‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.43Chapitre 40 sur 61 · GENEST · texte numérisé non relu

GENEST

Lehrhuch der vergleich. Embryologie. "Wien, 1874, in-8°. — Kôlliker. Embryologie de l'homme. Paris, traduction française, 1880, in-8°. — Dalton. Hiiman Physiologrj. Philadelphia, 1861, in-8°, p. 570. — A. Flint. Phijsiology of Man. jNew-York, 2= édit., 1879, in-8°. — Cadiat. Leçons d'anatomie générale. Paris, ls78, in-8°, p. 25, et Anatotnie générale. Paris, 1879, in-8'', t. I, p. 78. — Delaunay. Coup d'œil sur la gêner, dans les végétaux cl les animaux. Tours, 1858, in-8°. — Vogt. Lettres physiologiques, édition française, 1875, in-S", p. 501). — ScHE.vcK. Lehrb. der vergleichcnden Embryologie. Vienne, 1874, in-8°. — Sappey. 4«a/. descriptive, ô» édit. Paris, 1879, in-8°, t. IV, p. 821. — Warneck. Ueber die Bildung und Eniwickel. des Embryo bei Gasteropoden. In Bulletin de la Soc. des naturalistes de Moscou, 1850, in-S", t. XXIII. — Fol. Ueber die Entwickel. des Geryonideneies. In Jenaisch. Zeitschr. fiir Medicin und Naturwissenschaft., 1875, t. \II. — Du même. Sur les phénomènes intimes de la fécondation. In Comptes rendus de l'Acad. des Sciences. Paris, 1877, t. LXXXIV, p. 2C9, et Sur le premier développement d'une étoile de mer, ibid., p. 558. — Du MÊME. Recherches sur les Ptéropodes. In Archives de zoologie expérimentale. Paris, 1875, t. IV. — AuERBACH. Organologische Studien. Breslau, 1874, Heft II, p. 177, 262, et ibid., 1876. — Bramit. Ueber active Formverânderungen des Kei-nkôrprrchens. In Archiv fiir

mikrosk. Analomie, 1874, t. X, S. 505. — Bijtschli. Vorlàufige Mittheilung iiber vo/i

Nematoden und Schnecken. In Zeitschr. fur wiss. Zoologie. Leipzig, 1875, t. XXV, p. 201, et ibid., p. 426. — Vn.ior. Zellenbildung bei Gordiaceen. In General.-Lehre, 1874, t. I, p. 34. — ZiENLONKo. Enlwickelung und prolifération von Epithelien. In Archiv fiir mikrosk, Anatomie, 1874, t. X, p. 351. — Strasuûrger. Ueber Zellbildung und Zelltheilung. Jena, 1875, p. 256, et trad. franc, p. 200, et 2» édition allemande augmentée. Jcna, 1878. — Hertwig. Beitrâge zur Kenntniss des Bildung des Etes. In Morphologisches Jahrbuch, 1875, t. I ; ibid., 1876, t. II, p. 63; ibid., 1878, t. IV. — BUtsculi. Studien iiber die Enlwickelung der Infusorien, 1876, p. 4. — JIayzel. Ueber Theilung des Kerne. In Centralblall, 1875, n» 50. — TscHisTiAKOFF. Theilung der Zelle. In Botanische Zeitung, 1875, n°' 1 et 7. — Selenka. Befruchluiig des Eies, etc. In Zoologische Studien, 1878, t. I. — Eberth. Ueber Kern- und Zelltheilung. In Archiv fur pathol. Anatomie. Berlin, 1876, t. LXVII. — Flemming. Beob. ûber clic Beschaff. des Zellkerns. In Archiv fur mikr. Anal., 1876, t. XIII, p. 035 ibid., 1878, t. XVI, p. 302, et Centralblatt, 1877, n" 20. — Cimer. Ueber den Ban des Zellenkerns., etc. In Arch. fur mikrosk. Anatomie, 1877, t. XIV, p. 94. — Mayzel. ^yeitere Beitrâge... In Gazeta lekarska, 1877, t. XXII, n° 20. — Stricker. Enstehung des Zellkcrnes. In Wiener acad. Silzungsber., 1877, n° 14. — Auerbach. Ueber Theilung der Zellenkerne. In Ber. der Mûnchener Naturf.-Vers., 1878, p. 5. — Peremeschko. Ueber die Theilung der Zellen.ln Centralblatt fiir die med. Wissenschr., 1878, n° 30. — Schleiciier. Du mode de divisiondes cellules cartilagineuses. In Bulletin de la Soc. de méd. de Garni, 1878, p. 331 . — Ch. Robin. Recherches sur la reproduction des noctiluques. In Journal de l'anatomie et de la physiologie, \m, p. 589. — Unger. Ueber amôboide Kernbewegungen. In Œsterreich. med. Jahrbuch, 1878, Heft III. — Mayzel. Sur les phénomènes qui accompagnent la segmentation de l'œuf. In Bulletin de la Soc. de méd. de Gand, 1879. — Pebez. Recherches sur les phén. de la segmentat'ion de l'anifchez l'hélice. In Journal de l'anat. et de la phy ■ liologie, 1879, p. 529. Ch. R.

