‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 20 sur 67 · GEORGET. ^H · texte numérisé non relu

GEORGET. ^H

déterminé des troubles stomacaux dont la dyspepsie est l'expression la plus habituelle.

La durée de la cure est d'un mois en général.

On n exporte pas les eaux de Saint-Georges-des-Monts. A. R.

Biblioghapmie. — Nivet (Victor). Dictionnaire des eaux minérales du département du Puyde-Dôme. Clermont-Ferrand, in-8% 1846. A. R.

GEORGET (Étienne-Jean). VernoM (et non pas Mernon, comme on l'a imprimé) est une petite localité du département d'Indre-et-Loire, dans le canton de Vouvray. C'est là qu'est né le 9 août 1795 ce médecin qui devait occuper dans l'étude de la patliologie mentale une des places les plus distinguées. Georget appartenait à une fiimille de simples cultivateurs, et ne reçut qu'une éducation fort incomplète. Mais pour les esprits forts, pour les intelligences d'élite, l'infériorité de la naissance ne l'ait que provoquer les efforts et exciter une noble et généreuse ambition. Venu à Paris, en 1812, pour s'y livrer avec ardeur à l'étude de l'anatoniie, de la physiologie et de la chimie, puis rappelé par ses parents à cause des événements politiques de la fin de 1813, placé comme élève à l'hôpital de Tours, enfin, revenu dans la ca[)itale en 1816, il acquit une place d'interne dans les hôpitaux de Saint Louis et de la Salpèlrière. C'est dans ce dernier établissement qu'il prit, pour l'étude des affections mentales, un goût qui domina ses aspirations, et qui le conduisit rapidement à une grande notoriété scientifique. Après avoir obtenu le prix fondé par Esquirol sur les altérations que l'on trouve sur les cadavres des aliénés, Georget se fit recevoir docteur en médecine (8 février 1820); sa thèse roule sur son sujet favori : Dissertation sur les causes de la folie. En moins de deux ans, à partir de cette époque, parurent, signés du jeune médecin, un Traité de la folie, une Physiologie du système nerveux, ouvrages remarquables dans lesquels régnent une force et une indépendance de pensées peu communes. L'auteur, pénétré des doctrines organiques qui régnaient alors, s'efforça de démontrer que la folie était une affection du cerveau, qu'elle était idiopathique, mais que la nature de l'altération organique qui la produisait était inconnue. Dans son étude sur le système nerveux, il chercha à fixer les conditions matérielles de la pensée ; il analysa avec la plus grande habileté les actes cérébraux et leurs rapports mystérieux avec les autres organes ; il apprécia ces actes à leur état normal, et détermina le mode d'action des agents modificateurs qui produisent leurs désordres et particulièrement la folie. En un mot, Georget mit enjeu toutes les puissances de son talent d'analyse et de déduction, pour jeter des lumières sur le vaste et nébuleux champ des manifestations psychologiques, scrutant les lésions trouvées îur le cadavre, cherchant à établir des relations entre ces lésions post mortem et les phénomènes morbides observés pendant la vie, accumulant arguments sur arguments, faits sur faits, et ne tirant de tout cela que des résultats fort peu concluants dans une matière qui depuis des siècles s'est dérobée aux investigations des plus grands penseurs et des plus habiles observateurs. Étienne- Jean Georget est mort à Paris, le 14 mai 1828, emporté par les ravages de la phthisie. 11 avait atteint à peine sa trente-troisième année. L'étude de la psychologie morbide lui doit beaucoup. Qu'eût-ce été, si la vie lui eût été prolongée...! Voici les titres des ouvrages de ce médecin, digne de tous éloges, qui a ajouté à sa gloire de savant la réputation d'un vrai philosophe, et qui, plus d'une fois, dans le rôle de médecin légiste, a pu arracher à la mort ou au bagne des mal-

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lieureux dont le trouble irresponsal)le des facultés mentales avait armé la main.

