensis, 1779, quadrimestre primum. Heidelb., 17 79, in-4''. —XX. Diss. inflammationis therapia. Heidelb., 1781, in-4''. — XXI. Diss. débilitas febrilis. Heidelbergje, 1781, in-4°. — XXII. Diss. Stirpes agri et horli Heidelbergensis, ordine Ludwigii, cum character'ibus Linneanis,

Hallerianis aliorumque, in usu accademicorum. Heidelb., 1782, in-8°. XXIII. Progr.

imaginatio prima et altéra Boerhaavii.Wexàelhergïè, 1783, in-i°. —XXIV. Diss. an febrium bitiosarum prœsertim epidemicarum caussa in bile. Heidelbergfe, 1786, in-4°. — XXV. Diss.

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znflammatorium fallacïœ. Heidelbergœ, 1786, in-4<'. — XXVI. Diss. Peripneumoniœ et pleur itidis spuriœ momenla. HeidelberjrEe, 1780, in-4°. — XXYII. Diss. derackilide brevia monicnla. Heidelbergœ, 1786, in-S". — XXVIII. Collect. Diss. et programm. quas in usus academ. claboravere incl. Acad. Hcidelb. Professores, prœfatus est //. Tabor, vol. l, continens Gattenhofi diss. medic. Heidelbergaî, 1791, 111-4°. — WW. Sâmmtl. akademische Schriflen; herausgegeben von J. A. C Varrenhagen. Dusseldorf, 1794, in-8°. L. Un.

GATTI (Angelo). Médecin italien de mérite, auquel Dezeimeris consacre la notice suivante : De Mugello, en Toscane, voyagea dans le Levant et dans la Barbarie. Il fut professeur exti'aordinaire de médecine théorique à l'Université de Pise, au milieu du dernier siècle. Venu à Paris en 1761, partisan de l'inoculation, qu'on pratiquait avec de grands succès à Florence, il fut prié par un ami d'inoculer ses enfants ; cet ami était le baron d'Holbach. Le succès encouragea quelques personnes à lui demander le même service; celles-ci en déterminèrent d'autres et bientôt il fut l'inoculateur à la mode. Quand la Faculté de médecine discutait encore sur la question de savoir s'il ne fallait pas repousser l'inoculation comme on avait autrefois repoussé l'antimoine, Gatti obtenait une autorisation spéciale d'inoculer les élèves de l'École militaire, et de répandre de plus eu plus un moyen que l'expérience avait déjà montré propre à diminuer les ravages de la variole. Gatti y contribua plus que personne en France, soit par les inoculations qu'il pratiqua lui-même, soit par les ouvrages qu'il publia ; ouvrages écrits dans un excellent esprit, et dont l'intérêt a survécu jusqu'à un certain point aux circonstances qui les firent naître. Pour écrire ces ouvrages, dont le style ne manque pas d'élégance, Gatti dit avoir emprunté la plume d'un ami, et cet ami est l'abbé Morellet.

I. Lettres de M. Gatti, mc'decin consultant du roi et professeur de médecine en l'Université de Pise, à M. Roux, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, etc. Paris, 1765, in-i2. — II. Éclaircissement sur l'inoculation de la petite vérole. Bruges et Paris, 1764, ia-12. — III. Réflexions sur les préjuges gui s'opposent aux j^rogrès et à la perfection de l'inoculation. Bruxelles, 1764, in-12. — IV. Nouvelles réflexions .mr la pratique de l'inoculation. Bruxelles et Paris, 1767, in-12. — V. Réponse à une des principales objections qu'on oppose maintenant aux partisans de l'inoculation de la petite vérole. In-12.

GATTILLIER. Vitex L. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Verbénacées. Les espèces de ce groupe naturel sont des arbrisseaux, qui croissent dans les régions chaudes; les feuilles sont opposées, composées, trifoliolées, digitées ou pinnées; les fleurs sont disposées en cymes axillaires ou terminales simulant souvent une panicule. Elles ont un calice court, à 5 dents; une corolle hypogyne, bilabiée, portant 4 étamines didynames. Le fruit est une petite drupe, à noyau quadriloculaire, contenant dans chaque loge une seule graine sans albumen.

L'espèce la plus anciennement connue est le GaltiUier, Casdne, Agnus Castiis, Vitex Agnus Castus L. C'est un arbrisseau de la région méditéranéenue, que l'on cultive dans les jardins. 11 pousse de longues branches, droites et flexibles, qui portent des feuilles élégantes à 5 folioles digitées, lancéolées, dentées. Les fleurs en belles grappes sont d'un bleu violet ; les fruits sont ronds et gros comme le poivre, d'un brun noirâtre à la partie supérieure, revêtus inférieurement par le calice d'un gris cendré. Leur saveur est chaude, piquante : aussi les a-t-on employés en guise de poivre, d'où les noms de poivre sauvage, petit poivre, poivre de moine.

Le Gattillier est désigné chez les auteurs grecs, Hippocrate et Dioscoride, sous

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