GEMÈSE. Voy. Génération. î^S

GEIKEIST (Jean-Locis). Médecin français, né à Montrichard, dans le Loiret-Cher, vers le commencement du siècle, fit ses études à Paris et se fit recevoir interne. Il obtint le diplôme de docteur le 26 février 1827 et devint chef de clinique à l'Hôtel-Dieu ; il se fixa définitivement dans la capitale, où il exerça la médecine avec succès pendant un assez grand nombre d'années ; il remplit en outre les fonctions de médecin-adjoint au lycée Louis-le-Gi^and. De 1832 à 1858 il prit part à la rédaction de la Gazette médicale de Paris pour la partie médicale. C'est tout ce que nous avons pu savoir sur sa carrière.

I. Exposition du système naturel des nerfs. Trad. del'argl. deCh. Bell. Paris, 1823, in-8°.

— II. Tableau des maladies observées à la clinique de M. le prof. Récamier pendant le dernier trimestre de 1826, avec des réflexions sur ces maladies. Thèse de Paris, 1827, in-4'.

— III. Recherches sur quelques points de la gangrène pulmonaire. Paris, 1837, in-8'. — IV. .\ publié : Chomel. Leçons de clinique médicale faites à l'Hôtel-Dieu de Paris, t. I, Fièvre typhoïde. Paris et Londres, 1854, in-8°. — V. De Vaortite. la Revue médicale, sept. 1829, et Journ. des progr. des se. méd., t. XVIII, p. 197, 1829. — VI. Recherches sur l'af-

JM GENET.

feclion épidémique qui règne maintenant à Paris. In Arcli. gén. de mcd., 1" sér., t. XVIII, |i. 232, 1828, et t. XIX, p. 65, 357, 1829. — XII. Anévnjsme vrai de la sous-clavière opère d'après la méthode de Wardrop, mort, etc. Ibid., t. XX, p. 560, 1829. — VIII. Recherches sur le rhumatisme articulaire considéré spécialctnent dans le cas oit il se fixe sur une seule articulation. Ihid., t. XXII, p. 66, 1850. — IX. Obs. d'un ancvrysmc du tronc brachiocéphalique. Ibid., t. XXVI, p. 205, 1851. L. H».

GEI\'ÊT {Genista T.). Genre de plantes de la famille des Le'gumineuses, sous-l'amille des Papilionacées, qui a donné son nom à une série ou tribu des Génistées. Les Genêts ont des fleurs hermaphrodites et irrégulières, avec un réceptacle concave, doublé du tissu glanduleux, sur les bords duquel s'insère le calice. Celui-ci est gamosépale, avec cinq divisions inégales et inégalement profondes. Les trois antérieures sont d'éga^le longueur à peu près, rapprochées en une sorte de lèvre, légèrement échantrée au sommet dans le bouton très-jeune. Les deux supérieures sont en arrière séparées l'une de l'autre par une fente tellement profonde, qu'elle s'étend même dans bien des espèces jusque tout près du bord du réceptacle. La corolle est iriégulière et papilionacée, avec un étendard ovale, des ailes oblongues, et une carène oblongue, droite ou incurvée, dont les deux pièces sont unies dans une étendue variable de leur bord inférieur. Souvent les angles de ces pétales sont adnés dans une faible étendue avec les filets staminaux. Ceux-ci sont monadelphes, unis dans une grande étendue en un tube clos, libres seulement près du sommet. Les anthères sont biloculaires, iiitrorses, déhiscentes par deux fentes longitudinales. Celles qui sont superposées aux pétales sont plus courtes et versatiles ; les cinq étamines alternipétales sont plus allongées et basifixes. L'ovaire est sessile, surmonté d'un style incurvé, infléchi ou circiné dans sa partie supérieure, terminée par une tête stigmatifère globuleuse, ou plus l'arement allongée, oblique. Les ovules sont au nombre de deux ou trois, ou plus souvent en nombre indéfini, disposés sur deux rangées contre la paroi postérieure de l'ovaire, campylotropes, descendants, avec le micropyle tourné en haut et en dehors. Le fruit est une gousse ovale, oblongue, linéaire ou presque globuleuse, indéhiscente ou bivalve, à valves convexes, turgides, rarement presque planes, contenant un nombre variable de graines dépourvues d'arille. Les Genêts sont des arbustes ou des sous-arbrisseaux des régions tempérées de l'Europe, de l'Asie occidentale et de l'Afrique du nord; on en compte environ soixante-dix espèces. Leurs feuilles sont simples, trifoliolées, ou plus souvent unifoliolées, et accompagnées de stipules peu développées ou même tout à fait nulles. Leurs fleurs sont jaunes ou blanches, disposées en grappes ou en épis, parfois courts, capituliformes, tantôt simples, tantôt composés; elles sont accompagnées de bractées et de bractéoles foUacées et persistantes, ou petites et caduques.