I. Dissertation sur les causes de la folie. Thèse doctorale. Paris, 8 février 1820, in-4°. — II De la folie : considérations sur cette maladie, son siège et ses symptômes, la nature et le mode d'action de ses causes, sa marche et sa terminaison, la différence qui la distingue du délire aigu, les tnoyens de traitement gui lui conviennent ; suivies de recherches cadavériques. Paris, 1820, in-8°. — III. De la physiologie du système nerveux, et spécialement du cerveau. Paris, 1821, 2 vol. in-S". — IV. De l'hypochondrie et de l'hystérie. Paris, 1824, in-8''. — V. Examen médical des procès des nommés Léger, Feldtmann, Lecouffe, Jean-Pierre et Papavoine. Paris, 1825, in-8°. — Vf. Discussion médico-légale sur la folie ou aliénation mentale, suivie de l'examen du procès criminel d' Henriette Cornier, et de plusieurs autres procès dans lesquels cette maladie a été alléguée comme moyen de défense. Paris, 1826, in-8°. — VII. Des maladies mentales considérées dans leurs rapports avec la législation civile et criminelle. Paris, 1827, in-S". — VIII. Articles du Ûictionnaiie en 21 volumes, que nous recommandons : Ataxie, Cauchemar, Céphalaigie, Encéphale, Idiotisme, Liberté mohale. ' A. G.

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Georgi (Johann-Gottueb). Né à Wachholzhagen, en Poméranie, le 51 décembre 1729, mort à Pétersbourg le 27 octobre 1802. Il était pharmacien à Stend.'il, mais en 1770 il se rendit à Pétersbourg et fut chargé par l'Académie des sciences de cette capitale de plusieurs voyages à travers l'Empire russe. Il fut nommé membre adjointde l'Académie en 1776 et membre titulaire en 1785. Nous mentionnons ce savant chimiste et naturaliste pour ses importants travaux concernant la matière médicale et la pharmacologie. Pour plus de détails sur sa vie nous renvoyons aux Nova Acta Academiae Petropolensis, t. XV. Voici la liste de ses principales publications :

l. Bemerkungen aufeiner Reise im russischen Reich. Petersburg, 1775, 2 \o\. in-4°. — II. Geographische, jihysikaUsche und naturhistorische Beschreibung des russischen Reichs. Kônigsberg, 1797-18U2, 5 vol.; Nachtràge dazu, ibid., 1802. — III. De natro ruthenico observât iones. In Acta Acad. Petrop., 1777. — IV. Analysis chymica agarici fugitivi et boletorum hovini atque igniarii. Ibid., 1878. — V. De confervae natura disquisitio chemica. Ibid., 1778. — VI. Scrutamen chemicum lichenuni parasiticorum. Ibid. ,1779. — VII. Analyse chimique d'une espèce de gomme-résine, etc. Ibid., 1779. — VIII. Expériences relatives à l'in/lammaùilité spontanée du chanvre et du lin. Ibid., 1779. — IX. Adipis j^orcinae recentis et rancidae examen chemicum. Ibid., 1780 et 1781. — X. Scruta7nen chemicu?n calculi accipenseris Husonis seu Belugae. Ibid., 1782. — XI. Marmoruni quorundam Imperii Rossici analysis chemica. Ibid., 1782. — XII. Disq. chemica substantiae cujusdam salinae quam Rossi fabricant et aurifabres sub nomine Salarka vendunt. In Nova Acta Acad. Petrop., t. I, 1783. — XIII. Analysis chemica aquae fluvii Nevae. Ibid., t. II, 1784. — XIV. Cinerum clavellatorum Rossiae itemque betidinorum examen chemicum. Ibid., t. III, 1785. — XV. Eaamen chemicum observationis a De Carosi celcbratae de gypsi cujusdam transmutatione in chalcedoniam. Ibid., t. V, 1787. — XVI. Von den Kiichensalzarten russischer Landseen, etc. In Ausw. ôkon. Abh. d. ôkon. Gesellsch. in Petersb., Bd. II. — XVII. Ueber Selbstentzûndungen. In Schr. der Berlin. Gesellsch. naturforsch. Freunde, Bd. IV, 1783. — XVIII. Georgi rédigea de concert avec Orraus et Schrôter les Bd. I-IV du recueil suivant : Ausw. ôkon. Abh. d. ôkon. Gesellsch. in Petersburg. L. Hn.

