‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.43Chapitre 31 sur 61 · GELINOTTE · texte numérisé non relu

GELINOTTE

. Du reste, la composition élémentaire et les propriétés de la ;^éline et de l'osséine sont les mêmes, et les travaux de Mulder, Scherer, Marchand, etc., ont démontré l'identité de ces deux principes, que les auteurs allemands désignent collectivement sous le nom de collagène, à cause de leur propriété de se transformer en colle ou gélatine.

Bien différente de la géline et de l'osséine est la cartilagéine ou chondrogène, principe immédiat fondamental du tissu cartilagineux et qui par une ébullition prolongée se transforme en chondrine, très-distincte de la gélatine. Du reste, la cartilagéine, traitée à cliaud par les alcalis et l'acide sulfurique, donne de la leucine sans glycocoUe. L. Hahn.

GELIXOTTE. Les Gelinottes, dont le nom vient de l'ancien mot français geline [gallind), qui signifiait poule, sont des Gallinacés delà famille des Tétraonidés [voy. les mots Oiseaux, Gallinacés, et Tétras), qui diffèrent des Tétras proprement dits par leur bec plus droit, moins recourbé vers la pointe, et par leurs tarses plus largement dénudés dans leur portion inférieure. Après avoir été placés par Linné dans le même genre que les Coqs de bruyère, ces oiseaux constituent maintenant sous le nom de Bonasa (Stepli.) ou mieux Bonasia (Bp.) un groupe particulier qui a été subdivisé par M. Gray en deux sous-genies, Bonasia et Tetrastes, quoiqu'il ne renferme pas plus de cinq ou six espèces : Bonasia eupido{L.), B. hetulina (Scop.), B. umbelliis (L.) B. Sahinei (Dougl.). etc., Une seule de ces l'ormes, le Bonasia hetulina, appartient à noire faune, les autres habitent le nord du continent américain ou l'Asie orientale.

Toutes ces Gelinottes ont le bec de longueur médiocre avec la mandibule supérieure faiblement recourbée à l'extrémité et couverte par les plumes dans toute sa moitié basilaire, de telle sorte que les narines sont complètement abritées, le sommet de la tète orné d'une petite huppe, les sourcils légèrement dénudés, les ailes courtes et obtuses, la queue arrondie, formée de seize rectrices, les tarses emplumés sur la moitié de leur longueur, les doigts nus, pectines sur les bords et terminés par des ongles robustes et creusés sur leur face inférieure. En outre, dans une des espèces américaines, le Bonasia cupido, on remarque une particularité fort curieuse : il existe dans les deux sexes, mais surtout chez le mâle, de chaque côte du cou une longue touffe de plumes érectiles. En se redressant lorsque l'animal est agité par la passion, ses plumes laissent à découvert une sorte de loupe ou de tumeur, de couleur jaune orange, qui n'est autre chose qu'un sac aérien en communication avec les organes respiratoires. Ces sacs cutanés sont très-apparents pendant la saison des amours, et toujours plus développés chez les vieux individus que chez les jeunes. D'après les observations d'Audubon. ils doivent être considérés comme des organes de renforcement dessous plus ou moins analogues à ces poches qui occupent la partie antérieure du cou chez les Singes hurleurs {voy. Singes). Les mâles en effet font entendre au printemps des cris particuliers, tantôt forts et tantôt plus faibles, qui. en se succédant rapidement, produisent un bruit comparable au roulement de tambour, et l'appareil en question joue évidemment un rôle dans la production de ces sons, puisque, avant de crier, l'oiseau a soin de gonfler ces réservoirs aériens, qui, pendant les intervalles de repos, sont complètement affaissés. C'est pour tenir compte, dans la classification, de cette particularité de structure, assurément fort remarquable, que certains naturalistes, suivant l'exemple du feu M. Gray, partagent le genr ; Bonasia en deux sous-genres, dont le premier, Bonasia proprement dit, com-

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