Un grand nombre de Genêts ont été employés comme médicaments ; la plupart sont aujourd'hui peu usités. Le plus connu est le Genêt à balais [Genista scopariaLxuK), souvent décrit comme type d'un genre particulier, sous le nom de Sai'olhammis scoparins Wimm., et qui est aussi le Cytisus scoparius Lamk. C'est un arbuste très-commun dans nos bois, les lieux incultes, les landes, les bruyères, etc., haut de 1 à 2 mètres, très-rameux, à rameaux glabres, dressés, effilés et anguleux. Les feuilles alternes sont, les inférieures pétiolées, trifoliolées, avec des folioles obovales- oblongues, pubescentes-soyeuses sur les deux faces, et les supérieures presque sessiles ou sessiles, petites, souvent réduites à une foliole. Les fleurs, d'un beau jaune d'or, sont réunies sur un axe commun

GE.NET. AOù

figurant une sorte de grappe terminale, en groupes définis. La gousse est ordinairement velue-hérissée sur ses bords et renferme un petit nombre de graines. On employait jadis ses feuilles, ses fleurs et ses graines {Herba, flores et semina Spartii s. Genistœ Off.) ; aujourd'hui l'on ne vend plus guère dans les herboristeries que ses fleurs desséchées. Les branches, souples et flexibles, servent de lien et surtout à fabriquer des balais; d'où le nom de Genêt à balais; on le nomme aussi, dans certaines provinces, Genettier et Juniesse. Il sert fréquemment de combustible ; en Italie, on fait rouir ses rameaux et l'on obtient ainsi une filasse rude qui sert à fabriquer des tissus, notamment une toile grossière. On a comparé les propriétés de cette plante à celles des Sénés ; elle est, en effet, évacuante et, suivant les parties, purgative ou éméto-carthartique. Dioscoride, Pline et les anciens en général la prescrivaient comme purgative et diurétique, antiscrofuleuse, hydragogue. Cardan, Cuilen, Rayer, l'ont préconisée contre les hydropisies, albuminuries, etc. On emploie généralement les feuilles ou les sommités fleuries en décoction, à la dose de 30 à 60 grammes pour un litre d'eau. On prescrit parfois aussi le suc des feuilles et des inflorescences, principalement comme diurétique, à la dose de 20 à 30 grammes, dans le lait, l'infusion des fruits du Genévrier commun, etc. Les fleurs se prescrivent surtout en infusion, à la même dose que les feuilles, dans les cas de rhumatisme chronique, goutte, anasarque, engorgements du foie, du mésentère, scrofules, alfeclions cutanées chroniques, etc. On prépare aussi une conserve des fleurs, un sirop et un vin diurétique. Les fleurs du Genêt à balais font partie d'une préparation dite Décoction composée de la Pharmacopée de Londres, recommandée comme purgative, dépurative et hydragogue. BorelUis faisait prendre aux malades affectés d'ictère un verre, chaque matin, d'un vin blanc dans lequel on faisait infuser du Souci et du Genêt à balais. A une certaine époque on préférait à ces préparations de feuilles ou de fleurs du Genisla scoparia une lessive, dans l'eau ou le vin, de cendres de la plante, vantée contre les hydropisies, l'albuminurie. C'est l'usage de cette cendre qui, au rapport des historiens, aurait guéri le célèbre Maurice de Saxe d'une hydropisie de cause non indiquée contre laquelle tous les autres remèdes étaient demeurés impuissants. Sydenham, dont Cullen ne partage pas la manière de voir, a vanté les cendres de Genêt comme un diurétique puissant, désobstruant les viscères abdominaux et faisant disparaître les épanchements séreux de l'abdomen. On a donné jusqu'à 50 grammes de ces cendres par litre d'eau, de vin blanc, de bière ou de cidre, et les malades consommaient ce litre en une semaine ou deux. Sumarie, médecin de Marignan, a traité par les cendres de Genêt à balais les anasarques survenant à la suite des fièvres éruptives, et Cazin cite, après tous les auteurs classiques, cette relation consignée dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Stockholm, d'après laquelle, « en 1757, l'armée suédoise, ayant beaucoup souffert d'une épidémie catarrhale qui se terminait par l'anasarquc, dut sa guérison à une infusion lixivielle des cendres de Genêt donnée à la dose de une pinte par jour ». Dans beaucoup de circonstances, c'est la graine du Genista scoparia qu'on a préférée aux autres parties de la plante. C'étaient les Semina Genistœ angidosœ des oîùcines. On les signalait, d'après V Ancien Journal de Médecine [LW, 209), comme « un remède souverain, infusées dans du vin blanc, contre l'hydropisie, à la dose d'un gros tous les deux jours ». En présence de ces propriétés, si accentuées d'après plusieurs auteurs, il n'est peut-être pas prudent de manger les fleurs du Genêt à balais en salade ou d'employer les boutons confits au vinaigre, eu

Page 1