Georgi (Ghristoph-Andreas). Médecin allemand, né à CôUeda, en Thuringe, le 16 novembre 1768, était fils d'un chirurgien. II fit ses études à léna, puis à l'Académie de médecine militaire de Dresde, prit du service dans l'armée en 1787 et vers cette époque introduisit la vaccination à Naumburg. En 1804, il passa à Dresde, puis assista aux batailles d'iéna, de Wagram, prit part en 1812 à la campagne de Russie et fut fait prisonnier après la bataille de Kobryn et interné à Kiev. Il se distingua par les soins qu'il prodigua aux prisonniers, eut l'occasion de soigner le maréchal de Wittgenstein, le prince Ypsilanti, le prince

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Mouraviev-Apostol, etc., et gagna les bonnes grâces du czar Alexandre. A son retour dans sa patrie, en 1814, il fut nommé médecin en chef des ambulances de Hubertsburg, puis à Dresde directeur de l'hôpital militaire. Il mourut à Dresde le 27 novembre 1834, laissant entre autres :

Ueber wcil um sicli gj-ei fende und fief eindringende Verbvennungen ; ein Bcilrag zur Monographie dieser Verletzungen. Dresdeii ii. Leipzig, 1828, gr. in-S». L. Un.

GEORGIADES (Aî^astase). Médecin grec, né à Philippopolis vers 1770, fit ses études à léna et y prit le grade de docteur en 1797. Il parait avoir séjourné dans diverses villes de l'Europe, entre autres à Vienne, à Paris et à Londres ; il observa et étudia deux épidémies de peste en Valachie et dans sa jeunesse subit, paraît-il, lui-même l'atleinle de ce terrible fléau à trois reprises différentes. Georgiades mérite d'être mentionné pour les ouvrages suivants :

T. Diss. inaug. de morbis itteri secundum librmn Hippocratis Tzepi yuvaixsirn uujîm;. lenae, 1797, in-4°. — II. 'AvrtTravxxsia, '/itol nept Twv airtwv ai Tas ■Jazov^ Svniazov:; 77 àna.- TOU5, fj.Tn Totaura; xaô' saurai ovuai, ùi int zo vo).-d àizspya.^o-Jzxi, x. t. /. Aniipanacia seu de causis quae morbos difficiles curatu velinsanabiles, licet per se non laies sint plerumcjue, reddant. Vindobonae, 1810, gr. in-S"; ibid., 1814, in-S". — III. Ui/pirov ■KSfj.^fiyaSovi v aoi;j.o\> à.tfopi'JiJ.oi. Paris et Londres, 1852 (ouvrage très-intéressant sur la peste). L. Hn.

GÉORGIE. Ce qui a été dit des Géorgiens en traitant des provinces caucasiques {voij. Caucasiques [Prowi/ices]), et ce qui devra en être dit en traitant du Kurdistan, nous engage à renvoyer à ce dernier mot l'étude de la petite contrée appelée Géorgie. D.

GEORGIEÎN'S. VoiJ. CaucaSIQUES.

GEORGII (Wh.helm-August). Accouclieur de mérite, né en 1788, reçu docteur à Tubingue en 181-4, y devint dès 1816 directeur de la clinique chirurgicale et obstétricale, en même temps que professeur ordinaire de chirurgie et d'accouchements à l'Université. 11 mourut prématurément à Tubingue, le 15 novembre 1819, laissant :

I. Diss. inaug. sistem analysin chemicam acidularum Niederlawensium,adjectisihesibus deoculorum morbis (praes. F. -G. Gmelin). — II. Zwei Vorlrâge iïber den Begriffvon Chirurgie und Geburtshûlfe und die Bedingungen ihrev Ausiibung. Weimar, 1817, gr. in'4°.

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